Le saut à la perche, pour l’optimisation fiscale

Le saut à la perche, pour l’optimisation fiscale

L’optimisation fiscale est un sport patrimonial réputé. Qui ne date pas d’aujourd’hui. Saviez-vous que c’est l’origine du saut à la perche ? Chaque dimanche matin, Guy Marty raconte une anecdote historique sur les ondes de Sud Radio, dans une émission animée par Philippe David et Thomas Binet. Podcast…  

Aujourd’hui, nous allons parler d’une discipline olympique…

Guy Marty – Oui, nous allons parler du saut à la perche. Dans la France de l’Ancien Régime, le sel était une monnaie. On pouvait être payé en sel, c’est d’ailleurs de là que vient le mot « salaire ». Alors évidemment, l’un des principaux impôts était la « gabelle », l’impôt sur le sel. Et il y avait des « pays », comme la Bretagne, qui en étaient exonérés. Vous imaginez l’intérêt qu’il y avait à faire passer du sel non fiscalisé dans un pays où il était supposé avoir déjà payé l’impôt…

Et le rapport avec le saut à la perche ?

Guy Marty – Oh, très simple. Pour emporter le sel non fiscalisé, il fallait échapper aux gabelous, les fonctionnaires des impôts de l’époque. Alors, en prenant son élan, en s’aidant d’un bâton très long, on sautait par-dessus les talus et l’on prenait quelques bons mètres d’avance sur les gabelous. Et si l’on courait ensuite assez vite, on pouvait réussir…

De l’évasion fiscale, donc.

Guy Marty – Ou plutôt, une optimisation fiscale d’un genre un peu particulier. Il s’agissait de profiter de la différence d’impôt d’une région à l’autre. Vous connaissez maintenant l’origine du saut à la perche !


 

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