Covivio : la diversification a été bénéfique en 2020

La pandémie aurait pu avoir des répercussions très négatives pour Covivio en 2020. La crise sanitaire a en effet affecté le portefeuille hôtelier de la Foncière. Mais la diversification a joué.  Finalement la valeur du patrimoine a progressé, notamment grâce aux logements détenus en Allemagne. 

Le patrimoine de Covivio est de 17 milliards d’euros à fin 2020.

À titre de comparaison,

  • celui d’Unibail Rodamco Westfield s’élève à 56 milliards d’euros
  • celui de la Société Foncière Lyonnaise s’élève à 7,5 milliards d’euros.

Cette Foncière a joué la diversification.

Aussi bien géographiquement que par secteurs immobiliers :

  • Par zone géographique : 40 % en France et 37 % en Allemagne. Mais aussi 17 % en Italie. Et 6 % dans le reste de l’Union européenne
  • Par secteurs :  les bureaux représentent 60 % de son portefeuille. Ils se situent principalement à Paris. Mais également à Milan et Berlin.  Le résidentiel constitue 25 % du patrimoine. Il se trouve surtout en Allemagne. Les  15 %  restants sont des hôtels. Ils sont situés dans les grandes villes touristiques européennes.

Quels sont les faits marquants de l’exercice 2020  ?

Il faut analyser de plus près la baisse des loyers de Covivio

Les loyers nets collectés ont baissé de 9,4 %. Mais derrière ce chiffre la situation est contrastée. En effet, les loyers hors secteur hôtelier ont augmenté de 1 %.

Les évolutions ont naturellement été très différentes selon les secteurs :

  • Les revenus locatifs ont progressé de 2,3 % pour le résidentiel.
  • Ils ont été stables pour les bureaux.
  • Et se sont effondrés de 54,8 % dans le secteur hôtelier.

De façon similaire, l’évolution de la valeur du patrimoine varie selon les secteurs  :

  • Les bureaux ont progressé très légèrement, de 0,8 %
  • Le résidentiel a connu une évolution plus forte, de 8,2 %.
  • Avec une baisse de 6,9 % des hôtels.

Au total, la valeur du patrimoine de Covivio a progressé de 1,3 % en 2020.

Il faut savoir aussi que  cessions et acquisitions ont été importantes au cours de cette année. Les cessions se sont élevées à 871 millions d’euros. Elles ont d’ailleurs été réalisées avec une prime de 8 % par rapport aux valeurs d’expertises qui étaient prises en compte pour le calcul de l’ANR (actif net réévalué).

La principale acquisition concerne la Foncière allemande Godewin. Covivio a ainsi acquis un portefeuille de bureaux d’une valeur de 1?1 milliards d’euros.

Signalons aussi des constructions en cours pour un montant de 1,3 milliards d’euros, surtout des bureaux :

  • Pour un montant de 1 milliard d’euros en France
  • Et de 200 millions en Italie.

On peut donc parler d’une gestion active du portefeuille immobilier pendant cette année 2020.

Des points forts qui fonctionnent

Le ratio LTV (« Loan-to-Value ») de Covivo a légèrement augmentéa augmenté : de 38,3 % à 40,9 %. Le coût de la dette, quant à lui, a baissé de 1,55 % en 2019 à 1, 29 % en 2020. Ce qui entraîne une progression du ratio ICR (Interest Coverage Ratio) de 5, 7 à 6,1 fois.

En fin de compte, le résultat net récurrent a baissé de 15 %. La société a décidé de diminuer le dividende plus fortement. De 4,80 euros en 2019 à 3,60 en 2020, il baisse de 25 %.

Ce qui ressort de l’année 2020 est que Covivio a bénéficié de ses point forts qui sont :

  • Une gestion dynamique avec cessions, acquisitions et constructions. La Foncière prévoit d’ailleurs de nouvelles cessions à hauteur de 600 millions d’euros en 2021.
  • Un endettement maîtrisé pour soutenir la croissance
  • L’ exposition à l’immobilier résidentiel alllemand, qui représente aujourd’hui 43 % de son patrimoine. L’effet “diversification” a joué à plein, et amorti la partie hôtelière.

Doit-on rappeler le parcours impressionnant de Covivio, depuis ses origines ? Des logements ouvriers de la sidérurgie jusqu’à une Foncière européenne…

Les mutations  de son modèle économique font penser à la  devise du Capitaine Nemo : « Mobilis in mobile ».


     

 QUIZZ

 

 

1) Quelle  Foncière cotée a pour origine des logements ouvriers de la sidérurgie lorraine ?

2) Quelle Foncière cotée a comme principaux locataires des opérateurs de télécommunications ?

3) Quelle Foncière cotée a fusionné avec sa filiale italienne ?

La réponse à ces trois questions est Covivio.

  • Covivio est l’ancienne Foncière des Régions, elle-même issue des Garages Souterrains de Metz. GSM détenait un portefeuille de logements ouvriers acquis auprès d’Usinor. Il faut noter que le siège social de Covivio est toujours situé à Metz.
  • Les principaux locataires de Covivio sont Orange et Telecom Italia. Orange représente 7 % des loyers et Telecom Italia 6 %.
  • Covivio a fusionné avec sa filiale Italienne Beni Stabili en décembre 2018. Covivio est coté à Paris mais aussi à Milan.

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SFL, Société Foncière Lyonnaise : la belle parisienne a bien traversé l’année 2020

A la veille de la Saint-Valentin, le management de la SFL a dévoilé les résultats 2020 de cette discrète et élégante parisienne à l’ascendance espagnole et orientale. L’actif net réévalué de cette SIIC foncièrement « prime » a cru de 3,1 % en 2020 et le loyer moyen qu’elle a perçu a progressé de 3,3 %. Son ratio d’endettement reste très modéré. 2020, année chaotique ? Pas pour la Société Foncière Lyonnaise.

Le patrimoine de la SFL (7,5 milliards d’euros et 393.300 mètres carrés) se compose de 80 % de bureaux, 19 % de commerces… et 1% de “divers”. Pratiquement tout son patrimoine se situe à Paris intra-muros dont 83 % dans le quartier central des affaires. Cette Foncière possède l’ensemble immobilier Edouard VII, situé près de l’Opéra, qui contient l’Olympia et le théâtre Edouard VII. Ainsi que les immeubles Washington Plaza et Cézanne Saint-Honoré, situés près des Champs-Elysées. De même le Louvre Saint-Honoré.

SFL détient également le récent immeuble # cloud, loué à Exane, Facebook, Alibaba et une pléiade de startups.

La fine et pure parisienne a traversé l’orage sans encombre

Quels sont les points marquants de l’année 2020 ?

Les revenus locatifs ont baissé de 8,2 % en 2020.

Ils ont atteint 182,4 millions d’euros contre 198,7 millions d’euros en 2019

Les mesures Covid-19 représentent 42 % de cet écart. Elles ont concerné l’ensemble Edouard VII. Le théâtre, l’Olympia, le centre de conférence et hôtel Indigo sont restés fermés pendant les périodes de confinement… et au-delà. Mais il faut savoir qu’à périmètre constant et hors mesures Covid – 19, les revenus locatifs ont légèrement progressé de 0,7 %.

Les données sur les loyers de bureaux nuancent ce recul

  • Le loyer moyen annuel des bureaux s’élevait en 2020 à 687 euros par mètre carré. Soit une progression de 3,3 % par rapport à 2019.
  • Surtout, le loyer moyen annuel des bureaux loués pour la première fois en 2020 s’est élevé à 846 euros par mètre carré. Les loyers des nouveaux baux sont donc 23 % plus élevés que celui des baux existants.

Le résultat net récurrent de SFL a baissé de 15,5 % par rapport au niveau historiquement élevé de 2019

Il faut toutefois constater qu’il est comparable à la moyenne constatée de 2016 à 2018.

L’actif net par action a progressé de 3,1 %, à 98,8 euros

Nous parlons ici de l’actif net de reconstitution (au sens de l’EPRA Net Disposal Value).

La dette de SFL reste très modérée

En effet le ratio « Loan-to-Value » ou LTV (endettement rapporté à l’actif net) est de 23,8 %. Avec un  coût moyen de 1,5 % en 2020. En conséquence le ratio ICR (Interest Coverage Ratio, couverture des frais financiers par le résultat opérationnel)  est confortable. Il est de 6,6 fois, en légère augmentation par rapport à 2019 (5,2 fois).

Précisons enfin que le dividende au titre de l’exercice 2020 s’élèvera à 2.1 euros contre 2,65  en 2019.

Les modifications du périmètre de SFL sont significatives

Les mises en production et les restructurations d’immeubles représentent 38 % de la baisse des revenus locatifs de la SFL. La principale de ces opérations est la restructuration du Louvre Saint-Honoré qui abritera la Fondation Cartier en 2024. Une autre est l’immeuble Biome, situé dans le XVème arrondissement, dont la livraison devrait intervenir au troisième trimestre 2022.

Par ailleurs, SFL a vendu deux immeubles, le premier au 112, avenue de Wagram, le second au 9, avenue Percier. Le prix de vente a été en moyenne supérieur de 16 % à leur valeur d’expertise. Aviva Investors a acquis le 112, avenue de Wagram en janvier 2021 au prix de 120,5 millions d’euros. Deka Immobilien a acheté le 9, avenue Percier en février 2021 pour 143,5 millions d’euros.

SFL a nettement surperformé l’indice SIIC des foncières françaises en 2020

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Prime au tertiaire « Prime » : la qualité paie

Comme le disait Alfred de Musset (La coupe et les lèvres, 1831) : ” Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ? “. Le goulot du flacon SFL est étroit. Le flottant du titre est en effet réduit. Colonial détient 81,7 % et Predica 13,2 % du capital de la Société Foncière Lyonnaise.

La qualité de ce fin nectar justifie sa dégustation… avec délectation et modération.


     

 QUIZZ

 

 

1) Quelle est la plus ancienne foncière cotée en bourse de Paris ?

2) Quelle foncière cotée ne détient aucun immeuble à Lyon mais comporte le mot « Lyonnaise » dans sa raison sociale ?

3) Quelle foncière cotée a donné son nom à un boulevard cannois au XIXème siècle ?

4) Quelle foncière cotée possède les murs de l’Olympia et du théâtre Edouard VII ?

5) Quelle entité parisienne détenue (directement ou indirectement) par des capitaux qataris détient des actifs de haute valeur dont les performances / contre-performances (voire les caprices) ne figurent pas à la une des médias ?

La réponse à ces cinq questions est la Société Foncière Lyonnaise (SFL) ;

  • La Société Foncière Lyonnaise est cotée en bourse de Paris depuis 1879.
  • Henri Germain (aucun lien avec le Paris Saint-Germain), le fondateur du Crédit Lyonnais, est également celui de cette foncière.
  • Le boulevard Carnot, à Cannes, s’appelait jusqu’en 1894 boulevard de la Foncière Lyonnaise. La SFL était en effet à l’origine de cette artère et y avait fait construire, de 1881 à 1883, une vingtaine d’immeubles haussmanniens.
  • La SFL possède les murs de l’Olympia et du théâtre Edouard VII. Ces deux salles de spectacle sont situées dans l’ensemble immobilier Edouard VII.
  • Son actionnaire ultra-majoritaire (81,7 %), la foncière espagnole Colonial, a elle-même pour principal actionnaire (20 %) Qatar Investment Authority, le fonds souverain qatari.

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Foncières cotées : comment s’adapter à la réalité des marchés actuels ?

Thierry Slama

Foncières cotées : comment s’adapter à la réalité des marchés actuels ?

Une remontée brutale et forte des taux d’intérêt n’est pas favorable à l’immobilier. Car elle impacte négativement la valeur des actifs, écrit Laurent Saint Aubin, gestionnaire actions spécialiste de l’immobilier européen chez Sofidy, dans son dernier commentaire de marché. Comment, dès lors, adapter un portefeuille de foncières cotées ? Analyse.

Les marchés anticipent un rebond très fort des économies mondiales post-Covid. Il viendrait du déversement dans l’économie réelle du surplus d’épargne accumulé depuis un an et de l’effet de plans de soutien budgétaire d’une ampleur jamais atteinte dans le passé. Cette perspective entraînerait une résurgence de l’inflation au moins momentanée.

Une hausse des taux n’est pas favorable à l’immobilier

Elle explique la remontée brutale et forte des taux d’intérêt que les banques centrales, qui se préoccupent avant tout (!) d’accompagner le rebond du marché du travail, paraissent considérer comme bénigne aujourd’hui. Ce tableau n’est pas favorable à l’immobilier. En effet, le secteur ne peut être considéré comme cyclique. Et la valeur des actifs sous-jacents est mécaniquement réduite par la hausse des taux. En outre, les politiques de limitation des hausses de loyers dans le secteur résidentiel en Allemagne, ou les modalités de partage du fardeau des fermetures administratives en matière de commerce, ne sont pas un élément de soutien.

Immobilier coté européen en recul depuis le début de l’année

Dans le paysage de l’immobilier coté européen, en recul globalement depuis le début de l’année, les meilleures performances se retrouvent chez certains acteurs du commerce. Ceux plutôt axés sur des centres de proximité avec une dominante “achats de première nécessité” assez forte (Mercialys, Carmila, Lar España alors qu’Unibail-Rodamco-Westfield est en hausse de 0,9 % seulement). À l’inverse, malgré des hausses de valeurs et une perspective d’accélération des revenus locatifs liés au développement et à la rénovation, les foncières de résidentiel sous-performent fortement. Avec des reculs voisins de 10 % depuis le début de l’année.


L’anticipation du cycle prévaut sur le stock picking

De même, malgré leur sensibilité au cycle économique, les foncières de bureaux sont également en recul de 7 % en moyenne sous l’effet du débat sur la perspective d’une pérennisation du travail à domicile. La qualité des résultats individuels ne joue pour le moment que marginalement sur les performances boursières. L’anticipation du cycle prévaut sur le stock picking dans les choix de valeurs.

Le résidentiel, en dessous de la valeur de son patrimoine

Sofidy Sélection 1 favorise traditionnellement dans son allocation les valeurs de croissance. Ces dernières se payent au-dessus de leur valeur d’actif instantanée en raison de la bonne prévisibilité de leur croissance locative, mais sont handicapées par la hausse des taux. Il favorise aussi les valeurs « résidentiel ». Un secteur très résilient et prévisible mais, du coup, insensible à l’anticipation d’un rebond économique violent, et qui, après la baisse récente, est revenu très en dessous en moyenne de la valeur de son patrimoine.


Laurent Saint Aubin

Achevé de rédiger le 8 mars 2021


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A propos de Laurent Saint Aubin

Laurent Saint Aubin a débuté sa carrière en 1986 comme analyste financier à la Banque de l’Union européenne avant de rejoindre la société de Bourse Ferri puis le CCF. Il a été ensuite directeur général d’ING France Securities en charge des activités de marché Actions à Paris, puis, à compter de 2006, responsable des activités de vente et de recherche sur l’immobilier coté au sein du groupe Aurel BGC. Membre de la SFAF, il a reçu en 2012 le trophée du meilleur analyste des sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC). Depuis 2014, il gère le FCP Sofidy Sélection 1, où il développe une gestion discrétionnaire visant à « surperformer, via une exposition aux actions du secteur immobilier de l’Union européenne, l’indicateur de référence FTSE EPRA/NAREIT Euro Zone Capped dividendes nets réinvestis ».

A propos de Sofidy(i)

Depuis 1987, Sofidy conçoit et développe des produits d’investissement et d’épargne (SCPI, OPCI, SCI, SIIC, OPCVM Immobilier, Fonds dédiés) orientés principalement vers l’immobilier de commerces, et de bureaux. Gestionnaire de référence dans le paysage de la gestion d’actifs immobiliers en France et en Europe, Sofidy est régulièrement distingué pour la qualité et la régularité des performances de ses fonds. Sofidy gère pour le compte de plus de 50 000 épargnants, et un grand nombre d’institutionnels, un patrimoine immobilier d’une valeur de près de 6,2 milliards d’euros constitué de plus de 4 200 actifs commerciaux et de bureaux. Sofidy est une filiale de Tikehau Capital.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Foncière Atland : dividende par action en progression de 7,1%

La SIIC vient de publier ses comptes 2020. Le bénéfice net est en retrait. Mais la proposition de distribution est en hausse, tout comme les actifs sous gestion. Le modèle « multi-métiers » dont se réclame aujourd’hui Foncière Atland est désormais tiré par l’activité de promotion. Les revenus issus de la gestion pour compte de tiers sont stables.

Le groupe reconnaît un « bénéfice net de 19,7 M€, en repli de 13% par rapport à une année 2019 exceptionnelle ». Mais il rappelle que « cette évolution s’accompagne d’une amélioration sensible de l’ensemble des indicateurs financiers et opérationnels ». Foncière Atland, SIIC cotée sur Euronext Paris, publiait ce 8 mars ses résultats annuels. Ils témoignent, de fait, d’un certain assainissement de sa structure financière.

Amélioration des indicateurs financiers

La durée résiduelle de sa dette et son niveau d’endettement net sont en effet en baisse. Ce dernier passe de 87 M€ à 83,2 M€ (-4,4%). Sa trésorerie consolidée augmente (+9,3%). Son ratio LTVA[1] s’améliore (29,8% vs 31,5%). De quoi permettre au groupe, comme le précise Foncière Atland, de « poursuivre son développement ». En 2020, la croissance n’a toutefois pas totalement été au rendez-vous. C’est surtout la nouvelle activité de promotion-construction qui paye un certain tribut à la crise sanitaire. Son chiffre d’affaires s’établit à 146,5 M€ en 2020. Contre 63,5 M€ en 2019. Cette progression apparente devient toutefois une baisse en vision pro forma.

L’activité promotion affectée par la crise sanitaire

La société Atland Résidentiel, qui porte l’essentiel de l’activité de promotion de logement, a en effet été acquise en novembre 2019. Elle n’avait donc contribué que « pour 1,5 mois en 2019 », rappelle Foncière Atland. Une fois retraité, le chiffre d’affaires de ce nouveau pôle enregistre un recul de 15,4% par rapport à 2019. Il a été impacté par la période de confinement, qui a conduit à l’arrêt partiel ou total des chantiers. Visiblement, le 4e trimestre a été particulièrement marqué. Fin septembre dernier, le chiffre d’affaires pro forma affichait en effet encore une progression de 2,8%. Pour 2021, Foncière Atland est en revanche très optimiste sur le potentiel du pôle promotion. Elle annonce un carnet de commandes de 258 M€, en progression de 26%, et un pipeline de 682 M€ de chiffre d’affaires.

Résilience de la gestion pour compte de tiers

Et c’est tant mieux, car l’activité promotion représente désormais plus de 78% du chiffre d’affaires de la foncière. L’activité de gestion pour compte de tiers, qui tirait auparavant la croissance, est au point mort en 2020 (+1%, à 34,6 M€). Foncière Atland préfère parler de résilience. Ce qui est effectivement le cas, l’activité de gestion de la SCPI portée par Atland Voisin ayant, mieux que d’autres sociétés de gestion, résisté à la crise. Notamment en termes de performances financières. D’ailleurs, ce sont essentiellement les commissions de souscription qui s’affichent en repli, en raison d’une baisse générale de la collecte. « Les honoraires de gestion, plus récurrents, progressent de plus de 50% sur un an grâce à la hausse des actifs sous gestion », se félicite d’ailleurs Foncière Atland. Ceux-ci atteignent 2,4 Md€, en hausse de 33% par rapport à fin 2019.


Progression de 7,1% du dividende par action

Le crowdfunding immobilier, activité que Foncière Atland a ajouté à sa gamme d’expertises en rachetant Fundimmo en juin 2019, affiche quant à lui une forte progression. Sa collecte bondit à 48,9 M€, soit une hausse de 47%, certes sur un marché globalement en croissance. Enfin, l’activité pour compte propre de la foncière est, elle aussi, en développement. Elle génère un chiffre d’affaires de 5,9 M€, en hausse de 14,5% par rapport à 2019. Si les loyers sont restés stables, la foncière affiche un taux d’occupation correct (94,9%), tout comme le taux de rendement locatif (8,4%). Tous ces éléments permettent à Foncière Atland, en dépit donc du recul du chiffre d’affaires pro forma, et de celui du résultat net récurrent (5,01 € par action, vs 5,13 € en 2019) d’envisager le versement d’un dividende par action en hausse de 7,1%, à 1,50 €.

Frédéric Tixier

[1] Loan To Value Of Activities – Rapport entre l’endettement net et la juste valeur des actifs et des activités de la société.


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A propos de Foncière Atland(i)

Partenaire immobilier des entreprises, Foncière Atland est un acteur global de l’immobilier de 230 collaborateurs, qui intervient sur les marchés de l’immobilier d’entreprise et du logement au travers de ses activités de foncière, gestionnaire de fonds et de développeur d’immobilier résidentiel. Au 31 décembre 2020, Foncière Atland et ses filiales gèrent pour compte propre et compte de tiers un patrimoine immobilier de 2,4 milliards d’euros hors droits.

A propos d’Atland Voisin(i)

Pionnier en matière de placement immobilier collectif, avec la création d’Immo Placement dès 1968, Atland Voisin gère plusieurs SCPI en immobilier d’entreprise qui représentaient un patrimoine de 1,6 Md€ pour le compte de 30 000 associés environ au 31/12/2020. Depuis septembre 2016, la société est présente sur le marché des OPCI professionnels avec les véhicules Transimmo et Dumoulin, qui représentent plus de 435 M€ de patrimoine (au 31/12/2020). Atland Voisin est filiale de Foncière Atland, société d’investissement immobilier cotée.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Paref : l’activité de gestion pour compte de tiers marque le pas

La SIIC Paref a publié le 18 février dernier son résultat annuel 2020. Les chiffres confirment le rééquilibrage entre les revenus locatifs issus de l’activité foncière et les commissions générées par les SCPI de Paref Gestion, qui ont moins collecté l’an dernier. Le patrimoine et le résultat net du groupe sont en progression. Novapierre Italie va être dissoute.  

La tendance s’observait déjà lors de la publication des résultats du 3e trimestre 2020. Les commissions issues de l’activité de gestion pour compte de tiers constituent toujours l’essentiel du chiffre d’affaires de la foncière Paref. Mais leur part relative, qui ne cessait d’augmenter ces dernières années, a stoppé sa progression.

L’activité de la foncière progresse de 27%

La première raison tient à la montée en puissance de l’activité pour compte propre. Les revenus locatifs nets de la foncière Paref, le premier « pilier » du groupe, bondissent de 27% (à 8,4 M€) par rapport à 2019 (6,6 M€). Grâce, notamment, souligne Paref dans son communiqué, « aux loyers en année pleine des 6 étages de la Tour Franklin ». Et à une gestion locative « proactive ». Qui aura permis à Paref de louer davantage de surfaces dans l’immeuble Le Gaïa, portant son taux d’occupation à 64%. La valeur du patrimoine immobilier détenu en propre par la foncière[1] s’apprécie en outre de 2,8%, à périmètre constant. Le groupe, dans son ensemble, « fait preuve de résilience ». Il affiche un résultat net récurrent EPRA par action en hausse de 8%. Et un actif net réévalué en progression de 6%.

Une collecte SCPI en recul par rapport à 2019

Mais, et c’est la seconde raison du rééquilibrage du mix revenus de Paref, son activité de gestion pour compte de tiers subit néanmoins en partie les effets de la crise sanitaire. A l’instar de bon nombre de sociétés de gestion d’actifs immobiliers, Paref Gestion, le « deuxième pilier » stratégique du groupe, enregistre une collecte en retrait par rapport à 2019. Paref indique une collecte brute de 151 M€. Soit une baisse de 43% par rapport au niveau 2019 (267 M€). Elle s’explique, selon Paref, par « un effet ciseaux entre deux facteurs principaux ». Le premier, c’est évidemment le ralentissement généralisé de la collecte en 2020. Le second, par la non-reconduction d’une collecte importante (40 M€) sur la SCPI Novapierre 1, suite à l’acquisition d’un portefeuille d’actifs. Retraité de cette souscription exceptionnelle, le recul de la collecte ne ressort qu’à 28%, précise la société de gestion.


Succès pour les véhicules Allemagne et Europe Centrale

La conséquence sur les revenus de Paref Gestion est néanmoins patente. Les commissions de gestion et de souscription baissent de 7% par rapport à 2019. Fort logiquement, ce sont les commissions de souscription qui affichent le plus fort recul (-40%). Ces dernières ne représentent plus que 43% des revenus du groupe. Contre 59% fin 2019. La collecte nette, selon les chiffres de l’IEIF, s’établit quant à elle à 117,6 M€. Contre 207 M€ en 2019. C’est la SCPI Novapierre Allemagne 2, nouvel opus du blockbuster Novapierre Allemagne, lancée fin 2019, qui concentre l’essentiel des souscriptions (91,6 M€). La nouvelle SCPI Interpierre Europe Centrale, lancée en juin dernier, connaît un début de commercialisation encourageant.


Une première acquisition pour Interpierre Europe Centrale

Elle a recueilli 5 M€ de souscriptions en seulement quelques mois. Fin 2020, la SCPI n’avait encore procédé à aucune acquisition. Mais annonçait étudier trois dossiers, tous situés en Pologne. L’un d’entre eux vient d’ailleurs d’être finalisé. Paref Gestion fait en effet état, le 5 mars, de l’acquisition de son premier actif, situé près de Varsovie. Il s’agit d’un local d’activités de 2 500 mètres carrés, occupé par l’entreprise MAN dans le cadre d’un bail d’une durée résiduelle de 12 ans. Cet actif présente, selon Paref Gestion, un rendement net de 8% à l’acquisition. Novapierre Italie, mise sur le marché en début d’année 2020, paye en revanche son tribut à la crise.

Novapierre Italie victime de la crise

Positionnée sur le secteur du tourisme, dans le pays initialement le plus touché par la crise sanitaire, elle n’a pas réussi à séduire les investisseurs. « En dépit des efforts déployés pour lever du capital auprès d’institutionnels et de clients privés, la SCPI n’a pas atteint les 15 % du capital social maximum statutaire dans l’année qui suit son ouverture au public », explique Paref Gestion dans le dernier bulletin de la SCPI. Pour satisfaire à cette obligation[2], la société de gestion a essayé de réduire le capital social maximum. Mais les associés, réunis pour une AGE le 19 janvier dernier, n’ont pas approuvé cette option à la majorité requise, c’est-à-dire l’unanimité. Paref Gestion s’est donc vue contrainte de dissoudre la SCPI. Les modalités de la liquidation seront prochainement présentées aux associés…

Frédéric Tixier

[1] Hors immeuble le Gaïa.
[2] Imposée par le Code monétaire et financier.



En savoir plus

Lire le communiqué de Paref


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A propos du groupe Paref(i)

Paref se développe sur deux secteurs d’activités complémentaires : (i) investissement au travers de la société immobilière SIIC Paref principalement dans l’immobilier d’entreprises en région parisienne (0,2 Md€ de patrimoine au 31 décembre 2020) et (ii) gestion pour compte de tiers au travers de Paref Gestion (1,8 Md€ de fonds gérés au 31 décembre 2020), société de gestion agréée par l’AMF et Paref Investment Management (0,4 Md€ au 31 décembre 2020). Paref est une société foncière SIIC, cotée sur le compartiment C de Euronext Paris.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

URW : Résultats 2020 - Unibail-Rodamco-Westfield suspend son dividende pour mieux rebondir

Unibail-Rodamco-Westfield ? Coûteuse acquisition de Westfield. Cataclysme de la crise sanitaire. Rejet de l’augmentation de capital à l’Assemblée générale mixte du 10 novembre 2020. Départ des principaux dirigeants d’Unibail. Le trio Léon Bressler / Susana Gallardo / Xavier Niel fait son entrée au Conseil de Surveillance.

Le plan « Refocus, not reset » va être appliqué, avec, au menu (minceur), une suspension du dividende pendant trois ans. La réaction du marché a été brutale et la « lune de Niel » boursière aura été de courte durée.

URW a une nouvelle direction

Le nouveau management d’Unibail Rodamco Westfield (Jean-Marie Tritant, Président du Directoire et Fabrice Mouchel, Directeur financier) a présenté les résultats 2020. Cette équipe a démontré de longue date sa compétence et sa loyauté envers la société. De même que Léon Bressler, aujourd’hui Président du conseil de surveillance, qui a contribué à la croissance remarquable d’Unibail pendant sa longue présidence de 1992 à 2006.  Ils doivent faire face à un défi considérable. Redresser la première foncière européenne après une acquisition trop ambitieuse, et après une crise sanitaire sans précédent qui a lourdement pesé sur l’immobilier commercial.

Les faits marquants de l’exercice 2020 d’Unibail :

Les loyers nets collectés ont diminué globalement de 26,4 % à structure comparable.

Les revenus locatifs des centres commerciaux ont baissé de 24 % (-19,1 % en Europe continentale, -49,3 % au Royaume-Uni et – 28 % aux Etats-Unis). Ceux des bureaux sont restés stables.

Les loyers de la division Congrès et Expositions se sont effondrés (- 93,6 %).

Le résultat net récurrent par action ajusté a reculé de 41,1 %

L’actif net réévalué de reconstitution (EPRA Net Reinstatement Value) a perdu 27,1 % à 166.8 €.

Le ratio « Loan-to-Value » ou LTV (endettement rapporté à l’actif net) a augmenté de 38,6 % à 44,7 %. Repère : les covenants bancaires autorisent un ratio LTV maximal de 60 %.

Le ratio ICR (Interest Coverage Ratio, couverture des frais financiers par l’EBITDA) a évolué de 5,7 fois à 3,5 fois. Repère : les covenants bancaires autorisent un ratio ICR minimal de 2 fois.

Le coût moyen de la dette a légèrement augmenté (1,7 % en 2020 contre 1,6 % en 2019). Il reste très modéré à 1,1 % pour la dette en euros, et 3,6 % pour la dette en livres sterling et en dollars.

Le dividende, qui avait été réduit de moitié au titre de l’exercice 2019, sera suspendu au titre des exercices 2020 à 2022.

Unibail Rodamco Westfield n’a pas publié de « guidance » (objectifs) pour 2021.

URW a annoncé :

  • vouloir réduire significativement sa présence aux Etats-Unis.
  • achever son programme de cessions d’actifs de 4 milliards d’euros en Europe avant la fin de 2022 (l’échéance initiale étant la fin de 2021).

L’évolution récente du cours de bourse d’Unibail a été erratique


Après la remontée spectaculaire de son cours de bourse consécutive à l’annulation de l’augmentation de capital programmée à l’Assemblée générale mixte du 10 novembre dernier et amplifiée par l’effet Gamestop bénéficiant aux sociétés faisant l’objet de ventes à découvert significatives, l’action URW s’était dépréciée à la suite de la fermeture des centres commerciaux non-alimentaires d’une surface supérieure à 20.000 mètres carrés.

La suspension du dividende est plus rigoureuse que la réduction prévue par le “plan Reset”  défendu sans succès par les dirigeants précédents. Elle a lourdement pesé sur le cours de la valeur à la reprise des cotations, le 11 février.

Toutefois :

  • à défaut d’augmentation de capital (qui aurait été très dilutive),
  • et dans l’impossibilité de céder à court terme les actifs américains sans les brader,

cette suspension était nécessaire.

Les actionnaires d’Unibail Rodamco Westfield doivent faire preuve de patience

Déception pour les particuliers et institutionnels friands de dividendes… Mais les investisseurs patients devraient bénéficier de la reprise du cours de bourse. En effet le dénouement de la crise sanitaire et l’amélioration graduelle de l’environnement macroéconomique devraient mettre fin à la crise actuelle de l’immobilier commercial.

Dans l’intervalle, ils se consoleront en se réjouissant de ne pas avoir à acquitter la fiscalité (pesante et byzantine en raison de la cotation duale – à Paris et Amsterdam – de l’action) grevant les dividendes dont ils seront temporairement sevrés.

Les investisseurs, dans l’attente du redressement d’URW et de la reprise du versement de son dividende, pourront méditer ces vers de la Fontaine :

« Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un coche. »

Jean de La Fontaine, « le Coche et la Mouche », Livre VII, fable 8, 1678.

 

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En l’absence de retour vers des taux d’intérêt réels positifs, les investisseurs continuent de privilégier les actifs immobiliers « physiques » à risque locatif faible. Ce qui devrait entraîner en miroir une reprise des cours de bourse des foncières qui sont exposées à ces segments. L’analyse de Laurent Saint Aubin, gestionnaire actions spécialiste de l’immobilier européen chez Sofidy.

La remontée des taux d’intérêt aux Etats-Unis, l’accélération des tendances structurellement négatives auxquelles font face les foncières de centres commerciaux, et un momentum défavorable sur les bureaux ont dessiné un paysage peu favorable aux valeurs foncières en ce début d’année. Nous considérons qu’il convient d’y voir une opportunité pour investir sur certaines classes d’actifs immobiliers qui bénéficieront pleinement du placement des surplus d’épargne accumulés en 2020.

Difficultés croissantes pour le segment commerce

Les résultats d’Unibail-Rodamco-Westfield (qui détient pourtant toujours les meilleurs actifs de centres commerciaux européens) témoignent des difficultés croissantes auxquelles l’ensemble du segment du commerce est exposé en termes de :

  • hausse de la vacance (faillites et rationalisation de leurs points de vente physiques par les enseignes textiles qui développent agressivement leurs ventes digitales),
  • moteur des relocations caractérisé par des hausses de loyers à l’arrêt en Europe continentale. Et même des baisses impressionnantes aux Etats-Unis (-20,3 % en moyenne en 2020 chez URW), mis en danger de surcroît pour l’avenir par la réduction des investissements de maintenance dans les centres.

Les taux d’intérêt réels vont demeurer négatifs

Même si la hausse du coût de composants entraînera lors de la reprise économique inéluctable et qui sera momentanément massive, un rebond de l’inflation, moindre en Europe cependant, nous ne croyons toujours pas à l’enclenchement d’une mécanique de hausse des salaires. La croissance en Europe (sous l’effet du vieillissement de la population, de l’accélération des gains de productivité et d’une mondialisation ralentie mais pas arrêtée) demeurera molle. Dans ce contexte, les taux d’intérêt réels vont demeurer négatifs pour une très longue période en Europe.


Prime pour les actifs immobiliers à risque locatif faible

Cela favorisera les actifs immobiliers à risque locatif faible (bureaux prime, logistique, résidentiel) qui continuent de susciter l’appétit des investisseurs (exemple de la cession récente pour 120 M€ par Colonial-SFL de l’immeuble du 112 avenue de Wagram à Paris sous 3% de taux de capitalisation qui a généré 50 offres au premier tour et 6 offres fermes au second). Ce qui devrait entraîner en miroir une reprise des cours de bourse des foncières qui sont exposées à ces segments.

Laurent Saint Aubin


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A propos de Laurent Saint Aubin

Laurent Saint Aubin a débuté sa carrière en 1986 comme analyste financier à la Banque de l’Union européenne avant de rejoindre la société de Bourse Ferri puis le CCF. Il a été ensuite directeur général d’ING France Securities en charge des activités de marché Actions à Paris, puis, à compter de 2006, responsable des activités de vente et de recherche sur l’immobilier coté au sein du groupe Aurel BGC. Membre de la SFAF, il a reçu en 2012 le trophée du meilleur analyste des sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC). Depuis 2014, il gère le FCP Sofidy Sélection 1, où il développe une gestion discrétionnaire visant à « surperformer, via une exposition aux actions du secteur immobilier de l’Union européenne, l’indicateur de référence FTSE EPRA/NAREIT Euro Zone Capped dividendes nets réinvestis ».   

A propos de Sofidy(i)

Depuis 1987, Sofidy conçoit et développe des produits d’investissement et d’épargne (SCPI, OPCI, SCI, SIIC, OPCVM Immobilier, Fonds dédiés) orientés principalement vers l’immobilier de commerces, et de bureaux. Gestionnaire de référence dans le paysage de la gestion d’actifs immobiliers en France et en Europe, Sofidy est régulièrement distingué pour la qualité et la régularité des performances de ses fonds. Sofidy gère pour le compte de plus de 50 000 épargnants, et un grand nombre d’institutionnels, un patrimoine immobilier d’une valeur de près de 6,6 milliards d’euros constitué de plus de 4 200 actifs commerciaux et de bureaux. Sofidy est une filiale de Tikehau Capital.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

L’immobilier est une peau qui recouvre toutes les activités humaines…

La formule est de Laurent Saint Aubin, gestionnaire actions spécialiste de l’immobilier européen chez Sofidy. Pour qui le secteur des foncières cotées est désormais disloqué. Et dont chacune des composantes peut évoluer à l’inverse des autres. En fonction de la santé économique des locataires qui occupent les actifs sous gestion. Conséquence : l’année 2021, boursièrement parlant, risque d’être sportive…

« L’immobilier coté, ce n’est pas que des bureaux poussiéreux, ou des centres commerciaux à bout de souffle », s’est plu à rappeler Laurent Saint Aubin, gestionnaire du fonds Sofidy Sélection 1 lors de son dernier point de marché. Une formule qui ravira les adeptes de l’office ou du retail bashing. Mais qui correspond en tout cas à une réalité boursière.

Le secteur immobilier n’en est plus un…

Comme le précisait déjà le gérant dans l’un de ses reporting mensuels, le secteur des bureaux ne représente en effet plus que 23% de l’immobilier coté européen. Celui du commerce, 18%. C’est désormais le secteur du logement qui domine, avec 42% de la capitalisation boursière immobilière. Les secteurs dits alternatifs – mais qui le sont de moins en moins -, tels que la logistique ou la santé, forment quant à eux un ensemble de 17%. « 2020 marque la dislocation du secteur immobilier, qui n’en est d’ailleurs plus un », estime donc Laurent Saint-Aubin. Parce que ce « secteur » n’est plus cohérent en termes de performances. Sinon, comment expliquer l’écart entre les +24% affichés par Vonovia, le leader allemand du secteur résidentiel ? Et les -54% subis par Unibail Rodamco Westfield en 2020 ? L’explication est en partie conjoncturelle.

Disloqué, conjoncturellement et structurellement

« Ce qui, basiquement, attire les investisseurs qui s’intéressent à l’immobilier », rappelle le gestionnaire, « c’est le fait que des loyers sont payés sur une base régulière. Et bénéficient d’une indexation ». De ce point de vue, le résidentiel et la logistique ont, l’an dernier, respecté le deal. Mais pas les bureaux et le commerce… Si l’immobilier est un secteur « disloqué », c’est aussi pour des raisons structurelles. Car ses différents sous-segments n’ont clairement pas le même niveau de sensibilité aux cycles économiques. « La cote immobilière européenne compte plus de 300 sociétés. Qui sont toutes généralement spécialisées sur un secteur géographique ou une typologie d’actifs », constate Laurent Saint Aubin. Chacune de ces valeurs est donc dépendante non pas de la bonne santé d’un « secteur immobilier ». Mais de celle de chacun des secteurs économiques dans lesquels évoluent les locataires de leurs actifs.

L’immobilier est une peau qui recouvre toutes les activités humaines

« L’immobilier est une peau qui recouvre toutes les activités humaines », résume joliment le gérant. Une manière de rappeler que le job d’un gestionnaire de fonds d’immobilier coté n’est pas une sinécure. Qu’au-delà de l’analyse des valeurs, il faut aussi se forger des convictions sur l’évolution attendue de bon nombre d’activités économiques. Conviction – et agilité – sont d’ailleurs les maîtres-mots de la réussite boursière pour 2021. Comme le détaille Laurent Saint Aubin dans sa lettre « Perspectives Marchés » de janvier, les foncières européennes cotées devraient continuer à évoluer cette année « au gré de l’appétit ou de l’aversion pour le risque des investisseurs ». Avec, d’un côté, les foncières de croissance spécialisées sur le résidentiel ou la logistique. Et, de l’autre, les foncières cycliques positionnées sur le commerce ou le bureau.

Une gestion active de conviction

« Une situation qui devrait faire la part belle à la gestion active de conviction. Pour saisir des opportunités d’investissement, stratégiques ou tactiques », estime le gérant. Qui détient, en la matière, un certain savoir-faire. En 2020, alors que l’ensemble du marchés des foncières cotées européennes plongeait de 10,9%[1], son fonds Sofidy Sélection 1 signait une année blanche[2]. Dont acte.

Frédéric Tixier


[1] Performance annuelle de l’indice FTSE EPRA/NAREIT Euro Zone Capped

[2] Avec une valorisation de la part revenue à son niveau de fin 2019 (performance de +0,0% pour la part P, par exemple)


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A propos de Laurent Saint Aubin

Laurent Saint Aubin a débuté sa carrière en 1986 comme analyste financier à la Banque de l’Union européenne avant de rejoindre la société de Bourse Ferri puis le CCF. Il a été ensuite directeur général d’ING France Securities en charge des activités de marché Actions à Paris, puis, à compter de 2006, responsable des activités de vente et de recherche sur l’immobilier coté au sein du groupe Aurel BGC. Membre de la SFAF, il a reçu en 2012 le trophée du meilleur analyste des sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC). Depuis 2014, il gère le FCP Sofidy Sélection 1, où il développe une gestion discrétionnaire visant à « surperformer, via une exposition aux actions du secteur immobilier de l’Union européenne, l’indicateur de référence FTSE EPRA/NAREIT Euro Zone Capped dividendes nets réinvestis ».   

A propos de Sofidy(i)

Depuis 1987, Sofidy conçoit et développe des produits d’investissement et d’épargne (SCPI, OPCI, SCI, SIIC, OPCVM Immobilier, Fonds dédiés) orientés principalement vers l’immobilier de commerces, et de bureaux. Gestionnaire de référence dans le paysage de la gestion d’actifs immobiliers en France et en Europe, Sofidy est régulièrement distingué pour la qualité et la régularité des performances de ses fonds. Sofidy gère pour le compte de plus de 50 000 épargnants, et un grand nombre d’institutionnels, un patrimoine immobilier d’une valeur de près de 6,2 milliards d’euros constitué de plus de 4 200 actifs commerciaux et de bureaux. Sofidy est une filiale de Tikehau Capital.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

 

Les foncières cotées n’auront pas effacé leurs pertes en fin d’année

L’indice IEIF SIIC France, qui regroupe les foncières dotées du statut SIIC cotées sur le marché français, termine l’année sur un repli de 22,76%. Bien plus élevé que celui des valeurs françaises en général, qui limitent leurs pertes annuelles à un peu plus de 3,5%. Mais le secteur immobilier recèle une réelle capacité de rebond…

L’année 2020 aura été éprouvante pour les investisseurs en Bourse… Après un début d’année quasi euphorique, où la plupart des places boursières battaient leurs précédents records, la crise de la Covid-19 est en effet venue doucher cette douce insouciance.

Une année boursière en yo-yo

De mi-février à mi-mars, les marchés ont décroché avec une violence quasi inédite. L’indice phare des valeurs françaises, le CAC 40, perdait ainsi plus de 38% en quelques semaines. A l’instar de l’ensemble des places européennes, américaines, ou asiatiques. Le rebond fut lui aussi tout aussi spectaculaire. Les réactions des banques centrales, puis les plans de relance gouvernementaux, un peu partout dans le monde, ont en effet permis d’enrayer la chute des Bourses mondiales. Fin mars, le CAC 40 avait repris plus de 20% sur son point bas. Aux Etats-Unis, les principaux indices retrouvaient leurs points hauts durant l’été. La hausse s’est accentuée au cours du dernier trimestre de l’année, sous l’effet de l’annonce d’un prochain vaccin. Permettant aux marchés européens de rattraper une partie de leur retard.

Un rebond inéquitablement réparti

Ils finissent néanmoins quasiment tous – à l’exception du DAX allemand – dans le rouge. Mais dans des proportions « raisonnables », compte tenu de l’ampleur du recul enregistré au 1er trimestre. L’indice Stoxx 600 affiche un recul annuel de l’ordre de 5%. Le CAC 40 français termine à -7,14%. Les marchés américains, eux, achèvent l’année sur une note plus que positive. De plus de 14% pour le S&P 500. Et de près de 43% pour le Nasdaq… Le rebond n’aura donc pas équitablement profité à l’ensemble des marchés, ni des valeurs. Les mieux loties ont été, comme en 2019, les valeurs technologiques et du secteur du luxe. A Paris, ce sont les titres Hermès (+32%), Schneider Electric (+29 %), STMicroelectronics (+26 %), ou LVMH (+23 %) qui signent les meilleures performances de l’indice CAC 40. Les foncières cotées en Bourse, quant à elles, figurent parmi les secteurs les plus sinistrés…


Les foncières cotées globalement en recul

C’est d’ailleurs la plus emblématique d’entre elles, Unibail Rodamco Westfield, qui a le triste honneur de signer le recul le plus important du CAC. Avec un cours en repli de 54,08%… Les foncières de commerce figurent d’ailleurs, à quelques exceptions près, dans le peloton de queue. A l’instar de Klépierre (-45,67%), Mercialys (-41,44%), ou Carmila (-41,10%). Covivio Hotels, qui intervient sur un autre des secteurs les plus affectés par la crise sanitaire, ne fait guère mieux : – 37,37%. A l’inverse, la seule valeur spécialisée sur le segment logistique, Argan, affiche la meilleure performance annuelle, à +7,73%. L’ensemble des foncières dotées du statut SIIC cotées sur le marché français, regroupées au sein de l’indice Euronext IEIF SIIC France, affichent au global une contre-performance de -22,76%[1]. Bien plus importante que celle du marché des valeurs françaises, en repli de seulement -3,53% sur un an glissant[2]


Immobilier coté : un potentiel de rebond en 2021

Après une année 2019 exceptionnelle, où les foncières avaient fait mieux que la moyenne des marchés, les valeurs du secteur immobilier signent donc un millésime 2020 plus que morose. Et ce en dépit de résultats, pour la plupart d’entres elles, plus que corrects. Et donc de rendements aujourd’hui encore plus attractifs, compte tenu de la baisse des cours… D’ailleurs, la plupart des spécialistes du secteur, à l’instar de Laurent Saint Aubin, chez Sofidy, s’attendent à un retour sur le devant de la scène des titres immobiliers. Ne serait-ce que, comme l’explique ce gérant, parce que les valeurs positionnées sur les segments les plus résilients présentent aujourd’hui un retard, en termes d’évaluation, par rapport aux marchés physiques. Plusieurs brokers, dont DWS, estiment également que le secteur immobilier coté – et celui des infrastructures – sont les deux classes d’actifs offrant le meilleur potentiel de rendement pour la prochaine décennie. A suivre…

Frédéric Tixier


[1] Source : IEIF.
[2] Indice CAC All-Tradable.


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement), les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, FIA) et le financement.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Immobilier coté : la grande rotation sectorielle est prématurée…

Le rebond boursier des secteurs immobiliers les plus impactés par le confinement – dans le sillage de l’annonce du vaccin anti-Covid – s’est accompagné de prise de bénéfices sur les foncières logistiques et résidentielles. Une rotation sectorielle « prématurée », selon Laurent Saint Aubin, gestionnaire actions spécialiste de l’immobilier européen chez Sofidy. Analyse.

L’annonce par Pfizer BioNTech des premiers résultats de la phase 3 de son traitement du coronavirus a entraîné une rotation sectorielle brutale et inédite par son ampleur. Ainsi qu’une nette remontée des taux longs.

Hausse des secteurs immobiliers les plus impactés par les confinements

Pour l’immobilier coté, cela s’est traduit par une hausse des secteurs les plus impactés par les confinements (commerces, bureaux, hôtels et résidences étudiantes). Et des prises de bénéfices appuyées sur le résidentiel et la logistique. Dans ce contexte, il nous paraît opportun de renforcer très progressivement l’exposition de notre portefeuille aux valeurs plus cycliques. Sans céder cependant au vertige de la hausse. L’annonce de Pfizer est une bonne nouvelle. Qui devrait être suivie d’autres bonnes nouvelles. Puisque les résultats des vaccins développés par Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson devraient être connus d’ici à début janvier.

Les Bourses ont-elles raison de se réjouir ?

Mais les Bourses ont-elles raison de se réjouir ? Les résultats de Pfizer ne concernent pour l’instant que 94 malades sur un échantillon total de 43 538 patients. La durée d’immunité, et une analyse de la protection par catégorie de patients, ne sont pas connues pour l’heure. Les conditions de stockage et de transport (moins 70°C pour le vaccin de Pfizer), ainsi que les conditions d’administration (répartition des stocks par pays, taux d’acceptation de la vaccination, faible aujourd’hui aux Etats-Unis et en France), restent à traiter. Sous réserve que ces points d’interrogation soient résolus, le vaccin pourrait être largement opérationnel dans le courant du second trimestre 2021. Nous sommes d’avis que la rotation sectorielle observée ces derniers jours n’intègre aucune réserve quant à la réalisation d’un scénario rose.

Rester attentifs à des signes concrets d’amélioration

C’est pourquoi, notre stratégie d’investissement dans les actions du secteur de l’immobilier coté demeure attentive à des signes concrets d’amélioration. Pour le moment, ceux-ci ne sont pas avérés. Si l’on regarde l’état de la demande locative en bureaux et des transactions sur de grands actifs en commerce. Nous demeurons par ailleurs convaincus de la qualité d’une exposition élevée au résidentiel et à la logistique immobilière. En raison des avantages spécifiques non remis en cause de ces secteurs en termes de visibilité et de capacité de progression des loyers et des valeurs.

Laurent Saint Aubin


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Convaincu par les valeurs qui respectent les promesses de l’immobilier…

L’immobilier coté mérite une réappréciation !


A propos de Laurent Saint Aubin

Laurent Saint Aubin a débuté sa carrière en 1986 comme analyste financier à la Banque de l’Union européenne avant de rejoindre la société de Bourse Ferri puis le CCF. Il a été ensuite directeur général d’ING France Securities en charge des activités de marché Actions à Paris, puis, à compter de 2006, responsable des activités de vente et de recherche sur l’immobilier coté au sein du groupe Aurel BGC. Membre de la SFAF, il a reçu en 2012 le trophée du meilleur analyste des sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC). Depuis 2014, il gère le FCP Sofidy Sélection 1, où il développe une gestion discrétionnaire visant à « surperformer, via une exposition aux actions du secteur immobilier de l’Union européenne, l’indicateur de référence FTSE EPRA/NAREIT Euro Zone Capped dividendes nets réinvestis ».   

A propos de Sofidy(i)

Depuis 1987, Sofidy conçoit et développe des produits d’investissement et d’épargne (SCPI, OPCI, SCI, SIIC, OPCVM Immobilier, Fonds dédiés) orientés principalement vers l’immobilier de commerces, et de bureaux. Gestionnaire de référence dans le paysage de la gestion d’actifs immobiliers en France et en Europe, Sofidy est régulièrement distingué pour la qualité et la régularité des performances de ses fonds. Sofidy gère pour le compte de plus de 50 000 épargnants, et un grand nombre d’institutionnels, un patrimoine immobilier d’une valeur de près de 6,2 milliards d’euros constitué de plus de 4 200 actifs commerciaux et de bureaux. Sofidy est une filiale de Tikehau Capital.

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