Affine cède la rue Paul Baudry à un prix proche de sa valeur dans les comptes

L’impact sera limité sur les comptes de la foncière. Le désendettement permis par cette opération dégage l’avenir d’Affine. Les parités de fusion avec sa filiale Affiparis en cours d’absorption ne sont pas remise s en cause. L’action Affine se hisse à son meilleur niveau depuis 6 mois.

C’est fait. Affine a vendu son navire amiral du quartier des Champs-Elysées. L’ensemble de la rue Paul Baudry (75008), constitué de 7 immeubles indépendants loués au cabinet Baker McKenzie, encadrant un jardin central et 113 places de parking (9 400 mètres carrés de bureaux) a été cédé pour un prix net vendeur de 96 millions d’euros (101,8 millions d’euros droits inclus). L’ensemble Paul Baudry n’est qu’un des 65 actifs immobiliers du groupe, mais il comptait pour près d’un septième du patrimoine de 665 millions d’euros…

Le prix de la cession s’inscrit en deçà de la valeur d’expertise constatée le 30 juin dernier (- 1,5 %). Cela occasionnera donc une charge de près d’un million d’euros pour le groupe Affine. Mais celle-ci apparaît limitée au regard du risque qui était associé à la détention de cet actif. Au 30 juin 2012, les dettes bancaires nettes d’Affine s’élèvent en effet à 439 millions d’euros, dont 77 M€ de dettes liées à des actifs détenus en vue de la vente (immeuble Baudry en particulier). Et si la maturité de la dette au 30 juin 2012 est de 5,7 ans, la principale échéance doit intervenir en 2016, avec plus de 120 millions à refinancer. L’essentiel provenant de Paul Baudry, Affine retrouve donc un avenir dégagé. Qui plus est, compte tenu de la moins-value de cession enregistrée par la société, aucune distribution obligatoire de dividende ne résultera de cette opération.

La Bourse a apprécié cette cession et le désendettement qui l’accompagne. Le titre Affine poursuit sur la lancée de l’élan que lui a donné l’annonce de la fusion avec sa filiale à 87,7 % Affiparis, copropriétaire de Paul Baudry avec sa maison-mère et qui encaissait 43 % des loyers de cet actif. D’autant que le groupe a précisé que cette cession ne remettait pas en cause les parités de fusions arrêtées au début du mois d’octobre par les commissaires à la fusion, Didier Kling et Jacques Potdevin (à savoir 0,46 action Affiparis pour une action Affine à créer). Le cours de l’action Affine a touché lundi son meilleur niveau depuis 6 mois à 13,20 euros.

A propos d’Affine
Foncière spécialisée dans l’immobilier d’entreprise, Affine et sa filiale Affiparis possèdent et gèrent, à fin juin 2012, 65 immeubles d’une valeur de 702 millions d’euros droits inclus et répartis sur une surface globale de 524 000 mètres carrés. La société est présente dans les bureaux (60 %), l’immobilier commercial (11 %) et les entrepôts (28 %). Son activité est localisée à parts sensiblement égales entre l’Ile de France et les autres régions.
Affine est aussi l’actionnaire de référence de Banimmo (49,5 %), foncière de repositionnement belge présente en Belgique, en France et au Luxembourg, et détient Concerto European Developer, filiale spécialisée dans le montage d’opérations de développement logistique.
Dès 2003, Affine a opté pour le régime des Sociétés d’Investissements Immobiliers Cotées (SIIC). L’action Affine est cotée sur NYSE Euronext et admise au SRD (long seulement). Elle fait partie des indices CAC Mid&Small, SIIC IEIF et EPRA. AffiParis et Banimmo sont également cotées sur NYSE Euronext.
Le 15 octobre au cours de 13,09 euros, sa capitalisation boursière ressort à 117,8 millions d’euros.

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