Les sociétés de gestion de SCPI sont conscientes que le moment est venu de changer de braquet

Entretien avec Olivier Calon, Responsable du développement, pierrepapier.fr

Quel est l’objectif des Assises de la Pierre-papier qui se tiennent le 25 juin prochain ?

2012 signera sans doute la troisième année de collecte record pour les SCPI qui ont déjà vu leur encours porté à 25 milliards d’euros l’an dernier. Leur poids a été multiplié par trois en moins de 10 ans Malgré cette excellente orientation qui montre que les épargnants français ont bien saisi les vertus de ce placement adapté à l’environnement et  aux besoins de l’épargne longue, il n’est pas question que la pierre-papier se repose sur ses lauriers. Les SCPI ont toute leur place dans l’épargne salariale ou l’épargne retraite et plus globalement se révèlent souvent le meilleur investissement immobilier pour les Français dont on sait qu’ils sont naturellement  friands d’investissements résidentiels. Les sociétés de gestion sont bien conscientes que le moment est venu de changer de braquet

Et comment croyez-vous que les SCPI peuvent passer à la vitesse supérieure ?

C’est tout l’objet de ces assises alors que la concurrence des actions ou des contrats d’assurance-vie en euro fait grise mine. La présence de plus de 400 CGP et CGPI qui assisteront à cette manifestation sont l’un des moyens pour élargir le cercle traditionnel des prescripteurs de SCPI.

Ces professionnels connaissent-ils suffisamment la SCPI ?

Obligatoirement oui, car pour en distribuer il faut être conseil en investissement financier, membre d’une association reconnue par l’AMF. Leur devoir de conseil, dans le cadre de la lettre de mission qui les lie à leurs clients, implique qu’ils maitrisent parfaitement les produits d’épargne qu’ils préconisent. En ce qui concerne les SCPI, pour avoir formé depuis plus de 20 ans des CGP, je sais que les contraintes qui pèsent sur les professionnels de la gestion sont lourdes car ils doivent développer une connaissance approfondie et suivie dans le temps des produits qu’ils font acquérir à leurs clients.  C’est donc à eux que nous destinons nos ateliers pédagogiques. Outre les heures de formations validantes qu’ils acquerront, en vertu des accords passés avec les associations partenaires (Anacofi, CNCIF, ANDPGP et Cie des CGPI) en assistant aux ateliers des Assises, ils deviendront de véritables spécialistes de l’analyse financière des SCPI et ils maîtriseront les arcanes de l’ingénierie patrimoniale riche qui s’attache à ce type de produit. La question du marché secondaire des parts et les SCPI fiscales est aussi à leur programme. Et ceux qui désirent s’initier à l’immobilier coté en Bourse pourront également s’enrichir en assistant à l’atelier « L’immobilier en Bourse : pour quel objectif patrimonial ».

Les CGP sont donc au cœur de cet évènement ?

Les Assises de la pierre-papier sont d’ores et déjà un succès au vu des principales sociétés de gestion du secteur que l’on retrouvera sur les stands de l’espace exposition et dont beaucoup de responsables participeront aux conférences et ateliers pédagogiques qui ponctueront cette journée. Mais ces Assises ont également rencontré le succès avec la participation attendue de plus 400 professionnels de la gestion. Dès cette première édition annuelle, les Assises de la pierre-papier s’imposent comme la rencontre incontournable entre les CGP et les Sociétés de gestion de SCPI et d’OPCI, les Sociétés d’investissement immobilier cotées et les OPCVM immobiliers.

Pourquoi vous être particulièrement impliqué dans cette manifestation ?

Mon parcours répond à cette question. Depuis plus de 20 ans je suis un militant de la cause des SCPI que j’ai contribué à populariser auprès des professionnels de la gestion. Je sens aujourd’hui que le contexte se prête favorablement à la diffusion des SCPI auprès d’un public de plus large. Tous ces derniers mois, je vois monter en puissance l’intérêt des compagnies d’assurances et d’autres institutionnels pour intégrer la pierre-papier à leur gamme de supports d’épargne longue.  Seules les SCPI sont à même d’enrayer la baisse des rendements des contrats d’assurance-vie.

Lors de ces Assises, vous animerez l’atelier dédié au marché secondaire des parts de SCPI. En quoi cette question vous tient-elle à cœur ?

Le fort développement des SCPI au cours de ces dernières années appelle au renforcement de la liquidité du marché des parts. Beaucoup a déjà été fait depuis 15 ans. Il reste à organiser un marché encore plus transparent et encore plus efficient pour répondre aux enjeux de long terme des SCPI et pour assurer leur développement pérenne.

Propos recueillis par Christophe Tricaud

Pierrepapier.fr