L’illusion de la poursuite de la hausse des prix de l’immobilier parisien

012Les ventes de logements anciens ont chuté de 20% sur un an en Ile-de-France entre février et avril, mais l’érosion des prix depuis octobre 2011 a été stoppée et le montant des transactions est même reparti à la hausse dans Paris intra-muros, selon les chiffres des notaires.

Sur l’ensemble de la région, 26.400 logements anciens ont été vendus sur ces trois mois, contre 33.100 sur la même période de 2011. Les notaires d’Ile-de France indiquent qu’au vu des données qu’ils ont déjà collectées « cette tendance se serait largement prolongée en mai ». Le mouvement à la baisse touche tous les départements franciliens et l’ensemble des logements anciens, avec un repli de 21% pour les ventes d’appartements et de 18% pour les maisons.

Toutefois la tendance observée sur les transaction ne se reflète pas sur l’évolution des prix. “Le marché parisien est encore plus sévèrement touché, les ventes d’appartements anciens cédant 25% par rapport à février-avril 2011 et 42% par rapport à la période de référence 1999-2007”, soulignent les notaires. Sur le front des prix, l’érosion constatée depuis octobre 2011 “fait place en avril 2012 à une légère hausse à Paris et à une stagnation dans le reste de la région”, relèvent-ils. Le prix de vente moyen pour les appartements anciens s’est établi à 5.550 euros/m² en Ile-de-France pour la période février-avril, soit un léger rebond de 0,5% par rapport au trimestre précédent (novembre 2011-janvier 2012). Dans la capitale, le prix de vente a augmenté de 1,5% en avril par rapport à mars, à 8.380 euros/m². “Après quatre mois de léger repli, les prix ont donc retrouvé leur niveau de novembre 2011”, selon les notaires.

Sur un an, par rapport à la période février-avril 2011, les prix des logements anciens restent en hausse de 4,8% à l’échelle régionale (+3,3% pour les maisons, +5,5% pour les appartements). Dans Paris, la hausse du prix des appartements s’élève à 6,8%.

Il paraît difficile de concevoir qu’une divergence puise perdurer entre les transactions et les prix. Par contre il est assez traditionnel que lorsque le marché se retourne un effet d’optique laisse penser qu’une dichotomie puisse apparaître. Dans un premier temps de contraction du marché ce sont les biens de meilleure qualité qui continuent de trouver acquéreurs. Leur prix étant au-dessus de la moyenne, cela entretient l’illusion de la hausse des prix.

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