Immobilier coté : 40 ans de surperformances

L’IEIF vient de mettre à jour son étude annuelle de comparaison des performances des placements sur longue période. Les foncières cotés en Bourse, en dépit d’un net repli en 2016, conservent la tête de la plupart des palmarès. Y compris celui sur 5 ans, où elles affichent un rendement annualisé de 15,9%. L’immobilier, quelle que soit sa forme, est souvent aux premières places.

L’immobilier, coté ou non coté, reste globalement le placement le plus rentable à moyen et long terme. C’est ce que confirme le dernier millésime de l’étude annuelle de l’IEIF comparant les TRI (Taux de Rendement Interne) de diverses formules d’épargne sur 5, 10, 15, 20, 30 et 40 ans[1].

Les foncières cotées, le plus souvent en pole position – Comme les années précédentes, les foncières cotées sont nettement en tête des palmarès sur la majorité des périodes analysées. Mais, alors que l’an dernier seule la période de 30 ans leur échappait, elles cèdent cette année leur première place également sur les périodes de 10 ans (où elles n’obtiennent qu’une 7e position…), et de 40 ans (où elles sont devancées par les actions). Leurs TRI sont compris entre, au pire 3,2% (sur 10 ans), au mieux 15,9% (sur 5 ans). « Les études montrent qu’au-delà d’une durée de détention de 3 à 5 ans, les performances des foncières se rapprochent davantage de celles de l’immobilier physique que de celles des actions », explique par ailleurs Charles-Henri de Marignan, l’auteur de l’étude.

Immobilier, le sous-jacent le plus performant – Un avantage, si l’on considère que le sous-jacent immobilier, quelle que soit sa nature, figure souvent parmi les placements les plus performants. C’est le cas notamment des logements parisiens. « Les actifs situés à Paris se positionnent dans le tiercé gagnant dans cinq périodes sur six », constate Charles-Henri de Marignan, rappelant que c’est « la très forte valorisation des actifs résidentiels à Paris entre 1999 et 2010, suivie par une baisse entre 2008 et 2011 », qui explique cette performance. Quant aux SCPI, elles connaissent des performances « comprises entre celles des foncières et celles du logement sur courte période, mais inférieures au-delà de 15 ans de détention », explique l’analyste. Avec des TRI compris entre 4,9% (sur 5 ans) et 10,3% (40 ans), ces formules de la pierre-papier ne se positionnent jamais aux premières places des podiums, mais jamais aux dernières non plus. C’est également le cas pour les fonds en euros de l’assurance-vie, mais avec une différence d’importance : une diminution drastique de leur niveau de performance : compris entre 6 et 7 % sur 30 et 40 ans, contre 4 % sur 15 et 20 ans, les TRI de l’assurance-vie s’affichent à seulement 2,5 % sur 5 ans…

A propos de l’IEIF
L’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière est depuis plus de 20 ans un organisme d’études et de recherche indépendant. Il fournit des informations, des analyses et des prévisions sur les marchés et les investissements immobiliers en France et en Europe. Il est constitué de quatre pôles complémentaires : SCPI, OPCI, Immobilier coté, Immobilier physique et d’un club « Analyse et Prévision ». L’IEIF est aussi le cercle de réflexion des professionnels de l’immobilier et de la finance.

[1] 40 ans de performances comparées 1976-2016 – Les placements sur longue période : immobilier, placements monétaires, assurance-vie, obligations, actions, or – IEIF/ Mai 2017.

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