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La SCPI régionale gérée par Norma Capital met les bouchées doubles en termes d’acquisitions. Elle vient d’annoncer 5 opérations au 4trimestre, pour un total de 6 M€. Elle ambitionne toujours de délivrer un rendement de plus de 6% sur 2018.

Lors de la reprise de la gestion de Vendôme Régions, en mars 2018, son nouveau gestionnaire Norma Capital – qui vient de lancer une nouvelle SCPI, Fair Invest – annonçait son intention de poursuivre le développement régional de la SCPI – son ADN d’origine -, et d’investir «majoritairement» dans les régions où elle n’était pas encore présente, telles que Rhône-Alpes, PACA, ou Hauts-de-France. Promesse tenue.

7 acquisitions en 2018

Au cours du dernier trimestre de l’année écoulée, la SCPI a procédé à 5 nouvelles acquisitions, portant le compteur de ses opérations annuelles à 7. Parmi ces opérations figurent effectivement une implantation dans la région PACA, à Trets, dans les Bouches-du-Rhône, où la SCPI s’est portée acquéreur des murs d’un supermarché Casino (1 700 m2). Et une prise de position en Rhône-Alpes, avec l’acquisition de 400 mde bureaux. Si la région Hauts-de-France ne figure pas dans les cibles en 2018, il convient toutefois de rappeler que la SCPI avait investi à trois reprises dans cette zone en 2017 – à Amiens (80), Creil (60) et Valencienne (59) – pour un total de plus de 3,5 M€. En 2018, le total de ses investissements s’élève à un peu plus de 9 M€, dont 6 M€ au cours du dernier trimestre.

Forte rentabilité des investissements

La plupart de ces opérations ont été réalisées dans d’excellentes conditions de rentabilité, souvent supérieure à 8%. L’investissement opéré au 1er trimestre 2018 – les murs d’une salle de sport, à Bourges – génère même un rendement immédiat de 11%… Avec des actifs de petite taille – une trentaine en portefeuille fin septembre 2018 -, rentables, et correctement loués (la SCPI affiche un taux d’occupation financier de 95% au 3trimestre), Vendôme Régions devrait donc logiquement tenir ses prévisions, annoncées dès la reprise de sa gestion par Norma Capital, d’un taux de rendement 2018 supérieur à 6%. La SCPI a déjà versé 3 acomptes en progression régulière depuis le début de l’année (9,48 € au 1T, 9,59 € au 2T, 9,76 € au 3T), le dernier correspondant à un rendement annualisé de 6,05%…

Frédéric Tixier


A propos de Norma Capital(i)

Norma Capital (près de 650 millions d’euros d’actif brut sous gestion) est une société de gestion de portefeuille spécialisée dans la création et la gestion de fonds immobiliers (OPPCI / SCPI / SCI club deal) et agréée par l’Autorité des Marchés Financiers. L’expertise de Norma Capital s’adresse à la fois à des clients institutionnels et à une clientèle privée. L’équipe de gestion est composée de huit professionnels de la gestion de fonds et d’actifs immobiliers.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Perial vient d’annoncer les taux de rendement 2018 de ses trois SCPI, PFO, PFO2 et PF Grand Paris. Toutes affichent des dividendes en hausse. Deux d’entre elles augmentent même leur taux de rendement, compris entre 4,40% et 4,87%.

Bonne nouvelle pour les porteurs de parts des SCPI Perial. La société de gestion indépendante vient d’annoncer les rendements 2018 de ses trois SCPI. Toutes font mieux que l’an dernier en termes de dividendes. Deux d’entre elles, PFO2 et PF Grand Paris – ex PF1 -, affichent même des taux de distribution en progression.

Rendements compris entre 4,40% et 4,87%

La plus rentable du lot reste néanmoins PFO, la SCPI historique désormais ouverte sur l’Europe et au capital variabilisé. Cette dernière annonce un dividende en progression de 0,22% (46,10 € vs 46 €), mais un taux de rendement (DVM) en légère baisse, à 4,87% contre 4,91% en 2017. Vient ensuite PFO2, historiquement positionnée sur le créneau du développement durable, avec un dividende (8,75 € vs 8,60 €) et un rendement (4,51% vs 4,43%) en hausse. PF Grand Paris ferme la marche avec toutefois la plus forte variation à la hausse de son dividende (21 € vs 20 €, soit 5% de progression) et de son taux de rendement (4,40% vs 4,35%). Et une valeur de la part également en hause de 5%, son prix de souscription étant passé de 469 € à 492 € en mai dernier.

Amélioration de la gestion locative

Si ces trois produits accroissent aussi significativement leur rentabilité, dans un contexte où l’on s’attend plutôt à une nouvelle réduction du taux de rendement moyen des SCPI (4,44% en moyenne sur 2017), c’est en raison d’une gestion locative plus efficace. « Ces hausses résultent de l’amélioration de la situation locative et de la gestion active des patrimoines, grâce à l’engagement des équipes de Perial Asset Management » explique ainsi Eric Cosserat, président du groupe Perial. Sur le seul indicateur du « TOF » – taux d’occupation financier -, l’amélioration n’est toutefois sensible que pour PFO, son taux d’occupation financier progressant de 92,19% à 94,29% entre fin 2017 et fin 2018. Les TOF de PF Grand Paris et de PFO2 sont en revanche orientés à la baisse, tout du moins sur un an glissant : celui de PF Grand Paris passe de 89,32% à 88,36%, et de 92,75% à 90,74% pour celui de PFO2.

Des dividendes en hausse aussi en 2019

Les 3 SCPI, outre l’amélioration de leur gestion locative, ont également connu une année active sur le plan des acquisitions et des souscriptions, leurs capitalisations étant passées respectivement, entre le 1er janvier et le 30 septembre 2018, de 560,4 M€ à 674,4 M€ pour PF Grand Paris (+114 M€), de 528,3 M€ à 628,4 M€ pour PFO (+100 M€) et de 1 863 M€ à 1 999 M€ pour PFO2 (+166 M€). Ces bons résultats poussent Perial à l’optimisme. « En 2019, nous poursuivrons notre politique active de gestion, avec des objectifs de distribution en hausse. Nos stratégies sont clairement établies : le Grand Paris comme l’Europe en sont des axes forts, avec des dynamiques porteuses », affirme ainsi Eric Cosserat. En précisant les fourchettes potentielles cibles de ses trois SCPI, de 21 € à 22 € pour PF Grand Paris, 45,50 € à 47,50 € pour PF0 et 8,80 € à 9,20 € pour PFO2.

Frédéric Tixier


A propos de Perial(i)

Spécialiste de l’épargne immobilière, le Groupe Perial, présidé par Eric Cosserat, est un groupe indépendant, pure player de l’immobilier depuis plus de 50 ans. Le Groupe s’organise autour de 3 métiers : la gestion d’actifs immobiliers avec Perial Asset Management, la gestion locative et le syndic de copropriété avec Perial Property Management, la promotion immobilière avec Perial Développement.Perial Asset Management assure également la distribution de ses produits auprès des CGPI, banques privées, compagnies d’assurance, réseaux nationaux et investisseurs institutionnels.

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La SCPI spécialisée sur le segment de l’hôtellerie européenne vient de réaliser deux nouvelles acquisitions, portant à 6 le total de ses actifs sous gestion. Elle envisage un taux de distribution de 4,47% sur 2018.

Saint-Raphaël, sur la Côte d’Azur, et Nuremberg, au nord de la Bavière… Ses deux dernières acquisitions sont parfaitement représentatives de la stratégie d’investissement menée par Atream Hôtels, une SCPI spécialisée sur le segment de l’hôtellerie européenne lancée en 2016 : se positionner sur des mûrs d’hôtels situés dans les principales villes de la zone euro.

6investissement

Le 1er octobre dernier, Atream Hôtels signait en effet l’acte d’acquisition des murs de l’hôtel de l’Estérel, un établissement 3 étoiles situé à Saint-Raphaël, station balnéaire emblématique de la Côte d’Azur. Le 19 décembre, la SCPI se portait acquéreur des murs de l’hôtel Park Inn by Radisson, situé aux portes du centre-ville historique de Nuremberg, deuxième ville de Bavière. Ces deux opérations ont été négociées à respectivement 6,2 M€ et 23,5 M€ (prix nets vendeur), et pris à bail dans le 1er cas par Pierre & Vacances (ferme, résiduel de 12 ans) et le second par le groupe hôtelier Radisson, l’un des 10 premiers opérateurs mondiaux (ferme, résiduel de 10 ans). Avec les autres acquisitions menées en 2018, notamment celle portant sur un hôtel à Göttingen en septembre dernier, la SCPI est donc désormais propriétaire de 6 actifs en zone euro.

Dividende prévisionnel de 44,73 € par part

Atream Hôtels aura donc investi près de 50 M€ en 2018, soit l’équivalent de sa collecte sur les trois premiers trimestres de l’année (52,9 M€). Toutes ces opérations ayant été réalisées à des taux de rendement supérieurs à 5,5%, et en dépit d’un taux d’occupation en forte baisse ponctuelle au 3trimestre (60,2% vs 100 %, essentiellement dû à une franchise de loyer consentie au locataire du Hampton d’Amsterdam) la SCPI envisageait fin septembre le versement d’un 4acompte (11,70 € par part) légèrement supérieur aux trois précédents (11,01 €). Ce qui porterait son dividende annuel à 44,73 € par part, contre 48 € en 2017. Soit un taux de rendement prévisionnel d’environ 4,47% en 2018.

Frédéric Tixier


A propos d’Atream(i)

Atream est une société de gestion indépendante, spécialisée dans la création et la gestion de fonds immobiliers créée par Pascal Savary et Grégory Soppelsa en 2008. Atream, leader de l’immobilier touristique européen, gère ou conseille plus de 1,5 milliard d’euros d’encours (au 31/12/2017) au travers de club-deals institutionnels et de fonds ouverts tels que la SCPI Atream Hôtels. Atream développe des solutions sur mesure pour les investisseurs institutionnels (banques, caisses de retraite, mutuelles, compagnies d’assurance) et pour la clientèle privée. Société de gestion de portefeuille agréée AIFM, Atream dispose de l’ensemble des agréments pour la gestion de véhicules d’investissement réglementés (OPCI, SCPI) et autres FIA (fonds d’investissement alternatifs).

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La SCPI de bureaux gérée par Sofidy prévoit de verser, au titre de 2018, un dividende en progression de 3,7% par rapport à l’an dernier. Efimmo 1, moins active qu’en 2017 sur le front des acquisitions, a en revanche continué à améliorer son taux d’occupation financier, en hausse de 1,78 point depuis le début de l’année.

Bonnes nouvelles en série pour les porteurs de parts d’Efimmo 1. La SCPI de bureaux, qui a franchi l’an dernier le seuil du milliard d’euros de capitalisation, prévoit d’augmenter son dividende de 3,7% cette année, à 11,64 € par part. Et affiche des résultats d’exploitation en progression.

Taux de distribution prévisionnel de 5,06%

Ce niveau de distribution porterait son rendement annuel à 5,06%, soit 0,18 point de plus que l’an dernier (4,88%). La SCPI réalise cette année, selon la société de gestion Sofidy, « de très bonnes performances ». Avec un patrimoine composé de 910 unités locatives, réparties sur les régions « les plus dynamiques », et aux « meilleurs emplacements » dans la capitale, elle a pleinement profité d’un contexte de marché porteur sur le segment des bureaux. La qualité de ses actifs – et de ses équipes de gestion – luia notamment permis d’améliorer dans des proportions importantes son taux d’occupation financier. Celui-ci est passé de 92,73% fin 2017 à 94,51% fin septembre 2018, un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis plusieurs années.

Renégociation des loyers à la hausse

Cette progression du « TOF » s’est en outre effectuée dans d’excellentes conditions financières. La forte demande pour les bureaux de qualité, et bien situés, a permis à la SCPI « de réaliser de nombreuses relocations avec des loyers en hausse », explique Fabrice Doiteaux, Directeur du patrimoine immobilier bureaux de Sofidy. Les 32 relocations opérées depuis le début de l’année, portant sur plus de 12 000 m², ont ainsi conduit à une progression de près de 7,5% des loyers encaissés. De quoi, effectivement, produire un résultat d’exploitation supérieur à celui de l’an dernier…

Environ 90 M€ d’investissements programmés

Efimmo 1 s’est par ailleurs montrée un peu moins active sur le front des investissements. En 2017, elle avait réalisé 187 M€ d’investissements. Fin septembre 2018, son compteur n’affichait qu’environ 30 M€ d’acquisitions – dont l’investissement dans le portefeuille logistique du groupe Carrefour-,et un « pipe » d’engagements d’environ 60 M€, soit 90 M€ au total. Signalons enfin qu’Efimmo 1 a également quelque peu réduit la voilure en termes de collecte : fin septembre, elle avait engrangé environ 69 M€ de souscriptions nettes, contre un peu plus de 95 M€ sur l’ensemble de l’année 2017.

Frédéric Tixier 


A propos de Sofidy(i)

Depuis 1987, Sofidy conçoit et développe des produits d’investissement et d’épargne (SCPI, OPCI, SCI, SIIC, OPCVM Immobilier, Fonds dédiés) orientés principalement vers l’immobilier de commerces, et de bureaux. Gestionnaire de référence dans le paysage de la gestion d’actifs immobiliers en France et en Europe. Agréée par l’AMF, Sofidy est régulièrement distingué pour la qualité et la régularité des performances de ses fonds. Sofidy gère pour le compte de plus de 40 000 épargnants, et un grand nombre d’institutionnels, un patrimoine immobilier d’une valeur de près de 4,5 milliards d’euros ; constitué de plus de 4 100 actifs commerciaux et de bureaux.

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La SCPI Corum XL, dernière-née de la gamme gérée par Corum AM, qui arrivait en tête des classements l’an dernier avec un rendement de 6,58%, prévoit de faire encore mieux cette année. Résolument européenne, elle vient d’ajouter un 2pays hors zone euro à son portefeuille.

La dernière-née de la gamme Corum AM, lancée en avril 2017, poursuit son développement avec célérité. Fin septembre, sa capitalisation dépassait déjà les 166 M€ et son patrimoine, à vocation internationale, était réparti sur 7 pays européens, dont deux hors zone euro.

Encore 32,1 M€ d’investissements au 3trimestre

Corum XL, qui avait procédé à 3 acquisitions au 2trimestre, pour un total de près de 55 M€, a en effet encore ajouté deux nouveaux actifs à son portefeuille en septembre dernier. La SCPI s’est portée acquéreur d’une zone d’activité commerciale à Coalville, près de Leicester, pour un montant de 11,8 M€. C’est le 3investissement réalisé par Corum XL au Royaume-Uni, pays qui représentait de ce fait 53% de son patrimoine à la fin du 3trimestre. La SCPI a également ajouté un nouveau pays hors zone euro à son portefeuille, la Pologne, en procédant à l’acquisition d’un magasin de bricolage sous enseigne Bricorama à Poznan (la 5ville de Pologne), pour 20,3 M€. Ces deux opérations génèrent des taux de rendement à l’acquisition de respectivement 6,95% et 6,52%.

Une croissance exponentielle au service du rendement

Des rentabilités quelque peu inférieures à celles des acquisitions précédentes (jusqu’à 8,69% sur le premier achat irlandais), mais qui n’empêchentpas la société de gestion de la SCPI d’anticiper un taux de distribution sur 2018 de plus de… 7,5%. Frédéric Puzin, le président de Corum AM, avait annoncé dès le 1er trimestre « de très belles perspectives sur le plan du rendement ». Dans son dernier éditorial, il explique comment « une telle performance peut être réalisée sur un placement en 2018 », surtout dans le contexte spécifique de Corum XL, en phase d’hypercroissance de sa collecte (+500% entre 2017 et 2018, selon la société de gestion). Frédéric Puzin reconnaît d’ailleurs que forte progression des encours ne rime généralement pas avec rentabilité. « L’afflux d’argent a toujours été pour les SCPI, à l’exception de Corum Origin, la grande sœur d’XL, un poison qui a étouffé le rendement », écrit-il.

Rendement au-delà de l’objectif

« Cette manne peut, à l’inverse, être utilisée comme un puissant fertilisant, si l’afflux d’argent apporté par les épargnants est méticuleusement anticipé et investi dans d’excellentes conditions », poursuit Frédéric Puzin, expliquant que Corum XL a effectivement bénéficié de ces conditions « uniques », en raison notamment de son large champs d’investissement, tant sectoriel que géographique, qui lui a ouvert « le choix de nombreuses opportunités ». Corum XL devait donc terminer sa seconde année d’existence avec un rendement encore supérieur à l’objectif affiché (5%). Rappelons que la SCPI, qui pratique une distribution mensuelle des dividendes, a déjà versé 11,7 € au titre des 9 premiers mois de l’année (dont 1,8 € d’impôt étranger prélevé à la source sur les loyers). Elle anticipe donc un total de distribution annuelle de 14 €. Les souscripteurs « historiques » de Corum XL ont en outre déjà bénéficié d’une revalorisation du prix de la part intervenue en avril dernier, celui-ci étant passé de 185 € à 189 € (soit une progression de 2,16%).

Frédéric Tixier


A propos de Corum Asset Management(i)

Corum Origin et Corum XL sont des SCPI gérées par Corum Asset Management, société de gestion indépendante créée en 2011. Corum Asset Management gère un parc immobilier de plus de 1,2 milliard d’euros. Corum Asset Management réunit une équipe de professionnels pluridisciplinaires, dont la connaissance des marchés immobiliers, et au-delà, la pratique du monde de l’entreprise et de l’économie réelle, permettent d’avoir une approche de l’investissement immobilier pragmatique, novatrice et indépendante des consensus convenus. C’est notamment cette indépendance d’esprit qui permet à Corum de tenir ses objectifs de distribution (non garanti).

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Cette classe d’actifs « alternative » est de nouveau prisée des investisseurs institutionnels. Ils y auraient investi près de 2,5 Md€ l’an dernier, soit 2,5 fois plus qu’entre 2011 et 2015. Certains gestionnaires, comme Primonial, en ont fait un axe fort de développement. La performance du secteur résidentiel reste pourtant encore inférieure à celle des autres actifs immobiliers.

Au moment où la Cour des comptes appelle au retour des investisseurs institutionnels dans le secteur du logement– en vertu d’hypothèses d’ailleurs contestées par les professionnels de la promotion immobilière¹-, ce mouvement semble d’ores et déjà amorcé. 

Investissements en hausse– Selon une étude publiée en mars dernier par Cushman & Wakefield², les investisseurs institutionnels sont de plus en plus nombreux à s’intéresser aux classes d’actifs immobiliers « liés à des facteurs plus socio-démographiques qu’économiques ». On connaît effectivement le succès, y compris parmi les gestionnaires de SCPI et d’OPCI, des investissements en actifs dits de santé (EPHAD, clinique…) ou pour les autres résidences gérées (résidences étudiantes, de tourisme…). Selon C&W, les montants investis en résidentiel sont en forte accélération. Le courtier les estime à 2 Md€ en 2016, et à plus de 2,5 Md€ en 2017, dont « près de 1,5 Md€ investis en opérations classiques, c’est-à-dire hors résidences gérées et logements sociaux neufs ». Des niveaux à comparer à ceux constatés les années précédentes : à peine un milliard d’euros sur la période 2011-2015.

Retour confirmé ?– Une tendance que relève également CBRE. Pour cet autre courtier, « à l’instar des autres pays européens, tel que le Royaume-Uni, les investisseurs institutionnels confirment leur retour sur le marché résidentiel locatif ». CBRE estime pour sa part que les montants investis sur le marché de la vente d’immeubles anciens en blocs auraient atteint plus de 2 Md€ en 2017. C&W rappelle de son côté qu’en marge des opérations classiques d’acquisitions d’actifs, le marché est désormais animé par des opérations d’envergure qui ont « bouleversé la structure du marché en faisant émerger des poids lourds à l’échelle européenne ». Et de citer le rapprochement entre Eurosic et Gecina – une foncière aujourd’hui dotée d’un patrimoine de 6 800 logements et 5 000 chambres d’étudiant -, ou l’acquisition de deux portefeuilles résidentiels d’importance – dont un auprès d’ANF Immobilier – par le groupe Primonial, qui prend ainsi « une position forte de leader du marché ».

Tendance pérenne ?– Toute la question reste de savoir si cette tendance peut perdurer. Rappelons que les institutionnels, qui détenaient près de 1,2 million de logements au milieu des années 1980, s’en sont progressivement désengagés à partir des années 90. Ils n’en possédaient plus qu’environ 200 000 au début des années 2010. Leur part du parc locatif privé serait ainsi passée de 13% au début des années 90 à environ 3% aujourd’hui. Cette stratégie, inspirée du modèle anglo-saxon du rendement à court terme du capital et liée au phénomène de financiarisation du patrimoine immobilier, les a donc amenés à privilégier les actifs immobiliers tertiaires externalisés par les entreprises. La question du rendement – plus faible dans le résidentiel que dans les autres classes d’actifs -, de l’horizon d’investissement – plus long… -, ainsi que d’autres facteurs (économie d’échelle, cadre juridique…)ont également joué en défaveur du placement logement. Pourtant, à diverses reprises au cours des années 2000, le marché a cru – à tort – à un retour des institutionnels sur le secteur.

Point d’inflexion en 2015– Aujourd’hui, les facteurs démographiques et sociétaux semblent plus favorables. Le contexte politique, économique et financier également. Selon une autre étude, produite début 2017 par BNP Paribas Real Estate³, « l’année 2015 marque un tournant majeur » dans la prise de conscience par les institutionnels de l’intérêt d’une diversification vers le résidentiel. Une évolution qui aurait également été favorisée par les pouvoirs publics, notamment via la mise en place du plan pour le logement intermédiaire, en 2013, ou diverses mesures fiscales prises fin 2014 (TVA réduite ou exonération temporaire de la taxe foncière sur certaines opérations). S’ajoute une remontée – timide – du rendement global (rendement locatif plus rendement en capital) du secteur. Selon les données MSCI-IPD citées par Cushman & Wakefield, ce taux n’a cessé de baisser depuis 2012 pour toucher un point bas à 3,60% en 2014 – contre 6,50% pour les autres classes d’actifs immobiliers à cette même date -.

Rebond des rendements– Le rebond observé depuis lors – le rendement global des logements s’établit à 4,1% en 2016 – ne lui permet pas encore de dépasser la performance des bureaux (7,80%) ou des actifs commerciaux (8,50%). Mais, comme l’observe de son côté CBRE, en termes de rendement « prime », les choses sont en train de changer : « le resserrement des taux avec ceux observés pour le tertiaire place le logement dans les stratégies d’acquisition de plus en plus d’investisseurs », constate-t-il, anticipant la poursuite de cette tendance « à moyen et long terme », portée notamment « par le projet Grand Paris Express » et le développement « des grandes métropoles régionales françaises ». A confirmer.

Frédéric Tixier


[1]Communiqué du 12 avril de la Fédération des Promoteurs Immobiliers
[2]Marché du logement en France – « 2017, année des records ! » – C&W
[3]« Le poids du résidentiel dans les actifs immobiliers des investisseurs » – L’immobilier d’un monde qui change – Février 2017

Avec 6,58% de rendement l’an dernier, la dernière-née des SCPI de Corum Asset Management s’est imposée dès sa 1ère année d’existence à la 1ère place du palmarès des dividendes. Ses porteurs bénéficieront en outre, à compter du 1er avril prochain, d’un relèvement de 2,16% de la valeur de leurs parts.

Corum XL, la SCPI des superlatifs… Force est de constater qu’en à peine un an d’existence – elle a été lancée en avril 2017-, la dernière-née de Corum Asset Management voit toujours plus grand.

Un DVM supérieur à l’objectif affiché – Avec le versement d’un dividende brut de 9,12 € sur les 9 derniers mois de l’année 2017, soit un taux de rendement annualisé de 6,58%, Corum XL s’est imposée au 1er rang du palmarès des SCPI les plus rentables de l’année écoulée. Tout en dépassant, très largement, son objectif de rentabilité annuelle, fixé à 5%. Et en ravissant la vedette à l’autre SCPI de Corum Asset Management, Corum, 1ère chaque année au palmarès des rendements depuis 2013[1], et tout de même en seconde place l’an dernier. Corum XL fait même encore mieux, puisque la valeur de ses parts sera revalorisée de 2,16% le 1er avril prochain, en passant de 185 € à 189 €. Ce qui porte la performance théorique de Corum XL à 8,74% depuis sa création…

Déjà 4 actifs diversifiés géographiquement et sectoriellement en portefeuille Une revalorisation qui résulte de l’appréciation de la valeur des actifs que la SCPI a acquis en 2017. En à peine neuf mois d’existence, cette dernière s’est en effet portée acquéreur de 4 biens immobiliers, chacun situé dans un pays différent (Pays-Bas, Irlande, Espagne, Allemagne), et rattaché à un secteur différent (bureaux, industrie, activités, hôtellerie). Rappelons que le terrain de jeux potentiel de Corum XL s’étend au-delà de la zone euro, ce qui constitue une première du genre dans le monde des SCPI. Une internationalisation « totale », ou presque, qui sera toutefois progressive. Le programme d’investissement de Corum XL comprend en effet trois étapes, orchestrées en fonction de la montée en puissance de la collecte de la SCPI.

Une ouverture progressive à l’investissement hors zone euro –  La 1ère étape (« le socle », dixit Corum AM) correspond aux 30 premiers millions d’investissements : ceux-ci seront exclusivement réalisés en zone euro. La 2ème étape (« l’ouverture ») correspond aux 30 millions suivants. Ceux-ci pourront être investis dans toute l’Union européenne, donc hors zone euro, mais également dans des territoires membres du Conseil de l’Europe. Ce qui inclut des pays tels que l’Andorre, la Norvège, la Suisse, la Serbie, l’Islande, ou Monaco. Une liste à laquelle il convient d’ajouter le Royaume-Uni, qui « fera partie des pays cibles ». Ce n’est qu’au-delà de 60 M€ d’investissements qu’il « sera envisagé de proposer aux associés d’étendre la diversification à d’autres pays étrangers », précise Corum AM dans ses bulletins d’information.

Doublement de la capitalisation au dernier trimestre 2017 – A fin 2017, Corum XL affichait une capitalisation de 37,8 M€ -et plus de 900 associés-, soit un niveau deux fois supérieur à celui du 3e trimestre (19 M€ de capitalisation). Un niveau de collecte et d’investissements qui, s’il se maintient, devrait donc permettre à la SCPI d’entamer dès cette année la phase II de son plan de développement : commencer à investir en dehors de la zone euro. Corum XL devrait toutefois produire en 2018 un rendement « plus proche de l’objectif de 5% », prévient Frédéric Puzin, le président de Corum Asset Management…

Frédéric Tixier

A propos de Corum Asset Management(i)
CORUM Asset Management est une société de gestion indépendante créée en 2011. CORUM Asset Management gère un parc immobilier de plus de 1,2 milliard d’euros, au travers de 2 fonds : CORUM et CORUM XL. CORUM Asset Management réunit une équipe de professionnels pluridisciplinaires, dont la connaissance des marchés immobiliers, et au-delà, la pratique du monde de l’entreprise et de l’économie réelle, permettent d’avoir une approche de l’investissement immobilier pragmatique, novatrice et indépendante des consensus convenus.
(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société


[1] Si l’on exclut le cas spécifique de BTP Immobilier en 2016