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Perial Asset Management a investi plus de 660 M€ pour le compte de ses fonds immobiliers l’an dernier, dont 80% au profit de ses trois SCPI, PFO, PFO2 et PF Grand Paris. Ces dernières, qui ont collecté 265 M€ en 2018, affichent toutes des taux de distribution supérieurs à la moyenne du marché.

Les SCPI de Perial avaient été parmi les premières à dévoiler leurs taux de distribution pour 2018. Avec des rendements compris entre 4,40% et 4,87%, elles se situent toutes au-delà de la moyenne du marché (4,35%). Côté collecte nette, le millésime est un peu en retrait par rapport à 2017 (265,82 M€ vs 301,66 M€, soit un recul de 11%), mais moins marqué que celui de l’ensemble du marché des SCPI (-19,4% selon ASPIM/IEIF). Perial Asset Management conserve d’ailleurs son rang de 8société de gestion la plus collectrice nette en 2018.

Une collecte brute de 354 M€

La collecte brute des trois véhicules immobiliers grand public de Perial s’affiche à 354 M€. C’est PFO2, historiquement positionnée sur le créneau du développement durable, qui se taille la part du lion, avec un volume brut de 189 M€ (136 M€ de collecte nette). La SCPI frise d’ailleurs désormais le milliard d’euros de capitalisation. En deuxième position, on retrouve PF Grand Paris – ex PF1 -, avec 106 M€ de collecte brute (83 M€ en net), suivie de PFO, la SCPI historique désormais ouverte sur l’Europe et au capital variabilisé, avec 59 M€ de souscriptions (46 M€ en net). Les trois produits ont suivi des politiques d’investissement soutenues l’an dernier (531 M€ au total, contre 660 M€ pour l’ensemble des véhicules gérés par Perial Asset Management) et procédé à d’importants arbitrages (240 M€ au total).


Rendements compris entre 4,40% et 4,87%

Les trois SCPI affichent des dividendes en hausse, et deux d’entre elles des taux de distribution en progression, pour PFO2 et PF Grand Paris. Cette dernière, dont le prix de souscription est passé de 469 € à 492 € en mai dernier, offre en outre à ses souscripteurs une revalorisation du prix moyen de leurs parts (VPM) de 3,65%, tout comme PFO, mais dans des proportions plus modestes (+0,94%). Toutes situées au-dessus du marché en termes de DVM (4,35% en moyenne), elles sont également très bien placées en termes de performance globale (addition des TVM et VMP). PF Grand Paris, avec 8,05%, est très au-delà de la moyenne des SCPI (5,17% selon ASPIM/IEIF), PFO juste au-dessus (5,81%). Seule PFO2 s’inscrit en dessous de la norme, avec 4,51%. A noter toutefois que les trois SCPI annoncent déjà des dividendes en hausse pour 2019, avec des fourchettes prévisionnelles de 21 € à 22 € pour PF Grand Paris (contre 20 € en 2018), 45,50 € à 47,50 € pour PF0 (46 € en 2018) et 8,80 € à 9,20 € pour PFO2 (8,60 € en 2018).


Un programme ambitieux pour 2019

Perial Asset Management, qui intégrera de nouveaux locaux avant la fin de l’année, compte également poursuivre son ambitieux programme d’investissement, qu’il chiffre à 760 M€ pour l’année en cours. Ses cibles, comme en 2018, seront la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Italie, tout en restant « opportuniste sur d’autres marchés de la zone euro, comme la péninsule ibérique », précise la société de gestion. Cette dernière, qui annonce le lancement de nouveaux fonds à destination des investisseurs institutionnels, continuera également sa stratégie d’arbitrage, avec un objectif de 140 M€ de cessions. Perial, l’un des pionniers de l’investissement responsable en immobilier, réaffirme aussi sa volonté de continuer à mettre en œuvre une politique résolument ESG¹…

Frédéric Tixier


A propos de Perial(i)

Le Groupe Perial présidé par Eric Cosserat, est un groupe indépendant, pure player de l’immobilier depuis plus de 50 ans. Le Groupe Perial s’organise autour de 3 métiers : la gestion d’actifs immobiliers avec Perial Asset Management, la gestion locative et le syndic de copropriété avec Perial Property Management et la promotion immobilière avec Perial Développement. Le Groupe Perial emploie à ce jour près de 190 collaborateurs. Perial Asset Management, qui gère près de 3,7 milliards d’euros au 31/12/2018, distribue des produits SCPI, OPCI par l’intermédiaire des CGP, banques privées, compagnies d’assurance, réseaux nationaux et investisseurs institutionnels. Perial Asset Management compte 550 immeubles en portefeuille pour les fonds gérés, plus de 1500 entreprises locataires et 43 000 associés, porteurs de parts de SCPI et d’OPCI.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

(¹) Environnement, Sociétal, Gouvernance.

La société de gestion Sofidy annonce une collecte brute « volontairement maîtrisée » de 414 M€ sur ses SCPI en 2018, soit 327 M€ de souscriptions nettes. Une stratégie qui lui permet, associée à une politique de gestion prudente et diversifiée, de continuer à afficher des taux de rendements 2018 « parmi les meilleurs du marché ».

Avec une progression d’à peine 4% par rapport à 2017, la collecte brute enregistrée l’an dernier par l’ensemble des véhicules à sous-jacents immobiliers gérés par Sofidy (498 M€) a été « volontairement maîtrisée », explique la société de gestion. Côté SCPI, la collecte brute s’établit à 414 M€, et à 326,8 M€ pour les souscriptions nettes.

Immorente en vedette

Un niveau qui place Sofidy, comme en 2017, en 6position des sociétés de gestion les plus collectrices, entre BNP Paribas REIM (338,6 M€) et La Française REIM (316,3 M€). C’est une nouvelle fois la SCPI paquebot diversifiée du groupe, Immorente, qui se taille la part du lion, avec une collecte nette de 208 M€, suivie d’Efimmo, spécialiste des bureaux, à 105 M€. Des flux que Sodify a investis dans une logique de « diversification géographique et sectorielle », via un programme global d’investissement évalué à 307 M€ en 2018. « Près de 30% du programme d’achat ont été investis en Allemagne et aux Pays-Bas et plus de 6% ont été investis dans de nouvelles typologies d’actifs (logement, hôtellerie, camping…) et des investissements indirects (Club Deal logistique…) », précise Sofidy, qui avait récemment annoncé son implication dans une structure dédiée aux plateformes logistiques du groupe Carrefour.


Des rendements « parmi les meilleurs du marché »

Ces investissements ont été réalisés, comme en 2017, selon une approche sélective et prudente. Les rendements générés par les actifs sous gestion ont ainsi permis de préserver des taux de distribution qui s’inscrivent « parmi les meilleurs du marché », comme le souligne Sofidy. Les 3 SCPI de rendement (Efimmo, Immorente, Sofipierre) affichent effectivement des taux au-delà de la moyenne du marché (4,35% en 2018), en très léger recul par rapport à 2017 pour Immorente (-0,03%, à 4,70% vs 4,73%), mais en progression pour Sofipierre (+0,09%, à 4,71% vs 4,62%) et surtout pour Efimmo (+0,18%, à 5,06% vs 4,88%). Immorente 2, une SCPI dite de capitalisation – dont l’objectif est davantage l’appréciation à terme du capital que la distribution de dividendes -, récompense ses porteurs de parts avec une hausse significative de sa valeur (+2,77%, en VPM), et un niveau de rendement en légère baisse par rapport à 2017 (-0,08%, à 2,98% vs 2,90%). Les actionnaires de Sofipierre et d’Immorente bénéficient aussi d’une progression de la valeur de leurs parts (respectivement +0,22% et +0,61%), ce qui classe également les véhicules gérés par Sofidy parmi les mieux positionnés en performance globale.

Frédéric Tixier


A propos de Sofidy(i)

Depuis 1987, Sofidy conçoit et développe des produits d’investissement et d’épargne (SCPI, OPCI, SCI, SIIC, OPCVM Immobilier, Fonds dédiés) orientés principalement vers l’immobilier de commerces, et de bureaux. Gestionnaire de référence dans le paysage de la gestion d’actifs immobiliers en France et en Europe, Sofidy est régulièrement distingué pour la qualité et la régularité des performances de ses fonds. Sofidy gère pour le compte de plus de 50 000 épargnants, et un grand nombre d’institutionnels, un patrimoine immobilier d’une valeur de près de 5,1 milliards d’euros, constitué de plus de 4 200 actifs commerciaux et de bureaux.
Sofidy est une filiale de Tikehau Capital.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Les SCPI d’entreprise de Fiducial Gérance ont collecté plus de 25 M€ en 2018. Quatre sur cinq affichent des dividendes en hausse ou stables par rapport à 2017. Leurs taux de distribution 2018 (DVM) sont globalement au-dessus de la moyenne du marché.

« Pour la 3année consécutive, les SCPI de rendement de Fiducial Gérance affichent une progression de leur distribution », annonce la société de gestion dans un communiqué publié aujourd’hui.

Dividendes en hausse

La gamme des SCPI d’entreprise de Fiducial Gérance, profondément remaniée ces dernières années, compte désormais cinq véhicules, dont quatre à capital variable. Leur repositionnement, dans une logique de complémentarité et de différenciation, s’est d’ailleurs poursuivi en 2018 avec la variabilisation du capital de Logipierre 3, une SCPI dédiée à l’investissement en résidences services et murs d’hôtels. Sur ces cinq SCPI, trois affichent effectivement des dividendes en hausse. C’est le cas précisément pour Logipierre 3, dont le dividende par part passe de 60,5 € à 64,5 €. Celui de Sélectipierre 2, un véhicule spécialisé dans les bureaux « prime » parisiens qui a procédé à une importante revalorisation du prix de ses parts en juin dernier, progresse de 24 € à 25 €, contre une augmentation de 10,30 € à 10,50 € pour le dividende de Ficommerce, SCPI spécialisée en commerce ayant absorbé BTP Immobilier en 2017. En revanche, le dividende de Pierre Expansion reste stable, à 11 €, et celui de Buroboutic baisse légèrement, de 12,15 € à 11,60 €.


Rendements globalement au-dessus de la moyenne du marché

Trois véhicules sur cinq connaissent également une variation du prix moyen de leurs parts (VPM). C’est le cas notamment pour Logipierre 3, qui affiche, du fait de l’opération de variabilisation du capital, une forte progression, de +16,74%. Les parts de Sélectipierre 2, qui profite de la revalorisation de son patrimoine parisien, progressent quant à elles de 4,16%. Celles de Pierre Expansion, une SCPI de bureaux dont le rapprochement avec Sélectipierre 2 avait un temps été envisagé, et la seule dont le capital soit encore fixe, subissent un léger recul, de 1,56%. Côté taux de distribution (DVM), c’est-à-dire le niveau des dividendes rapporté au prix moyen de la part sur l’année, les SCPI Fiducial Gérance se situent, tout du moins pour trois d’entre elles, au-dessus de la moyenne du marché 2018 (4,35% selon les dernières statistiques ASPIM/IEIF). En termes de performance globale (DVM et VPM), deux véhicules sortent du lot, avec des taux supérieurs à 5,17% (moyenne du marché 2018).


Collecte globale de 25 M€

La collecte nette 2018 en SCPI de Fiducial Gérance est quant à elle très inférieure (25,4 M€) à celle réalisée en 2017 (85 M€). Elle s’est surtout portée sur Ficommerce (14,5 M€) et Buroboutic (7,1 M€), cette dernière, diversifiée sur tout type d’actifs, ayant par ailleurs connu une année très active sur le plan des acquisitions (73 M€ de transactions). Une dynamique qui semble se poursuivre en 2019, la SCPI ayant déjà procédé à plusieurs opérations « signées à un rendement moyen de 6,40% acte en main », précise Fiducial Gérance. La société de gestion propose d’ailleurs, pour relancer la collecte de Buroboutic, 3 mois de revenus équivalent au délai de jouissance aux nouveaux souscripteurs. Une « promotion » valable du 1er février au 31 mai 2019…

Frédéric Tixier


A propos de Fiducial Gérance(i)

Fiducial Gérance est une des principales sociétés de gestionindépendantes du marché des SCPI. Avec près de 1,9 milliard d’euros d’actifs gérés, répartis sur 6 SCPI, Fiducial Gérance propose une gamme de SCPI complémentaire et différenciante (bureaux, commerce, résidentiel, résidences gérées, diversifiée), couvrant les différents segments du marché, ainsi qu’un fonds de fonds immobiliers, FIDIMMO. Fiducial Gérance gère également 6 groupements forestiers.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Le chiffre est tombé : 4,35%. C’est le taux de distribution moyen des SCPI en 2018, selon les données ASPIM/IEIF, qui s’affiche donc légèrement en retrait par rapport au millésime 2017 (4,43%). Mais la « prime de risque » des véhicules de la pierre-papier demeure à un niveau historiquement élevé.

Il est un peu inférieur aux attentes : espéré à 4,40%, il s’établit finalement à 4,35%. Le taux de distribution moyen (DVM) des SCPI en 2018, calculé par l’ASPIM/IEIF et dévoilé aujourd’hui, n’en est pas déceptif pour autant. Comme le souligne l’ASPIM dans son communiqué, les SCPI ont réussi à maintenir un taux de distribution « attractif », qui leur permet « de dégager une prime de risque qui demeure confortable ».

Performance globale de 5,17% en 2018

Le rendement des SCPI subit de fait une lente érosion depuis plusieurs années. Depuis, plus précisément, une vingtaine d’années, 1999 très exactement, où le taux de distribution moyen culminait alors à 8,18%, selon les données IEIF. Une année historique pour les actionnaires de SCPI puisque ces derniers avaient alors en outre bénéficié d’une revalorisation du prix moyen pondéré (VPM) de leur part de 12,46%, portant leur performance globale à plus de 20% ! En 2018, cette revalorisation est elle aussi moins importante qu’en 2017 : +0,82%, contre +1,79%¹. La performance des SCPI, mesurée par l’addition du taux de distribution et de la variation de la valeur des parts détenues, s’établit donc à 5,17% en 2018, contre 6,22% en 2017.


Une prime de risque toujours élevée

Un niveau de rémunération globale qui, bien qu’en retrait depuis 2009, où il culminait à 11,50%, reste encore parmi les plus attractifs sur le marché des placements. Sur leur seule composante rendement (le DVM), les SCPI se situent toujours très au-delà du taux moyen servi par les fonds en euros de l’assurance-vie, estimé à 1,6% en moyenne pour 2018. Surtout, la « prime de risque » des SCPI, autrement dit l’écart entre leur rendement nominal et celui d’un placement théorique sans risque², reste historiquement élevée. A 3,67% en 2018, elle se situe encore au-delà des primes de risque observées entre 1990 et 2013³.


Des écarts de rendements toujours aussi importants

D’autant que ce taux de distribution moyen – pondéré par la capitalisation des SCPI – reste théorique. Ce qui compte, pour les souscripteurs, c’est la rémunération servie par le ou les véhicules dont ils détiennent des parts. Or, sur les 86 véhicules ayant distribué un dividende en 2018 recensés par l’IEIF, cette rémunération peut aller du simple au quintuple… La probabilité d’avoir fait mieux que la moyenne du marché – sans prendre en compte le critère capitalisation – reste toutefois assez acceptable, puisque près de 63% des SCPI affichent un taux de distribution supérieur à 4,35%…

Frédéric Tixier


A propos de l’IEIF

Créé en 1986, l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière est un centre d’études, de prospective et de recherche appliquée indépendant qui met à disposition des décideurs immobiliers des outils de veille, d’analyse et de prévision. Il regroupe 115 sociétés : investisseurs institutionnels, foncières cotées, gestionnaires d’actifs, promoteurs, banques, commercialisateurs… Il a pour vocation d’être un incubateur d’idées pour la profession et un cercle de réflexion des professionnels de l’immobilier et de la finance. L’activité de l’IEIF s’articule autour de trois pôles : les marchés immobiliers (Tertiaire, Commerce et Logement), les fonds immobiliers cotés (SIIC-REITs) et non cotés (SCPI-OPCI) et le Club Analyse et Prévision.

A propos de l’ASPIM

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. Au 30 septembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs(FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) affichaient un encours global de plus de 155 Md€.

[1] L’évolution des VPM est beaucoup plus erratique que celle des DVM, des années de recul pouvant alterner avec des années de revalorisation. A la différence des rendements, qui dépendent des loyers et du taux d’occupation des locaux, la valeur des parts – et leur évolution – sont fonction de la valeur patrimoniale des actifs sous-jacents détenus par les SCPI.
[2] Le rendement des emprunts d’Etat à 10 ans, mesuré par l’indice TEC 10 (taux de l’échéance constante 10 ans).
[3] A l’exception de 1998, où elle s’établissait à 3,74%.

La SCPI gérée par Swiss Life REIM France avait annoncé dès le 4e trimestre 2017 l’objectif d’un taux de distribution de 4,50% en 2018. Objectif tenu, grâce à une collecte limitée et des investissements diversifiés sectoriellement et justement répartis entre France et Allemagne.

Après un premier exercice de « montée en puissance », la toute jeune Pierre Capitale, première SCPI lancée par Swiss Life REIM sur le marché français en février 2017, signe une année 2018 de consolidation.

Peu de collecte et un seul investissement en 2018

Pierre Capitale n’aura en effet collecté qu’un peu moins de 9 M€ l’an dernier, contre près de 65 M€ en 2017. Et réalisé un seul investissement – un hôtel 4 étoiles situé à Munich, exploité dans le cadre d’un bail d’une durée ferme résiduelle de 12 ans, pour un montant de 21,8 M€ -, contre 6 en 2017 – pour près de 77 M€ – . Une stratégie pleinement assumée par Julien Guillemet, le gérant de la SCPI, qui considère que Pierre Capitale a atteint l’an dernier le double objectif qu’elle s’était fixé en termes de diversification. « Avec plus de 90 M€ investis, Pierre Capitale est aujourd’hui une SCPI équilibrée géographiquement entre la France et l’Allemagne, mais aussi sectoriellement entre l’immobilier de bureaux et l’immobilier de service à la personne », explique-t-il dans le dernier bulletin trimestriel de la SCPI.

Les marchés établis privilégiés

Pierre Capitale vise en effet, depuis sa création, à produire une performance pérenne autour de deux « moteurs » macro-économiques complémentaires : le marché de l’emploi – d’où l’exposition au secteur des bureaux, dont la santé dépend en grande partie de ce facteur – et celui de la consommation, capté au travers de l’immobilier de service (santé, résidences gérées, autres services à la personne) et l’hôtellerie. Pour y parvenir, le gestionnaire privilégie des actifs de qualité, cela va de soi, mais aussi et surtout implantés sur des marchés « établis », garants d’un renouvellement rapide des locataires. Pas d’investissements hasardeux au programme… D’où le choix de Paris, en France, et de Munich, en Allemagne, où la SCPI est pour l’heure exclusivement et équitablement investie. Sachant que Pierre Capitale, qui bénéficie du support des équipes de Swiss Life Asset Managers en Europe, a également vocation, à terme, à se positionner sur d’autres métropoles européennes.

La rentabilité dans la durée

Cette stratégie fondamentalement prudente et visiblement très correctement mise en œuvre – les taux d’occupation financier sont proches de 100% -, n’est en revanche pas construite pour produire des rendements hors norme. Pierre Capitale vise la rentabilité dans la durée et l’optimisation du couple rendement/risque. Et tient ses objectifs. Fin 2017, elle annonçait l’ambition d’un taux de distribution de 4,50% sur l’exercice 2018, soit 0,25% de mieux qu’en 2017. Promesse a priori tenue, la SCPI ayant confirmé début 2019 ce rendement prévisionnel qui s’établirait alors à peu près dans la moyenne du marché. Mais les porteurs de parts de Pierre Capitale auront peut-être une bonne surprise en 2019 ou en 2020. Les valeurs d’expertise de la SCPI ayant progressé de 3,6% en 2018, une revalorisation du prix de la part n’est en effet pas à exclure…

Frédéric Tixier


A propos de Swiss Life REIM France(i)

Créée en 2007, Swiss Life REIM (France) est la structure française de gestion d’actifs immobiliers de Swiss Life Asset Managers. Acteur important de l’immobilier en France avec près de 10 milliards d’euros d’actifs et 380 immeubles gérés et administrés, Swiss Life REIM (France) compte près d’une centaine de collaborateurs qui interviennent dans de nombreux domaines de l’immobilier professionnel (bureaux, commerces, logistique, services à la personne) et résidentiel. C’est aussi le 1er gérant d’OPCI professionnels du marché avec 42 fonds d’investissement sous gestion. À l’international, Swiss Life REIM (France) s’appuie sur une présence de Swiss Life Asset Managers et de ses filiales dans 12 pays d’Europe.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Les unes après les autres, les sociétés de gestion annoncent les taux de distribution 2018 (DVM) de leurs SCPI. Depuis mercredi 6 février, Pierre papier recense pour vous ces premières publications.


Frédéric Tixier

Les unes après les autres, les sociétés de gestion annoncent les taux de distribution 2018 (DVM) de leurs SCPI. Plus d’une trentaine est déjà disponible. Il s’agit pour l’heure de données en partie provisoires. Pierre papier a recensé pour vous ces premières publications.

Les données officielles, collectées par l’ASPIM et l’IEIF, ne seront disponibles que dans quelques jours. Seront alors notamment dévoilés le niveau de la collecte des SCPI et leur taux de distribution moyen en 2018. Ce dernier devrait tourner autour de 4,40%, en léger retrait donc par rapport à 2017 (4,44%).

Les premières publications sont encourageantes

Les premiers chiffres publiés par les sociétés de gestion, soit via des communiqués, soit via leur derniers bulletins trimestriels, ne reflètent qu’en partie cette tendance. Sur les 32 SCPI d’entreprises recensées à ce jour (à la date de la rédaction de l’article, le tableau de suivi a été actualisé depuis lors), 8 affichent en effet des taux de distribution en hausse par rapport à 2017. C’est le cas notamment des deux SCPI de Corum (aux premières marches du podium, comme en 2017), de deux des SCPI de Perial (PF Grand Paris et PFO2), et des SCPI Foncière Remusat chez Voisin, Efimmo chez Sofidy, et Pierre Capitale chez Swiss Life REIM France.


Des reculs assez limités

Plusieurs SCPI publient des résultats identiques à ceux de 2017. C’est le cas d’Epargne Pierre chez Voisin (5,97), d’Interpierre France chez Paref Gestion (5,26%) et de Pierval Santé chez Euryale Asset Management (5,05%). On sait également que les SCPI de Primonial REIM devraient afficher des rendements identiques à ceux de l’an passé, a priori supérieurs à 4,50%. Deux SCPI nouvellement créées – donc sans référence 2017 – délivrent pour leur part des rendements annualisés de très bonne facture (Kyaneos Pierre et Cœur de Régions). Le reste de l’échantillon accuse des replis, mais somme toute assez modérés, de -0,01% par exemple pour Novapierre Allemagne chez Paref Gestion (4,70%, nets d’impôt, taux provisoire) jusqu’à -0,30% pour Multimmobilier 2 à La Française

Revalorisation du prix des parts

Il convient également de noter qu’une bonne partie du recul du taux de distribution peut s’expliquer par la revalorisation du prix des parts. Rappelons en effet que le taux DVM – distribution sur valeur de marché -, qui mesure officiellement le rendement d’une SCPI, résulte du rapport entre dividendes distribués et prix de la part, dont l’évolution est mesurée par la variation du prix moyen (VPM). Si, à dividendes constants, ce prix moyen augmente, en raison d’une revalorisation du prix de la part (elle-même conséquence de l’appréciation de la valeur des actifs composant le patrimoine d’une SCPI), le taux de rendement diminue mécaniquement. C’est ce qui s’était notamment produit en 2017, le prix moyen des parts des SCPI s’étant revalorisé de 1,79%. Compte tenu de la probable augmentation de la valeur d’expertise des immeubles, on s’attend à ce que ce prix moyen soit une nouvelle fois en progression en 2018. Ce qui constitue une mauvaise nouvelle pour le rendement affiché, certes, mais pas nécessairement pour les porteurs de parts de SCPI dont la valeur du patrimoine se retrouverait ainsi révisée à la hausse…

Frédéric Tixier

La société de gestion filiale du groupe Atland vient d’annoncer les rendements 2018 de ses SCPI. Epargne Pierre maintient un niveau de distribution identique à 2017, à 5,97%. Immo Placement et Foncière Remusat restent aussi dans le haut du classement.

Année bellissime pour Voisin… Depuis sa reprise par Foncière Atland, en 2015, et l’arrivée d’une nouvelle équipe de direction, la belle endormie dijonnaise connaît un rythme de développement exponentiel. Elle vient d’annoncer une collecte nette 2018 en SCPI de 350 M€, soit un niveau plus de deux fois supérieur à celui de 2017.

Une collecte multipliée par plus de 7 en deux ans

Rapportés au niveau des souscriptions nettes engrangées en 2016 et en 2015, les ratios sont encore plus impressionnants : 7,7 fois par rapport à 2016 (45 M€ de collecte nette) et 40 fois par rapport à 2015 (8,9 M€)… Une dynamique qui a porté la capitalisation des SCPI gérées par Voisin de 245 M€ fin 2015 à plus de 800 M€ aujourd’hui, le total des encours sous gestion dépassant désormais, en prenant en compte les OPPCI gérés par Voisin, à plus d’un milliard d’euros. Un résultat d’autant plus étonnant qu’il intervient dans un contexte global de ralentissement de la collecte des véhicules de la pierre-papier, plus sensible il est vrai du côté des grandes sociétés de gestion que de celui des petits acteurs en devenir. Pour Alexandre Claudet, le directeur général de Voisin, la réponse en revanche est évidente : « cette croissance atteste de l’adhésion des épargnants et des professionnels du patrimoine à notre vision de l’immobilier au service des particuliers », affirme-t-il dans le communiqué publié par la société de gestion.


Des ratios de gestion maintenus

Mais, pour les porteurs de parts de SCPI, la prise de poids des véhicules qu’ils détiennent n’est pas une fin en soi. Même si l’accroissement de taille se traduit généralement par une meilleure mutualisation du patrimoine – donc des risques -, l’important reste, pour eux, la qualité de la gestion et la consistance des dividendes. De ce point de vue, Voisin fait aussi un quasi-sans-faute. En dépit d’une capitalisation plus que doublée en l’espace d’un an, Epargne Pierre, la SCPI phare de la société de gestion, délivrera en 2018 un rendement identique à celui de 2017, de 5,97%. Ce qui la placera, une nouvelle fois, parmi les SCPI les plus performantes du marché. Les deux autres SCPI de la gamme ne déméritent pas, Foncière Remusat, la SCPI de commerces se payant même le luxe d’afficher un taux de distribution en hausse (5,45% vs 5,35%). Immo Placement, la SCPI de bureaux qui a fusionné en 2017 avec Immauvergne, accuse un léger recul de son taux de rendement (5,48% vs 5,51%), mais plus que compensé par la progression du prix moyen de la part (+1,30%). Les trois SCPI alignent en outre des taux d’occupation financier désormais largement supérieurs à 94,5%, en nette progression notamment pour Foncière Remusat (96,32% vs 89,85% fin 2017) et Immo Placement (94,64% vs 91,8%).

Frédéric Tixier


A propos de Voisin(i)

Pionnier en matière de placement immobilier collectif, avec la création d’Immo Placement dès 1968, Voisin gère plusieurs SCPI en immobilier d’entreprise qui représentent un patrimoine de près de 800 M€ pour le compte de 15 000 associés environ (au 31/12/2018). Depuis septembre 2016, la société est présente sur le marché des OPCI professionnels avec les véhicules Transimmo et Dumoulin, qui représentent 250 M€ de patrimoine (au 31/12/2018). Voisin est filiale de Foncière Atland, société d’investissement immobilier cotée.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Grégory Frapet

Grégory FRAPET
Primonial Reim

Corum sera une nouvelle fois sans conteste le gestionnaire de SCPI le plus rentable. Corum Origin et Corum XL, ses deux véhicules phares, annoncent des rendements 2018 de respectivement 7,28% et 7,91%. Contre une performance attendue pour l’ensemble du marché de l’ordre de 4,4%…

Corum va de nouveau truster les premières places des classements SCPI. La jeune société de gestion – elle s’est lancée en 2011 – vient de dévoiler les rendements 2018 de ses deux SCPI, Corum Origin et Corum XL. Et les résultats sont pour le moins décoiffants…

7,91% pour Corum XL

Comme en 2017, la benjamine (Corum XL, lancée en avril 2017) fait mieux que son ainée. Elle affiche un rendement de 7,91% en 2018, contre 6,58% – en annualisé – sur l’exercice précédent. La SCPI, plus ouverte encore à l’international que Corum Origin, est allée chercher une partie de cette performance exceptionnelle au Royaume-Uni, qui représentait 59% de son portefeuille fin 2018. Pour le président de Corum, Frédéric Puzin, le pays offre actuellement une forte capacité de rebond. Pour lui, l’effet Brexit a déjà été anticipé par les investisseurs, et l’on peut donc « considérer que le prix de l’immobilier et le cours de la livre sont aujourd’hui en bas de cycle », écrit-il dans son dernier éditorial. En tout cas, les résultats sont là. Corum XL aura versé l’an dernier – sous forme d’acomptes mensuels – un dividende de 14,85 € par part (7,91% de rendement DVM, donc), et ses associés auront en outre bénéficié d’une revalorisation du prix de la part de 1,02% en avril dernier. Et pour 2019, la société de gestion annonce déjà un dividende prévisionnel de 9,45 €…

Et 7,28% pour Corum Origin

Côté Corum Origin, la SCPI « historique » de Corum lancée en 2012, la performance est tout aussi impressionnante. A 7,28%, elle atteint un sommet jamais franchi auparavant, en dépit des excellents résultats affichés les années précédentes. Elle est d’ailleurs reconnue comme exceptionnelle – et à priori non reproductible en 2019 – par la société de gestion. Sur les 7,28% de rendement, 6,83% sont en effet issus des loyers payés par les locataires, 0,10% d’une plus-value réalisée sur la vente d’un immeuble, et 0,35% des résultats non distribués les années précédentes. Or, cette réserve de résultat est désormais vide : Corum a en effet décidé, début 2018, de ne plus alimenter le « report à nouveau » et de distribuer l’intégralité des résultats de l’année aux associés, afin notamment que ceux-ci soient imposés « sur les revenus qu’ils ont effectivement perçus »¹. Le dividende 2018 ressort à 77,68 € par part (7,28% de rendement), sachant que là aussi, les porteurs de parts de Corum Origin, auront eux aussi bénéficié d’une revalorisation du prix de leur part (+1,42%) en juin dernier. Pour 2019, la SCPI annonce un dividende prévisionnel de 64,5 €.

Une collecte annuelle de 533 M€

La délivrance de tels résultats s’est en outre réalisée dans un contexte de forte collecte. Corum Origin a engrangé 346 M€ de souscriptions nettes l’an dernier et Corum XL 187 M€, soit une collecte globale de 533 M€. La première a multiplié ses encours par 1,3, la seconde par 5… Corum, qui affiche aujourd’hui une capitalisation de plus de 2 Md€, a toutefois l’intention de limiter, comme l’an dernier, le flux des souscriptions sur Corum Origin (à 350 M€) afin de tenir son objectif de rendement annuel 2019 : 6%.

Frédéric Tixier


A propos de Corum(i)

CORUM est une société de gestion, filiale du groupe BUTLER CORUM, spécialisée dans l’épargne immobilière et le crédit aux entreprises. CORUM commercialise trois produits d’épargne : CORUM Origin, la SCPI de référence, investie dans 12 pays de la zone euro ; CORUM XL, première SCPI à être investie en zone euro et au-delà ; et CORUM Eco, un fonds qui finance les projets de développement de grandes entreprises européennes. BUTLER CORUM est implanté à Paris, Amsterdam, Vienne, Londres, Dublin, Lisbonne et Singapour. Le groupe gère plus de 2,5 milliards d’euros d’actifs.

CORUM Origin et CORUM XL sont gérées par CORUM Asset Management, société de gestion de portefeuille indépendante, agréée par l’AMF sous le numéro GP-11000012 le 14 avril 2011. Les encours sous gestion de CORUM Asset Management sont de 2 milliards d’euros au 15 janvier 2019. 

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1]La SCPI est une société fiscalement transparente. Chaque associé est donc personnellement redevable de l’impôt sur la part des bénéfices qui lui revient, en fonction de sa quote-part dans la société, que ces bénéfices lui aient été distribués ou mis en réserve.