Immobilier coté : T.I.N.A. et les fonds en euros

Immobilier coté : T.I.N.A. et les fonds en euros

There is no alternative (T.I.N.A.) pour les fonds en euros ? Pour Laurent Saint Aubin, gestionnaire actions spécialiste de l’immobilier européen chez Sofidy, si, l’alternative existe, et c’est l’investissement en immobilier coté. Un secteur qui «a rebondi de + 3,2 % en septembre, touchant son plus haut historique en fin de mois », rappelle-t-il dans son dernier commentaire de marché.

L’affaissement des rendements obligataires a conduit trois des principaux assureurs de la place à annoncer leur intention de limiter drastiquement la collecte en fonds euros. Dans ce contexte, l’effet T.I.N.A. (abréviation de «There is no alternative », la formule du philosophe de l’époque victorienne Herbert Spencer, utilisée plus tard par Margaret Thatcher, et qui fait fureur ces derniers mois pour expliquer la hausse continue des marchés actions) devrait à juste titre favoriser l’investissement en immobilier coté.

L’immobilier coté, l’avantage de la visibilité

Les foncières cotées offrent en effet l’avantage de la visibilité (tant en termes de modèle économique fondé sur des baux longs et généralement indexés sur l’inflation que de valorisation avec la publication, généralement deux fois par an, d’un actif net réévalué établi par des experts indépendants et tenant compte des transactions sur les marchés physiques, jouant le rôle de corde de rappel à la baisse sur les cours de bourse), d’une grande liquidité et d’une volatilité sur le moyen terme inférieure à celle des actions (permise par la visibilité évoquée plus haut et par la profondeur du segment – plus de 325 sociétés cotées avec des degrés d’exposition à la conjoncture très variables) .

Un secteur toujours décoté

Le segment de l’immobilier coté a rebondi de + 3,2 % en septembre, touchant son plus haut historique en fin de mois. Le ralentissement de l’économie mondiale et la prise en compte par les investisseurs que les taux d’intérêt négatifs vont perdurer expliquent cette revalorisation qui a favorisé en premier lieu les segments « Value » du secteur (foncières de commerce et résidentiel allemand). Le secteur affiche toujours une décote (4 % globalement, mais 15 % sur le segment commerces et 8 % pour le résidentiel[1]).

Laurent Saint Aubin 


A propos de Laurent Saint Aubin

Laurent Saint Aubin a débuté sa carrière en 1986 comme analyste financier à la Banque de l’Union Européenne avant de rejoindre la société de Bourse Ferri puis le CCF. Il a été ensuite directeur général d’ING France Securities en charge des activités de marché Actions à Paris, puis, à compter de 2006, responsable des activités de vente et de recherche sur l’immobilier coté au sein du groupe Aurel BGC. Membre de la SFAF, il a reçu en 2012 le trophée du meilleur analyste des sociétés d’investissement immobilier cotées (SIIC). Depuis 2014, il gère le FCP Sofidy Sélection 1, où il développe une gestion discrétionnaire visant à « surperformer, via une exposition aux actions du secteur immobilier de l’Union européenne, l’indicateur de référence FTSE EPRA/NAREIT Euro Zone Capped dividendes nets réinvestis ». 

A propos de Sofidy

Depuis 1987, Sofidy conçoit et développe des produits d’investissement et d’épargne (SCPI, OPCI, SIIC, société civile, OPCVM immobilier, fonds dédiés) orientés principalement vers l’immobilier de commerces et de bureaux. Premier acteur indépendant sur le marché des SCPI avec plus de 5,1 milliards d’euros sous gestion, Sofidy est un gestionnaire de référence dans le paysage de la gestion d’actifs immobiliers en France et en Europe. Agréée par l’AMF, Sofidy est régulièrement distinguée pour la qualité et la régularité des performances de ses fonds. Sofidy gère pour le compte de plus de 50 000 épargnants, et un grand nombre d’institutionnels, un patrimoine immobilier constitué de plus de 4 200 actifs commerciaux et de bureaux. Sofidy est une filiale du groupe Tikehau Capital.

[1] Source Green Street Advisors, spot NAV.