Décollecte des ETF immobiliers en 2016

Après deux années de forte collecte, les OPCVM immobiliers analysés par l’IEIF subissent des retraits en 2016 (-434 M€). Mais cette décollecte est essentiellement imputable aux trackers (-586,5 M€ sur l’année), les fonds « classiques » bénéficiant d’une collecte nette de 152,1 M€. L’encours de l’ensemble de la catégorie termine l’année à 9,4 Md€, soit 6,7% en deçà de son niveau à fin 2015.

Les 45 OPCVM immobiliers recensés par l’IEIF ont subi des retraits importants en fin d’année. Alors qu’à mi-2016, leur encours était repassé au-delà des 10 Md€, essentiellement en raison d’un effet marché favorable, ils terminent l’année sur un niveau inférieur à celui de fin 2015.

9,4 Md€ d’encours à fin 2016 – L’actif net des OPCVM immobiliers s’établit ainsi à 9,4 Md€ à fin 2016, contre 10,1 Md€ à fin 2015. Un repli, explique Marie-Eloïse Gravier, analyste à l’IEIF, « essentiellement imputable à la variation de l’encours des ETF ». Celui-ci passe en effet de 6,6 Md€ à 5,9 Md€ (soit 11% de baisse), tandis que celui des fonds « classiques » progresse de 1,8%, à 3,6 Md€. En dépit des mauvais résultats obtenus par les fonds placés sur l’ensemble des places européennes (y compris le Royaume-Uni) – l’indice Euronext IEIF REIT Europe termine l’année 2016 sur un repli de 10,9%, quand celui référencé sur la seule zone euro progresse de 3,6% -, ce n’est pas l’effet marché qui explique la baisse globale des encours investis en immobilier. Sur un an glissant, la performance des fonds immobiliers termine en effet en territoire positif (+2,42%)[1].

Décollecte nette – Côté souscriptions, en revanche, les OPCVM affichent un bilan au final négatif. Après deux années de forte collecte (762,7 M€ en 2014, 631,6 M€ en 2015), ils s’affichent en 2016 en décollecte nette (-434,4 M€). Comme les années précédentes, ce sont les variations enregistrées par les ETF qui expliquent l’essentiel des mouvements. « Cette décollecte est en grande partie liée aux trackers puisque l’ensemble de leurs souscriptions est négatif sur l’année 2016, de 586,5 M€. Les OPCVM hors trackers sont eux en collecte de 152,1 M€ (contre une décollecte de 4,7 M€ en 2015) », détaille Marie-Eloïse Gravier. En décembre, c’est d’ailleurs encore un ETF – l’Amundi ETF FTSE EPRA Europe Real Estate Ucits – qui explique à lui seul 57% de la décollecte du mois…

Belles performances individuelles – Parmi les fonds gérés « classiques », certains obtiennent de belles performances, supérieures à la moyenne de leurs catégories. C’est le cas notamment de Palatine Immobilier (+9,91% en 2016) ou de CNP Assur Pierre (+6,16%). Notons également le beau score de Sofidy Sélection 1 (+6,03%), en dépit de son exposition aux valeurs britanniques.

A propos de l’IEIF
Créé en 1986, l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière est un organisme d’étude et de recherche indépendant qui met à disposition des décideurs immobiliers des outils de veille, d’analyse et de prévision. Il a pour vocation d’être un incubateur d’idées pour la profession et un cercle de réflexion des professionnels de l’immobilier et de la finance. L’IEIF s’articule autour de quatre pôles d’activité : les marchés immobiliers (Tertiaire et Logement) ; les fonds immobiliers non cotés (SCPI-OPCI) ; les fonds immobiliers cotés (SIIC-REITs) ; le Club Analyse et Prévision.

[1] Performance moyenne des OPCVM recensés pondérée des actifs nets.

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