Séverine Flottes de Pouzols, conseillère en gestion de patrimoine et présidente du Club AUREP Alumni, revient sur les missions de l’Institut, son dialogue permanent entre la pratique et la recherche. Elle évoque aussi le positionnement de son propre cabinet. Questions-réponses, face à Guy Marty.
Guy Marty — J’ai aujourd’hui le plaisir et l’honneur de recevoir Séverine Flottes de Pouzols. Je te reçois à double titre : en tant que présidente de l’association Alumni de l’AUREP. Et en tant que conseillère en gestion de patrimoine. Commençons par l’AUREP. Tu présides donc le club des Alumni — peux-tu nous en dire davantage ?
Un réseau de 10 000 professionnels du patrimoine
Séverine Flottes de Pouzols — Le club des Alumni de l’AUREP rassemble aujourd’hui près de 10 000 personnes diplômées de l’AUREP depuis trente ans. Il réunit cinq grandes familles de professionnels : conseillers en gestion de patrimoine, banquiers, assureurs, experts-comptables et notaires.
Guy Marty — Toutes ces professions réunies — pourquoi, et autour de quoi ?
Séverine Flottes de Pouzols — Parce que le diplôme est long et exigeant à obtenir. Une fois décroché, on en est fier. Et l’on souhaite naturellement entretenir ce lien. Nous organisons des rencontres biannuelles dans toutes les régions, animées par des référents locaux. Ces réunions sont l’occasion de partager de l’information, d’échanger sur les bonnes pratiques, et bien sûr de se retrouver dans un cadre convivial.
Les remontées du terrain au cœur de la formation
Guy Marty — On m’a dit — bonne ou mauvaise langue, je ne sais pas — que tu étais, en tant que présidente, les yeux et les oreilles du terrain. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
Séverine Flottes de Pouzols — Cela signifie qu’en prenant la présidence du club, j’ai eu l’honneur d’intégrer le conseil d’administration de l’AUREP, aux côtés du président Pierre Sabatier et du fondateur Jean Aulagnier. Chaque mois, je restitue ce qui a été exprimé lors des réunions régionales. L’idée est de maintenir une cohérence entre la réflexion académique conduite à Clermont-Ferrand et les réalités du terrain.
Guy Marty — Et cela fait évoluer les enseignements, les formations ?
Séverine Flottes de Pouzols — Absolument. Nous construisons même certains séminaires sur mesure, en fonction des remontées de terrain au fil de l’année. C’est un dialogue permanent entre la pratique et la recherche.
La Financière de l’Aubrac : des racines au service de la confiance
Guy Marty — C’est remarquable. Bravo, Madame la Présidente. Parlons maintenant de votre cabinet. Son nom m’a à la fois surpris et séduit : La Financière de l’Aubrac. Vous exercez pourtant à Paris ?
Séverine Flottes de Pouzols — Tout à fait, j’exerce dans le 17e arrondissement de Paris. Mais j’ai la chance d’être native du Cantal, pays de l’Aubrac. Et il y a encore trois ans, mon père était éleveur de vaches Aubrac. Ce nom est donc un clin d’œil sincère à mes racines. Il évoque l’authenticité, le bon sens — ce que j’appellerais volontiers le bon sens paysan. Et curieusement, cela résonne très bien auprès de mes clients parisiens. Cela inspire confiance.
Guy Marty — Si j’ai bien compris, votre cabinet fonctionne sur un mode plutôt artisanal — ce n’est pas un grand cabinet ?
Un cabinet artisanal, généraliste et accessible
Séverine Flottes de Pouzols — Tout à fait, et j’aime beaucoup ce mot. Nous sommes des artisans de la gestion de patrimoine. Sans aucune connotation élitiste. On me demande souvent si j’ai un ticket d’entrée minimum. La réponse est non. J’ai la conviction que notre métier est un métier de service — presque de service public. Nous accompagnons chacun à faire fructifier son patrimoine, à le transmettre, à construire une stratégie adaptée à chaque étape de sa vie.
Guy Marty — Vous vous situez donc à l’opposé des family offices. Y a-t-il une spécialité particulière ?
Séverine Flottes de Pouzols — Nous sommes véritablement généralistes, j’y tiens. Mais il y a peut-être une spécificité qui pourrait vous intéresser : depuis quelques années, nous avons pris un engagement fort auprès des personnes vulnérables — majeurs protégés, mineurs sous tutelle. C’est un axe de développement que nous avons choisi en lien direct avec l’évolution de la pyramide des âges.
Un engagement fort auprès des personnes vulnérables
Séverine Flottes de Pouzols — C’est une population que nous accompagnons avec une attention toute particulière.
Guy Marty — C’est une approche admirable, parce que ces situations requièrent une expertise très précise.
Séverine Flottes de Pouzols — Absolument. Et elles sont souvent douloureuses pour les familles concernées. L’accompagnement humain y est aussi important que la technicité. Toute notre équipe est très impliquée dans ce savoir-être autant que dans ce savoir-faire.
Guy Marty — Vous êtes ici sur la chaîne Pierrepapier. Alors je ne peux pas ne pas vous poser la question : les SCPI, vous y croyez ?
Les SCPI, un outil simple et rassurant pour les épargnants
Séverine Flottes de Pouzols — Les SCPI, c’est formidable. J’en intègre beaucoup dans les allocations de mes clients, depuis longtemps. Et je dois vous remercier d’avoir contribué à populariser ce concept. La SCPI permet de détenir de l’immobilier de façon simple, diversifiée, avec un niveau de risque maîtrisé. Pour nos clients en quête de rendement stable et durable, sans les contraintes de la gestion directe, c’est un outil particulièrement adapté.
Guy Marty — Et côté offre, le marché s’est considérablement étoffé ces dernières années.
Les SCPI, un atout méconnu pour la transmission du patrimoine
Séverine Flottes de Pouzols — Tout à fait. La palette disponible est aujourd’hui très large, ce qui nous permet d’ajuster finement les allocations selon le profil de chaque client. Et je voudrais ajouter un point souvent sous-estimé : la SCPI est un outil de transmission remarquablement efficace. Elle évite l’indivision — ce fléau que tout praticien du patrimoine connaît bien. Diviser des parts, c’est infiniment plus simple que de scier un appartement en trois.
Guy Marty — Les notaires doivent vous en être reconnaissants.
Séverine Flottes de Pouzols — Ils nous le disent assez régulièrement, oui.
Guy Marty — Séverine, je vous remercie chaleureusement pour cet échange. Bonne continuation dans vos deux rôles.
Séverine Flottes de Pouzols — Merci infiniment, Guy. C’est toujours un plaisir de se retrouver sur Pierrepapier.
Propos recueillis le 8 avril 2026.
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(i) Information extraite d’un document officiel de la société.
