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Des SCPI misent sur les bureaux à La Défense

Unibail-Rodamco-Westfield vient de céder 3 actifs de bureaux à La Défense. Les acquéreurs sont des SCPI et SCI gérées par La Française REM et Perial AM. Des opérations sécurisées en termes de locataires. Mais qui interviennent dans un contexte de forte remontée des taux de vacance dans le Croissant Ouest francilien.

Les foncières vendent, les SCPI achètent… Unibail-Rodamco-Westfield vient d’annoncer la cession de trois actifs de bureau à La Défense, pour un total de 213 M€. Acquis par plusieurs SCPI et SCI de la place. Une opération qui rentre dans l’ambitieux programme de désinvestissement de 4 Md€ que s’est fixé la foncière à dominante commerce, qui a aussi récemment décidé de suspendre son dividende.

Cession de 3 des immeubles des Villages de l’Arche

La transaction porte sur des immeubles situés dans les Villages de l’Arche, à cheval entre les communes de Nanterre et de Puteaux. URW détenait jusqu’à présent 5 des 7 immeubles qui composent cet ensemble d’une surface totale de 60 000 m². La foncière a cédé les immeubles « Village 4 » (7 350 m²) et « Village 6 » (8 103 m²) à des véhicules gérés par Perial AM (les SCPI PF Grand Paris et PFO2), pour un total de 147 M€. Soit un peu plus de 10 000 € le mètre carré. « Village 4 », restructuré en 2016, est entièrement loué à Orange. « Village 6 », rénové en 2016 et en 2020, est également occupé à plus de 60% par Orange.

Perial AM renforce son implantation « Village »

« Ayant déjà procédé à l’acquisition de l’immeuble « Village 2 » en 2018, Perial AM détient ainsi désormais près de 24 000 m² au sein du premier quartier d’affaires européen », précise la société de gestion dans un communiqué. A l’époque, cette transaction s’était réalisée sur la base d’un prix au mètre carré environ deux fois inférieur… « Forts de notre expérience acquise sur Village 2, nous souhaitions nous renforcer sur ce type d’immeubles plébiscités par les utilisateurs en recherche d’une localisation stratégique », explique Stéphane Collange, directeur des investissements de Perial Asset Management. Des acquisitions qui, toujours selon Perial AM, « correspondent aux objectifs en termes de performance énergétique et environnementale mais également de santé et de bien-être des utilisateurs».

Une opération portée par trois véhicules chez La Française REM

L’immeuble « Village 3 » (6 700 m²) a quant à lui été acquis par des véhicules gérés par La Française REM. Pour le compte, respectivement, de la SCPI LF Grand Paris Patrimoine (60 %) et des sociétés civiles LF Multimmo (20 %) et Qualimmo (20 %). Restructuré à neuf en 2016, « Village 3 » bénéficie de la plupart des labellisations énergétiques. Il est entièrement loué à un opérateur français spécialiste de la cyberdéfense. Ces opérations interviennent à un moment où le quartier de La Défense connaît une hausse très significative de son taux de vacance. Selon le dernier pointage de Cushman & Wakefield, il s’établissait fin 2020 à 10,5%. Contre 4,9% fin 2019.

Remontée du taux de vacance à La Défense

Sachant en outre que le taux 2020 est quelque peu « faussé » par deux opérations d’envergure initiées avant la crise (prise à bail du projet campus Engie et The Link par Total), et que d’importantes livraisons sont prévues cette année (143 000 m²), ce taux pourrait, selon le courtier, approcher les 15% en 2021.  Fin 2020, les disponibilités immédiates de bureaux de La Défense atteignaient déjà 381 000 m². Soit leur plus haut niveau depuis 5 ans. Le marché n’est pas grippé pour autant. AEW, notamment, vient d’annoncer avoir signer huit baux ces derniers mois, pour un total de 20 000 m², sur la Tour Initiale à La Défense. Et Cushman & Wakefield y observe, fin février, une progression de 1% de la demande placée de bureaux sur un an glissant. C’est le seul secteur francilien qui connaît une évolution positive sur la période…

Frédéric Tixier


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A propos de La Française(i)

Les changements majeurs liés aux défis environnementaux et sociétaux sont autant d’opportunités de reconsidérer l’avenir. Les nouveaux leviers identifiés constitueront la croissance et la performance financière de demain. C’est dans cet esprit que La Française, groupe de gestion, forge ses convictions d’investissement et conçoit sa mission. Organisé autour de 2 piliers que sont les « actifs financiers » et les « actifs immobiliers », La Française déploie un modèle multi-boutiques auprès d’une clientèle institutionnelle et patrimoniale en France et à l’international. Convaincu des profondes transformations inhérentes à un monde plus digitalisé et connecté, le Groupe a créé une plateforme d’innovation. Elle vient fédérer les nouvelles activités identifiées comme des business clés pour demain. La Française dispose de 53 milliards d’euros d’actifs en gestion en date du 31/12/2020 et exerce ses activités à Paris, Frankfurt, Hambourg, Londres, Luxembourg, Madrid, Milan, Hong Kong et Séoul.

A propos de Perial AM(i)

Perial Asset Management gère 4,5 milliards d’euros au 31/12/2020, distribue des produits SCPI, OPCI par l’intermédiaire des CGP, banques privées, compagnies d’assurance, réseaux nationaux et investisseurs institutionnels. Perial Asset Management compte plus de 520 immeubles en portefeuille pour les fonds gérés, plus de 1500 entreprises locataires et 47 000 associés, porteurs de parts de SCPI et d’OPCI

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

URW : Résultats 2020 - Unibail-Rodamco-Westfield suspend son dividende pour mieux rebondir

Unibail-Rodamco-Westfield ? Coûteuse acquisition de Westfield. Cataclysme de la crise sanitaire. Rejet de l’augmentation de capital à l’Assemblée générale mixte du 10 novembre 2020. Départ des principaux dirigeants d’Unibail. Le trio Léon Bressler / Susana Gallardo / Xavier Niel fait son entrée au Conseil de Surveillance.

Le plan « Refocus, not reset » va être appliqué, avec, au menu (minceur), une suspension du dividende pendant trois ans. La réaction du marché a été brutale et la « lune de Niel » boursière aura été de courte durée.

URW a une nouvelle direction

Le nouveau management d’Unibail Rodamco Westfield (Jean-Marie Tritant, Président du Directoire et Fabrice Mouchel, Directeur financier) a présenté les résultats 2020. Cette équipe a démontré de longue date sa compétence et sa loyauté envers la société. De même que Léon Bressler, aujourd’hui Président du conseil de surveillance, qui a contribué à la croissance remarquable d’Unibail pendant sa longue présidence de 1992 à 2006.  Ils doivent faire face à un défi considérable. Redresser la première foncière européenne après une acquisition trop ambitieuse, et après une crise sanitaire sans précédent qui a lourdement pesé sur l’immobilier commercial.

Les faits marquants de l’exercice 2020 d’Unibail :

Les loyers nets collectés ont diminué globalement de 26,4 % à structure comparable.

Les revenus locatifs des centres commerciaux ont baissé de 24 % (-19,1 % en Europe continentale, -49,3 % au Royaume-Uni et – 28 % aux Etats-Unis). Ceux des bureaux sont restés stables.

Les loyers de la division Congrès et Expositions se sont effondrés (- 93,6 %).

Le résultat net récurrent par action ajusté a reculé de 41,1 %

L’actif net réévalué de reconstitution (EPRA Net Reinstatement Value) a perdu 27,1 % à 166.8 €.

Le ratio « Loan-to-Value » ou LTV (endettement rapporté à l’actif net) a augmenté de 38,6 % à 44,7 %. Repère : les covenants bancaires autorisent un ratio LTV maximal de 60 %.

Le ratio ICR (Interest Coverage Ratio, couverture des frais financiers par l’EBITDA) a évolué de 5,7 fois à 3,5 fois. Repère : les covenants bancaires autorisent un ratio ICR minimal de 2 fois.

Le coût moyen de la dette a légèrement augmenté (1,7 % en 2020 contre 1,6 % en 2019). Il reste très modéré à 1,1 % pour la dette en euros, et 3,6 % pour la dette en livres sterling et en dollars.

Le dividende, qui avait été réduit de moitié au titre de l’exercice 2019, sera suspendu au titre des exercices 2020 à 2022.

Unibail Rodamco Westfield n’a pas publié de « guidance » (objectifs) pour 2021.

URW a annoncé :

  • vouloir réduire significativement sa présence aux Etats-Unis.
  • achever son programme de cessions d’actifs de 4 milliards d’euros en Europe avant la fin de 2022 (l’échéance initiale étant la fin de 2021).

L’évolution récente du cours de bourse d’Unibail a été erratique


Après la remontée spectaculaire de son cours de bourse consécutive à l’annulation de l’augmentation de capital programmée à l’Assemblée générale mixte du 10 novembre dernier et amplifiée par l’effet Gamestop bénéficiant aux sociétés faisant l’objet de ventes à découvert significatives, l’action URW s’était dépréciée à la suite de la fermeture des centres commerciaux non-alimentaires d’une surface supérieure à 20.000 mètres carrés.

La suspension du dividende est plus rigoureuse que la réduction prévue par le “plan Reset”  défendu sans succès par les dirigeants précédents. Elle a lourdement pesé sur le cours de la valeur à la reprise des cotations, le 11 février.

Toutefois :

  • à défaut d’augmentation de capital (qui aurait été très dilutive),
  • et dans l’impossibilité de céder à court terme les actifs américains sans les brader,

cette suspension était nécessaire.

Les actionnaires d’Unibail Rodamco Westfield doivent faire preuve de patience

Déception pour les particuliers et institutionnels friands de dividendes… Mais les investisseurs patients devraient bénéficier de la reprise du cours de bourse. En effet le dénouement de la crise sanitaire et l’amélioration graduelle de l’environnement macroéconomique devraient mettre fin à la crise actuelle de l’immobilier commercial.

Dans l’intervalle, ils se consoleront en se réjouissant de ne pas avoir à acquitter la fiscalité (pesante et byzantine en raison de la cotation duale – à Paris et Amsterdam – de l’action) grevant les dividendes dont ils seront temporairement sevrés.

Les investisseurs, dans l’attente du redressement d’URW et de la reprise du versement de son dividende, pourront méditer ces vers de la Fontaine :

« Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,
Et de tous les côtés au soleil exposé,
Six forts chevaux tiraient un coche. »

Jean de La Fontaine, « le Coche et la Mouche », Livre VII, fable 8, 1678.

 

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Les performances 2020 des Foncières cotées

OPCVM immobilier : la définition

Foncières cotées en Bourse : une croissance « régulière » au 3e trimestre

Les foncières françaises ont publié de « bons chiffres trimestriels » au 3e trimestre, constate le bureau d’analyse Invest Securities dans sa dernière publication mensuelle. Mais il déplore toutefois une information trimestrielle qui « a tendance à s’appauvrir »…

Pour la 13e édition de sa revue mensuelle, Invest Immobilier[1], le bureau d’analyse Invest Securities se livre à une revue de détail des publications trimestrielles des foncières françaises cotées en Bourse. Le commentaire est globalement positif : les résultats publiés confirment « une croissance régulière dans tous les segments », et une « légère augmentation du taux d’occupation et des loyers » constatent les analystes.

Activité locative : le commerce dépasse encore le bureau

Mais, alors que le secteur du commerce continue de souffrir de la méfiance des investisseurs et que « les valorisations des foncières traduisent la supériorité écrasante du bureau sur le commerce », les foncières de commerce continuent d’afficher une croissance des loyers supérieure à celle des foncières de bureaux. Mais « les chiffres sont têtus » écrit Invest Securities, en comparant la progression des premières (+2,9% sur 9 mois) aux secondes (+2,8%). Le bureau rappelle en effet que le chiffre d’affaires des commerçants a progressé au 3e trimestre (voir notamment, « Les centres commerciaux de Klépierre en grande forme », ou « Les résultats Unibail-Rodamco-Westfield confirment l’embellie sur les centres commerciaux »), et qu’Altarea Cogedim « parle ouvertement d’un rebond de son activité sur le commerce ».

Foncières cotées : un trimestre calme sur le front des transactions

On retrouve cette même dichotomie entre foncières commerce et foncières bureaux sur le front des transactions. Les premières veulent céder des actifs «pour abaisser leurs ratios d’endettement ». Elles n’ont donc pas la possibilité de procéder à de nouvelles acquisitions. Les secondes, en revanche, sont à la fois en mesure de vendre « les actifs les plus centraux » – les plus recherchés par le marché -, et d’investir « essentiellement dans des projets de restructuration créateurs de valeur ». Au final, peu de transactions sur le trimestre, donc, « hormis chez les foncières n’ayant pas encore atteint la maturité ». Et Invest Securities de citer notamment Frey – qui doit encore investir le produit de sa dernière augmentation de capital -, avec une acquisition au Portugal, Sélectirente ou Foncière Inea, avec plusieurs opérations à leur actif.

Foncières cotées : maintien des notations et peu de rachats d’actions

Parmi les foncières plus « liquides », seule Icade se distingue réellement sur le plan des acquisitions (plus de 295 M€ sur les 9 premiers mois de l’année). Invest Securities considère que « cet accent mis sur les cessions » est la conséquence de «la grande discipline financière» à laquelle s’astreignent les foncières cotées. Soucieuses de conserver leur notation de crédit, elles jugent le maintien de leur ratio d’endettement indispensable. Le sujet touche particulièrement les foncières de commerce, où « l’attentisme des investisseurs crée une prime de risque ». Et il incite les agences de notation à la prudence. Déjà, plusieurs foncières de commerce (URW, Mercialys et Carmila) ont vu leurs perspectives abaissées par S&P en septembre, rappelle Invest Securities. Les foncières sont également moins actives sur le sujet des rachats d’actions. Parce que beaucoup de valeurs se traitent, en moyenne, « en prime sur leurs actifs nets réévalués ».

Foncières cotées : plus « bavardes » sur l’ESG que sur l’activité

Sauf, bien entendu, le segment des foncières de commerce. Mais ces dernières, concentrées sur la réduction de leur dette, « ne peuvent racheter leurs actions », explique Invest Securities. Le bureau d’analyse juge enfin que les communiqués trimestriels de foncières cotées sont « de plus en plus brefs ». Certaines, parmi les moins liquides, n’en publient d’ailleurs plus, « cette pratique n’étant plus obligatoire ». Une situation que déplore Invest Securities. Qui constate, en revanche, la multiplication des communications sur les notations extra-financières. « Dans un certain désordre », souligne le bureau d’analyse…

Frédéric Tixier

[1] « Invest Immobilier n°13 » – Novembre 2019 – Invest Securities.


A propos d’Invest Securities(i)

Invest Securities est une société d’intermédiation indépendante, disposant d‘un pôle de métiers complémentaires : brokerage, bureau d’analyse et services aux émetteurs. Nous apportons des solutions adaptées aux entreprises, investisseurs institutionnels ainsi qu’aux gestionnaires de fonds. Au sein d’Allinvest, Invest Securities bénéficie des synergies de la compagnie financière.  Il se place comme le premier introducteur sur les marchés Euronext et Alternext.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

 

Les résultats Unibail-Rodamco-Westfield confirment l’embellie sur les centres commerciaux

La foncière internationale publie des résultats de bonne facture. Le chiffre d’affaires des commerçants de ses centres commerciaux français progresse largement plus que l’ensemble du marché, qui montre toutefois lui aussi des signes de reprise. Et attire de nouveau les investisseurs…

Fréquentation des centres commerciaux européens en hausse de 3,1%, chiffre d’affaires des commerçants en progression de 5,2% : les derniers résultats d’Unibail-Rodamco-Westfield (URW), à fin septembre, démontrent que, sur certains segments, l’activité commerce physique n’est pas aussi atone qu’on pouvait le craindre.

URW : une progression du chiffre d’affaires des commerçants supérieure aux indices nationaux

La foncière internationale aligne certes des chiffres qui surperforment largement les indices nationaux. Quand le chiffre d’affaires des commerçants présents dans les centres commerciaux européens d’URW progresse, sur les neufs premiers mois de l’année, de 5,2% (et même de 5,5% pour les flagships du groupe), celui recensé par les principaux indices de mesure nationaux – comme celui de l’Institut français du libre-service (IFLS), en France – n’augmente que de 1,9%. Une surperformance qui reflète, selon URW, « la qualité supérieure des centres commerciaux » du groupe. Elle est particulièrement sensible sur le seul marché français sur lequel, précise URW, le chiffre d’affaires des commerçants URW affiche une hausse supérieure de respectivement 363 points de base à l’indice IFLS et de 453 points de base à l’indice CNCC[1].

Commerces : retour en grâce auprès des investisseurs ?

Il n’en reste pas moins, comme le souligne Cushman & Wakefield dans une étude qui vient de paraitre[2], qu’une embellie semble globalement se dessiner dans le secteur du commerce, et plus particulièrement sur le segment des commerces de centre-ville et celui des retails park. La reprise de la consommation des ménages (+1,1% en 2019, contre 0,9% en 2018) profite en effet aux commerçants. Et suscite de nouveau l’intérêt des investisseurs. Selon le courtier, l’activité enregistrée sur le 3e trimestre a « bel et bien coupé court aux conjectures des « retail bashers » inondant le marché depuis de nombreux mois ». Cushman & Wakefield rappelle qu’avec plus de 2,6 milliards d’euros investis en immobilier de commerce, « le volume dépasse de 10% celui relevé à la même période de l’année dernière ».

URW : reprise des cours

Pour URW, qui intervient sur le segment le plus porteur (celui des retail parks, notamment), l’optimisme est en tout cas de rigueur. Le leader mondial des centres commerciaux, dont le chiffre d’affaires des neufs premiers mois de l’année est boosté (+11,4%) par l’intégration du groupe Westfield, maintient un objectif de résultat récurrent par action pour 2019 dans une fourchette de 12,10 €/12,30 €. Le titre, qui avait plus que d’autres souffert du « retail bashing », affiche encore une sous-performance de plus de 17,5% sur un an glissant par rapport à l’indice EPRA Eurozone. Mais, en reprise depuis début septembre, il surperforme désormais cet indice de 7,34% sur les trois derniers mois (13,85% vs 6,51%), dont 5% sur les trente derniers jours…

Frédéric Tixier


A propos d’Unibail-Rodamco-Westfield(i)

Unibail-Rodamco-Westfield est le premier créateur et opérateur global de centres de shopping de destination, avec un portefeuille valorisé à 65,0 Mds€ au 30 juin 2019, dont 86% en commerce, 7% en bureaux, 5% en sites de congrès & expositions et 2% en services. Aujourd’hui, nous possédons 92 centres de shopping, incluant 55 « flagships » dans les villes les plus dynamiques d’Europe et des Etats-Unis. Présents sur 2 continents et dans 12 pays, nos centres accueillent chaque année 1,2 milliard de visites. Nous disposons d’un portefeuille de projets de développement à hauteur de 10,3 Mds€. Grâce à nos 3 700 employés et à une expérience et un savoir-faire inégalés, nous sommes en position idéale pour générer de la valeur et développer des projets d’envergure internationale.

A propos de Cushman & Wakefield(i)

Leader mondial des services dédiés à l’immobilier d’entreprise, Cushman & Wakefield (NYSE : CWK) conseille et accompagne investisseurs, propriétaires et entreprises dans toute leur chaîne de valeur immobilière, de la réflexion stratégique jusqu’à l’aménagement des locaux. Le groupe conseille ses clients utilisateurs et investisseurs internationaux, dans la valorisation de leurs actifs immobiliers en combinant perspective mondiale et expertise locale à forte valeur ajoutée, à une plate-forme complète de solutions immobilières. Fort de 51 000 collaborateurs, 400 bureaux et 70 pays dans le monde, Cushman & Wakefield a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 8.2 milliards de dollars via ses principales lignes de métiers : facilities et project management, transaction, capital markets, valuation..

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1] Conseil national des centres commerciaux.
[2] Marketbeat France Commerces – 3e trimestre 2019 – «Le retail contre-attaque » – Cushman & Wakefield.

La foncière désormais mondiale déroule son programme de cession à 3 Md€. Fin octobre, elle l’avait déjà réalisé à hauteur de 62%, avec deux nouvelles opérations à son actif lors du mois écoulé : la vente de la tour Ariane, à La Défense, et celle d’un immeuble à Varsovie, pour un total de 655 M€.

Depuis le rapprochement entre les deux entités Unibail-Rodamco et Westfield, en décembre dernier, la foncière désormais mondiale, leader sur le segment des centres commerciaux, a entamé un vaste programme de cession.

Un plan de cession à 3 Md€

Lors de l’annonce de la fusion, le groupe avait en effet indiqué avoir identifié un montant « d’environ 3 Md€ d’actifs à céder au cours des prochaines années ». Un « pipe » de cessions destiné à réduire l’endettement de la foncière et à améliorer la qualité moyenne de son patrimoine. Une opération importante était intervenue dès le mois de juillet dernier, Unibail-Rodamco-Westfield annonçant alors la signature d’une promesse de vente de l’immeuble Capital 8, situé dans le 8arrondissement parisien, à Invesco Real Estate. Une vente officialisée le 8 novembre, sur la base du prix annoncé de 789 M€. Toujours en juillet, le groupe annonçait une autre opération : la cession de 4 centres commerciaux en Espagne, pour 489 M€.

Déjà 62% du programme réalisé

Deux autres promesses de vente, signées en octobre, ont permis à la foncière d’aller encore plus de l’avant dans son programme de cession, dorénavant réalisé à plus de 62%. La première porte sur la tour Ariane, à La Défense. Construit en 1975 par Jean de Mailly, entièrement rénové en 2008, l’immeuble de bureaux bénéficie d’une excellente localisation, mais souffre néanmoins d’une architecture quelque peu vieillissante. L’acquéreur, un fonds souverain singapourien (Singapour GIC) va débourser 464,9 M€, soit, selon les calculs du bureau d’analyse Invest Securities, 7 280 € le mètre carré. L’autre opération concerne un autre immeuble de bureaux de 45 500 m2, le Skylight and Lumen, situé à Varsovie, en Pologne. Unibail-Rodamco-Westfield a annoncé le 30 octobre être entré en négociation avec Globalworth Poland (une foncière cotée) sur la base d’un prix de cession de 190 M€.

Faible impact dilutif

Ces opérations, si elles améliorent le profil financier du groupe, ont toutefois un impact dilutif sur le résultat. La foncière, dans sa dernière publication trimestrielle, l’estime à – 0,11€ (sur la base de 1,92 Md€ de cessions annoncées, pour un rendement initial net moyen de 4,5%). Unibail-Rodamco-Westfield, qui affiche parallèlement un chiffre d’affaires en hausse de 40,2% depuis le début de l’année (et une progression de la fréquentation de ses centres commerciaux européens) maintient d’ailleurs son objectif de résultat net récurrent sur 2018 dans la même fourchette qu’auparavant : 12,75 €/12,90€.

Frédéric Tixier 


A propos d’Unibail-Rodamco-Westfield(i)

Unibail-Rodamco-Westfield est le premier créateur et opérateur global de centres de shopping de destination. Avec un portefeuille valorisé à 63,7 Md€ au 30 juin 2018, dont 86% en commerce, 8% en bureaux, 5% en sites de congrèset expositions et 1% en services, le groupe possède 102 centres de shopping, incluant 56 « flagships » dans les villes les plus dynamiques d’Europe et des Etats-Unis. Les centres du groupe accueillent chaque année 1,2 milliard de visites. Présent sur 2 continents et dans 13 pays, Unibail-Rodamco-Westfield propose une plateforme unique pour les enseignes et les évènements des marques, et offre aux clients une expérience exceptionnelle et sans cesse renouvelée. Grâce à ses 3 700 employés et à une expérience et un savoir-faire inégalés, Unibail-Rodamco-Westfield est en position idéale pour générer de la valeur et développer des projets d’envergure internationale. Le groupe dispose du portefeuille de projets de développement le plus important du secteur, d’une valeur de 12,5 Md€. Unibail-Rodamco-Westfield se distingue par sa stratégie « Better Places 2030 », qui a pour ambition de créer des lieux conformes aux plus hauts standards environnementaux et de contribuer ainsi à des villes meilleures. Les actions jumelées d’Unibail-Rodamco-Westfield sont cotées sur Euronext Amsterdam et Euronext Paris (symbole Euronext : URW). Une cotation secondaire a été établie en Australie par l’intermédiaire de Chess Depositary Interests. Le Groupe bénéficie d’une notation A par Standard & Poor’s et d’une notation A2 par Moody’s.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société