Paref affiche un résultat 2012 plein de promesse malgré la baisse du résultat brut d’exploitation

commercialLe résultat de la SIIC est influencé par les cessions qui ont diminué fortement l’endettement et amélioré le taux d’occupation de ses immeubles.  Le rendement de 8% du dividende apparaît solide.

Le cours de l’action Paref a bien réagi à la publication des résultats de la Société d’investissement immobilier coté (SIIC). Vendredi 22 mars, son cours s’est adjugé 2,14 % à 37,28 euros dans un marché animé de 4894 pièces. Depuis le début de l’année il est en progrès de 7,75%.

Les investisseurs ont été rassurés par le maintien du dividende à 3 euros par titre, lui procurant un rendement de 8%, alors même que, comme le remarque l’analyste financier Benoît Faure-Jarosson, Paref est parmi les SIIC qui distribuent la part la plus faible de son cash-flow. En réponse à une question sur l’opportunité de relever ce dividende Alain Perollaz, le président du directoire de Paref, a répondu que la décision revenait aux actionnaires. Ce qui revient à renvoyer la réponse dans le camp de la famille Levy-Lambert qui contrôle la société après s’être légèrement renforcé dans son capital lors de l’augmentation de capital qui a procuré 7 millions d’euros à Paref au printemps 2012.

Les résultats de Paref portent la marque du désendettement de la société et l’assainissement de son patrimoine. Les loyers et charges récupérées reculent de 14,3 %, à 18,1 millions d’euros résultat net. La baisse vise autant les revenus locatifs (- 17,6 %) 13,1 millions) que les commissions (- 34 %, à 6,07 millions d’euros) que retire Paref dans sa  gestion pour compte de tiers (voir pierrepapier.fr du 15 février 2013). Le résultat brut d’exploitation retombe à 11,98 millions d’euros contre 16,02 millions un an plus tôt.  C’est la conséquence des cessions qui ont permis à Paref de ramener son taux d’endettement LTV à 42% soit 10 points de moins qu’au 31 décembre 2011. Ce qui a dégagé l’avenir. De même que les arbitrages ont permis de faire remonter le taux d’occupation à 95 % (compte tenu des immeubles sous promesses de vente). La poursuite de la construction de l’immeuble Gaya, situé à La Défense, en co-investissement avec le promoteur GA, fera remonter le taux d’endettement à 44,5 % à sa livraison en août 2013.  La forte baisse des frais financiers et un impact limité de l’ajustement des valeurs permet toutefois au bénéfice net part du groupe d’afficher une forte progression à 6,1 millions d’euros (contre 0,5 millions en 2011)

A noter que si la baisse des commissions tient au choix de la société de gestion des SCPI, Pierre 48, Interpierre et Novapierre ainsi que Capiforce (effective depuis le 1er janvier 2013) de privilégier en 2012 ses efforts d’investissements de la collecte reçue par ces SCPI en 2011 plutôt que de céder à la tentation d’une collecte mal employée, ces dernières devraient repartir de l’avant en 2013, notamment avec une augmentation de capital de Capiforce de près de 5 millions d’euros.  Sans compter les projets que Paref envisage à l’étranger ainsi que celui de proposer à d’autres sociétés de gestion de partager ses outils de gestion développés pour gérer ses fonds.

pierrepapier.fr

à propos de Paref
Paref est une société d’investissement immobilier cotée (SIIC) bénéficiant de la transparence fiscale pour les revenus liés à son patrimoine propre. La valeur de ce patrimoine est estimée à 172 millions d’euros (stable à périmètre constant en 2012), avec un taux de rendement brut des actifs immobiliers qui s’élève à 9 %.  En intégrant la valeur du fonds de commerce de la société de gestion pour compte de tiers, l’actif net réévalué EPRA ressort à 78 euros par action.
Le 22 mars 2013, au cours de 37,28 euros, sa capitalisation boursière ressort à 45 millions d’euros