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Norma Capital : des SCPI en croissance

La société de gestion des SCPI Vendôme Régions et Fair Invest annonce avoir investi plus de 100 M€ en 2019. Et Vendôme Régions s’est une nouvelle fois classée dans le top 10 des SCPI en termes de rendement, avec un taux de distribution de 6,10% l’an dernier.

Objectif tenu… Lors de la reprise de la SCPI Vendôme Régions, en 2018, Norma Capital s’était engagée à en accélérer le développement. Et annonçait le maintien d’un taux de distribution au-dessus de 6%. L’an dernier, la SCPI a effectivement connu une forte progression de sa collecte, et du rythme de ses investissements. Et affiche un rendement de 6,10% pour 2019.

Vendôme Régions, en 8e position en termes de rendement en 2019

Ce qui la place à la 8e place du classement des SCPI entreprise 2019 établi par l’IEIF. La SCPI améliore en outre son taux de distribution par rapport à 2018 (6,03%), un exercice de transition. Mieux encore, ses parts ont été revalorisées en juin dernier. Avec une progression de 2,34% en termes de VPM[1], la performance globale de Vendôme Régions ressort donc à 8,44% sur 2019. Clairement dans le haut du panier. Un résultat en outre obtenu dans un contexte de forte croissance. L’an dernier, la SCPI a multiplié par 8 le niveau de sa collecte (82 vs 10 M€). Et procédé à de nombreuses acquisitions. 21 au total si l’on ajoute les promesses d’achats concrétisées en 2020.

Plus de 100 M€ d’investissements en 2019

Vendôme Régions s’est concentrée sur quatre principales métropoles régionales cibles, Bordeaux, Lille, Montpellier, Toulouse. Elle vient également d’annoncer la concrétisation d’une promesse signée l’an dernier. Elle a en effet finalisé, le 20 février dernier, l’acquisition de 3 immeubles de bureaux d’une surface totale de 12 300 m². Situés à Montpellier, Poitiers et Nantes, ces actifs ont été négociés à environ 23,5 M€, et sont loués à une quinzaine de locataires. Fin 2019, Norma Capital créditait la SCPI de 50 immeubles, pour une surface totale de près de 93 000 m². Essentiellement situés dans les métropoles régionales, la région parisienne ne représentant que 10% du patrimoine de Vendôme Régions. La taille unitaire de ses actifs semble progressivement monter en gamme. Mais elle reste modeste, comparée à celle des actifs détenus par les gros acteurs du marché. Ce qui permet à la SCPI d’afficher une rentabilité supérieure à celle de ses pairs.


Des objectifs ambitieux pour 2020

Norma Capital compte poursuivre son développement en 2020. Elle ambitionne un programme d’investissement de « 150 à 200 M€ » cette année. Contre un peu plus de 100 M€ en 2019. Outre Vendôme Régions, Norma Capital gère également Fair Invest, qui a procédé à 4 acquisitions l’an dernier. Lancée en 2018, cette dernière joue le créneau de l’investissement responsable. Pourtant porteur, ce positionnement ne lui a pas permis de décoller en termes de collecte : à peine 4 M€ recueillis l’an dernier. Mais les souscriptions s’accélèrent : le cap des 10 M€ de capitalisation devrait être franchi au 1er trimestre. Pour accompagner cette croissance à venir, le plafond du capital statutaire de Fair Invest vient d’être relevé : il est passé de 6 à 20 M€.

Label ISR pour Fair Invest ?

Norma Capital espère en outre obtenir cette année le nouveau futur certificat ISR de l’ASPIM. A l’instar d’autres sociétés de gestion, elles aussi en phase de labellisation pour certains de leurs produits, elle cherche à donner plus de visibilité à ce véhicule. Qui a d’ailleurs délivré une performance très honorable l’an dernier (4,35%). Quoique légèrement inférieure à la moyenne du marché (4,40%).

Frédéric Tixier

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A propos de Norma Capital(i)

Agréée par l’AMF depuis le 9 juin 2016, Norma Capital est une société de gestion de portefeuille détenue de manière décisive par son management. Sa maîtrise des véhicules réglementés, OPPCI et SCPI, et le savoir-faire lié lui permettent d’offrir à ses clients des capacités d’innovation, de flexibilité et de réactivité. Ses stratégies et leur mise en œuvre lui ont permis d’acquérir notoriété et reconnaissance dans la presse spécialisée notamment à travers ses produits grand public, la SCPI Vendôme Régions et la SCPI Fair Invest. 

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1] VPM : Variation du prix moyen de la valeur de la part d’une SCPI sur une année.

Swiss Life Asset Managers ouvre un service de versements programmés pour la SCPI Pierre Capitale

La société de gestion d’actifs, qui gère notamment la SCPI Pierre Capitale et l’OPCI SwissLife Dynapierre, s’équipe à son tour d’un mécanisme d’épargne progressive. Pierre Capitale affiche un rendement 2019 identique à celui de 2018. La performance de Dynapierre est en hausse.

Ce service fait de plus en plus d’émules parmi les sociétés de gestion d’actifs immobiliers. Après Corum, Primonial REIM, La Française, Voisin, ou Fiducial Gérance – pour ne citer que les principales -, Swiss Life Asset Managers se met à son tour aux versements programmés.

Versements programmés : pour lisser les cycle des marchés

La technique est bien connue des investisseurs boursiers et des souscripteurs d’OPCVM exposés aux marchés financiers. Les versements ou investissements programmés permettent en effet de lisser les à-coups boursiers. Et donc de « moyenner » le prix de revient de ses placements. Il est en effet illusoire d’espérer systématiquement investir au plus bas d’un cycle de marché. Ou d’en sortir au plus haut. Il est donc préférable de fractionner son investissement, en plaçant de manière régulière et étalée dans le temps une partie de la somme initialement prévue. En procédant ainsi l’investisseur acquiert plus de titres (actions ou parts de fonds) lorsque les marchés baissent. Et moins, bien sûr, lorsqu’ils remontent. Mais il a profité de toutes les phases du marché. Et réduit le risque d’y entrer au plus mauvais moment, c’est-à-dire juste avant une baisse…

SCPI Pierre Capitale : des versements mensuels ou trimestriels

La technique des versements programmés revêt d’autres avantages. Elle permet également de commencer à épargner sans attendre d’avoir constitué un capital à placer. Tout en ajustant le montant de ses versements en fonction de ses revenus. Appliquée au cas spécifique des SCPI, c’est un atout important. Car elle positionne l’investisseur sur la durée, en phase avec le statut moyen/long terme inhérent à ce type de véhicule. Le nouveau service mis en place par Swiss Life Asset Managers (anciennement Swiss Life REIM) propose d’épargner à un rythme mensuel ou trimestriel. Pour le rendre accessible « au plus grand nombre », la société de gestion a orchestré, en amont, la division du prix de la part. Depuis le 2 janvier dernier, le prix de souscription de Pierre Capitale est en effet passé de 1 000 € à 200 €.

Pierre Capitale : 4,5% de rendement en 2019

Pour pouvoir bénéficier du service, il faut toutefois passer par la case souscription initiale. Qui demeure fixée à 5 000 €. Pierre Capitale, une SCPI lancée en 2017, est un modèle de régularité. Comme en 2018, elle affiche en 2019 un taux de rendement de 4,5%, en phase avec l’objectif affiché. Son credo : produire une performance pérenne autour de deux « moteurs » macro-économiques complémentaires. Le marché de l’emploi, d’une part. D’où son exposition au secteur des bureaux, dont la santé dépend en grande partie de ce facteur. Et celui de la consommation, d’autre part, captée au travers de l’immobilier de service et de commerce. Pour y parvenir, le gestionnaire privilégie des actifs de qualité. Et implantés sur des marchés « établis ». D’où le choix de Paris, en France, et de Munich, en Allemagne, où la SCPI est pour l’heure essentiellement et équitablement investie.

Relance des souscriptions ?

La SCPI détient à ce jour 8 actifs, dont 5 situés dans les 13e et 14e arrondissements parisiens. Selon le gérant, ces derniers bénéficient de « l’appréciation des valeurs locatives entraînées par les valeurs prime de Paris QCA ». Autrement dit, leur valeur de revente s’est revalorisée… Pierre Capitale, en revanche, collecte peu. A peine 15 M€ au cours des deux dernières années. La mise en place des versements programmés est d’ailleurs sans doute destinée à relancer les souscriptions. Si celles-ci repartaient à la hausse, nul doute que Swiss Life Asset Managers serait en mesure de les investir dans de bonnes conditions. La société de gestion, qui gérait plus de 80 Md€ d’actifs immobiliers fin 2018, est en effet très active. Elle s’est notamment distinguée l’an dernier en mettant la main sur le portefeuille logistique de Terreïs.

Collecte et performance en hausse pour Dynapierre

D’ailleurs, l’autre fonds grand public de Swiss Life AM, l’OPCI SwissLife Dynapierre, connaît une croissance plus significative de ses encours. En 2019, il a collecté près de 370 M€. 5 fois plus qu’en 2018. Et procédé à de nombreuses acquisitions. Dont l’emblématique The Box, un immeuble en cours de construction situé derrière la Grande Arche de La Défense. Il vient également de se porter acquéreur d’un autre immeuble de bureau en VEFA, à Bordeaux cette fois. Présent dans 5 pays européens – dont l’Italie et la Belgique depuis 2019 -, l’OPCI est majoritairement investi en actifs physiques (près de 56 %). Sa faible exposition aux foncières cotées (3,2 %) l’aura empêché de profiter pleinement de l’envolée de ce secteur l’an dernier. Il n’en affiche pas moins une performance de 5,52 %[1] en 2019. Supérieure à celle de 2018 (5,17 %). Et à celle de la moyenne du marché (5,40 %).

Frédéric Tixier

[1] Performance de la part C, dividendes réinvestis.


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A propos de Swiss Life Asset Managers(i)

Swiss Life Asset Managers compte plus de 160 ans d’expérience dans la gestion des actifs du groupe Swiss Life. Ce lien étroit avec l’assurance conditionne sa philosophie d’investissement qui a pour principal objectif d’avoir une approche responsable des risques.  Ainsi, nous créons le socle permettant à nos clients de planifier leurs investissements de manière sûre et à long terme, en toute liberté de choix et confiance financière. Cette approche qui a fait ses preuves permet également à des clients tiers basés en Suisse, en France, en Allemagne, au Luxembourg et en Grande-Bretagne de bénéficier des services proposés par Swiss Life Asset Managers. Au 30 juin 2019, Swiss Life Asset Managers gérait 225 milliards d’euros d’actifs pour le groupe Swiss Life, dont plus de 71,6 milliards d’euros de placements pour des clients tiers..

 (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

 

Collecte des SCPI en 2019 : nouveau record à 8,5 Md€

Les données ASPIM-IEIF viennent de sortir. Elles confirment le très fort rebond de la collecte des SCPI d’entreprise en 2019. Leur rendement annuel s’établit à 4,4%. Il est donc supérieur au chiffre de 2018 : 4,34%.

On s’attendait à un record… le précédent est effectivement pulvérisé. Avec une collecte nette de 8,5 Md€ en 2019, les SCPI d’entreprise explosent le chiffre de 2017 (6,1 Md€). C’est ce que confirment les statistiques annuelles publiées aujourd’hui par l’ASPIM et l’IEIF.

SCPI : une collecte globale 2019 de 8,6 Md€

Si l’on ajoute à la collecte des SCPI d’entreprise celle des SCPI résidentielles (134,5 M€), c’est d’un montant total de 8,6 Md€ qu’il faut créditer l’exercice 2019. Le rebond le plus important revient toutefois aux seules SCPI d’entreprise. A 8,5 Md€, elles affichent une collecte de 70% supérieure à celle de 2018 (4,97 Md€). Et de 34% supérieur au chiffre 2017, leur précédent record. Avec la collecte des OPCI en 2019 (2,8 Md€), l’ensemble des véhicules non cotés de la pierre-papier bouclent un exercice historique. Avec 11,4 Md€ de capitaux nets engrangés. « OPCI et SCPI s’affirment, année après année, comme des produits performants et stables dans un contexte de baisse du rendement de l’épargne », explique Véronique Donnadieu, déléguée générale de l’ASPIM. Ajoutant : « ces véhicules devraient trouver toute leur place dans le nouveau plan épargne retraite (PER) ».


Collecte des SCPI : les « diversifiées » continuent leur percée

C’est une nouvelle fois la catégorie des SCPI de bureaux qui constitue l’essentiel de la collecte 2019. Avec 52,5% des souscriptions nettes, sa part relative a peu varié au cours des derniers exercices. En revanche, la catégorie des SCPI « diversifiées » continue à gagner des parts de marché. Sa collecte a été multipliée par deux par rapport à 2018. Et affiche une progression de 145% par rapport à 2017. Résultat, les « diversifiées » représentent en 2019 près de 27% de la collecte globale. Contre 15% en 2017. Une montée en puissance qui s’est faite au détriment des SCPI commerces. Ces dernières ont eu beau collecter 74% de plus qu’en 2018, elles sont loin d’avoir retrouvé leurs niveaux de collecte antérieurs. En 2017, elles s’affichaient à 955 M€. Contre 578 M€ en 2019. Résultat : elles ne représentent plus que 6,8% de la collecte globale. Contre 15,1% en 2017.


Un taux de distribution de 4,4% pour les SCPI en 2019

Côté performance, les SCPI font un peu moins bien qu’attendu. Plusieurs sources les créditaient d’un taux de distribution supérieur à 4,5% en 2019. C’est finalement le chiffre de 4,4% que retiennent officiellement l’ASPIM et l’IEIF. Après avoir collecté les performances de l’ensemble des SCPI du marché. Ce DVM améliore toutefois une nouvelle fois la prime de risque des SCPI. Elle se situe à 480 points de base au-dessus des emprunts d’Etat à 10 ans. Surtout, il progresse de 6 points par rapport à 2018 (4,34%). C’est la première fois, depuis 1999, qu’un tel phénomène se produit. A l’époque, le rendement des SCPI culminait à 8,18%, après plusieurs années de hausse ininterrompue. Il n’a cessé de baisser depuis lors.


Une performance globale elle aussi en hausse

2019 est donc une année également exceptionnelle en termes de performance. Car s’ajoute au rendement une variation du prix de la part (VPM) elle aussi en progression. + 1,2% contre + 0,8% en 2018. La performance des SCPI s’affiche donc globalement à 5,6% sur l’année. Un résultat d’autant plus remarquable qu’il est réalisé dans un contexte global de contraction des rendements de l’immobilier…

Frédéric Tixier


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A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).

A propos de l’ASPIM(i)

L’Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) promeut, représente et défend les intérêts de ses adhérents, les gestionnaires de fonds d’investissement alternatif (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI et autres FIA « par objet »). Créée en 1975, l’ASPIM est une association à but non lucratif qui réunit tous les acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés. En France au 31 décembre 2018, les fonds d’investissement alternatifs (FIA) en immobilier (SCPI, OPCI, OPPCI et autres FIA) avaient une capitalisation globale de 180 milliards d’euros.

 (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société