La SCPI Elysées Pierre relève le prix de ses parts de 650 euros à 700 euros

CEZANNEForte du relèvement de la valeur de réalisation par ses experts, la SCPI a bénéficié d’une forte plus-value sur la cession d’un immeuble proche des Invalides. Son important report à nouveau conforte sa distribution malgré un taux d’occupation que son président juge insatisfaisant.

Le tournant de l’année se révèle très riche pour la SCPI Elysées Pierre. La société de gestion HSBC REIM a décidé de relever le prix des parts de 650 à 700 euros. Ce faisant elle amplifie l’évolution de la valeur de réalisation fixée par les experts qui ont porté celle-ci de 574 à 601 euros, marquant ainsi l’appréciation de la valeur du patrimoine de cette SCPI de bureaux dont la localisation à 93 % à Paris et en région parisienne offre une grande résilience dans la conjoncture immobilière actuelle. La décision de relever davantage le prix des parts a été prise pour « assurer la protection des associés actuels face au risque de dilution des nouveaux investissements dont le rendement est moins élevé» explique Dominique Paulhac, président du conseil de surveillance de HSBC Reim. En effet les acquisitions se font maintenant sur la base d’un rendement immobilier de 6 à 6,5 % contre 6,5 à 7 % auparavant.

Comme la distribution est maintenue à 33 euros par part le taux de distribution sur valeur de marché des parts d’Elysées Pierre va redescendre mécaniquement à 4,69 %. « C’est un rendement qui reste attractif quand celui des OAT est tombé sous les 0,8 % » met en avant Dominique Paulhac. Cette distribution apparaît solide au regard des performances commerciales de la SCPI. En effet si elle a contraint à puiser près d’un euro cinquante dans le report à nouveau car le taux d’occupation est tombé à 89 % en fin d’année, ce poste reste bien pourvu puisqu’il représente près de trois trimestres de distribution. Il est passé cette année de 15 à 25 euros en raison de la plus-value de près de 10 millions d‘euros dégagée lors de la revente de l’immeuble de la rue Faber (près de l ‘esplanade des Invalides à Paris) pour près de 30 millions d’euros). Sans compter que le président d’HSBC Reim reste confiant sur la résorption de la vacance de son patrimoine et mise sur un rapide retour à un taux d’occupation de 92 % à 94 %, même s’il constate un allongement des périodes de relocation car il ne souhaite pas brader ses loyers.

Actualité riche également sur le front des investissements avec l’acquisition d’un immeuble de grande hauteur, porte de Bagnolet, loué à Orange avec un bail de 12 ans après avoir été restructuré. Cet immeuble a été acquis pour près de 100 millions d’euros avec un rendement immobilier de 6,5 %. Du côté des investissements toujours, Elysées Pierre entend profiter des nouvelles possibilités que lui offre le toilettage du cadre d’activité des SCPI, intervenu parallèlement à la transposition de la directive AIFM en droit Français, en mettant en valeur l’actif de 10 000 mètres carrés à restructurer qu’elle détient à Courbevoie, une opération impossible à réaliser sous l’ancien régime des SCPI, qui permettra de libérer de la « valeur cachée » une fois le plan local d’urbanisme modifié.

En 2014, la SCPI Elysées Pierre a obtenu une collecte brute de 152 millions d’euros contre 127 un an plus tôt alors que la politique du groupe HSBC entrave toujours les souscriptions par le canal des conseillers en gestion de patrimoine (CGP), quoique ceux-ci y aient participé à hauteur de 25 millions par le biais de l’assurance-vie. Le réseau propre des guichets de la banque a enregistré près de 90 millions de souscriptions et près de 40 millions émanent d’institutionnels (Caisses de retraite, petites et moyennes compagnies d’assurance, organisme de prévoyance…).

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