Les taux sont -légèrement- repartis à la hausse depuis l’automne 2025. Le mouvement s’est poursuivi en janvier. Mais semble se stabiliser. Le niveau des conditions d’emprunt demeure en tous cas un facteur déterminant dans la confirmation -ou non- de la normalisation des marchés immobiliers résidentiels…
L’année 2026 a démarré par une très légère remontée des taux de crédit immobilier. La phase de stabilisation, qui a marqué une partie de l’année 2025, est bien arrivée à son terme. Comme le prévoyaient déjà les observateurs fin octobre dernier (voir « Crédits immobiliers : une baisse des taux ne semble plus à l’ordre du jour »).
La tendance haussière de la fin d’année 2025 s’est confirmée début 2026
L’Observatoire du Crédit Logement rappelle en effet dans sa dernière note de conjoncture que l’année écoulée s’est scindée en deux séquences distinctes. Un premier trimestre marqué par une baisse significative des taux (-23 points de base). Suivi d’une période de stabilité jusqu’à la fin de l’été. Et d’un basculement en septembre. « Entre juin et décembre 2025, le taux moyen a repris 11 points de base, passant de 3,06% à 3,17% », calcule l’Observatoire. Une hausse qui s’explique notamment par la nécessité, pour les banques, de reconstituer leurs marges et leurs fonds propres. En janvier, les emprunteurs ont vu les barèmes encore progresser de quelques points de base. Selon les données du courtier CAFPI, les taux négociés se sont établis à 3,18 % sur 15 ans (+7 centièmes par rapport à décembre). A 3,27 % sur 20 ans (+2 centièmes). Et à 3,39 % sur 25 ans (+4 centièmes).
Accalmie en février et pour les mois à venir ?
Cette tendance haussière n’a pas épargné les meilleurs profils, qui subissent une hausse généralisée d’environ 5 centièmes. Toujours selon CAFPI, cette hausse observée en janvier est cette fois la conséquence directe des tensions sur les coûts de refinancement bancaire. Ces derniers ont été impactés par les incertitudes autour du budget de l’État et par le niveau de l’OAT 10 ans. Lequel s’est maintenu au-dessus de 3,5 % durant tout le mois. Les taux de la BCE restant pour leur part stables sur la période. On se sait pas encore si cette poussée de fièvre sera de courte durée. Meilleurtaux observe pour sa part une stabilisation des barèmes pour le mois de février 2026. Le taux moyen sur 25 ans reste ainsi inférieur à la barre symbolique des 3,40%, constate le courtier en crédit. Qui rappelle également que les banques « restent toujours très offensives pour capter de nouveaux clients ».
Un marché immobilier en phase de « reprise prudente »
Notamment sur la cible des primo-accédants, qui continuent à bénéficier en 2026 « d’offres spécifiques, » confirme de son côté CAFPI. Du côté des transactions, les Notaires de France, dans leur dernière note de conjoncture, parlent de « reprise prudente dans un environnement contraint ». Ils recensent 945 000 transactions sur les douze derniers mois à fin décembre 2025. Soit 12% de plus qu’en 2024. Une amélioration sensible donc, après deux années de contraction sévère. Mais que les notaires s’empressent de relativiser. Car, rappellent-ils, « les volumes restent inférieurs d’environ 25 % au pic atteint à l’été 2021 ». Et s’inscrivent en outre « en deçà des standards des phases d’expansion antérieures ».
Des prix immobilier en légère hausse, mais dont la progression reste soumise à l’état des taux du crédit
Les prix accusent quant à eux une légère hausse sur l’exercice écoulé : +0,7%. Les avant-contrats semblent indiquer une poursuite de ce mouvement. Les Notaires de France restent néanmoins convaincus que les conditions de financement vont demeurer « un facteur structurant de la trajectoire du marché »… Dont acte.
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(i) Information extraite d’un document officiel de la société.



