La Française REM prête à prendre le relais des banques pour le financement de l’immobilier

Après avoir fait état d’une année 2011 très dynamique (voir Pierrepapier.fr du 20 janvier 2012), la société de gestion La Française REM a présenté mercredi ses objectifs stratégiques pour l’année en cours.

La Française REM assoit sa stratégie sur un scénario de cyclicité et de faible croissance qui offrirait un confortable retour sur investissement global annuel moyen de 5,5 % sur les 5 prochaines années et 6 % sur les 10 prochaines années (voir graphique)

Xavier Lepine, président du directoire de La Française AM, et Jean-Marc Coly directeur général de La Française Real Estate Managers (REM)  ont mis en perspective les enjeux pour leur groupe dont les encours investis en immobilier atteignent maintenant 7 milliards d’euros «  comparables à ceux de Gecina ou de Klepierre » s’est plu à souligner Xavier Lepine. Le rôle de valeur refuge mis en avant depuis la crise de 2008 offre à La Française REM un fort potentiel de développement. La société de gestion entend le faire valoir non seulement auprès des épargnants français mais aussi auprès des investisseurs étrangers qui ne peuvent ignorer le principal marché immobilier européen « dont la valeur du seul immobilier tertiaire atteint 300 milliards d’euros ». Parallèlement La Française REM veut saisir l’opportunité du retrait des banques dans le financement de l’immobilier. Jean-Marc Coly entend créer au sein du groupe une activité de financement sécurisé : « nous avons déjà constitué une équipe et nous savons pouvoir compter sur quelques centaines de millions d’euros pour s’investir sur ce segment » explique-t-il. Toutefois, il n’est pas question de s’intéresser aux marchés des créances douteuses alors que « le contexte de bas taux d’intérêt actuel conduit  à relativiser fortement le « mur de la dette » précise le dirigeant.

Par ailleurs, Jean-Marc Coly réaffirme les espoirs qu’il met dans le développement des OPCI grand public. Alors que les encours sur ces produits représentent déjà une quinzaine de millions d’euros, l’objectif est de parvenir à un objectif de 50 millions en fin d’année. La règle fiscale du maximum de 20 % pour des droits allégés n’est plus selon lui un vrai problème. Quant à l’obstacle de la défiance à l’égard des marchés financiers pour la poche de 30% obligatoirement détenue par les OPCI grand public, il devrait s’estomper à l’issue de la correction intervenue depuis 3 ans sur les cours, estime-t-il.

A noter que les immeubles de tous les fonds gérés ont été audités au regard de leur consommation énergétiques. En conclusion l’amélioration de leurs performances entraînera un surcoût de 8 à 10 % des budgets de travaux qui leur sont consacrés. Plus globalement la société de gestion a restructuré ses équipes pour améliorer les restructurations du patrimoine.

C.T.

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