Le groupe Accor s’interroge sur la création d’une foncière regroupant ses murs d’hôtels

Le titre Accor a plutôt bien réagi lundi 16 janvier à l’annonce d’un débat interne au sein du groupe Accor sur l’opportunité pour le groupe hôtelier de créer une société foncière regroupant son parc immobilier. A la mi-journée l’action Accor gagnait 0,4 % alors que l’indice CAC 40 était stable. Selon «Les Echos», c’est Sébastien Bazin, directeur général Europe de Colony Capital et actionnaire principal du groupe de concert avec Eurazeo, qui a mis le sujet sur la table, lors de la réunion du conseil d’administration qui s’est tenue dans la deuxième quinzaine de décembre. Ce grand professionnel de l’immobilier semble vouloir répliquer la stratégie mise en place chez Carrefour, autre participation importante de Colony Capital. A la mi-décembre, Colony Capital a par ailleurs ramené à 11,22% du capital et 9,88% des droits de vote d’Accor, contre 17,07% du capital et 14,95% des droits de vote.

La question est de savoir si la séparation entre les murs d’hôtels évalués à 3,7 milliards d’euros représentant l’essentiel de la capitalisation boursière d’Accor (4,7 milliards d’euros) et l’exploitation de ces hôtels serait à même de créer de la valeur pour les actionnaires.

De son côté, le président d’Accor Denis Hennequin a eu l’occasion face aux représentants du personnel qui l’interrogeaient sur le sujet de se présenter en garant de l’unicité du groupe. Et «Les Echos» de rapporter une précision du dirigeant : «De toute façon, si on devait le faire, ce n’est plus le moment». Toutefois, la stratégie du groupe Accor qui tente de rééquilibrer ses actifs au profit de l’Asie pourrait selon certains observateurs converger avec la cession de murs d’hôtels en Europe, alors que Denis Hennequin tente également de donner des gages à ses actionnaires après le recul de plus de 40% de son titre en Bourse depuis un an.

Christophe Tricaud

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