Les OPCVM immobiliers poursuivent leur décollecte

Après une année 2016 déjà fortement décollectrice (-434 M€), les OPCVM immobiliers analysés par l’IEIF continuent à subir des retraits début 2017. Cette décollecte affecte également les OPCVM traditionnels, ce qui est une nouveauté.  L’encours de l’ensemble de la catégorie s’affiche à 9,1 Md€, soit 3,56% de moins qu’en fin d’année 2016.

De nouveaux retraits pénalisent les 45 OPCVM immobiliers recensés par l’IEIF. En janvier dernier, ce sont au total 138,7 M€ qui sont sortis de cette catégorie de fonds, dont 57,4 M€ en provenance des OPCVM traditionnels, et 81,3 M€ en provenance d’ETF.

La décollecte nette se poursuit – « La collecte continue sur le même trend baissier qu’à la fin de l’année 2016 », expose Marie-Eloïse Gravier, analyste responsable du pôle OPCI-OPCVM à l’IEIF. Après deux années de forte collecte (762,7 M€ en 2014, 631,6 M€ en 2015), l’exercice écoulé s’était en effet soldé par une décollecte nette (-434,4 M€), concentrée toutefois sur les deux derniers mois de l’année. « La décollecte réalisée au mois de janvier 2017 reste cependant 1,5 fois moins importante que celles de décembre 2016 (-212 M€) et de janvier 2016 (-203,6 M€) », relativise Marie-Eloïse Gravier. Un phénomène qui explique pourquoi, sur un an glissant à fin janvier 2017, le cumul des souscriptions nettes s’avère moins négatif que sur l’année 2016. En tout cas, ce sont une nouvelle fois les ETF qui expliquent l’essentiel des variations mensuelles, le plus fort « décollecteur » de la période étant, comme lors des mois précédents, l’Amundi ETF FTSE Epra Europe Real Estate Ucits ETF qui subit à lui seul un niveau de retraits (139,9 M€) supérieur à l’ensemble de la catégorie. Mais les OPCVM « classiques » représentent néanmoins, pour une fois, une part importante de cette décollecte (57,4 M€, soit 41,3%). En 2016, cette proportion n’était que de 35% sur l’ensemble de l’année.

Nouvelle baisse des encours – Au recul des souscriptions s’ajoute celui des performances. En janvier, les OPCVM immobiliers recensés par l’IEIF accusent en effet un repli de 2,09%[1], les plus forts reculs étant imputables à certains fonds gérés, comme Foncier Investissement (-3,74%) ou CD Euro Immobilier (-3,39%). Signalons à l’inverse la contre-performance -positive- de Palatine Immobilier, qui réussit à afficher un gain de +0,58% sur le mois. Indexé sur l’indice IEIF Europe Continentale dividendes réinvestis, il est géré par Matthieu Giuliani depuis octobre 1998, qui développe une gestion active pouvant conduire à s’éloigner de son benchmark. Au final, l’encours de l’ensemble des OPCVM subit donc un nouveau repli, passant de 9,4 Md€ à fin 2016 à 9,1 Md€ à fin janvier 2017. Les ETF restent largement dominants, non pas en nombre (12) mais en encours (62,36% du total).

[1] Performance moyenne des OPCVM recensés pondérée des actifs nets

A propos de l’IEIF
Créé en 1986, l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière est un organisme d’étude et de recherche indépendant qui met à disposition des décideurs immobiliers des outils de veille, d’analyse et de prévision. Il a pour vocation d’être un incubateur d’idées pour la profession et un cercle de réflexion des professionnels de l’immobilier et de la finance. L’IEIF s’articule autour de quatre pôles d’activité : les marchés immobiliers (Tertiaire et Logement) ; les fonds immobiliers non cotés (SCPI-OPCI) ; les fonds immobiliers cotés (SIIC-REITs) ; le Club Analyse et Prévision. www.ieif.fr

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