berlinLa baisse des prix est-elle en passe de s’arrêter ? s’interroge CBRE dans sa dernière étude consacrée aux logements résidentiels. Des chiffres montrent en effet une légère remontée entre le 2e et le 3e trimestres 2015. Depuis le dernier point haut atteint par le marché, il y a 4 ans, la baisse ressort à 6,7 %. La stabilisation annoncée dépendra toutefois du niveau à venir des taux d’intérêt.

Le courtier, qui compile plusieurs sources officielles, commence par rappeler que, dans l’ancien, « acheteurs et vendeurs se sont retrouvés ». Alors que le nombre de ventes s’était établi depuis 2012 à un niveau inférieur à sa moyenne annuelle historique (700 000 ventes annuelles environ), les ventes ont progressé et atteint 769 000 transactions, sur 12 mois, à fin octobre 2015. Ce rapprochement entre acheteurs et vendeurs s’explique, selon CBRE, par des conditions de financement très favorables, couplées à une baisse des prix.

Reprise des transactions dans le sillage de la faiblesse des taux d’intérêt – D’après l’Observatoire Crédit Logement /CSA, les taux d’intérêts étaient en novembre dernier fixés en moyenne à 2,20 % pour l’ensemble du marché. Les crédits à l’habitat ont de ce fait enregistré un rebond conséquent en 2015, avec 190,9 Md€ de prêts accordés aux particuliers sur 12 mois, à fin octobre, comme l’indiquait déjà la tendance observée par la Banque de France à fin août. Même si 45 % de cette production résultent de rachats de crédits ou de renégociation, les banques ont très clairement constaté une reprise de la demande des crédits habitat des ménages. Point important : la durée des prêts s’est de nouveau allongée, pour la 1re fois depuis 2011, « la part des prêts d’une durée supérieure à 25 ans étant passée de 15,4 % des dossiers en 2014 à 18,5 % au cours 9 premiers mois de 2015 ».

Stabilisation des prix dans l’ancien – Les marchés résidentiels profitant de ces conditions conjoncturelles, mais aussi de solides fondamentaux, notamment démographiques, l’évolution de l’indice des prix des logements anciens établi par l’INSEE et les Notaires de France indique une baisse de 1,5 % sur un an au 3e trimestre 2015, plus marquée pour les appartements (- 1,7 %) que pour les maisons (- 1,4 %). Mais une légère hausse par rapport au 2e trimestre : + 0,8 %. Par rapport au point le plus haut du marché atteint au 3e trimestre 2011, la baisse cumulée ressort à 6,7 % sur 4 ans. Ces éléments rendent CBRE plutôt optimiste. « Au vu de la progression des volumes de mutations, les négociations entre acheteurs et vendeurs semblent se dérouler plus sereinement, laissant envisager qu’une stabilité des prix devrait progressivement se dessiner. Une potentielle baisse des valeurs restera quant à elle liée à une remontée ou non des taux d’intérêt à court et moyen termes », écrit-il.

A propos de CBRE
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