Notapierre : 237 M€ d’acquisitions en 2018

La discrète mais imposante SCPI gérée par Unofi (Union notariale financière) s’est montrée particulièrement dynamique sur le front des acquisitions l’an dernier. Son taux de distribution, comme prévu, est en revanche en retrait (4%) par rapport à 2017 (4,5%).

Collecte en baisse, mais investissements en hausse… En 2018, la SCPI gérée par Unofi, principalement distribuée par les offices notariaux, a reçu 120 M€ de capitaux nets supplémentaires, mais a investi près du double : 236,84 M€.

Amélioration du taux d’occupation

La SCPI, qui était confrontée à une baisse tendancielle du taux d’occupation sur ses immeubles les plus anciens, s’était engagée en 2017 dans une politique d’arbitrage assez soutenue. Elle avait de ce fait procédé durant cet exercice à davantage de cessions (30 opérations, pour un total de 67,38 M€) que d’acquisitions (2 immeubles de bureaux, pour un total 44,61 M€). Une stratégie fructueuse, puisqu’elle aura permis à Notapierre d’améliorer son taux d’occupation financier (TOF) passé, en moyenne, de 85,80% en 2016 à 85,87% en 2017, puis encore relevé en 2018, puisqu’il atteignait 89,03% fin décembre.

Reprise des investissements

Un rétablissement dû cette fois à une politique d’investissement particulièrement dynamique, comme on pouvait l’anticiper dès la fin du 1er semestre, lorsque Notapierre avait allongé le délai de jouissance de ses parts. La SCPI s’est notamment portée acquéreur en fin d’année dernière de deux nouveaux immeubles de bureaux : l’un situé à Cesson-Sévigné (35) – le « Champs Blancs » -, pour un montant de 56,50 M€, entièrement loué à Technicolor par bail de 12 ans fermes ; l’autre à Toulouse-Colomiers (31) – le « Sky Park » -, pour un montant de 52,38 M€, loué pour sa part à une filiale du groupe Airbus (bail de 9 ans). Elle a également réceptionné quatre immeubles acquis en état futur d’achèvement les années précédentes (tous quasiment loués à 100%), tout en signant pour trois nouveaux immeubles de bureaux en VEFA, à Nice (06) – pour 50,01 M€ -,Villeneuve-d’Ascq (59) – pour 37,95 M€ -, et à Lille (59) – pour 39,66 M€ -. Au total, donc, près de 240 M€ d’acquisitions, contre 28,57 M€ de cessions dont, précise la société de gestion, « 61% étaient vacants à la date de cession ».

èmecapitalisation du marché

Si cette stratégie a conduit, on l’a dit, à une amélioration du taux d’occupation financier, elle n’a pas eu d’effet sur la politique de distribution de la SCPI. Celle-ci, comme elle le prévoyait déjà au 1er trimestre 2018, affiche, dans le cadre d’une stratégie de gestion « saine et prudente », un niveau de dividende en baisse par rapport à 2017 : 14,40 € par part, versus 16,20 €, soit un taux de distribution en recul de 4,5% à 4%. Rappelons que Notapierre, plutôt discrète, figure toutefois parmi les plus grosses capitalisations du marché, se situant fin 2018 à la 7position (contre la 4fin 2017) avec un encours sous gestion de 2,24 Md€.

Frédéric Tixier


A propos d’Unofi(i)

Le groupe Unofi est organisé autour d’une holding, la SAS Unofi, au capital de 163 millions d’euros, qui anime les sociétés chargées d’assurer ses différents métiers ainsi que de porter ses moyens opérationnels. Ces quatre sociétés filiales sont : Unofi-Assurances, compagnie d’assurance sur la vie et de capitalisation ; Unofi-Crédit, société de financement ; Unofi-Patrimoine regroupe les seize directions régionales d’Unofi et les services du développement ; Unofi-Gestion d’Actifs qui gère les fonds communs de placement proposés par le groupe et les actifs financiers d’Unofi-Assurances, et la SCPI Notapierre et les investissements immobiliers d’Unofi-Assurances.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société