SCPI Pinel : objectif 100 millions…

logementDes cinq SCPI Pinel agréées avant le 31 juillet dernier, quatre sont désormais en cours de commercialisation. Pierre Habitat (Inter Gestion), qui devrait être lancée officiellement avant la fin de l’année, est actuellement en phase de constitution auprès de ses fondateurs.

Plus de 100 millions d’euros de collecte espérée – La collecte cumulée de ces cinq SCPI pourrait atteindre un peu plus de 100 millions (103 M€ si l’on s’en tient au montant des augmentations de capital annoncées), voir plus en cas de mise en œuvre des options de sur-allocation (30 % d’augmentations supplémentaires sont envisagées par plusieurs sociétés de gestion). Si le dispositif Pinel semble faire davantage recette que le régime Duflot auprès des gestionnaires (seules deux SCPI ont été lancées sur ce créneau), on reste en revanche très loin, en termes d’ambition, des encours levés par les SCPI Scellier (près d’un milliard d’euros en 2010, et 680 millions d’euros en 2011)…

Hausse des ventes de logements neufs – Même si le dispositif Pinel, à la différence du Duflot, autorise la rénovation, il faut toutefois espérer que cette manne financière contribuera à entretenir la hausse des ventes de logements neufs qui semble se profiler. L’Observatoire de la Fédération des Promoteurs Immobiliers de France (FPI) enregistre en effet, pour le 3e trimestre consécutif, une amélioration de son indicateur des ventes. Comme le souligne la FPI, «le dispositif Pinel, profitant des faibles taux d’intérêt, renforce l’intérêt des investisseurs pour la pierre ». Au 2nd trimestre 2015, la hausse s’établit ainsi à +23,1 % (30 764 logements réservés), en majeure partie portée par les achats d’investisseur (24 749 ventes au 1er semestre 2015, soit 66,2 % de hausse sur la période, et 51 % du total des ventes au détail).

Des stratégies d’investissements différenciés – Des cinq SCPI Pinel présentes sur le marché – ou en passe de l’être –, deux ont choisi de miser en partie sur la réhabilitation d’immeubles en centre-ville. C’est le cas notamment d’Urban Vitalim, dont la politique d’investissement « sera principalement tournée vers la réhabilitation d’immeubles anciens et la transformation de bureaux en logements ». Mais à l’instar de Pierre Habitat, elle aussi en partie positionnée sur le marché de la rénovation, Urban Vitalim se portera également acquéreur d’immeubles neufs ou en état futur d’achèvement (VEFA). Un créneau exclusif pour les trois autres SCPI, dont les critères géographiques sont également assez similaires : toutes privilégient la zone A bis (Paris et 1re couronne parisienne) et A (2e couronne parisienne, Lyon, Marseille, Nice, Lille), ou les autres grandes métropoles régionales. En matière de réduction d’impôt et donc, de durée de détention, Urban Premium et Inter Gestion ont opté directement pour les taux et durées maximum : 21 %, assortis d’un engagement de détention d’au moins 12 années, auxquelles il convient d’ajouter 2 ou 3 années supplémentaires couvrant les opérations d’acquisition et/ou de travaux, en amont, et de cessions, en aval. Ciloger et Immovalor Gestion ont choisi quant à elles le taux de 18 % (9 ans d’engagements minimum), et La Française AM laisse le choix aux souscripteurs.

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