Aestiam tire les conséquences de l’impact de la crise sanitaire sur le secteur hôtelier

Deux des 5 des SCPI gérées par Aestiam vont baisser le prix de leurs parts. Une décision qui prend acte des difficultés du secteur hôtelier depuis le début de la crise sanitaire. Et permet d’envisager une année 2021 plus performante, en misant sur le rebond attendu de l’activité.   

« C’est une décision forte, mais réfléchie et nécessaire », expliquent d’entrée de jeu les dirigeants d’Aestiam. Deux des SCPI de l’ex Foncia Pierre Gestion, Aestiam Cap’Hebergimmo, essentiellement investie en actifs hôteliers et en locaux dédiés aux séminaires, ainsi qu’Aestiam Pierre Rendement, dont environ 20% du patrimoine sont placés sur ces deux secteurs, annoncent en effet aujourd’hui la baisse de la valeur de leurs parts.

Hôtellerie et séminaires, deux secteurs fortement impactés par la crise sanitaire

L’une et l’autre tirent ainsi les conséquences de la crise sanitaire qui a particulièrement affecté les locataires de leurs créneaux de prédilection. « Le taux d’occupation moyen annuel des hôtels, au niveau national, est de l’ordre de 32%. Et le revenu par chambre a chuté de 61% en 2020. La baisse est sans doute encore plus importante pour les hôtels parisiens », rappelle Bruno Pauly, directeur du développement d’Aestiam. Quasiment sans activité depuis la fin du 1er trimestre, les exploitants hôteliers ou de centres de séminaires ont demandé des reports ou des annulations de loyers. Sur Aestiam Cap’Herbergimmo, 70% des loyers annuels ont fait l’objet de négociations conduisant à l’obtention de franchises. Des accords actés en bonne et due forme, assortis de contreparties en termes d’allongement des baux.

Hausse de la prime de risque des actifs sous gestion

Mais ces revenus différés n’ont pas impacté que le revenu annuel. Ils ont aussi influencé le niveau de valorisation retenu à fin 2020 pour les patrimoines sous gestion. Les experts indépendants ont acté une augmentation de la prime de risque sur les actifs hôteliers. Et pris en compte le manque de visibilité, à court terme, du secteur. Conséquence : la valeur de reconstitution[1] d’Aestiam Cap’Hebergimmo a été révisée à la baisse. De -9% par rapport à sa valeur 2019, passant de 278 € par part à 252,02 €. « A ce niveau, nous n’étions pas, techniquement, obligés de modifier le prix de souscription de la SCPI », précise Alexandre Claudet, président d’Aestiam.

Baisse du prix de la part d’Aestiam Cap’Hebergimmo

A 265 €, le prix de souscription était encore, en effet, dans le tunnel autorisé de plus ou moins 10% de la valeur de reconstitution. Mais clairement dans la fourchette haute. Ainsi « surcotée », la SCPI aurait eu du mal à attirer de nouveaux investisseurs. « Nous avons pris la décision, que nous pensons courageuse et transparente, de baisser le prix de la part. Afin de faciliter la reprise de la collecte et de permettre aux nouveaux associés, comme aux anciens, de profiter des opportunités d’investissements qui se présenteront cette année », assume Alexandre Claudet. Depuis le 25 janvier, le prix de Cap’Hebergimmo est donc passé de 265 € à 250 €, soit une baisse d’un peu plus de 5,6%. Et se positionne de nouveau quasiment au même niveau que la valeur de reconstitution, comme l’ont toujours été, historiquement, les SCPI de l’ex-Foncia Pierre Gestion.

Rebonds attendus en 2021

Moins présente sur les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire, et plus diversifiée, la SCPI à dominante commerce Aestiam Pierre Rendement voit quant à elle la valeur de ses parts baisser d’un peu moins de 4%. Aestiam se montre d’ailleurs encore plus optimiste sur la capacité de cette SCPI à rebondir en 2021. Positionnée sur une douzaine de secteurs économiques, dont celui du commerce de proximité et de bouche – « de petits exploitants très attachés à leur emplacement », souligne Bruno Pauly -, elle profiterait à plein d’une reprise post-Covid. Sans pâtir de la concurrence grandissante du e-commerce. Les autres SCPI d’Aestiam, peu exposées aux secteurs les plus touchés par la crise sanitaire, bouclent quant à elles une année 2020 en phase avec les exercices précédents.

Bons résultats et importantes réserves pour les autres SCPI d’Aestiam

Aestiam Placement Pierre, une SCPI de bureaux de plus de 30 ans d’existence, affiche toutefois un rendement légèrement en baisse par rapport à 2019. Qui s’explique non pas par une baisse de son revenu courant, inchangé (16,20 €) depuis 2017. Mais par une réduction -volontaire- de la distribution exceptionnelle de plus-values. « Nous avons jugé qu’il était préférable, compte tenu du contexte, d’être prudents », reconnaît Alexandre Claudet. Aestiam Placement Pierre dispose pourtant de réserves plus que rassurantes. Près de 5 € par part de plus-values distribuables. Environ 130 jours de distribution de report à nouveau. Et un poste important de provisions pour grosses réparations. Des caractéristiques que possèdent également les autres SCPI « historiques » d’Aestiam, Pierre Revenus et Patrimoine Foncier. Cette dernière devrait même afficher une variation, à la hausse cette fois, de son prix de souscription…

Variation du prix des parts de SCPI : une question de timing

Forte d’un encours sous gestion de plus d’un milliard d’euros (1,2 Md€ fin 2020), d’un patrimoine composé de plus de 500 actifs immobiliers, et de plus de 20 000 associés, Aestiam, qui a d’ailleurs fortement investi dans sa nouvelle organisation au cours de l’année écoulée, affirme donc, en dépit de cette annonce de la baisse des prix d’une partie de ses véhicules sous gestion, envisager l’avenir avec sérénité. « Cette décision va sans doute provoquer quelques remous. Mais nous l’assumons. Il nous semblait plus honnête d’acter dès maintenant la baisse des valorisations. Et un gestionnaire doit aussi savoir gérer le momentum. En abaissant la valeur de ces deux SCPI, nous permettons aux nouveaux associés de profiter d’un timing de marché. Et assurons une meilleure liquidité pour l’ensemble des porteurs de parts », considère Alexandre Claudet.

Un phénomène de « revenge tourism »

« Et nous sommes persuadés que le secteur de l’hôtellerie, entre autres, est en situation de recovery. Et qu’il rebondira en 2021 ou 2022… », ajoute-t-il. Aestiam estime ainsi que « de nombreuses opportunités d’investissement intéressantes s’offrent aujourd’hui ». Et compte sur un phénomène de « revenge tourism ». Le « sevrage forcé » de déplacements et de séjours touristiques pourrait conduire, par « effet de compensation », à une reprise plus forte des nuitées d’hôtels. Idem côté séminaires. Qui pourraient, quant à eux, bénéficier d’une forte demande de la part des entreprises « qui devront recréer le climat nécessaire à une remotivation de leurs collaborateurs ».

Frédéric Tixier


[1] La valeur de reconstitution prend en compte l’ensemble des coûts nécessaires pour reconstituer la SCPI à l’identique. Elle prend donc en compte la valeur vénale de son patrimoine, les droits de mutation à verser pour chaque bien et la commission de souscription.


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A propos d’Aestiam(i)

AESTIAM est une nouvelle marque sur le marché des SCPI, après le rachat de Foncia Pierre Gestion par BlackFin Capital Partners. AESTIAM gère 5 SCPI représentant une capitalisation de près de 1,2 milliard d’euros. Ces SCPI sont détenues par plus de 20 000 associés, avec près de 500 actifs immobiliers sous gestion (bureaux, commerces, hôtels) de plus de 430 000 m². AESTIAM intègre l’ensemble des métiers liés à la gestion immobilière (Investissement, Asset Management et Property Management). L’équipe est composée de 30 professionnels expérimentés.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

971 M€ pour Primonial REIM, 500 M€ pour Perial AM

Les deux sociétés de gestion d’actifs viennent de publier leur bilan d’activité 2020. En termes de collecte brute, sur le seul segment SCPI, Primonial constate un flux entrant proche du milliard. Perial se positionne à 500 M€. Deux scores, en baisse par rapport à 2019, mais qui attestent de la bonne résistance du marché des véhicules immobiliers.

Les chiffres des deuxième et troisième trimestres prédisaient une collecte 2020 des SCPI en retrait par rapport à 2019. Avant la parution des données officielles et globales de l’ASPIM-IEIF, qui devraient sortir dans quelques semaines, les résultats communiqués par plusieurs sociétés de gestion confirment déjà cette tendance. La baisse est bien là. Mais les souscriptions annuelles demeurent à un niveau historiquement élevé.

Primonial REIM : une collecte en immobilier conforme à l’objectif

En attestent les chiffres publiés par le leader du marché, en termes de collecte, sur les trois premiers trimestres de 2020. Primonial REIM, crédité par l’ASPIM-IEIF d’une collecte brute d’environ 688 M€ à la fin du 3e trimestre, annonce un montant de souscription annuel de 971 M€. La société de gestion aura donc collecté plus au 4e trimestre (283 M€ environ) qu’au 3e (215 M€), lui-même déjà en progression par rapport au 2e trimestre. Comparé à 2019 (1 343 M€), le score annuel obtenu par les 5 SCPI gérées par Primonial REIM est en retrait. Mais il demeure supérieur à celui obtenu en 2018 (911 M€). Le groupe affirme d’ailleurs avoir atteint ses objectifs en termes de collecte sur ses véhicules immobiliers. En ajoutant les fonds recueillis sur son unité de compte SCI Capimmo et sur son OPCI PREIMium, il frôle 1,9 Md€. Proche, donc, des 2 milliards prévus.

Perial AM : une collecte 2020 proche du niveau 2019

Côté Perial AM, le résultat 2020 est encore plus proche de celui de 2019. Au cours de l’exercice précédent, il avait collecté 535 M€ sur ses 4 SCPI. Un score en progression de 34% par rapport à 2018. En 2020, avec une collecte brute de 500 M€, Perial fait mieux que résister. Crédité fin septembre d’une collecte brute d’environ 328 M€, il réalise même un 4e trimestre en forte progression (172 M€) par rapport au trimestre précédent (74 M€). Forte de cette collecte, la société de gestion n’a d’ailleurs aucunement réduit la voilure en termes d’investissements. « Malgré une année 2020 que l’on peut qualifier d’inattendue, les investissements de Perial Asset Management ont largement dépassé nos objectifs initiaux, avec 815 M€ engagés », précise le gestionnaire.

Innovation produit et label ISR

Perial AM aura même réalisé pour presque un milliard de transactions l’an dernier. Et la part de ses acquisitions effectuées hors de France est en augmentation : 50% en 2020, contre 40% pour l’exercice précédent. Le gestionnaire a notamment pris pied en Belgique pour la 1ère fois, pour le compte de son nouveau fonds PEC. Perial AM rappelle d’ailleurs l’obtention du label ISR pour deux de ses fonds, PEC et PFO2. Côté ISR, Primonial REIM a lui aussi annoncé en début d’année la labellisation de la SCPI Primopierre et d’un nouvel OPCI, PREIM ISR. Les deux gestionnaires se disent confiants pour l’année à venir. Primonial REIM souligne notamment la résilience de la performance de ses véhicules immobiliers. Perial AM annonce un cap renforcé sur l’Europe, les actifs alternatifs, et l’ESG.

Frédéric Tixier


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A propos de Perial AM(i)

Perial Asset Management gère 4,5 milliards d’euros au 31/12/2020, distribue des produits SCPI, OPCI par l’intermédiaire des CGP, banques privées, compagnies d’assurance, réseaux nationaux et investisseurs institutionnels. Perial Asset Management compte plus de 520 immeubles en portefeuille pour les fonds gérés, plus de 1500 entreprises locataires et 47 000 associés, porteurs de parts de SCPI et d’OPCI

A propos de Primonial REIM(i)

Société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF en 2011, Primonial Real Estate Investment Management (Primonial REIM) a pour vocation de concevoir et gérer une gamme de véhicules d’investissement traduisant ses convictions fortes sur les marchés immobiliers. Son objectif est de mettre à la disposition du plus grand nombre une gamme de SCPI investissant dans l’immobilier de bureaux, de commerces, de santé/éducation et résidentiel. Primonial REIM, en qualité de société de gestion de portefeuille, constitue et gère des OPCI (dédiés aux investisseurs institutionnels ou grand public). Le 10 juin 2014, Primonial REIM a obtenu l’agrément AIFM (Alternative Investment Fund Manager) auprès de l’Autorité des Marchés Financiers pour la gestion de Fonds d’Investissement Alternatifs (FIA), soumis à ce titre à des obligations renforcées en termes notamment d’information, de suivi de la liquidité et de gestion des risques.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Deux fonds immobiliers labellisés ISR chez Primonial REIM

La société de gestion vient d’annoncer la labellisation de la SCPI Primopierre et d’un OPCI lancé il y a quelques jours, PREIM ISR. Une nouvelle étape dans la démarche responsable de long terme que revendique Primonial REIM, « pionnier des investissements socialement utiles ».

La liste des sociétés de gestion d’actifs immobiliers détentrices du label ISR s’allonge de jour en jour. Après BNP Paribas REIM, Norma Capital, Novaxia, La Française REM, Perial, puis Swiss Life Asset Managers France, c’est au tour de Primonial REIM, leader sur le marché des SCPI en termes de collecte en 2020[1], d’annoncer la labellisation ISR de deux de ses fonds.

SCPI Primopierre, une approche « best in progress »

L’un d’entre eux, Primopierre, est une SCPI lancée en 2008. Initialement pilotée en délégation par BNP Paribas, sa gestion est assurée depuis 2011 par Primonial REIM. Essentiellement investie en actifs de bureaux, elle pèse aujourd’hui plus de 3 Md€. Ce qui la place parmi les 5 plus importantes capitalisations du marché. Primopierre développe une approche dite de « best in progress ». Son engagement en matière d’ESG est donc apprécié dans la durée, ce qui permet à des véhicules anciens de prétendre au label ISR. Primonial REIM a mis en place une grille de notation extra-financière reposant sur 90 critères. S’y ajoutent la mise en œuvre de plans d’amélioration de l’impact environnemental des immeubles sous gestion. Et un dialogue permanent avec les parties prenantes, notamment les locataires.

Et « best in class » pour l’OPCI PREIM ISR

Primopierre, qui a distribué trois acomptes de 2,34 € sur les trois premiers trimestres de 2020 – un montant identique à ceux des trois premiers trimestres 2019 -, et 1,12 € de plus-values au 3T, annonce que la performance 2020 devrait « rester proche de la performance 2019 ». Pour mémoire, Primopierre affichait un taux de distribution (DVM) de 5,92% en 2019… L’autre fonds labellisé ISR de Primonial REIM est en revanche un nouveau venu. PREIM ISR est un OPCI agréé le 12 janvier dernier. A la différence de Primopierre, PREIM ISR part d’une page blanche. Sa poche immobilière physique est donc construite selon une approche « best in class ». Qui consiste, comme le précise Primonial REIM, à ne sélectionner que des actifs « ayant obtenu une note extra-financière au-delà d’un certain seuil ».

Une démarche responsable globale

La poche immobilier coté, quant à elle, est gérée en délégation par La Financière de l’Echiquier. N’y entreront que des fonds labellisés ISR. La labellisation de ces deux fonds s’intègre bien sûr dans une démarche responsable globale que revendique Primonial REIM. La société de gestion se positionne comme un pionnier en « investissements socialement utiles ». En rappelant qu’elle a souhaité à plusieurs reprises une « épargne engagée », investie sur « des thématiques socialement utiles ». Comme Primovie, lancée en 2012, et dédiée à l’immobilier de santé et d’éducation. Ou Patrimmo Croissance, première SCPI investie dans le logement social et intermédiaire en France. « Primonial REIM fait également de l’amélioration des performances environnementales de son parc immobilier une priorité », ajoute la société de gestion dans son communiqué.

Bénéfique aussi pour les investisseurs

La politique de gestion du groupe, dans ce domaine, vise notamment cinq objectifs majeurs. Dont la réduction de la consommation d’énergie de ses actifs sous gestion (de 40% à l’horizon 2030). Une stratégie bénéfique pour la planète. Mais également pour les investisseurs et les utilisateurs des immeubles de Primonial REIM. Une approche ESG intégrée doit en effet notamment conduire à ce que les actifs immobiliers soient « mieux valorisés, plus résilients et plus liquides dans le temps ».

Frédéric Tixier


[1] Sur la base des données IEIF au 30 septembre 2020.


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A propos de Primonial REIM(i)

Société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF en 2011, Primonial Real Estate Investment Management (Primonial REIM) a pour vocation de concevoir et gérer une gamme de véhicules d’investissement traduisant ses convictions fortes sur les marchés immobiliers. Son objectif est de mettre à la disposition du plus grand nombre une gamme de SCPI investissant dans l’immobilier de bureaux, de commerces, de santé/éducation et résidentiel. Primonial REIM, en qualité de société de gestion de portefeuille, constitue et gère des OPCI (dédiés aux investisseurs institutionnels ou grand public). Le 10 juin 2014, Primonial REIM a obtenu l’agrément AIFM (Alternative Investment Fund Manager) auprès de l’Autorité des Marchés Financiers pour la gestion de Fonds d’Investissement Alternatifs (FIA), soumis à ce titre à des obligations renforcées en termes notamment d’information, de suivi de la liquidité et de gestion des risques.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

La SCPI Pierre Capitale obtient elle aussi son label ISR

Swiss Life AM France s’ajoute à la liste des gestionnaires d’actifs immobiliers détenteurs du nouveau label ISR. Elle vient d’obtenir la labellisation pour un fonds professionnel et pour sa SCPI Pierre Capitale. D’autres véhicules devraient suivre prochainement.

« Les auditeurs sont aujourd’hui dans nos murs », déclarait à pierrepapier.fr il y a à peine un mois Louis-Renaud Margerand, spécialiste immobilier chez Swiss Life Asset Managers France. Le résultat de ces audits est désormais officiel. La société de gestion vient en effet d’annoncer, coup sur coup, l’obtention du nouveau label ISR immobilier pour deux de ses fonds.

Deux premiers fonds labellisés ISR pour Swiss Life AM France

Le 14 décembre, c’est le fonds professionnel géré par Swiss Life AM pour le compte de la MAIF qui ouvrait le feu. Avec un encours d’environ 700 M€, cet ancien OPPCI est investi sur une douzaine d’actifs de bureaux et de commerces. « Ce label correspond pleinement à notre philosophie ESG privilégiant des décisions d’investissement durables et l’amélioration du patrimoine existant. Nous sommes fiers de l’obtention de ce premier label, emblématique, car nous avons toujours travaillé en étroite collaboration avec MAIF sur les thèmes ESG, ce qui a grandement enrichi notre approche », se félicitait alors Frédéric Bôl, président du directoire de Swiss Life Asset Managers France. Tout en annonçant la labellisation prochaine d’autres véhicules gérés par le groupe. Le 18 décembre, c’était donc au tour de la SCPI Pierre Capitale d’officialiser l’obtention de son label.

SCPI Pierre Capitale, un modèle de régularité

Cette SCPI, lancée en 2017, est jusqu’à présent un modèle de régularité. Dès sa 1ère année d’existence, elle délivrait un rendement de 4,25% à ses associés. Une performance encore augmentée, à 4,5%, en 2018 et en 2019. Pour 2020, le résultat sera sans doute inférieur. « Aux alentours de 4% », estime-t-on pour l’instant chez Swiss Life AM.  Une baisse qui s’explique évidemment par l’impact Covid. Même si celui-ci « reste marginal », comme le soulignait Louis-Renaud Margerand en décembre dernier. Pierre Capitale a néanmoins dû consentir des reports ou des franchises de loyers (pour environ 4% des loyers annuels) à certains de ses locataires. Notamment à l’exploitant de l’hôtel Achat qu’elle détient à Munich. La crise sanitaire aura aussi réduit le rythme de progression de la collecte de la SCPI et de ses investissements.

Des perspectives favorables pour 2021

Pierre Capitale n’avait en effet procédé à aucune acquisition jusqu’à la fin du 3e trimestre 2020. En dépit d’un 1ertrimestre plutôt fructueux en termes de collecte. Une opération importante est toutefois intervenue en fin d’exercice. Une bonne nouvelle pour les associés de la SCPI. Car « cet investissement aura un effet relutif sur le rendement 2021 », estimait Louis-Renaud Margerand. Toujours selon lui, il ne faut pas non plus s’attendre à une baisse de la valeur des parts de Pierre Capitale en 2020. La stratégie de la SCPI, construite autour de la maximisation du couple rendement-risque, et la composition de son patrimoine, exclusivement situé dans les grandes métropoles et occupé par des locataires de premier plan, la mettent donc en bonne posture pour profiter des opportunités du marché en 2021. A condition, bien sûr, qu’elle retrouve le rythme de la collecte qu’elle avait amorcée au cours du 1er trimestre 2020…

ISR : une approche « best in progress »

De ce point de vue, l’obtention du label ISR devrait aider à convaincre de nouveaux investisseurs. Une labellisation qui, outre qu’elle reflète « l’engagement historique de Swiss Life AM France », répond en effet « aux aspirations des épargnants qui souhaitent participer à une économie plus durable », comme le rappelle Julien Guillemet, directeur adjoint et responsable des fonds grand public de la société de gestion. Swiss Life AM développe une démarche ISR dite de best in progress, en phase avec les exigences du label. Elle a donc mis en place des plans d’amélioration continue des caractéristiques ESG de son patrimoine immobilier, évalué à l’aune d’une quarantaine de critères.

Frédéric Tixier

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A propos de Swiss Life Asset Managers(i)

Swiss Life Asset Managers compte plus de 160 ans d’expérience dans la gestion des actifs du groupe Swiss Life. Ce lien étroit avec l’assurance conditionne sa philosophie d’investissement qui a pour principal objectif d’avoir une approche responsable des risques.  Ainsi, nous créons le socle permettant à nos clients de planifier leurs investissements de manière sûre et à long terme, en toute liberté de choix et confiance financière. Cette approche qui a fait ses preuves permet également à des clients tiers basés en Suisse, en France, en Allemagne, au Luxembourg et en Grande-Bretagne de bénéficier des services proposés par Swiss Life Asset Managers. Au 30 juin 2020, Swiss Life Asset Managers gérait 240,4 milliards d’euros d’actifs pour le groupe Swiss Life. Dont plus de 77,9 milliards d’euros pour le compte de clients tiers.

  • Information extraite d’un document officiel de la société
Un bilan plutôt positif pour les SCPI en 2020

Une collecte toujours positive, des investissements qui restent soutenus, et des rendements confortables : les SCPI signent un millésime 2020 assez exceptionnel, compte tenu du contexte sanitaire et économique. Ce qui est loin d’être le cas pour tous les placements de long terme. Explications.  

On le sait, l’année écoulée n’aura pas été favorable aux placements de long terme. Les sommes économisées par les Français durant les périodes de confinement se sont en effet massivement portées vers les supports les plus liquides. Au premier rang desquels le Livret A, avec une collecte nette, fin novembre, de 27,23 Md€. A l’inverse, l’assurance-vie, comme bon nombre d’autres formules d’investissement de plus long terme, qui avait attiré 23,3 Md€ de capitaux nets sur les onze premiers mois de l’année 2019, est en décollecte en 2020. De -7,3 Md€ à fin novembre. Les SCPI, quant à elles, tirent beaucoup mieux leur épingle du jeu.

Une collecte qui reste positive

A la fin du 3e trimestre, elles affichaient une collecte nette de plus de 4,4 Md€, selon les données ASPIM-IEIF. C’est, certes, moins qu’en 2019, où ces fonds immobiliers avaient recueilli plus de 6 Md€ sur la même période. Mais la tendance reste positive. Et fait figure d’exception. Ce flux de nouvelles souscriptions aura en outre eu deux effets bénéfiques. Il aura assuré la parfaite liquidité du marché des parts de SCPI. Il aura également permis à ces fonds immobiliers de continuer à investir. Certes, là encore, moins qu’en 2019, mais sans que l’on puisse véritablement parler d’un coup d’arrêt.


Les SCPI continuent d’investir

Ces investissements, qui se chiffraient à 17,7 Md€ fin septembre, sont en outre le gage de la rentabilité future des SCPI. Qui ont d’ailleurs investi au 3e trimestre 2020 (2,5 Md€ environ) plus qu’elles n’ont collecté au cours de ce même trimestre (1 Md€). Le signe que les gestionnaires de ces fonds croient au potentiel de leurs marchés immobiliers sous-jacents. Ces derniers sont aujourd’hui, pour partie, soumis à des pressions baissières. Ils recèlent donc, pour des professionnels aguerris, des opportunités qu’ils comptent bien mettre à profit. Pour générer plus-values et rendements futurs… En 2020, la rentabilité des SCPI est d’ailleurs restée dans le haut de la fourchette.

Des rendements a priori toujours autour de 4%

La plupart des observateurs du marché estiment qu’elle devrait se situer autour de 4%. Un taux qui, bien qu’inférieur à celui de 2019 (4,4%), reste bien supérieur à ceux délivrés par les autres placements de long terme. Ce taux moyen attendu masque en outre de fortes disparités. Certaines SCPI, positionnées sur des secteurs très affectés par la crise sanitaire et ses conséquences économiques (tourisme, commerces…), ont revu drastiquement leurs perspectives de distribution en 2020. D’autres, dont les actifs sont plus largement répartis sur plusieurs types d’actifs, ont mieux résisté. Certaines d’entre elles vont d’ailleurs afficher des rendements encore supérieurs à 5%. Enfin, la résilience des SCPI en termes de valorisation semble, pour l’heure, au rendez-vous. A quelques exceptions près, la valeur de leurs parts ne devrait pas être révisée à la baisse fin 2020. Ce qui, là encore, ne sera pas le cas pour beaucoup de placements de long terme…

Frédéric Tixier


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement), les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, FIA) et le financement.

A propos de l’ASPIM(i)

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France, au 31 décembre 2019, les FIA en immobilier représentaient une capitalisation totale de 231 milliards d’euros.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Déjà deux actifs pour la SCPI Optimale, et un premier dividende

La SCPI lancée en septembre dernier par Consultim AM a déjà procédé à deux acquisitions. Trois opérations supplémentaires sont en cours d’examen. Optimale a versé un 1er dividende mensuel en novembre.

Une par mois… Quelques semaines après son lancement officiel, en septembre dernier, la SCPI Optimale a procédé à sa 1ère acquisition. Suivie d’une deuxième le mois suivant. Le tout pour un montant global de 4,86 M€.

Optimale: focus sur les actifs de proximité

Ces deux premières opérations sont bien en phase avec la stratégie d’investissement d’Optimale, qui vise à privilégier des actifs « de proximité ». Avec des caractéristiques particulières. Ces biens doivent être « loués à des locataires fonctionnant en circuit court ». Et ces locataires devront avoir une « utilité locale », ainsi qu’une zone de chalandise « adaptée ou à taille humaine ». Des critères qui poussent nécessairement la SCPI gérée par Consultim AM à cibler des actifs d’une taille plutôt inférieure à 5 M€. Ce qui est le cas du premier bien acquis par Optimale : un commerce alimentaire exploité par une enseigne discount (Leader Price).

Deux opérations déjà réalisées

Une activité qui, selon la société de gestion, se situe « au plus près des besoins des habitants du quartier. Et s’avère particulièrement résiliente, en particulier dans le contexte actuel ». Situé à Villenave d’Ornon, près de Bordeaux, son prix d’acquisition est de 4,26 M€. Et son rendement immédiat ressort à 5,73%. La seconde opération, finalisée fin novembre, porte sur un actif de plus petite taille. Il s’agit d’un espace d’accueil et de bureaux situé au sein du nouveau quartier d’affaires du Grand Dax. D’une superficie de 208 m², il est loué, dans le cadre d’un bail d’une durée de 9 ans fermes, à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat des Landes. Une opération qui elle aussi conforte le positionnement d’Optimale : acheter des actifs loués « à des locataires de premier rang pour une durée longue dans des quartiers au cœur de l’activité économique ».

Près de 5 M€ déjà investis, et 30 M€ en ligne de mire

Le prix de la transaction landaise est de 0,6 M€. Le rendement immédiat du bien est de 7,34%. Ce qui, précise Consultim AM, « porte le patrimoine immobilier à un volume acte en mains de 4,9 M€, pour un rendement de près de 6% ». Mais d’autres opérations sont déjà dans le « pipe ». Selon la société de gestion, trois autres dossiers seraient actuellement en exclusivité. Consultim AM espère les conclure avant la fin du 1er trimestre 2021. Si ces acquisitions se concrétisaient, elles porteraient le volume d’investissement de la SCPI « à environ 15 M€ ». Pour un rendement global « de 6,4% ». Le gestionnaire étudie même déjà d’autres cibles potentielles, afin de « déployer environ 30 M€ d’investissements d’ici mi-2021 ».

Des espoirs de collecte soutenue

Des projections qui dépendent toutefois des résultats qu’obtiendra la SCPI en termes de collecte. Au 20 novembre, Optimale affichait une capitalisation de 4,58 M€. Contre 0,9 M€ à sa création. Soit un rythme de collecte mensuelle d’environ 1,8 M€. Ce qui, compte tenu du contexte, est largement encourageant. Mais, si elle veut concrétiser ses projets d’acquisitions, il lui faudra faire encore mieux au cours des prochains mois. Pour réaliser, par exemple, 10 M€ d’investissements supplémentaires avant la fin du 1er trimestre 2021, elle devra recueillir au moins 2,5 M€ de nouvelles souscriptions mensuelles. Sauf à utiliser plus largement l’effet de levier du crédit. La SCPI est en effet autorisée à s’endetter jusqu’à 40% de la valeur de ses actifs…

Un premier acompte sur dividende en novembre

En attendant, Optimale tient ses engagements en termes de rentabilité. Elle promettait un rendement annuel compris entre 5% et 6%. Le premier acompte sur dividende, versé au titre de novembre[1], est dans l’objectif. Il correspond à un rendement annualisé (DVM) de 5,52%. Pour la suite, Consultim AM reste optimiste. Elle prévient toutefois que la capacité de distribution mensuelle de la SCPI est « étroitement corrélée au rendement et à la date d’acquisition de chaque actif ». Et que donc, tout décalage dans le programme d’investissement pourrait « conduire à devoir moduler, à la hausse comme à la baisse, les distributions au cours des prochains mois ». Mais, précise toutefois le gestionnaire, « sans remettre en cause l’objectif de distribution annualisée de 5% à 6% ».

Frédéric Tixier


[1] Optimale a choisi de verser les acomptes sur dividende sur un rythme mensuel


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A propos de Consultim AM(i)

Consultim Asset Management est une société de gestion indépendante agréée par l’Autorité des Marchés Financiers sous le numéro GP-20000013 en date du 28 mai 2020. Consultim AM est née de la rencontre entre Benjamin Nicaise, président fondateur de Consultim Groupe et Andràs Boros, président de Consultim AM. Ils ont voulu créer une société de gestion « nouvelle génération » conjuguant une vision à long terme du monde de demain, l’expertise immobilière et financière de l’équipe de gestion, et l’ADN d’un groupe disruptif et innovant.

A propos de Consultim(i)

Le Groupe Consultim s’impose depuis près de 25 ans comme la référence de l’immobilier d’investissement. Depuis sa création en 1995, le Groupe Consultim a commercialisé, par l’intermédiaire de son réseau de professionnels du patrimoine, plus de 60 000 logements pour un volume supérieur à 9 milliards d’euros. Basé à Nantes, le Groupe compte aujourd’hui plus de 200 collaborateurs.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

La SCPI Pierre Expansion met le cap sur la santé

Fiducial Gérance adopte un nouveau positionnement pour cette SCPI aujourd’hui diversifiée sur plusieurs secteurs immobiliers. La part des actifs santé devrait à terme représenter 70% du patrimoine.

Nouvelle étape dans le développement de Pierre Expansion. Cette petite SCPI d’un peu plus de 50 M€ de capitalisation était déjà passée en capital variable en début d’année. Elle va maintenant changer de stratégie d’investissement. Ses associés doivent en effet approuver le 17 décembre prochain son recentrage sur les actifs de « santé et de bien-être ». Et son changement de dénomination…

De Pierre Expansion à Pierre Expansion Santé

Pour matérialiser sa nouvelle stratégie de gestion, le nom de la SCPI deviendrait Pierre Expansion Santé. Le véhicule aura alors pour objectif d’investir « principalement, dans des classes d’actifs dédiés à la santé et au bien-être ». Telles que, précise le nouvel objet, les résidences services seniors, les EHPAD, les établissements de soins. Mais aussi les cabinets médicaux, les pharmacies, les laboratoires. Ainsi que tous lieux dédiés au bien-être, aux soins à la personne, au sport, et à la nutrition… Cette évolution ne se fera bien évidemment pas en un jour. « Nous allons arbitrer des actifs matures ou jugés non stratégiques pour passer progressivement de 40% d’actifs orientés « santé » à 70 % du portefeuille », précise d’ailleurs Fiducial Gérance dans un communiqué.

Déjà une exposition importante au secteur des résidences gériatriques

Fin 2019, le patrimoine de la SCPI était composé à hauteur de 30% d’actifs de bureaux. Les locaux commerciaux en représentaient 41%. Et les résidences gériatriques 29%. Une répartition qui n’a pratiquement pas évolué depuis lors. Les deux projets d’acquisition étudiés en début d’année ont en effet été ajournés. En raison de la crise sanitaire, et « dans l’attente de nouvelles informations concernant les locataires », précise le bulletin de Pierre Expansion du 1er semestre. Il s’agissait en l’espèce d’une boutique située au centre de Toulouse. Et d’un restaurant implanté au sein d’une zone commerciale. Des actifs qui ne correspondent plus aux nouvelles cibles de la SCPI.

De nouvelles cibles en termes d’acquisition

Qui précise toutefois vouloir s’intéresser en priorité à des biens du secteur santé « localisés en régions au sein de métropoles établies ». Afin de « capter un complément de rendement pour un risque contenu ». La composition actuelle de son patrimoine, principalement composé d’actifs parisiens (56% fin 2019), permet en attendant de disposer de revenus réguliers. Depuis le début de l’année, Pierre Expansion a maintenu un niveau de distribution identique à celui de 2019. En dépit des craintes qu’exprimait Fiducial Gérance en avril dernier, le montant de l’acompte du 2e trimestre s’est en effet établi à 2,50 € par part. Soit 100% de l’acompte du 2e trimestre 2019. La société de gestion ne donne en revanche pour l’instant aucune indication sur le rendement final estimé pour 2020.

Eligible au plan d’épargne programmée

En avril, elle n’excluait pas l’utilisation des reports à nouveau pour doper les dividendes annuels. Le RAN de Pierre Expansion à fin 2019 s’établissait à 5,45 € par part. Soit l’équivalent de plus de deux trimestres de distribution. La SCPI a donc les moyens, si elle le souhaite, de maintenir un revenu identique à celui de l’an dernier. Pour mémoire, la SCPI avait distribué en 2019 un dividende de 11 € par part. Soit un taux de distribution sur valeur de marché de 5%. Fin 2019, elle affichait aussi un taux de rendement interne sur 10 ans plutôt conséquent : 9,39 %. Des arguments qui, outre le recentrage de la stratégie et la mise en place d’un service d’investissement programmé -auquel Pierre Expansion Santé est désormais éligible-, devraient aider à conquérir de nouveaux souscripteurs.

Frédéric Tixier


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A propos de Fiducial Gérance(i)

Fiducial Gérance est l’une des principales sociétés de gestion indépendantes du marché des SCPI. Avec près de 1,9 milliard d’euros d’actifs gérés, répartis sur 6 SCPI, Fiducial Gérance propose une gamme de SCPI complémentaire et différenciante (bureaux, commerce, résidentiel, résidences gérées, diversifiée), couvrant les différents segments du marché, ainsi qu’un fonds de fonds immobiliers, FIDIMMO. Fiducial Gérance gère également 6 groupements forestiers.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Les SCPI toujours actives sur le front des acquisitions

Au 3e trimestre 2020, les SCPI d’immobilier d’entreprise ont été très acheteuses. Elles ont investi plus de 2,5 Md€ sur les marchés français et européens. Contre 2 Md€ pour le 3e trimestre 2019. Le 4e trimestre 2020 semble toujours aussi actif… Détail des principales dernières opérations.

Advenis REIM

Comme l’annonçait Jean-François Chaury, le directeur général d’Advenis REIM, en octobre dernier, Eurovalys a bouclé son programme d’acquisition annuel. La SCPI spécialisée sur l’immobilier de bureau allemand vient d’annoncer 3 opérations sur des bureaux situés respectivement à Wolfsburg, Bremerhaven et Stuttgart. Montant total de ces acquisitions : 112,75 M€. Ce qui porte à un peu plus de 300 M€ le total des montants investis par Eurovalys en 2020.

Alderan

La SCPI dédiée à la logistique gérée par Alderan boucle sa 8e acquisition. Pas mal pour un véhicule lancé il y a un peu plus d’un an… Activimmo vient d’annoncer l’achat en état futur d’achèvement d’un parc d’activité à Bailly-Romainvilliers (77). L’ensemble immobilier développera une surface locative de 5 470 m2 divisée en huit cellules. La livraison de ce parc est prévue au plus tard en janvier 2022. Et vise une certification environnementale E+C. Activimmo devrait servir un rendement de 6% en 2020.

Amundi Immobilier

Après avoir récemment acquis le premier actif irlandais (le Fitzwilliam 28 à Dublin) de l’OPCI Opcimmo, Amundi Immobilier a confirmé l’achat de l’immeuble Curve à Saint-Denis. Développant plus de 24 000 m², il est loué à 95% à deux locataire, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Île-de-France et le courtier en assurances Verspieren. Cette acquisition -dont le montant dépasserait les 110 M€- a été réalisée par la société de gestion pour le compte de plusieurs de ses fonds sous gestion.

Atland Voisin

Si la SCPI Epargne Pierre est devenue plus prudente en matière d’investissements, elle n’en pas moins réalisé un important programme d’acquisitions en 2020. Dernières en date : une importante opération de sale & lease-back avec le groupe Pierre Fabre, réalisée en co-investissement avec la SCPI MyShareSCPI. Rendement de cet investissement : 6,50%. Atland Voisin a également dernièrement mené une autre opération de co-investissement entre les deux SCPI. Il s’agit d’un ensemble de bureaux situé au 7 avenue Charles Tillon, à Rennes.

Atream

Grosse acquisition pour la SCPI Carac Perspectives Immo. La société de gestion Atream a annoncé l’achat d’un immeuble de bureau, le « Botany 2 », situé à Suresnes. L’actif, de près de 5 500 m², comprend 5 étages à usage de bureaux et de commerces, et est certifié HQE Exploitation niveau « Très Bon ». Il est occupé par 8 locataires, dont une crèche et une surface de commerce louée par MaCaille, restaurant lounge du Top Chef Norbert Tarayre. Selon le site CFNewsImmo&Infra, l’opération aurait été valorisée 34 M€, et générerait un taux de rendement de 4,85%.

BNP Paribas REIM

BNP Paribas REIM a réalisé, pour le compte de la SCPI Accimmo Pierre, l’une des plus grosses opérations des dernières années sur le marché nantais. Elle vient en effet d’acquérir un ensemble de bureaux « Ilot 4B » dans le quartier d’affaires Euronantes. Cet actif s’inscrit dans un programme immobilier plus global de plus de 25 000 m², « Amazing Amazones », mêlant immobilier tertiaire, logements et équipements sportifs. Développé par Altarea, les 16 200 m² acquis par Accimmo Pierre seraient valorisés 62 M€, selon le site CFNewsImmo&Infra. La SCPI a distribué des acomptes aux 2e (1,8 €) et 3e (1,71 €) trimestres, en diminution par rapport à l’an dernier. Mais la société de gestion annonce la distribution possible d’une plus-value de cession pour le 4e trimestre. Pour un rendement prévisionnel de 3,80% en 2020.

Iroko

Déjà un premier actif pour Iroko Zen, la nouvelle SCPI lancée il y a quelques jours par la fintech Iroko. Il s’agit d’un immeuble de bureaux de 1 000 m² situé dans le quartier administratif de Reims. Sa valorisation est inférieure à 2,5 M€, et affiche des caractéristiques énergétiques dans le haut de la fourchette. Loué depuis 2014 à Pôle Emploi, avec un bail ferme d’une durée résiduelle de 9 ans, l’actif génère un taux de rendement immédiat de 7%. Rappelons qu’Iroko Zen se présente comme une SCPI digitale et engagée. Elle ambitionne de lever 100 M€ dans les trois ans.

Perial AM

Pour sa 1ère opération, PF Hospitalité Europe choisit l’Espagne. La nouvelle SCPI dédiée à l’immobilier d’accueil lancée par Perial AM il y a quelques mois vient d’annoncer l’acquisition d’un établissement hôtelier situé à Mataro, une commune proche de Barcelone. Montant de la transaction : 6 M€. L’actif sera exploité par l’enseigne B&B Hotels lors de sa réouverture, prévue pour le 1er trimestre 2021. La SCPI a été, selon Perial AM, « très bien accueillie par le marché ». PF Hospitalité Europe, qui ambitionne un taux de distribution de 5%, a collecté près de 20 M€ dès son premier mois de lancement.

Primonial REIM

Première acquisition dans l’immobilier de santé belge pour Primovie. La SCPI gérée par Primonial REIM vient d’annoncer la signature d’une résidence senior à Court-Saint-Etienne, à 40 km de Bruxelles. Elle sera livrée dans le courant du 3e trimestre 2022. D’une surface de 8 200 m², elle abritera 119 logements du T2 au T3 et bénéficiera d’un large socle de services. Elle sera exploitée par Domitys, une filiale de Nexity. Rappelons que Primovie ambitionne de distribuer en 2020 un dividende identique à celui de 2019, année où elle avait affiché un rendement de 4,51%.

Sofidy

Chez Sofidy, l’OPCI Sofidy Pierre Europe réalise une opération à Lyon. Il vient d’acquérir les mûrs de l’immeuble Triptyk (3 830 m²) pour un montant de 8,9 M€. L’immeuble est occupé par deux locataires, Merck et Burgundi School of Business, via des baux sécurisés de 6 et 9 ans. Le rendement sur loyer immédiat, à l’acquisition, est de 5,7%, un taux « particulièrement compétitif sur le marché lyonnais », rappelle Sofidy.

Swiss life AM

Après son opération barcelonaise, l’OPCI SwissLife Dynapierre poursuit son recentrage. Il s’est porté acquéreur d’un ensemble immobilier parisien d’environ 3 000 m² situé rue de Fleurus (6e arrondissement). Entièrement rénové par GDG Investissements, il est loué à Ionis qui va y installer l’école d’ingénieurs ESME Sudria pour neuf ans. Une opération qui, fin octobre, avait permis à l’OPCI d’investir l’intégralité de sa collecte. Et de réduire sa poche immobilier physique dédiée à l’hôtellerie à 11,5% (contre près de 20% en mars dernier).

Frédéric Tixier


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Révision à la hausse des prix de souscription des SCPI Cap Foncières & Territoires et Primofamily

Deux SCPI viennent de relever le prix de leurs parts. L’une est spécialiste de l’immobilier d’entreprise en régions. L’autre majoritairement investie en actifs résidentiels. Une bonne nouvelle dans un marché immobilier qui cherche ses marques en termes de valorisation.  

+2% pour Cap Foncières & Territoires. +1,55% pour Primofamily… Depuis le 1er décembre dernier, ces deux SCPI, gérées respectivement par Foncières & Territoires et Primonial REIM, ont augmenté leurs prix de souscription. La preuve que, même dans un marché immobilier qui cherche ses marques en termes de valorisation, certains acteurs peuvent continuer à créer de la valeur.

Primofamily, la résilience de l’immobilier résidentiel

Pour la SCPI Primofamily, lancée en 2018 par Primonial REIM, la revalorisation du prix des parts -qui passe de 194 € à 197 €- « démontre encore une fois la résilience de l’immobilier résidentiel », comme l’explique Stéphanie Lacroix, directeur général de la société de gestion. Ce véhicule s’intéresse en effet à « l’immobilier du quotidien ». Destiné à répondre aux besoins des étudiants, des jeunes actifs, et des familles, ce concept recouvre principalement des logements résidentiels traditionnels. « Auxquels peuvent s’ajouter des résidences étudiantes, appart’hôtels, hôtels urbains. Et accessoirement des commerces de pieds d’immeuble », précise le descriptif de Primofamily.

Seulement les deux tiers du patrimoine investis en logements

Fin septembre, le patrimoine de Primofamily pesait plus de 100 M€. Et comprenait déjà 113 actifs. La SCPI investit non seulement en France, mais aussi en Belgique, en Espagne et en Italie. Si les actifs logements sont majoritaires (65,6%), Primofamily est toutefois également exposée au secteur du commerce (21,7%) et à celui de l’hôtellerie (12,7%). Cette exposition à des secteurs plus sensibles à la crise n’a que marginalement affecté la rentabilité de la SCPI. Au 1er trimestre 2020, elle a maintenu un niveau d’acompte sur dividende identique à celui versé au 1T 2019 (1,94 € par part). Les acomptes du 2e et 3e trimestre ont en revanche été réduits à 1,62 € par part. Des versements qui correspondent « au résultat naturel » de la SCPI, selon le principe adopté par Primonial REIM durant le premier confinement.

Valeur du patrimoine « légèrement en hausse »

Le taux de distribution du dernier acompte 2020 devrait être « proche de celui du 3T », estime Primofamily dans son dernier bulletin trimestriel. Le rendement 2020 serait donc, a priori, légèrement inférieur à celui de l’an dernier (4,03%). En revanche, il y a de fortes chances pour que la valeur du patrimoine progresse. Primonial REIM avait mandaté « une campagne exceptionnelle d’expertise » le 30 juin dernier. Laquelle concluait à une valeur du patrimoine résidentiel « légèrement à la hausse par rapport au 31 décembre 2019 ». Les expertises à fin 2020 devraient confirmer ces premières estimations. Ce qui justifierait la revalorisation du prix de souscription. Pour mémoire, à ce nouveau niveau (197 €), il reste encore décoté de 3,12% par rapport à la valeur de reconstitution de Primofamily fin 2019…

Cap Foncières & Territoires : 5,50% en 2020

Quant à la SCPI Cap Foncières & Territoires, elle a récemment annoncé un taux prévisionnel de distribution de 5,50% en 2020. Investie notamment en bureaux et en commerces (19% des locataires sur ce dernier secteur, fin septembre) en régions, elle s’emploie depuis quelques mois à accroître la part de son patrimoine dédiée aux locaux d’activités et de stockage. Des secteurs sur lesquels elle constate « une commercialisation très dynamique ». Déjà, en mai dernier, elle avait mis la main sur 3 500 m² de locaux industriels à Grenoble. Elle vient d’être livrée d’un local d’activité à Chambéry. Et est en « négociations avancées » pour des actifs du même type au nord de Grenoble et au nord de Lyon.

Un prix de souscription très décoté depuis le début de l’année

Concernant la valorisation de ses actifs sous gestion fin 2020, Cap Foncières & Territoires ne donne pas pour l’instant plus de précisions. Les expertises réalisées fin 2019 constataient en tout cas une progression de 3,75% de la valeur de reconstitution de la SCPI par rapport à 2018. Jugeant, compte tenu du nouveau contexte de crise sanitaire, que ces évaluations pouvaient être trop optimistes, le conseil de surveillance de la SCPI avait toutefois approuvé, en avril dernier, la décision de la société de gestion de ne pas prendre en compte l’intégralité des valeurs retenues. Et de décoter certains actifs, notamment commerciaux. La valeur de reconstitution finalement retenue (277,61 €) restait alors dans la fourchette autorisée de +/-10% par rapport au prix de souscription (250 €). Mais encore très proche, puisque le prix de souscription ressortait alors avec une décote de 9,94%.

Hausse de 2% au 1er décembre

L’augmentation du prix de la part, passée à 255 € le 1er décembre, est donc sans doute à la fois la conséquence de cette revalorisation 2019. Qui aurait pu conduire à une hausse du prix de la part au cours du 1er semestre 2020. Et à la confirmation que les valeurs 2020 seront bien au moins à la hauteur de celles de l’an dernier…

Frédéric Tixier


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A propos de Foncières & Territoires(i)

Créée en 1997, Foncières & Territoires a développé un concept de fonds immobiliers de proximité en regroupant des associés au sein d’un club deal sur la base d’un véritable modèle économique participatif. La société maîtrise l’ensemble de la chaine d’investissement, de la gestion à l’arbitrage de son patrimoine. En 2013 Foncières & Territoires obtient l’agrément de société de gestion de portefeuille auprès de l’Autorité des marchés financiers et développe un concept de SCPI de rendement à thématique territoriale : une solution d’épargne accessible dès 1 000 €.

A propos du groupe Primonial(i)

Primonial, leader indépendant en gestion de patrimoine et en asset management, propose une gamme complète de solutions d’épargne investies dans un large éventail de classes d’actifs, en architecture ouverte. Le groupe Primonial intervient principalement dans les domaines de l’assurance vie, de l’asset management et de l’Immobilier, en s’appuyant sur des équipes d’investissement reconnues pour leur expertise. Avec plus de 45 milliards d’euros d’actifs gérés ou conseillés, le groupe Primonial déjà présent dans plusieurs pays affirme son empreinte européenne.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

SCPI Epargne Pierre : prévision de rendement 2020 « réajustée »

La SCPI gérée par Atland Voisin est un peu plus prudente qu’en septembre dernier sur le niveau prévisionnel de ses résultats 2020. En cause : le nouveau confinement. Mais sa fourchette de rendement estimé reste dans le haut du panier : entre 5,25% et 5,35%.

« Entre 5,30% et 5,50% », annonçait en septembre dernier la société de gestion Atland Voisin. La fourchette de rendement prévisionnel de la SCPI Epargne Pierre sera finalement inférieure à cette estimation. « L’instauration d’un nouveau confinement nous a amenés à réajuster nos prévisions », explique le gestionnaire dans une communication adressée à ses clients et partenaires.

Prévision réajustée du rendement 2020

Atland Voisin projette désormais un rendement prévisionnel 2020 compris « entre 5,25% et 5,35% ». Ce qui, rappelle la société de gestion, reste bien supérieur au rendement courant moyen attendu pour les SCPI cette année. Estimé « aux environs de 4% ». Lors de son précédent communiqué, daté du 28 septembre dernier, Atland Voisin dressait un état des lieux plutôt encourageant de la santé financière de la SCPI. Le taux de recouvrement des loyers du 2e trimestre était notamment remonté à plus de 95%. Contre 84,9% fin juin. Epargne Pierre, compte tenu du faible pourcentage de faillites parmi ses locataires, estimait alors que « 98% des loyers 2020 sont pérennisés ». Raison pour laquelle la SCPI avait décidé de reprendre son rythme normal de distribution.

Acompte du 3e trimestre révisé à la hausse

L’acompte du 3e trimestre avait de fait été révisé à la hausse. Et replacé au niveau de celui du 1er trimestre (2,70 €). Celui du 2e trimestre avait été quant à lui, par prudence, réduit de 11%, à 2,40 € par part. Pour tenir son nouvel objectif de rendement, le dernier acompte du 4e trimestre 2020 devrait donc être compris entre environ 3 € (fourchette basse) et 3,16 € par part (fourchette haute). Rappelons qu’en 2019, ce 4e acompte était de 3,90 €, concrétisant un rendement annuel de 5,85%. Si cette révision à la baisse du rendement estimé pour 2020 peut apparaître comme une – relative – mauvaise nouvelle pour les associés, Atland Voisin tient néanmoins à les rassurer sur la solidité d’Epargne Pierre et ses perspectives d’évolution.

Des valeurs d’expertise stables en 2020

D’abord, comme la société de gestion le laissait déjà entendre à la fin du 3e trimestre, « les valeurs d’expertise 2020 seront stables » confirme-t-elle aujourd’hui. Ceux qui craignaient une baisse de la valeur de leurs parts sont donc tranquillisés. Cette option n’est pas envisagée par Atland Voisin. Les associés d’Epargne Pierre conservent donc intact leur matelas de protection face à une baisse future – mais aujourd’hui toujours hypothétique – des valeurs de l’immobilier. Rappelons en effet que le prix de leurs parts (205 €) est actuellement décoté de 6,85% par rapport à la valeur de reconstitution de la SCPI fin 2019 (219,04 €). Si les valeurs d’expertise 2020 restent inchangées, ce coussin de protection le demeurera également…

Des perspectives qui restent favorables

Atland Voisin rappelle par ailleurs qu’Epargne Pierre, qui a bouclé son programme d’investissement 2020, n’est que très marginalement endettée (moins de 10% fin septembre). Surtout, les associés de la SCPI ne sont absolument pas soumis à un quelconque risque de liquidité. « La collecte est demeurée active. Et les retraits sont à leurs niveaux habituels », précise Atland Voisin. Enfin, comme elle a déjà eu l’occasion de l’expliquer à plusieurs reprises, les revenus locatifs de la SCPI « offrent une forte visibilité à long terme ». L’écrasante majorité (84%) des locataires d’Epargne Pierre sont en effet des grandes entreprises, ou des entités publiques. Et la durée moyenne des baux de l’ensemble de locataires est supérieure à 5 ans.

Entrée dans l’ère de l’ISR pour l’immobilier

Tout n’est pas rose pour autant. Atland Voisin laisse bien entendre, à demi-mot, que toutes ces perspectives restent conditionnées à l’évolution de la situation sanitaire et économique. Un nouveau choc exogène – tel qu’un nouvel épisode de confinement en 2021 – pourrait les remettre en cause. Mais la société de gestion reste confiante sur les fondamentaux de l’immobilier d’entreprise. Tout en prévenant que la recherche de la résilience des actifs demeurera de mise. Un objectif qui passera notamment « par l’entrée dans l’ère de l’ISR appliqué à l’immobilier ».

Frédéric Tixier


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A propos d’Atland Voisin(i)

Pionnier en matière de placement immobilier collectif, avec la création d’Immo Placement dès 1968, Atland Voisin gère plusieurs SCPI en immobilier d’entreprise. Qui représentaient un patrimoine de près de 1,3 Mds € pour le compte de 23 000 associés environ au 31/12/2019. Depuis septembre 2016, la société est présente sur le marché des OPCI professionnels avec les véhicules Transimmo et Dumoulin, qui représentent plus de 400 M€ de patrimoine (au 31/12/2019). Atland Voisin est filiale de Foncière Atland, Société d’Investissement Immobilier Cotée.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société