Investissement en immobilier tertiaire en hausse mais demande placée en baisse

adriaL’investissement en immobilier tertiaire dans l’Hexagone continue d’attirer les investisseurs s’affranchissant ainsi de la baisse marquée de la demande placée. C’est ce qui ressort des données publiées le 7 octobre par le groupement Immostat.

Selon Immostat qui rassemble les données des quatre principaux commercialisateurs d’immobilier tertiaire en France, la demande placée de bureaux en Ile-de-France s’élève à 1 302 200 m2 sur les trois premiers trimestres 2013, soit un repli de 30 % par rapport aux trois premiers trimestres 2012. C’est essentiellement le segment des transactions de plus de 5 000 m² qui est en difficulté, en chute de 51 % sur un an, après une année 2012 caractérisée par de très grandes opérations. En revanche, le créneau des surfaces inférieures à 5 000 m² montre de bons signes de résistance avec une baisse de seulement 7 % » souligne Richard Malle, Directeur Research France, BNP Paribas Real Estate.

Face à cette tendance, le groupement Immostat prévoit un volume de 1,8 million de mètres carrés pour l’année entière. L’offre immédiate à la fin septembre s’établit à 3 758 000 mètres carrés, en augmentation limitée de 2 % par rapport au trimestre précédent. Le loyer facial moyen des bureaux de seconde main résiste à 311 euros (HT, HC)/m2, stable par rapport au trimestre précédent.

A l’investissement, la tonalité est toute autre : 7,9 milliards d’euros ont été investis en immobilier d’entreprise banalisé en Ile-de-France sur les neuf premiers mois de l’année, en hausse de 8 % par rapport à la même période en 2012. BNP Paribas complète ces données en indiquant que sur les neuf premiers mois de l’année 2013, le marché de l’immobilier d’entreprise en France affiche 12,9 milliards d’euros investis, en hausse de 27 % sur un an, soit un niveau supérieur à la moyenne décennale qui s’établit à 12 milliards d’euros. Les bureaux restent les acquisitions privilégiées (64 %), les investissements en entrepôts et en locaux d’activité représentent une faible proportion des volumes (6 %), tandis que les services enregistrent une part prépondérante des acquisitions (19 %). Sur l’ensemble de l’année 2013, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France devraient franchir les 17 milliards d’euros, non loin des 17,6 milliards d’euros en 2012.

Compte tenu de la forte compétition sur les actifs dits les plus « core », les taux de rendement « prime » affichent toujours un biais baissier. Pour les actifs les moins « sécurisés », des tensions sur les taux se confirment, impactant à la baisse les valorisations. Les fondamentaux des marchés utilisateurs expliquent bien entendu cette tendance, compte tenu de leur orientation peu favorable. De plus, malgré des taux courts extrêmement bas, les taux longs se tendent. Après un point bas à 1,8 % au printemps 2013, le taux de l’OAT à 10 ans se situe à 2,4 % début octobre. Il devrait progresser courant 2014, sur fond de modération des risques souverains et bancaires.

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