Confinement, la solution Voltaire

Le confinement est une expérience terrible. Nous assistons à la destruction de l’économie, avec les souffrances qui s’ensuivront, sans pouvoir rien y faire. Attendre ! Mais saviez-vous que Voltaire avait été confiné… deux fois ?

Bonjour,

On attribue au grand Voltaire d’avoir écrit qu’il était heureux, parce que c’est bon pour la santé. En réalité, pour être précis, sa phrase exacte est celle-ci : « je me suis mis à être un peu gai, parce qu’on m’a dit que cela est bon pour la santé ».

C’est une citation d’actualité. Nous sommes au beau milieu d’un confinement qui traîne en longueur. Certains d’entre nous vont au bureau, d’autres restent à la maison, mais tous nous menons une demi-vie, d’autant plus étrange que la pandémie rôde.

Et l’on sait bien aujourd’hui que le moral agit directement sur la physiologie, donc sur la santé, donc aussi sur la vulnérabilité aux maladies.

Par conséquent nous devrions commencer par être heureux, comme premier moyen de lutte contre l’épidémie !

Le confinement et l’hormone du bonheur

Nous avons d’ailleurs une piste que Voltaire ne pouvait pas connaître, puisqu’il s’agit du savoir moderne, celui des hormones. Or il existe une hormone du bonheur, c’est la dopamine, qui procure un sentiment de satisfaction, de plaisir. Comment secréter de la dopamine ? Par l’exercice physique, tout simplement, du sport en particulier ! Nous n’avons le droit de marcher ou courir qu’une heure par jour, mais c’est déjà un début.

Bon, soyons sérieux. Nous avons déjà entendu tous les conseils possibles, je ne vais pas en rajouter. Nous sommes condamnés au confinement, et nous assistons à la destruction d’une partie de l’économie, avec toutes les souffrances que cela entraîne déjà et surtout, les souffrances que cela va entraîner par la suite. Sans pouvoir rien y faire ! C’est cela le plus difficile à vivre. Il faut attendre, laisser le temps passer.

Voltaire confiné !

Alors je reviens à Voltaire. Il fut confiné lui aussi. Arrêté à 23 ans, et conduit à la Bastille où il resta plusieurs mois. Un temps qui le marqua profondément. C’est d’ailleurs au sortir de ce séjour en prison qu’il abandonna son nom, François-Marie Arouet, pour celui de Voltaire. Et vous savez quoi ? Il fit un second séjour à la Bastille. Deux confinements lui aussi.

Et c’est un Voltaire débordant d’énergie qui se mit à écrire, à pourfendre, à s’indigner, à adopter des causes qu’il pensait justes, à voyager, à s’enrichir aussi. Il spécula beaucoup, et finalement s’acheta un château – tout finit toujours par l’immobilier.

Lorsqu’un journaliste se mit à critiquer férocement ses pièces de théâtre, férocement et injustement, il avait déjà 70 ans… âge avancé pour l’époque. Mais il avait gardé toute verve, sa combativité, ce qui nous a donné le célèbre petit poème : « L’autre jour au fond d’un vallon / Un serpent piqua Jean Fréron / Devinez ce qui arriva / Ce fut le serpent qui creva ».

Pourquoi Voltaire ?

Vous vous demandez peut-être pourquoi je vous parle de Voltaire… alors que nous sommes confinés ? L’ambiance est à l’inquiétude, aux controverses, à la confusion, on est en droit de s’inquiéter sur l’avenir, celui de l’économie, celui de nos enfants… et je vous parle de Voltaire ! Mais oui, nous aussi nous aurons des lendemains de confinement, et nous aussi nous les vivrons avec énergie.

Je vous souhaite une très bonne journée


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