Au premier semestre 2012, les foncières ont damé le pion aux grands indices européens

Le regain de confiance des marchés financiers à l’issue du sommet européen éloignant la perspective de défaut des Etats de la zone euro et qui a redonné des marges de manœuvre aux banques a permis aux grands indices boursiers de repasser dans le vert à la fin du premier semestre. Malgré les inquiétudes persistantes, l’indice Dow Jones Stoxx 50 affiche une performance semestrielle de 3,2% tandis que l’indice CAC 40 affiche une hausse de 4,6% pour ces mêmes six mois. L’analyste de l’institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) relève que « les indices immobiliers n’échappent pas à cette respiration estivale et inscrivent désormais des performances à deux chiffres ». L’indice Euronext IEIF REIT Europe progresse de 14,5% sur cette même période tandis que l’indice Euronext IEIF SIIC France s’adjuge 12,4%. La moitié de cette performance provient de l’effet « cours de bourse » (6,05 %) et l’autre de l’effet « revenus » (6,40 %). L’indice IEIF Europe affiche une performance globale proche (12,39 %) mais reposant d’avantage sur la progression des cours de bourse (+ 7,49%).

La baisse des inquiétudes sur la question du refinancement des foncières, la bonne tenue des loyers encaissés et des valeurs d’expertise des patrimoines publiées depuis le début de l’année, assurant de confortables dividendes, ainsi que quelques opérations de rapprochement, dont l’entrée de l’américain Simon Property group dans le capital de Klépierre, sont à même de fournir les principales raisons de la surperformance des foncières européennes sur le reste de la cote.

Pierrepapier.fr

A propos de l’effet revenus et de l’effet cours de bourse
Performance globale :
performance d’un indice avec dividendes réinvestis. La performance globale se décompose en un effet cours de bourse et un effet revenu, dont elle est la somme.
Effet cours de bourse :
performance d’un indice sans tenir compte des dividendes versés.
Effet revenu :
dividendes versés durant la période considérée pour calculer la performance, rapportés à la capitalisation de l’indice en début de période. Si aucun dividende n’est versé durant la période considérée pour calculer la performance, cet effet est nul.

Rendement instantané : dividendes distribués au titre du dernier exercice, divisés par la capitalisation boursière en fin de période.