Les fonds immobiliers (SCPI, OPCI, UC immobilières) affichent au 1er trimestre 2026 une collecte nette globale (0,7 Md€) dans l’épure des trimestres précédents. Celle des SCPI, dont la liquidité s’améliore, progresse de +10% par rapport au 1er trimestre 2025. OPCI et UC immobilières restent en décollecte nette.
« Le premier trimestre 2026 confirme les signes d’amélioration graduelle observés depuis plusieurs trimestres», constatent l’ASPIM et l’IEIF dans leur dernier commentaire des chiffres de la collecte et des performances des fonds immobiliers. Tout en demeurant très prudents sur les évolutions à venir. Car cette reprise relative – qui ne profite toujours qu’à certains segments du marché- pourrait s’enrayer sous le poids des tensions économiques et monétaires actuelles.
Fonds immobiliers : une collecte nette globale de 0,7 Md€ au 1T 2026
Pour l’heure, la tendance reste néanmoins positive. Les fonds immobiliers dans leur ensemble affichent une collecte nette de 719 M€ sur le premier trimestre de l’année. C’est mieux qu’au trimestre précédent (moins de 400 M€). Et dans l’épure du 1T 2025 (un peu plus de 650 M€). Ce sont toujours les SCPI qui tirent le marché. Leur collecte nette progresse de plus de 10% sur un an glissant, à 1,15 Md€. Côté OPCI et unités de compte immobilières, la décollecte nette reste d’actualité. Les premiers affichent une décollecte de 276 M€. Près de deux fois moins qu’au 4T 2025, ce qui reste encourageant. Les secondes, avec une décollecte de 160 M€, font aussi beaucoup mieux qu’au trimestre précédent (-415 M€). Mais moins bien qu’au cours des trois premiers trimestres 2025, où le niveau de leur décollecte nette oscillait entre -40 et -70 M€.
SCPI : une collecte positive, mais toujours aussi inégalement répartie
Si les SCPI demeurent les seuls véhicules en collecte positive, cette dernière est toujours aussi inégalement répartie. Les SCPI diversifiées captent en effet encore 72% des 1,4 Md€ de collecte brute enregistrée ce trimestre. En collecte nette, leur score passe à 81%, devant les SCPI de bureaux (14% de la collecte nette, 20% de la collecte brute). Et ce sont toujours une poignée de SCPI qui trustent l’essentiel des souscriptions. Quatre (Transitions Europe, Comète, Iroko Zen, Corum Origin) se situent au-delà des 100 M€ de collecte nette. Et représentent à elles seules près de 44% de l’ensemble des souscriptions… Côté marché secondaire -là où est compensée une partie des demandes de rachats de parts en attente-, l’activité reste soutenue. Il aura absorbé 17% de la collecte brute trimestrielle. Un ratio stable sur les 12 derniers mois, selon l’ASPIM-IEIF.
Amélioration -en trompe l’œil – du ratio de liquidité
Le niveau des parts en attente, qui culminait encore à 3,14% de la capitalisation du marché fin 2025 (soit 2,8 Md€), baisse en revanche très sensiblement. Il recule d’environ 350 M€, soit 14% de moins qu’en fin d’exercice. Mais cette amélioration, reconnaît l’ASPIM-IEIF, s’explique en grande partie par les mesures de suspension temporaire de la variabilité du capital prises par plusieurs gestionnaires au cours du 1er trimestre. Des décisions qui ont eu pour effet de remettre « à zéro les carnets d’ordres des véhicules concernés ». Pour mémoire, 7 SCPI sont repassées « temporairement » en capital fixe. Il s’agit de Primopierre chez Praemia REIM ; de Crédit Mutuel Pierre 1 ; de LF Grand Paris Patrimoine ; de Selectinvest 1 chez La Française REM : de Perial Grand Paris et Perial O2 chez Perial AM et d’Opus Real chez BNP Paribas AM.
SCPI : rendement trimestriel stable, valeur des parts en baisse
L’ASPIM et l’IEIF détaillent également les autres indicateurs de performance, trimestriels ou annuels, des SCPI. Au 1T 2026, ces dernières affichent en moyenne un Taux de Distribution de 1,14%, quasiment identique à celui du 1T 2025. La valeur des parts des SCPI -pondérée par leur capitalisation- recule quant à elle en moyenne de 0,9% sur le trimestre. Une baisse qui résulte essentiellement des forts replis affichés par les SCPI passées en capital fixe lors des échanges sur le marché secondaire (20% en moyenne). Le segment des SCPI à capital variable reste quant à lui relativement stable (-0,1% de baisse sur le trimestre).
Amélioration des indicateurs de performance annuelle des SCPI.
Sur l’année 2025, les valeurs de réalisation des SCPI ont mieux résisté qu’au cours des exercices précédents. L’ASPIM et l’IEIF estiment qu’elles ont reculé, en moyenne, de 1,8%. Contre respectivement -5,8% en 2024 et -10,3% en 2023. Le Rendement Global Immobilier (RGI), ex-indicateur phare des SCPI, s’établit à 3,1% en 2025. Contre -1,1% en 2024. Quant à la Performance Globale Annuelle (PGA), qui l’a remplacé, elle s’affiche à 1,5% en 2025. Contre -0,2% en 2024.
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A propos de l’ASPIM(i)
L’ASPIM – Association française des Sociétés de Placement Immobilier- est l’association qui regroupe les professionnels de l’investissement immobilier collectif. Créée il y a 50 ans, elle réunit 146 adhérents dont 112 sociétés de gestion. Encadrées par l’Autorité des marchés financiers (AMF), les fonds qu’elles gèrent investissent près de 300 milliards d’euros confiés notamment par 4 millions d’épargnants, dans des actifs immobiliers répondant à des besoins essentiels aux territoires et aux Français. Logistique, commerces, bureaux, établissements de santé et d’enseignement, résidences gérées, logements : les fonds d’investissement immobilier contribuent de manière tangible et directe à l’économie réelle.
A propos de l’IEIF(i)
Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement), les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, FIA) et le financement.
(i) Information extraite d’un document officiel de la société.


