Pour l’UFF la crise n’est plus qu’un mauvais souvenir

fcpLe bénéfice de la banque patrimoniale rebondit de 21 % en 2013, soutenu par une nette reprise de la collecte. Assurance-vie, Valeurs mobilières, Immobilier en direct  et Pierre-papier ont tous bénéficié de ce regain de l’activité commerciale. Préparant sa fusion avec le réseau AEC et développant une plateforme pour les CGP, UFF se donne les moyens d’accélérer son développement.

La belle machine de l’UFF ronronne à nouveau. Après quatre années de forte baisse des résultats ils ont fondu aux deux tiers depuis 2007, le bénéfice affiche un rebond de 21 % en 2013, à 18,4 millions d’euros. Confiants dans la poursuite du rebond les dirigeants de cette filiale de gestion de patrimoine d’Aviva vont proposer à l’assemblée générale un dividende de 1,15 euros, en hausse de 15 %,  représentant la totalité du bénéfice encaissé l’an dernier. La Bourse a apprécié : le titre s’est adjugé 1,04 % à 18,48 euros jeudi. Le lendemain, vendredi, le titre s’est envolé de 3,63 %, à 19,15 euros.

Le modèle économique de l’UFF banque reposant sur ses 1158 collaborateurs dont 868 dédiés au conseil des 138 000 clients est validé par une bonne reprise de la collecte qui s’avère une nouvelle fois supérieure à l’évolution de la gestion française. La hausse de l’activité et une baisse des rachats ont permis de réaliser en 2013 une collecte nette, en croissance, de 83 millions d’euros, contre 49 millions d’euros en 2012. Compte tenue de cette collecte nette et de l’impact positif de la valorisation des actifs sur l’année, les actifs gérés ont progressé de 559 millions d’euros, entre le 31 décembre 2012 et le 31 décembre 2013, pour atteindre 7,8 milliards d’euros.

En 2013 les montants placés auprès de l’UFF par ses clients ont progressé de 14 %. L’Assurance-vie progresse de 20 %. Les valeurs mobilières sont en hausse de 16 % les ventes de lots immobiliers de 15 %. La collecte de SCPI en direct à 100 millions d’euros affiche pour sa part une baisse en trompe l’œil car l’UFF a collecté 55 millions en assurance-vie via des fonds gérés par sa filiale à 34 %. Primonial REM et par sa maison mère Aviva sous forme de SCI détenant des actifs immobiliers en direct et des SCPI. L’an dernier L’UFF s’est distingué en promouvant activement le dispositif Duflot qui a représenté 53 % de sa collecte sous forme d’acquisitions en direct de logement et de SCPI Duflot, qui a recueilli pour leur part près de 10 millions d’euros de souscriptions.

Le Challenge de l’année 2014 pour l’UFF consistera dans la préparation de l’intégration du réseau commercial repris à Aviva, Epargne & Conseil (AEC) qui va accroître son réseau de près de 250 commerciaux. A plus long terme, l’UFF a entrepris de fédérer des conseillers en gestion patrimoniale indépendants. Sa filiale dédiée CGP entrepreneurs en a déjà séduit une quinzaine depuis le mois de juin dernier. L’objectif reste d’en fédérer 150 d’ici 2018 et que cette filiale en phase d’investissement soit rentable d’ici deux ans. L’UFF veut offrir aux CGPI  une double réponse aux problèmes de la profession qui doit relever le défi de son modèle économique ébranlé par la remise en cause des rétrocession d’honoraires ainsi que par l’alourdissement des contraintes de « compliance »  de ces professionnels par les autorités et les nouvelles normes en vigueur sur une meilleure prise en compte des besoins des épargnants et la prévention de l’argent sale.

En 2014, l’UFF veut surfer sur le regain d’intérêt des français pour les valeurs mobilières alors que les clients semblent plus à même d’accepter davantage de risques. Le PEA-PME est une opportunité que l’UFF proposera activement avec notamment un fonds de son partenaire la Financière de l’Echiquier, le fonds « tremplin PME ».

Sur le front de la pierre-papier, l’UFF va amplifier sa collecte en assurance-vie au travers des fonds de Primonial et d’Aviva. Et la banque cherche à nouer des partenariats reposant sur des SCPI éligibles en unités de compte dans des contrats d’assurance-vie. Pour l’heure les OPCI lui semble encore handicapés par des frais de gestion trop importants, explique Paul Younes, le directeur général délégué de l’UFF.

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