Consultim Groupe publie une analyse du marché immobilier français, estimant que l’attentisme face à l’inflation et à la hausse des taux a désormais un coût pour l’épargne. Le Groupe distingue un marché ancien qui s’ajuste et résiste, et un marché neuf toujours en crise mais plus sélectif.
Un attentisme coûteux dans un contexte de taux durablement élevés
Près de 785 milliards d’euros sont placés par les ménages sur des dépôts à vue et livrets faiblement rémunérés, alors que l’inflation s’établissait à 2,4 % en août. Selon l’économiste Nicolas Bouzou, sollicité par Consultim Groupe, la question n’est pas de reporter les investissements mais d’identifier ceux qui sont adaptés à un contexte économique durable.
L’ancien résiste, le neuf reste sélectif
Sur douze mois à fin juin 2026, 958 000 transactions ont été réalisées dans l’ancien, environ 10 % au-dessus de la moyenne de long terme, avec un taux de crédit moyen de 3,31 % en août. Dans le neuf, seuls 38 932 logements ont été réservés au premier semestre 2026 selon l’Observatoire FPI, en baisse de 18,3 % sur un an, sous l’effet notamment de la chute des ventes en bloc. Les investisseurs particuliers progressent néanmoins de 19,4 %, et les résidences services résistent mieux, avec environ 3 700 réservations.
Un actif partiellement protecteur face à l’inflation
Entre 2020 et 2026, les prix à la consommation ont progressé d’environ 18 %, contre 16 % pour l’ILC et 14 % pour l’IRL, ce qui confirme selon Consultim Groupe une protection réelle mais imparfaite contre l’inflation.
Pour Édouard Fourniau, Président de Consultim Groupe, le principal risque est d’attendre un monde sans incertitude ; le logement doit retrouver une vision de long terme à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.