Moins bien qu’en 2015, mais toujours proche des sommets… Selon BNP Paribas Real Estate, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France se sont élevés à 31 Md€ l’an dernier. L’Ile-de-France continue à capter les 3/4 des transactions. La part relative des SCPI en tant qu’investisseurs monte légèrement, celle des SIIC baisse.

« Avec 31 Md€ engagés en France en 2016, le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise est resté stable (-2%) comparativement à 2015 », écrit BNP Paribas Real Estate dans sa dernière étude[1] consacrée à l’investissement sur le marché français.

Proche des plus hauts historiques – Même s’il ne réédite pas son « exploit » de l’an dernier (32 Md€), le secteur reste donc extrêmement dynamique. Et notamment le 4e trimestre (11 Md€), « soutenu par les dernières cessions luxembourgeoises et l’opportunisme des vendeurs qui ont souhaité concrétiser leurs plus-values potentielles dans un marché porteur », souligne le broker. Comme en 2015, c’est l’Ile-de-France qui concentre l’essentiel (75%) des investissements, Lyon restant le 2e marché régional en bureaux.

Les bureaux, toujours en tête des actifs privilégiés des investisseurs – Même si d’autres types d’actifs intéressent désormais les investisseurs, les bureaux restent très largement dominants dans leurs stratégies d’allocation (57,9%), quoiqu’en retrait par rapport à 2015 (-6%). La part des commerces (15,7%) est elle aussi en recul (-10% vs 2015). Les entrepôts connaissent eux aussi un repli relatif de -20%, « logique, après une année 2015 exceptionnelle », écrit BNP Paribas, mais restent « très demandés par les investisseurs ». Le secteur des services et celui des activités rebondissent (respectivement +15% et +155% vs 2015). Les services ont été dynamisés par la « belle performance de l’hôtellerie – 3,5 Md€ – » et la cession du portefeuille santé Gecimed. Les locaux d’activités signent quant à eux leur meilleure performance depuis 10 ans.

Les fonds d’investissement, encore plus dominants – Les fonds d’investissement et souverains sont de plus en hégémoniques, cumulant plus de 42% des volumes engagés (vs 32% en 2015 et 27% en 2014). La part des SIIC est une nouvelle fois en baisse (10%, 13% avec les autres foncières, contre 10% en 2015), au profit notamment des SCPI qui, avec une part relative de 16%, retrouvent leur niveau de 2014 (versus 15% sur 2015). Les investisseurs français confirment leur suprématie sur le marché (71% des transactions), suivis des investisseurs anglo-saxons (14%).

Ralentissement de la compression des taux « prime » – Comme l’avait déjà constaté BNP Paribas en septembre dernier, la baisse des taux de rendement « prime » tend à ralentir. Ainsi, le taux « prime » des bureaux « QCA » se comprime à 3,15%. « Au cours de l’année 2016, les taux « prime » ont perdu environ 25 points de base en commerce de pieds d’immeuble (2,75 %) et en logistique (5,5 %) », précise le broker.

A propos de BNP Paribas Real Estate(i)
BNP Paribas Real Estate, l’un des principaux prestataires de services immobiliers de dimension internationale, offre une gamme complète de services qui intègre l’ensemble du cycle de vie d’un bien immobilier : promotion, transaction, conseil, expertise, Property Management et Investment Management. Avec 3 800 collaborateurs, BNP Paribas Real Estate apporte à ses clients sa connaissance des marchés locaux dans 36 pays (16 implantations directes et 20 via son réseau d’alliances qui représente, aujourd’hui, plus de 3 200 personnes) avec plus de 180 bureaux. BNP Paribas Real Estate est une société́ du Groupe BNP Paribas.
(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1] At a Glance, Investissement en France, 2016 T4

1 réponse
  1. Danniel
    Danniel dit :

    Bonjour
    Selon Magali Marton, le marché de l’investissement semble entrer dans une nouvelle phase, après la forte accélération des deux dernières années. Selon les résultats de l’enquête RICS, les anticipations quant à l’évolution des prix à 12 mois sont orientées à la baisse sur l’ensemble des segments de marché. Pour 42% des personnes interrogées, le marché aurait atteint son point culminant ; ils n’étaient que 25% à penser de même au trimestre précédent.

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