Les foncières poursuivent leurs appels au marché obligataire

Dans un contexte de tension sur les taux d’intérêt, les foncières poursuivent l’optimisation du coût de leur dette. Coup sur coup, trois d’entre elles – Klépierre, Argan et Unibail-Rodamco – viennent de placer avec succès de nouvelles émissions obligataires, pour un montant total de 1,125 Md€.

Après une année déjà active en termes de refinancement, les foncières continuent à profiter d’un contexte de taux encore favorable pour abaisser le coût moyen de leur dette.

Coût moyen de la dette inférieur à 2,5% – En 2016, les différentes opérations de refinancement menées par la plupart des foncières leur ont déjà permis d’abaisser significativement ce coût moyen et leur ratio d’endettement, tout en augmentant la maturité de leur dette. Selon le bureau d’analyse Invest Securities (groupe Alinvest), le coût de la dette médian constaté à la fin du 1er semestre 2016 était déjà de 40 points de base inférieur (2,5%) à celui de la fin 2015 (2,9%). Le taux d’endettement s’établissait quant à lui à 41,8%, contre 43,2% à fin 2015. Des ratios qui se sont encore améliorés au cours du second semestre, plus riche en opérations financières.

Unibail-Rodamco, meilleur élève de la classe – Unibail-Rodamco, qui a procédé l’an dernier à 4 émissions obligataires (pour 2 Md€ au total), est bien en deçà de cette moyenne. A fin 2016, le coût moyen de sa dette s’établissait à 1,6%. Un taux qu’il réussit à préserver avec sa dernière opération obligataire, 600 M€ émis le 15 février avec une maturité de 11 ans et un coupon de 1,5%. Ce taux (65 points de base au-dessus du taux mid-swap) illustre la remontée observée ces derniers mois, puisque la foncière avait obtenu en avril dernier un coupon de 1,125% pour une durée identique. Ce refinancement constitue néanmoins une bonne nouvelle pour Unibail-Rodamco, car il contribue à « augmenter la maturité moyenne de la dette (7 ans à fin 2016) sans en dégrader le coût moyen », écrit Invest Securities dans la note qu’il consacre à l’opération. De son côté, une autre foncière importante en termes de capitalisation, Klépierre, obtient un coupon plus avantageux (1,375%), mais sur une durée inférieure (10 ans). L’émission, réalisée le 9 février dernier, portait sur un montant de 500 M€, et a été sursouscrite 2 fois, tout comme celle d’Unibail-Rodamco. Klépierre espère ainsi encore réduire le coût moyen de sa dette (2,1% à fin 2016) et ainsi atteindre son objectif d’un coût moyen de sa dette inférieur à 2% en 2017. Argan, une foncière de plus petite taille, spécialiste du développement et de la location d’entrepôts, s’est quant à elle tournée vers le placement privé pour placer un emprunt obligataire de 25 M€, d’une maturité de 5 ans et assorti d’un coupon de 2,65%. Une opération elle aussi couronnée de succès, destinée à refinancer partiellement une obligation émise en 2013 au taux de 5,5%, et qui lui permettra d’abaisser le coût moyen de sa dette sous la barre des 2% dès le 1er janvier 2019.

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