L’offre de SMA-BTP sur Tour Eiffel gagne en crédibilité

opaComme convenu l’assureur mutualiste a surenchéri sur son offre initiale et propose désormais 53 euros par titre de la SIIC. Parallèlement il a abaissé son seuil de renonciation à 40 % du capital de sa cible.

L’assureur mutualiste a tenu son engagement de relever le prix de son OPA de 10 % : il fait même légèrement mieux en renchérissant de 48 à 53 euros par action. Parallèlement et c’est aussi important, l’initiateur de l’offre a abaissé son seuil de renonciation de 50 à 40 %. Cette modification des termes de l’offre était absolument nécessaire compte tenu de l’attitude affichée par Chuc Hoang qui a continué à acquérir des titres Tour Eiffel depuis le lancement de l‘offre initiale et détient désormais 29,53 % du capital de la SIIC.

Les conditions de l’OPA renchérie présentent toujours une décote sur l’actif net réévalué de près de 9% qui rend cette offre fondamentalement peu attractive. Toutefois, ce renchérissement de l’OPA et surtout l’abaissement du seuil de renonciation amènent les analystes financiers à reconsidérer la proposition faîtes au marché. SMA-BTP s’est donné les moyens d’emporter le morceau, quitte à cohabiter avec un actionnaire minoritaire remuant et vindicatif (au moins dans un premier temps car celui-ci aura la possibilité d’apporter ses titres si l’OPA de SMA-BTP est victorieuse, la loi prévoyant alors une réouverture automatique de l’OPA). Comme l’expliquent les analystes d’Invest Securities, mieux vaut aujourd’hui apporter à l’offre et réinvestir dans les titres d’autres foncières au potentiel de hausse plus important d’autant qu’ils relèvent que «  il n’y a pas de raison d’accorder une ristourne sur l’ANR, mais force est de constater qu’aucun autre candidat ne s’est manifesté ». C’est tout le problème. Tour Eiffel peine à attirer des candidats désireux d’accorder une prime pour une foncière de bureaux qui s’est certes recentrée sur l’Ile de France et la première couronne de la capitale, mais dont le patrimoine ne saurait être considéré comme assez « core » aux yeux des investisseurs. Sans compter que ses loyers apparaissent légèrement surévalués par rapport au prix du marché qui fragilise ses renégociations de bail lors de l’échéance de ceux-ci.

Pour la Bourse, les dés sont jetés. Le titre cotait jeudi soir 52,59 euros sans aucune prime sur le nouveau prix d’OPA.

L’OPA devrait être close avant la fin mai. De quoi permettre la tenue de l’assemblée générale de la SIIC sous le contrôle de SMA-BTP qui pourra contrer les 29,5 % du capital détenu par Chuc Hoang et conforter le management en place.

Pierrepapier.fr