Immobilier, le discours inattendu

par

Bonjour,

Aujourd’hui nous allons parler de sujets habituels, mais nous allons en parler de façon inhabituelle.

Voici l’exercice que je vous propose : parlons environnement et immobilier avec le langage de l’économie.

Quand on parle de préserver l’environnement, on veut dire que l’humanité doit fonctionner en consommant moins. Moins de ressources naturelles, moins de ressources énergétiques. En économie, cela s’appelle des progrès de productivité.

Si votre logement consomme moins d’énergie, et si de très nombreux logements font de même, notre société fonctionne avec un service logement moins énergivore, ce qui est bon pour la planète, et moins cher, ce qui est bon pour l’économie car cela libère des ressources pour la croissance. Pareil pour les bureaux où l’on travaille, pareil pour les commerces où l’on fait ses courses. Il y a donc, en parallèle des préoccupations environnementales, un énorme gisement de productivité, donc de croissance, pour l’économie française : dans son immobilier.

Seulement voilà, pour aller dans ce sens, et y aller rapidement, il faut de l’argent. En économie, cela s’appelle du capital. Et le capital peut-être plus ou moins productif. Par exemple si tout le monde conservait son épargne sous son oreiller, ce capital serait stérile, productivité zéro. Si tout le monde au contraire s’en servait pour créer des entreprises, et des entreprises qui réussissent, ce capital serait très, très productif. La réalité se situe quelque part entre les deux.

Économie, environnement et immobilier

Et devinez quoi ? En France, nous pourrions faire d’énormes progrès parce que l’épargne française est loin, très loin d’être investie au mieux. Il suffit de penser aux masses considérables qui se reposent sur des comptes bancaires, sur des livrets A ou des livrets B ou sur d’autres placements bien tranquilles.

Comment ce capital pourrait être rendu plus productif ? Et plus productif en même temps en faveur de l’environnement ? C’est là que l’immobilier peut jouer un rôle important. Imaginons qu’une personne déplace un peu de son épargne pour souscrire des parts de SCPI ou des actions d’OPCI, ou acheter en Bourse des actions de SIIC. Que vont faire ces fonds immobiliers avec ce petit bout de capital ? Ils vont l’investir dans des immeubles qu’ils vont maintenir aux meilleures normes environnementales et qu’ils vont mettre à la disposition d’entreprises. L’épargne s’est approchée de l’économie, elle y participe, elle l’aide. Et en même temps on accélère le processus de réduction des dépenses énergétiques. Productivité du capital.

Le jour d’ailleurs où les fonds immobiliers recevront de l’épargne pour aller vers le logement, celui-ci sera transformé à plus grande échelle, pour moins de dépenses énergétiques. Productivité du capital encore.

En France, nous avons un formidable gisement pour la croissance future, notre épargne. La tentation des gouvernements est de la taxer toujours plus. À l’inverse, une approche soucieuse à la fois de la défense de l’environnement et de la croissance économique consisterait à l’encourager à s’investir plus en immobilier.

Voilà, c’est assurément un discours inattendu, mais j’espère qu’il vous aura intéressé, ou au moins amusé.

Je vous souhaite une très, très bonne journée.


Suivez-moi sur