La SCPI Elysées Pierre prochainement distribuée par les CGP

La SCPI Elysées Pierre prochainement distribuée par les CGP

La plus que trentenaire SCPI gérée par HSBC REIM sera bientôt disponible en dehors des réseaux bancaires du groupe. Après 10 ans d’absence… Et des arguments de poids : un résultat 2020 en progression, et un dividende 2020 inchangé depuis 2017.

« Bienvenue aux CGP » : le message qui s’affiche désormais sur le site de HSBC REIM est en soi une mini-révolution… Car, depuis maintenant près de 10 ans, la SCPI Elysées Pierre n’était plus distribuée que via les réseaux du groupe HSBC. Et avec une certaine parcimonie.

La vente du réseau HSBC France en cours de finalisation

Une décision prise, à l’époque, en raison d’une mauvaise expérience avec les conseillers indépendants sur le marché anglais. Mais remise en cause, depuis quelque temps déjà, par la nouvelle direction de HSBC Global Asset Management. Laquelle constatait -et déplorait- le poids trop important des réseaux du groupe dans la distribution des produits de gestion collective. Une prise de conscience bien évidemment accélérée par la « revue stratégique » -selon le terme politiquement correct utilisé en interne- des activités d’HSBC. L’ouverture aux réseaux de Conseillers en Gestion de Patrimoine (CGP) intervient d’ailleurs au moment même où la vente de l’activité banque de détail d’HSBC France serait sur le point d’aboutir[1]

Elysées Pierre : des rendements inférieurs à la moyenne du marché

Pour l’heure, aucun partenariat n’a encore été signé. Côté HSBC REIM, on explique simplement que « la porte est désormais ouverte ». Les premiers accords de distribution ne devraient donc sans doute pas intervenir avant le 1er trimestre 2021. Mais les CGP répondront-ils à l’appel du gestionnaire d’Elysées Pierre ? La SCPI, l’une des plus anciennes (1984) et des plus imposantes sur le marché des bureaux (2,2 Md€ de capitalisation), ne brille pas par l’excellence de ses rendements. Sur les 5 dernières années, son taux de distribution (DVM) est passé de 4,72% (2015) à 3,71% (2019). Des taux inférieurs à la moyenne du marché des SCPI. Mais Elysées Pierre a d’autres arguments à faire valoir.

Mais des revenus résilients sur le long terme

Si elle n’est guère généreuse en termes de dividendes, elle l’est en revanche davantage en termes de revalorisation du prix de ses parts. Sur les 5 dernières années, celui-ci est passé de 700 € à 825 €[2]. Plus de 18% d’augmentation. Ce qui explique pourquoi, en matière de TRI (Taux de Rendement Interne), Elysées Pierre, avec un niveau de 8,63% annualisé sur 10 ans, se situe plutôt en bonne place sur le marché des SCPI. Sa force, en réalité, comme l’expliquait Dominique Paulhac, le président du directoire d’HSBC REIM à pierrepapier.fr en octobre 2017, « c’est à la fois la valorisation du patrimoine et la génération d’un rendement résilient sur le long terme ».

Résultat 2020 en hausse

Une résilience qui donne toute sa mesure aujourd’hui. Elysées Pierre, placée à 95,5% en immeubles de bureaux, essentiellement franciliens, ne semble pas avoir souffert de la crise sanitaire. Son résultat 2020 devrait même se situer à un niveau supérieur à celui de 2019 (26,8 €). «Il devrait franchir la barre des 27 € », explique-t-on chez HSBC REIM. Côté dividendes, donc, aucune baisse en perspective. Comme les années précédentes, depuis 2017, il s’établira à 30 € par part. La différence entre le résultat et le dividende proviendra, comme ce fut le cas au cours des précédents exercices, de la distribution d’une partie des plus-values engrangées. La SCPI dispose en effet d’un stock de 17 € par part de plus-values distribuables. Soit plus de 6 mois de loyers. Des réserves qu’elle reconstitue d’ailleurs chaque année, en procédant à la vente -avec bénéfice- d’une partie de son patrimoine.

Un véhicule défensif par excellence

Une opération importante, par la taille, serait d’ailleurs en cours de finalisation. Elysées Pierre, qui affiche par ailleurs un taux de recouvrement des loyers de 96,8% sur le 2e trimestre, est donc bien partie pour garder le cap, celui d’un véhicule défensif par excellence. C’est sans doute cette qualité que les CGP pourront apprécier dans un contexte d’incertitude. Elysées Pierre, qui a subi, comme l’ensemble du marché, un gros trou d’air dans sa collecte au 2e semestre (20 M€ vs 296 M€ sur l’ensemble de l’exercice 2019), a déjà mis en place les outils juridiques pour accueillir ces éventuelles nouvelles souscriptions.

Augmentation de la commission de souscription

Sa dernière assemblée générale a dû entériner le relèvement du capital social, passé de 1 à 2 Md€. Ainsi qu’une « légère » augmentation de la commission de souscription, passée quant à elle de 6% à 8 %… Reste un point de détail, qui risque de rebuter certains distributeurs : un minimum de souscription qui reste, pour l’heure, fixé à 41 250 €[3]

Frédéric Tixier


[1] Selon Reuters, des discussions entre le groupe bancaire britannique et le fonds d’investissement américain Cerberus seraient sur le point d’aboutir. Les 270 agences de l’ex-CCF seraient « bradées » pour un euro symbolique…
[2] Depuis le 23 juillet 2019
[3] 50 parts à 825 € pour une première souscription


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A propos de HSBC REIM(i)

HSBC REIM (France), société de gestion agréée par l’AMF sous le n° GP08000013, est la filiale du groupe HSBC dédiée à la gestion immobilière pour compte de tiers. Elle met à la disposition de ses clients, particuliers et institutionnels, une expertise complète dans le domaine de l’Asset Management Immobilier. HSBC met en œuvre, au sein de sa filiale HSBC REIM (France), les compétences d’une équipe pluridisciplinaire. Qui apporte à la résolution de chaque question le savoir-faire et l’expérience de spécialistes de l’immobilier.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société