Tour Eiffel : la sécurisation des baux a primé

tour-eiffel-cielL’érosion des loyers encore visible lors du premier trimestre devrait céder le pas à une reprise progressive grâce aux acquisitions récentes et à venir. En attendant, la SIIC a allongé la durée moyenne de ses baux.

Au premier trimestre, le chiffre d’affaires consolidé de la société d’investissement immobilier cotée (SIIC) de la Tour Eiffel a progressé de 2,5 % à 16,2 millions d’euros grâce à la vente du bâtiment B2 du Parc de Nantes en VEFA. Au contraire, les loyers s’affichent en repli à 12,7 millions d’euros.

La société explique le tassement des loyers par un effet périmètre. Les acquisitions récentes de 3 immeubles à Bagneux (juillet 2014), Suresnes (octobre 2014), et Vélizy-Villacoublay (mars 2015) ont eu un impact de +1,8 M€ par rapport aux loyers consolidés du 1er trimestre 2014. Ces acquisitions génèreront 8,9 millions d’euros de revenus complémentaires par an et témoignent de la nouvelle stratégie de développement mise en œuvre depuis mi-2014. A l’opposé, Tour Eiffel a réalisé 39 millions d’euros de cessions d’immeubles en 2014. Ces cessions d’immeubles ont eu un impact limité sur les loyers du 1er trimestre 2015, pour -0,6 million d’euros.

Sur le patrimoine en location, la libération de l’actif de Rueil-Malmaison au 30 septembre 2014, et les délais nécessaires à la réalisation des travaux préalables à sa recommercialisation, conjugués aux renouvellements de baux, ont eu un impact global de -1,8 million sur les loyers du 1er trimestre.

Par ailleurs, la société a accompli un important travail de renouvellement des baux et de sécurisation des flux locatifs, notamment sur des lignes importantes de son portefeuille (Le Plessis-Robinson, Asnières-sur-Seine, Champigny-sur-Marne, Caen Colombelles). Ce travail a porté sur près d’un tiers du revenu global de la société. La durée moyenne ferme des baux gagne ainsi plus d’un an pour s’établir à 4,3 ans.

L’indexation n’a pas eu d’effet significatif sur l’évolution des loyers du trimestre.

Le taux d’occupation financier EPRA passe de 92,4 % au 31 mars 2014 à 89,5 % au 31 mars 2015.

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