Le 28 avril, Acanthe Développement avait créé la surprise en annonçant le versement d’un dividende de 1,07 €. Très vite, le cours de l’action était passé de 1,35 € à 2,04 € (voir pierrepapier.fr des 28 et 29 avril). Mais, le même jour, la société du financier Alain Duménil avait publié un autre communiqué précisant qu’un acompte de seulement 0,14 € serait versé en mai et que, pour le reste (0,93 €), on verrait après l’assemblée générale des actionnaires, mais qu’il pourrait s’agir d’un paiement en actions Acanthe Développement. Cette annonce avait refroidi les ardeurs et  le cours avait terminé la journée à 1,45 €.

L’assemblée s’est réunie le 30 juin et, le 13 juillet, la société a annoncé que, finalement, le dividende 2010 ne serait plus de 1,07 €, mais de 0,47 €, soit un recul de 56 % par rapport à l’annonce initiale, le paiement du solde (0,47 – 0,14 = 0,33 €) pouvant se faire au choix en numéraire ou en actions Acanthe Développement à créer au plus tard le 30 septembre.

Cependant, la société précise qu’elle doit respecter son statut de SIIC et la règle de distribution des résultats. En conséquence, avant la fin de l’année, les actionnaires toucheraient un dividende exceptionnel conduisant au total (acompte 2010 + solde 2010 + dividende exceptionnel) à un montant presque aussi élevé que celui qui avait été annoncé le 28 avril (117,04 millions contre 118,11 millions). Cela dit, le montant du dividende total par action n’est pas précisé ; il pourrait être nettement plus faible que 0,93 €,des actions nouvelles devant être créées et toutes les actions existant au jour de la distribution devant avoir droit à ce dividende exceptionnel. De surcroît, ce dividende exceptionnel ne serait pas en numéraire, mais en actions, pas des actions Acanthe Développement, mais des actions FIPP, société acquise par Alain Duménil en juin dernier (voir pierrepapier.fr du 8 juin). Que valent les actions de cette société qui a été l’objet de nombreuses spéculations au cours des dernières années ? Il est difficile de le dire, la cotation des actions FIPP étant suspendue depuis le 18 mai, après avoir été précédemment très épisodique (trois cotations en mars, la première à 15,60 €, une cotation en avril, deux en mai, la dernière à 9,10 €).

Cette distribution de dividende doit faire l’objet d’un prospectus visé par l’AMF.

Tout cela est d’une limpidité parfaite, non ?

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