Après un record de collecte en 2012, Perial met le cap en 2013 sur les investissements et la gestion locative

Avec 256,8 millions de collecte brute en 2012, la SCPI PF02 bat son propre record de l’exercice précédent. Les souscriptions ont reçu le renfort de la demande de démembrement des parts. Cette année, Périal va investir 300 à 400 millions d’euros dont les trois quarts pour ses SCPI.

Green-OfficeRecord battu pour PFO2, la SCPI à capital variable de la société de gestion Périal. Avec une collecte brute de 256,8 millions d’euros en 2012, elle enfonce son précédent record de 2011 (220,7 millions) et semble s’assurer de pouvoir conserver son prix de la meilleure collecte réalisée par une SCPI qui lui a été remis lors des premières Assises de la Pierre-Papier (1). En outre PFO2 s’est hissée au rang de navire-amiral de Périal malgré la fusion intervenue l’an dernier entre PF1 et PF2 avec une capitalisation de 571 millions : PFO2 s’impose devant la nouvelle PF1 (545 millions) et loin devant PF Opportunité (310 millions d’euros).

Pour parvenir à ce nouveau record de collecte, Périal a continué à s’appuyer sur ses partenariats noués avec les conseillers en gestion de patrimoine qui conservent plus des deux-tiers des montants souscrits en parts de SCPI (67 %) et a bénéficié de la montée en puissance des grands comptes (assurance-vie, banques privées…). Eric Cosserat, président de Périal AM, explique que « l’année a été marquée par un ralentissement des achats à crédit, particulièrement visible à partir de l’automne  dernier », mais il ajoute que « le démembrement de propriété a pris le relais. La part revenant à ces derniers atteint 70 millions ». « Cela récompense des années d’efforts » se réjouit-il alors que ce segment de marché longtemps porté par une demande d’usufruit a attiré cette année la montée en puissance d’une demande d’investissement en nue-propriété de la part d’investisseur ne cherchant pas de revenus immédiat face à l’alourdissement de la pression fiscale des revenus de l’épargne.

Côté performance, les revenus versés par PF1, à 25,20 euros par part en 2012, font ressortir un rendement de 5,33 % sur le prix acquéreur des parts en fin d’année (472,76 euros en progrès de 1,5 % sur le prix moyen de 2011). Et les revenus PFO2 (9,60 euros par part) confèrent un taux de distribution de 5,27 %. Les prévisions pour les revenus de 2013 sont à la stabilité avec une fourchette de 24,4 à 25,5 pour PF1 et de 9,20 à 9,80 euros pour PFO2. Les revenus versés par PF Opportunité s’élèvent à 50 euros par part en 2012, avec une fourchette de prévision 2013 de 49 euros à 51 euros. Son rendement 2012 s’élève quant à lui à 5,37 %.

La ressource abondante des souscriptions et la taille atteinte par les SCPI de Périal permet d’augmenter la taille unitaire des immeubles acquis, davantage compatible avec les objectifs de gestion environnementale poursuivis par le groupe. Périal a signé en 2012 l’achat de son plus gros immeuble de bureaux, en copropriété entre PF02 et PF1, avec le Wilson à Levallois Perret. Le prix de cette acquisition atteint 61,1 millions d’euros pour 12 633 mètres carrés et 321 parkings, avec une rentabilité de 6,94 % à la clé. Périal est parvenu à investir toute sa collecte sans difficulté dans des actifs rentables qui permettent de rajeunir le patrimoine de ses véhicules, une condition nécessaire pour la société de gestion qui reste plus que jamais attaché à maintenir la compétitivité de ses actifs patrimoniaux. D’ailleurs si son maître-mot reste la satisfaction du client, cela ne vise pas que l’épargnant mais également les locataires. Ces derniers identifient de plus en plus leurs coûts immobiliers comme une variable d’ajustement et affichent une quête pressante de renégociation. « Si celle-ci est bien menée dans le cadre d’une gestion locative active, elle aboutit souvent à un maintien du locataire dans les lieux sécurisant les loyers futurs », explique Eric Cosserat. Le property management, qu’il soit intégré en région parisienne, à Toulouse ou à Bordeaux, ou qu’il soit délégué, a d’ailleurs placé au centre de son action le renforcement de la compétitivité des immeubles sous tous les aspects techniques (entretien et rénovation, gestion environnementale et maîtrise des charges locatives). En cela la politique prudente de Périal sur les provisions pour grosses réparation reste un des atouts du groupe. Cette politique de gestion locative active permet à PFO2 d’afficher un taux d’occupation proche de 99 %. En revanche, PF1 a souffert de deux libérations importantes au quatrième trimestre à Chatillon et à Velizy qui ont fait tomber son taux d’occupation de 90,3 % à la fin septembre, à 85,3 % en fin d’année. Le premier devrait être reloué rapidement sans problème à un loyer identique, alors que le second qui bénéficiera de la nouvelle ligne de tramway fait l’objet d’une réflexion quant à l‘ampleur de la rénovation qui pourrait conduire à lui permettre de rentrer dans la catégorie BBC. Ici comme dans d’autres localisations, Périal dispose de réserves foncières qui pourraient être plus efficacement mises en valeur grâce au toilettage des modalités d’actions des SCPI dans le cadre des mesures d’accompagnement de la transposition en droit français de la directive AIFM. En attendant ce sont près de 300 à 400 millions d’euros que Périal s’apprête à investir en 2013 dont les trois quarts pour ses SCPI. L’OPCI RFA gérée par Périal absorbera pour sa part une quarantaine de millions d’euros d’investissements. Le solde pourrait profiter à un nouveau véhicule d’investissement sur lequel Eric Cosserat et ses collaborateurs réfléchissent…

pierrepapier.fr

(1)  La deuxième édition de cette manifestation aura lieu le 10 juin prochain au Centre Etoile Saint-Honoré (Paris 8ème)