Le cabinet de conseil constate le volume record de transactions enregistrées sur le marché français de l’immobilier d’entreprise en 2016. Il estime que le niveau des investissements pourrait encore s’apprécier cette année, « tant les montants à allouer sont significatifs ».

27,3 Md€ : c’est, selon le cabinet de conseil Savills, le niveau des investissements constatés sur le marché français de l’immobilier d’entreprise en 2016. Un chiffre en phase avec les estimations des autres courtiers, et qui s’explique notamment, selon Savills, par une augmentation significative des « deals » de plus de 500 M€.

Un marché boosté par une demande très forte – Soutenu par une demande très forte, et bénéficiant de liquidités importantes, le marché français a également bénéficié de facteurs techniques. Savills souligne notamment l’avenant à la convention franco-luxembourgeoise prévoyant la taxation des plus-values réalisées en France dès janvier 2017. Ce texte a entraîné « des mises en ventes prématurées d’actifs détenus par des fonds basés au Luxembourg ». Le conseil relève également que les montants à investir, déjà très significatifs, continuent d’augmenter d’une année sur l’autre. « C’est le cas notamment des SCPI qui génèrent des niveaux de collecte toujours plus importants », constate Savills. Ce dernier estime donc que le niveau d’investissement en 2017 devrait être au moins en ligne avec celui de 2016, « sauf secousses politiques majeures ». Parmi les facteurs qui devraient favoriser le marché français cette année, Savills cite l’effet Brexit, mais également un retour des investisseurs allemands. « Restés à l’écart ces dernières années, leurs portefeuilles souffrent désormais d’une sous-allocation sur le marché français », explique le courtier. Un juste retour des choses, quand on observe l’intérêt croissant des investisseurs français pour le marché allemand

Une offre insuffisante en actifs sécurisés – Savills pointe également une autre tendance du marché français : un déséquilibre grandissant entre offre et demande en actifs dits sécurisés. Cette concentration des acteurs sur les meilleurs biens aux meilleurs emplacements a renforcé l’effet de compression des taux de rendement. « Le taux de rendement prime bureaux a ainsi subi une nouvelle baisse, avant de se stabiliser à 3% à la mi-année », note le courtier. Autre conséquence de ce déséquilibre : une adaptation de la stratégie d’investissement des fonds, et un renforcement des actifs de diversification. « Pour obtenir de meilleurs rendements, les investisseurs à long terme prennent un risque locatif plus grand et/ou reportent leur attention vers des marchés périphériques », s’inquiète le courtier, qui considère que la hausse des « VEFA » en blanc illustre parfaitement cette tendance. Les actifs dits de services (résidences, hôtels…) profitent également de ce mouvement d’élargissement : leur part dans les investissements est passée de 7% en 2015 à 14% en 2016…

A propos de Savills(i)
Leader mondial du conseil et des services immobiliers sur son marché d’origine, le Royaume-Uni, Savills a été fondé en 1855. Coté à la bourse de Londres, il dispose d’un réseau de plus de 30 000 collaborateurs dans 60 pays. Le Groupe a racheté Studley Inc. en 2014.
(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société


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