Altarea Cogedim admise au SRD long only

Les actions de la société foncière Altarea Cogedim seront éligibles au SRD long only à partir du 27 juin. C’est une bonne nouvelle pour la société, puisque « ce statut contribuera à faire croître les volumes d’échange sur la valeur et donc sa liquidité et son attractivité auprès de la communauté  financière, en France comme à l’international », ainsi que l’affirme Eric Dumas, son directeur financier.

Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? Pour acheter et vendre des actions, on peut avoir le choix entre deux solutions : le faire au comptant (on paie ou on est crédité immédiatement) ou à terme (le règlement de l’opération ne se fait qu’à la fin du mois boursier). En général, pour les petites et moyennes valeurs, les transactions ne se font qu’au comptant ; le marché à terme est réservé aux valeurs les plus importantes. Ce marché à terme, à la Bourse de Paris, c’est le SRD, Service à règlement différé.  Les particuliers y ont accès à condition de disposer chez leur intermédiaire financier d’une somme équivalant au cinquième du montant de la transaction envisagée : c’est ce qu’on appelle la couverture. Par exemple, si vous disposez de 1.000 €, vous pouvez acheter et revendre  des actions éligibles au SRD pour un montant de 5.000 €. Vous pouvez ainsi  spéculer sur un volume de titres cinq fois supérieur à ce que vous auriez pu faire si vous aviez dû acheter puis vendre ces titres au comptant ; c’est ce qu’on appelle l’effet de levier.

Depuis le mois de mai 2010, pour favoriser les transactions sur des valeurs dites moyennes , NYSE Euronext, le gestionnaire de la Bourse de Paris, a décidé de créer un nouveau compartiment, appelé SRD long only, avec des critères d’éligibilité allégés : il faut simplement que les transactions quotidiennes sur la valeur considérée atteignent 100.000 €.  Dans le langage boursier truffé d’anglicismes, être long, c’est être acheteur ; être short, c’est être vendeur.  Sur le SRD long only, on peut donc seulement intervenir pour acheter à terme.  On ne peut être vendeur à découvert (c’est –à-dire vendre des titres qu’on n’a pas encore), ce qui limite les risques de spéculation contre la valeur.

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