SCPI, un placement « jeune » et « masculin » ?

SCPI, un placement « jeune » et « masculin » ?

Alors que la collecte des SCPI s’achemine vers un nouveau record historique, un sondage réalisé auprès de plus de deux mille épargnants potentiels montre que les SCPI suscitent un intérêt particulier auprès des jeunes actifs.

La collecte des SCPI s’est de nouveau envolée en 2019. Avec 6,1 Md€ de capitaux nets engrangés sur les neuf premiers mois de l’année (voir « Collecte 2019 des SCPI : record confirmé ») elle est en passe de dépasser le niveau atteint en 2017 (6,2 Md€).

SCPI : des performances en progression en 2019 ?

On connaît, en partie, les raisons qui poussent les épargnants vers la « pierre-papier ». La principale reste évidemment la performance globale (distribution + revalorisation des parts) des SCPI, sans équivalent sur le marché, tout du moins en couple rendement/risque. L’an dernier, cette performance s’établissait à 5,17%. Elle pourrait même augmenter cette année, pour la première fois depuis 10 ans, si l’on en croit la dernière mesure de l’indice EDHEC IEIF Immobilier d’entreprise France. Bien qu’en baisse par rapport au mois précédent, l’indice crédite un échantillon de SCPI représentatives d’une performance, au 30 septembre 2019, de 6,29% sur un an glissant. Plusieurs indicateurs confirment cette hypothèse, puisque plusieurs SCPI ont déjà annoncé des dividendes en progression cette année, et que la plupart de ces véhicules affichent des ratios d’exploitation en hausse, notamment en termes de taux d’occupation.


SCPI : un produit pour les jeunes actifs ?

C’est dans ce contexte favorable aux SCPI qu’un courtier spécialiste – Portail-SCPI – a demandé à l’institut de sondage Ifop d’interroger un panel d’épargnants sur leurs attentes en matière de placements. Sans surprise, les plus de 2 000 personnes sondées sont 90% à préférer « une épargne sécurisée qui rapporte peu mais ne présente aucun risque de perte »… Une frilosité qui recule un peu lorsque que l’on évoque l’éventualité d’un investissement dans l’immobilier, puisque 38% des répondants s’y déclarent favorables. Plus étonnant, les SCPI suscitent désormais un intérêt marqué : 64% les considèrent comme un placement intéressant, et 19% seraient même prêts à investir. Autre enseignement de l’étude, qui confirme la « jeunisation » des SCPI : ce sont les 25-34 ans qui s’avèrent les plus enthousiastes sur le sujet, avec un taux d’adhésion de 26%, supérieur à celui des seniors (16% pour les 50-64 ans). Les SCPI ont toutefois moins le vent en poupe auprès des épargnantes : si 24% des hommes seraient prêts à y investir, seules 13% des femmes interrogées sont dans le même état d’esprit. La SCPI, un produit sexiste ?

Frédéric Tixier


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