Les cessions de Gecina pèsent sur ses loyers pas sur ses bénéfices

rond-immeubleLa foncière Gecina a achevé son recentrage avec des loyers de bureau qui atteignent désormais 60 % du total. Sa dette ne représente plus que 39 % de la valeur de son patrimoine.

La Société d’investissement immobilier cotée (SIIC) Gecina a publié mardi un bénéfice semestriel net récurrent de 167,4 millions d’euros au premier semestre, en légère hausse de 1,5% sur un an. Ce résultat intègre le paiement de la taxe de 3% sur les dividendes distribués au-delà de l’obligation SIIC, soit 2,4 millions. La hausse du résultat récurrent net aurait été de 3% retraité du paiement de cette taxe. Le résultat semestriel par action progresse pour sa part de 1,4 % à 2,75 euros. L’actif net réévalué par action s’inscrit à 99,9 euros (+ 1,2%). La foncière annonce parallèlement avoir mené à bien son recentrage sur son cœur de métier, après la cession de quatre villages Club Méditerranée.

Sur les 6 premiers mois de 2013, les revenus locatifs bruts, chiffre d’affaires de la société foncière, ont diminué de 2,8% à 294,4 millions d’euros. Cette baisse résulte des pertes de loyers engendrées par les cessions (-34,5 millions d’euros) qui excèdent les revenus provenant des investissements et livraisons de projets (+15,6 M EUR). A périmètre constant en revanche, les loyers ont progressé de 3,5% fait valoir Gecina. La part des loyers issus des bureaux se hisse à 59,8 % du total (176 sur 294,4 millions d’euros).

Gecina a dépassé ses objectifs de cession pour l’année après avoir sécurisé 716 millions de cessions d’actifs au premier semestre, 665 millions d’euros d’actifs vendus et 51 millions sous promesse de vente à fin juin, contre un programme de vente de 700 millions prévu pour 2013. Après la cession de l’activité logistique réalisée en 2012, Gecina a finalisé sa sortie des segments non stratégiques, avec la vente de quatre villages Club Méditerranée pour 280 millions d’euros (hors droits), soit une prime de 3,5% par rapport aux valeurs d’expertise à fin 2012. La foncière a en outre cédé pour 192 millions d’euros d’actifs de bureaux “mûrs ou non stratégiques”, ainsi qu’un portefeuille de 62 millions d’euros d’actifs de santé et 131 millions d’euros d’actifs résidentiels.

Parallèlement, Gecina a repris une politique active d’investissements de bureaux, réalisant l’acquisition de 2 immeubles pour un montant cumulé de 301 M€ (hors droits) à Paris (Tour Mirabeau et 32 rue Marbeuf) totalisant 47 000 m². Outre un taux de rendement immédiat élevé, ces deux actifs offrent une opportunité de restructuration lourde à moyen terme, permettant à Gecina de capter un potentiel de loyer additionnel ainsi qu’une hausse de valeur. Dans la santé, Gecina a conclu un nouveau partenariat avec Capio pour la construction d’une clinique privée, soit un investissement de 70 M€ engendrant un rendement triple net de 6,6%. Le groupe se focalise également sur les gisements de redéveloppement de son patrimoine. A ce stade, 14 projets à long terme ont été identifiés, représentant 1.5 Md€ de pipeline, dont 690 millions d’euros d’investissement, générant une rentabilité des capitaux employés (ROCE) cible de 7%. Ainsi, une première restructuration portant sur près de 11 000 m² à Boulogne a démarré en juillet 2013.

Au premier semestre, Gecina annonce avoir loué “près de 88 000 m2” de bureaux et enregistré des “succès majeurs” tels que la commercialisation de la totalité de l’immeuble Newside à la Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), soit près de 18 000 m³.

A fin juin 2013, la dette nette s’élève à 4,23 milliards d’euros, en baisse de 4,4% par rapport à fin 2012. Les frais financiers nets reculent de -10.3% sur un an à 72.8 millions d’euros, essentiellement au travers de la baisse du volume de la dette. Le coût moyen de la dette ressort à 3.7% à fin juin 2013, en ligne avec le taux constaté au 1er semestre 2012. Alors que le ratio d’endettement LTV est revenu à 39.0%, Bernard Michel, le président de Gecina estime que «la politique de désendettement et de recentrage du groupe que nous avons mise en œuvre depuis deux ans porte ses fruits». Selon lui, «Gecina dispose désormais d’une base solide pour poursuivre son développement». A fin juin 2013, il reste 251 millions d’euros à investir au titre du pipeline de développements engagés, dont 144 millions au 2ème semestre 2013, 71 millions en 2014 et 36 millions en 2015. 50 millions sont concentrés sur le centre commercial de Beaugrenelle, qui ouvrira en octobre 2013. Cet actif devrait être entièrement pré-commercialisé à l’ouverture, 97% des surfaces étant d’ores et déjà pré-louées. Selon plusieurs analystes, le centre commercial Beaugrenelle devrait être rapidement cédé par Gecina après son ouverture au public. Les conditions de cette éventuelle cession de ce centre commercial de premier ordre seront scrutées avec beaucoup d’intérêt par la communauté financière.

à propos de Gecina
Gecina détient, gère et développe un patrimoine immobilier de 10.7milliards d’euros au 30 juin 2013 situé à 90% en Ile-de-France. La foncière oriente son activité autour d’un pôle économique constitué notamment du premier patrimoine de bureaux de France et d’un pôle démographique d’actifs résidentiels, de résidences étudiants et d’établissements de santé. Gecina a inscrit l’innovation durable au cœur de sa stratégie pour créer de la valeur, anticiper les attentes de ses clients et investir en respectant l’environnement grâce à l’implication et l’expertise de ses collaborateurs.
Gecina a créé une fondation d’entreprise dédiée à la protection de l’environnement et au soutien de toutes les formes de handicap.
Le mardi 23 juillet, au cours de 92,89 euros sa capitalisation boursière atteint 5,83 milliards d’euros.

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