Sur 3, 5 et 10 ans les foncières battent largement l’indice SBF 120

HausseConfirmant l’étude de l’IEIF sur les placements à long terme, une étude d’investir sur les TRI des valeurs du SBF 120 montre que les foncières sont le secteur le plus homogène et le plus performant de la cote. Si un petit tiers des sociétés ont fait mieux que l’indice général de la Bourse de Paris, les SIIC sont toutes au rendez-vous. 

On savait déjà en lisant l’étude pluriannuelle de l’IEIF consacrée aux placements sur longue période que l’immobilier coté affichait la meilleure performance des classes d’actifs sur 5 ans (2008/2013) avec un taux de rendement interne (TRI) de 18 % par an, devant les actions (11 %) et les SCPI (6,9 %), loin devant l’or (5,6 %) les obligations (4,6%) ou les Sicav monétaires (0,6%). On savait aussi que sur 20 ans, les foncières cotées conservaient la plus haute marche du podium avec un TRI de 9,6 %, toujours devant les actions (7,6 %) et que ces dernières ne cédaient le pas aux actions que sur 30 ans avec un TRI de 10 % contre 12,9 % pour les indices boursiers.

Ces données globales sont aujourd’hui confirmées par l’étude menée par notre confrère « Investir » qui a épluché la base de données de Facset pour analyser les performances du SBF 120 sur 3, 5 et 10 ans. Il ressort de ces travaux que 37 valeurs de l’indice général de la Bourse de Paris ont battu leur indice sur les trois périodes passées en revue. Alors que la rentabilité annuelle (dividendes réinvestis) de l’indice SBF 120 s’est élevée à 5,7 % sur 10 ans, à 7,5 % sur 5 ans et à 17,7 % sur 3 ans (enregistrant à chaque fois plus de 1 % de mieux que le CAC 40), on constate que seul un petit tiers de l’échantillon des 120 actions des sociétés de l’indice ont fait mieux. C’est presque un plaidoyer pour la gestion indicielle ! Mais il y avait mieux à faire que la gestion indicielle répliquant la tendance générale de la Bourse de Paris : les foncières.

Le SBF 120 intègre en son sein 6 sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC). Ces poids lourds du secteur ont très bien tiré leur épingle du jeu quelles que soient les périodes étudiées. Seule Icade présente un retard sur les périodes les plus rapprochées avec un TRI de 8,5 % sur trois ans et de 2,8 % sur 5 ans, mais sur la décennie la filiale de la Caisse des Dépôts a tenu la dragée haute à l’indice avec une rentabilité boursière globale de 10,5 % presque double de celle du SBF 120 et même meilleure que celle de Klepierre et de Gecina (10,2 %). Foncière des Regions fait mieux (12,2 %), alors que la championne est Unibail-Rodamco dont le TRI culmine à 156 % sur ces 10 dernières années. Le leader des foncières européennes qui a poursuivi sa spécialisation dans les très grands centres commerciaux européens s’adjuge d’ailleurs la sixième place des TRI 10 ans, battus par des laboratoires pharmaceutiques et des acteurs des technologies de la communication, des secteurs dont les performances sont beaucoup moins homogènes que celles des sociétés foncières.

A plus court terme, sur 3 ans, Les foncières ont délivré de très belles performances avec des rentabilités globales roche de 25 % pour Foncière des Régions, Gecina, Klepierre qui cette fois ont battu Unibail-Rodamco (22 %), alors que Mercialys, introduit en Bourse il y a moins de 10 ans, apparaît moins favorablement (16,1 %).

Le TRI à 5 ans des foncières est également intéressant à observer car il correspond au pic des loyers de bureaux. Mais les conditions d’exercice moins favorable des foncières (baisse des loyers de bureaux et difficultés pour relouer dans de bonnes conditions les immeubles vacants) qui ont dû également depuis la crise réaliser un gros travail sur leur passif en se désendettant pour satisfaire au diktat du marché qui les a contraintes à ramener leur endettement rapporté à la valeur de leur patrimoine (LTV) à 40 % en moyenne. Malgré cela leurs performances restent enviables. Foncière des Régions s’est mise à l’unisson du SBF 120 avec un TRI de 7,4 % et Mercialys a obtenu une rentabilité de 8,1 %. Klepierre affiche un TRI 5 ans de 9,2 %, Gecina de 11,9 % et Unibail-Rodamco de 13,3 %.

C’était la preuve par l’exemple.

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