Chuc Hoang se donne les moyens de contrôler la société de la Tour Eiffel

tour-eiffel-cielNouveau rebondissement dans le feuilleton pour la prise de contrôle de la foncière Tour Eiffel, le premier actionnaire de la société lance une surenchère concurrente de l‘offre de SMA-BTP. Il avait tenté auparavant de contester les décisions du management de la foncière et épuisé les voies de recours entravant le succès de l’OPA amicale de l’assureur mutualiste.

Il y a au moins une qualité que l’on peut reconnaître à Chuc Hoang, c’est la combativité. Après avoir tenté de mettre en échec devant la justice l’offre initiale et la surenchère volontaire de l’assureur SMA-BTP sur la société d’investissement immobilier cotée (SIIC) Société de la Tour Eiffel, il se résout à lancer une contre-offre, après avoir franchi le seuil de 30 % du capital de sa cible. Dans le sillage de son dernier achat de titres Tour Eiffel déclaré à l’AMF mercredi 4 juin parallèlement au dépôt de son offre, il déclare détenir 30,31% du capital social et des droits de la société, confirmant ainsi son statut de premier actionnaire de la foncière.

Déposée par sa société Eurobail, l’opération offre un prix de 55 euros l’action, soit 2 euros de plus que celle de la Société mutuelle d’assurance du bâtiment et des travaux publics, ouverte le 7 mars, selon un communiqué de l’Autorité des marchés financiers (AMF) publié aujourd’hui. Chuc Hoang s’engage à acquérir la totalité des titres STE existants, soit un maximum de 4.358.669 titres à ce même prix de 55 euros par action ainsi que la totalité des actions nouvelles susceptibles d’être émises avant la clôture de l’offre. Il est précisé que l’offre ne porte pas sur les actions sous-jacentes aux 103 578 options attribuées en 2012 et 2013 par la société tour Eiffel dans la mesure où ces dernières ne seront pas exerçables d’ici la clôture de l’offre.

Chuc Hoang est donc sorti du bois alors que le management de la société de la Tour Eiffel l’accusait ouvertement depuis des mois de vouloir prendre le contrôle de la société sans déposer d’OPA. La rémunération des dirigeants de Tour Eiffel avait été la cause avancée par Chuc Hoang pour engager des actions judiciaire à l’encontre du management de la foncière.

L’initiateur a l’intention de maintenir le statut SIIC de la société et que, dans ce cadre, il a conclu des accords de reclassement partiel de sa participation (étant précisé que l’initiateur conservera en tout état de cause une participation lui permettant de contrôler la société) avec les sociétés Caravelle et Effi Invest II.

Parallèlement, Chuc Hoang annonce avoir financé son OPA ayant conclu un accord d’investissement avec une société contrôlée par des fonds conseillés par Colony Capital LLC, prévoyant la souscription d’obligations émises par l’initiateur (dont certaines sont remboursables en actions Tour Eiffel et pouvant représenter un maximum de 611 177 actions Tour Eiffel, soit 9,73% du capital social et des droits de vote de la société). Cela répond à la question que se posaient plusieurs observateurs sur les moyens réels dont disposaient le manager français d’origine asiatique. Il est obligé de s’allier à des fonds de capital investissement dont les conditions sont assurément plus onéreuses que le recours à un concours bancaires classique !

La cotation des actions de la société TOUR EIFFEL devait reprendre ce jeudi.

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