Bureau_HamburgAprès la baisse observée en 2015 (-1,1%) et sur les premiers mois de l’année 2016, les loyers de marché se redressent. Mais leur évolution est très différente selon la taille des logements et leur situation géographique. C’est en partie la forte mobilité locative (33%) qui est à l’origine de cette reprise.

Les loyers se ressaisissent, après un début d’année maussade. Les dernières données publiées par CLAMEUR[1] montrent que la pression de la demande locative s’est renforcée durant l’été. Et, une fois n’est pas coutume, est restée soutenue depuis lors.

Une mobilité locative toujours soutenue – « Alors que l’activité du marché ralentit habituellement dès la fin de l’été, cette année la mobilité résidentielle s’est encore améliorée jusqu’en novembre. Ainsi, la mobilité s’établit maintenant à 33 %, nettement au-dessus de sa moyenne de longue période, et donc à un niveau très largement supérieur à celui des années récentes », explique l’association. Conséquence : alors que les loyers accusaient un repli global de -1,1% sur les 10 premiers mois de l’année 2015, et de -0,8% sur les deux premiers mois de 2016, ils affichent désormais une hausse de 1% à fin octobre 2016.

variation-loyers

Un marché très segmenté – Cette reprise ne touche pas équitablement tous les segments du marché locatif. Ce sont les appartements de 2 pièces et de 5 pièces et plus qui augmentent le plus rapidement (respectivement +1,3% et +1,4% en glissement annuel). Les studios, qui avaient été les plus affectés par le mouvement de baisse des derniers mois, évoluent désormais à la hausse, au même rythme que le marché. Les 3 et 4 pièces, quoiqu’en progression, affichent toutefois un taux de croissance (+0,7%) inférieur à la moyenne. Des disparités que l’on retrouve aussi en termes géographiques. Depuis le début de l’année, les loyers continuent de baisser ou, au mieux, stagnent, dans 5 régions. Les progressions sont particulièrement faibles en Bourgogne (+ 0,2 %), dans le Centre (+ 0,4 %) et en Midi-Pyrénées (+ 0,2 %). A l’inverse, d’autres zones s’en sortent beaucoup mieux, les loyers progressent nettement plus vite que la moyenne en Poitou-Charentes (+ 1,5 %), en Rhône-Alpes (+ 1,5 %), dans le Nord-Pas-de-Calais (+ 1,7 %) ou en Haute Normandie (+ 1,9 %), et plus encore en Basse Normandie (+ 2,6 %).

loyers-marche[1] Connaître les Loyers et Analyser les Marchés sur les Espaces Urbains et Ruraux


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