DTZ analyse le marché de bureaux en Ile de France

  • ACCELERATION DES LIVRAISONS DE BUREAUX AU 2ND SEMESTRE POUR UN VOLUME ANNUEL DE 850 000 M², EN HAUSSE PAR RAPPORT A 2013
  • MAIS NOUVEAU RALENTISSEMENT DES MISES EN CHANTIER (335 000 M²) AU 1ER SEMESTRE 2014
  • DYNAMIQUE DE COMMERCIALISATION CONTRASTREE : PREMIERE COURONNE ET PARIS SURPERFORMENT, A L’INVERSE DU CROISSANT OUEST ET DE LA DEFENSE
  • 2,7 MILLIONS DE M² PRETS A DEMARRER ET 2,3 MILLIONS DE M² EN ATTENTE D’AUTORISATION DE CONSTRUIRE
  • DESSERREMENT DE LA PRODUCTION NEUVE DE BUREAUX VERS LA PREMIERE ET LA DEUXIEME COURONNE

scpiAprès un 1er semestre relativement calme (280 000 m²), les livraisons de bureaux neufs vont s’accélérer au 2ème semestre pour atteindre 850 000 m² au cumul de l’année 2014. La majeure partie de ces opérations en chantier est déjà pré-commercialisée ; conséquence directe du mécanisme des mises en chantier liées à des prises à bail en amont des livraisons, une tendance de fond du marché des bureaux depuis 3 voire 4 ans.

Les livraisons devraient néanmoins ralentir en 2015 et au-delà. DTZ relève que les mises en chantier sont à nouveau orientées à la baisse avec seulement 335 000 m² de surfaces de bureaux initiées au 1er semestre 2014. La géographie de ces développements tertiaires change avec un recul des opérations sur le Croissant Ouest et La Défense, et à l’inverse, davantage de surfaces en cours de réalisation en Première Couronne.

Peu de changements ont été enregistrés sur l’écoulement de l’offre neuve ; l’analyse des données par marché montre des rythmes de commercialisation très contrastés entre les marchés de Première Couronne et de Paris, avec des durées variant de 13 à 23 mois, et le Croissant Ouest ou La Défense. Sur ces deux secteurs, l’écoulement de l’offre à un an prendra davantage de temps avec des durées estimées à 30 et 66 mois.

Magali Marton, directrice des Etudes de DTZ commente : « La géographie de la production de bureaux en Ile-de- France change à la faveur de la montée en puissance des Couronnes franciliennes qui attirent les entreprises en leur proposant de grands gabarits d’immeubles efficients, à des prix compétitifs.»

Le report des mises en chantier de projets de bureaux -dans l’attente de conditions de marché plus propices – a entraîné une inflation de projets dotés d’un permis de construire qui représentent quelques 2,7 millions de m² de bureaux : un chiffre stable sur les 6 derniers mois. Cette production de bureaux, qualifiée de probable, se répartit majoritairement entre la Première et la Deuxième Couronne (avec un volume cumulé de 1,3 million de m²) et le Croissant Ouest (771 000 m²).

A plus long terme, près de 2,3 millions de m² pourraient être réalisés à horizon 2017. Ce chiffre correspond au volume d’opérations en attente d’autorisations de construire. L’offre future de bureaux en Ile-de-France devrait se desserrer en direction des Couronnes qui concentrent près de 1,4 million de m² à développer.

Marc-Henri Bladier, Directeur Général de DTZ de conclure : « Généralisation des baux en état futur d’achèvement, déplacement de la production neuve vers les couronnes franciliennes. Le marché des bureaux francilien entre dans une phase nouvelle sur fond de réglages ultimes du planning de réalisation du Grand Paris. Quid cependant de la demande de bureaux neufs des ETI très attachées à leur implantation parisienne ou alto sequanaise ? Leur accompagnement immobilier nécessite le développement d’une offre neuve alternative qui fait aujourd’hui défaut. »

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