L’immobilier de bureaux au cœur de l’attractivité des territoires

copacabanaLa métropole idéale pour les salariés se situe près de la mer. Le dynamisme du marché du travail n’intervient dans leur préférence qu’après le coût de la vie, le climat. Les dirigeant voient dans l’ouverture à l’internationale, la connectivité inter-villes européennes, la vie culturelle et le patrimoine les gages de l’attractivité d’une métropole.

Choisir son implantation pour son entreprise ou pour l’entreprise dans laquelle on souhaiterait travailler. Difficile de séparer cette question des facteurs qui fondent les choix de vie. Avec l’institut Opinionway, la Foncière des Régions s’est risquée à l’exercice en interrogeant 1012 personnes travaillant dans des entreprises de plus de 250 salariés et 500 dirigeants de ces mêmes entreprises.

Salariés et dirigeants se disent attachés au territoire d’implantation de leur entreprise, mais ce lien est d’avantage ressenti chez les dirigeants (88 %) que chez leurs salariés (65 %), même s’ils sont 83 % de satisfaits pour l’implantation actuelle de leur entreprise.

Si les deux composantes de l’étude se rejoignent pour juger du dynamisme économique du territoire sur lequel leur entreprise est implantée (76 % pour les salariés, 83 pour les dirigeants), un écart plus marqué apparaît quant à la qualité de vie offerte par ce territoire. Sur ce point les 91 % de réponse positive des dirigeants excèdent de 16 % le sentiment affiché par leurs salariés. Peut-être que les exigences des salariés en la matière sont-elles sans concession car c’est justement la qualité du cadre de vie, l’environnement qui ressort en premier (57 %) lorsqu’on interroge les salariés sur les éléments contribuant à l’attractivité d’un territoire, alors que les dirigeants mettent auparavant les transports et le dynamisme économique. Si les équipements scolaires font jeu égal (19 %) dans les deux catégories, une forte divergence apparaît sur l’ouverture à l’international et la connectivité avec les autres villes européennes (8 % pour les salariés, 21 % pour les dirigeants).

Quant à quitter son territoire, les salariés mettent en avant des motifs liés au coût de la vie en premier (52 %) mais placent le climat (52 %) devant le dynamisme du marché du travail (38 %) et des transports travail/domicile plus court (31 %). S’ils ont largement répondu à cette question, les salariés ne se la pose pas forcément d’eux-mêmes. 42 % ne se la sont jamais posée. Et parmi ceux qui ont réfléchi à la question, ils se répartissent assez équitablement entre ceux qui aspirent à aller travailler dans une grande métropole et ceux qui désireraient travailler dans une agglomération plus petite. Si on leur cite une liste de ville c’est alors Bordeaux qui arrive en tête avec 23 % de réponses positives, devant Nantes (20 %) Lyon (17 %) Montpellier (16 %) Nice ou Toulouse (15 %) Aix-Marseille 12 % et Grand Paris 11 %. Cependant 18 % des salariés répondent aucune !

Enfin la perception de l’évolution des métropoles françaises. C’est la métropole du Grand Paris qui rallie le plus de suffrage tant chez les salariés (27%) que chez les dirigeants (47%). Mais pour des raisons différentes. Les dirigeants apprécient (à plus de 60 % l’ouverture à l’international, la connectivité inter-ville, la vie culturelle et le patrimoine ainsi que le réseau de transports quand les salaires mettent en avant avec des taux de réponse ne dépassant pas 40 % la vie culturelle et le patrimoine, les transports et le dynamisme économique. A noter que les dirigeants sont plus sensibles (31 %) que les salariés (14 %) aux prix de l’immobilier. Vient ensuite Lyon pour 37 % des dirigeants et 17 % des salariés qui accordent pour leur part autant de suffrages à Bordeaux tandis que les dirigeants qui placent la métropole d’Aquitaine également à la troisième place ne sont que 29 % à la plébisciter. A noter que les dirigeants reconnaissent les efforts entrepris par Lille et Aix Marseille pour améliorer la situation tandis que les salariés sont beaucoup plus diffus dans leurs votes.

C’est avec confiance que les dirigeants voient se dessiner l’avenir du Grand Paris dans les 10 prochaines années (49 %) alors que les salariés semblent davantage conscients que ce chantier se mesurera en décennies et ne sont qu’un petit quart à croire que l’amélioration du Grand Paris sera visible d’ici deux lustres.

Si Alphonse Allais voulait des villes à la campagne, les salariés d’aujourd’hui disent que la métropole idéale serait selon eux proche de la mer (55 %), à taille humaine (54 %) connectées aux autres villes européennes (33 %) ou proche de la montagne (21 %).

Enfin les dirigeants pointent la nécessité de l’action des collectivités locales pour renforcer l’attractivité des territoires. Dans ce champ les attentes des dirigeants sont très éclatées. Ils jugent prioritaires les aides financières pour seulement 48 % d’entre eux, les services aux entreprise (44 %, la fiscalité locale 43 % et la qualité des services publics 42 %. Mais 73 % aimeraient plus d’accompagnement des élus locaux lors de leur implantation.

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