Articles

montpellier_articleLes SCPI PF1 et PFO vont reprendre leur collecte après que leurs associés ont donné leur accord pour passer au régime des SCPI à capital variable. Cela permettra d’accélérer la modernisation de leur patrimoine. Le taux de vacance élevé de ces SCPI n’a pas nui à leur rendement qui demeure attractif.

Les associés des SCPI Participation Foncière 1 (PF1) et Participation Foncière Opportunité (PFO) gérées par Perial AM ont donné leur accord en assemblée générale pour transformer leur SCPI en capital variable.

C’est une vraie petite révolution pour ces deux SCPI qui, chacune à leur époque, ont marqué l’histoire de la pierre-papier. La première fait figure de vétéran puisqu’elle a été créée en 1986 et qu’elle fêtera l’an prochain son cinquantième anniversaire. La seconde a été la première à se faire agréer par le régulateur des marchés (AMF) juste après la crise de l’immobilier des années 90.

Ce changement organique s’opère après que ces deux SCPI sont restées depuis longtemps fermées à la collecte. PF1 n’a plus fait appel au public depuis 1995 et PFO depuis 2008. La collecte devrait reprendre dès la fin de l’année pour PFO et au début 2016 pour PF1.

Éric Cosserat, Président de Perial, explique qu’aujourd’hui les conditions sont réunies pour repartir de l’avant. L’environnement de taux d’intérêt faible favorise l’investissement immobilier, particulièrement en immobilier tertiaire alors que les loyers lui paraissent maintenant stabilisés. Face à l’obsolescence et au vieillissement des patrimoines, Perial a déjà bien travaillé en accélérant les arbitrages, il faut maintenant que ces deux SCPI disposent d’un courant de collecte suffisant pour moderniser encore plus le portefeuille d’immeubles qu’elles détiennent. Pour anticiper le retour à un niveau significatif de collecte et bénéficier des conditions de financement bancaire actuelles, les associés ont donné leur accord pour que leurs SCPI puissent recourir à l’endettement à hauteur maximale de 20% de leur actif net, soit près de 50 millions d’euros pour PFO et près de 100 millions pour PF1. De quoi pérenniser les revenus qui placent ces SCPI dans le haut du tableau des rendements des SPCI pour l’année écoulée. Pour PFI, le rendement des parts atteint 5,40 % sur la base des 22 euros versés en 2014 et alors que Perial prévoit un versement de 22 à 23 euros en 2015. Pour PFO, le rendement des parts est de 5,68 % en retenant les 46 euros versés en 2014, alors que Perial prévoit de distribuer cette année entre 46 et 47 euros.

Ces rendements très compétitifs pour des SCPI d’immobilier d’entreprise sont obtenus alors même que ces fonds souffrent de la conjoncture économique qui a accentué la vacance au sein de leurs immeubles. Pour PF1, le taux d’occupation financier (TOF) est tombé à 78,5 % dont 1,5 % de mesures d’accompagnement offertes lors de la signature ou le renouvellement des baux intervenus récemment, 3 % pour travaux, 2,5 % pour les immeubles mis en vente et 14,5 % de vacances effectives d’immeubles en recherche d’occupants. Chez PFO, la situation n’est guère plus favorable avec un TOF de 80 % qui coexiste avec une vacance de 5,4 % au titre des mesures d’accompagnement, 3,23 % de travaux, 1,35 % d’immeubles en cours de cession et 9,9 % de locaux à la recherche de locataires. Ceci dit, la situation a cessé de se détériorer. « Au premier trimestre, on constate une amélioration sur PFO par rapport au trimestre précédent puisque le solde entre les locaux devenus vacants et les relocations et ventes devient positif ce trimestre. Une tendance qui devrait se poursuivre le trimestre prochain compte tenu de négociations déjà bien avancées » indique Jean-Christophe Antoine, Directeur général de Perial AM dans le dernier bulletin trimestriel de la SCPI PFO. Le même d’indiquer pour PF1 que « les acquisitions, ventes et relocations réalisées, ou en cours, permettront ainsi l’amélioration du remplissage locatif de PF1 en 2015 ».

Le choix du capital variable a été fait, explique Eric Cosserat, pour répondre aux attentes de nos distributeurs qui veulent pouvoir nous apporter des souscriptions en continu sans les à-coups des réouvertures intervenant à chaque augmentation de capital. C’est vrai pour les conseillers en gestion de patrimoine et encore plus les compagnies d’assurance-vie. Quant aux dangers qu’un afflux de cessions de parts ferait courir aux associés, Perial a introduit des dispositions statutaires permettant de mettre fin temporairement à la variabilité du capital si besoin s’en faisait sentir.

La reprise de la collecte de ces deux fonds ira de pair avec une spécialisation plus affirmée de ces deux véhicules. Ainsi la SCPI PF1 va renforcer sa présence sur le territoire francilien dans les bureaux. Et PFO restera un fonds investi majoritairement en régions tout en se réorientant progressivement vers les commerces. De quoi offrir une gamme claire et cohérente si on ajoute la SCPI phare du groupe, PF02, dont la marque de fabrique est le verdissement du patrimoine répondant à des exigences élevées en termes énergétiques et de respect de l’environnement.

pierrepapier.fr

ereinternet-250La part des institutionnels dans les encours de PERIAL progresse rapidement avec son OPCI Majestal et les mandats de gestion d’assureurs. La collecte 2014 des SCPI progresse légèrement à 247 millions d’euros. PFO2 relève le prix de ses parts de 1 %. Un plan de modernisation de patrimoine de PF1 et de PFO est en cours. PERIAL veut intensifier la relation avec ses porteurs de parts en utilisant davantage Internet.

En 2014 PERIAL Asset Management a pris une nouvelle dimension en développant son offre à l’égard des institutionnels. La collecte réalisée auprès de ces derniers a représenté le tiers des 370 millions d’euros levés par le groupe qui a parallèlement poursuivi sa lancée sur les souscriptions de SCPI. Celles-ci ont attiré 247 millions contre 240 millions un an plus tôt. Au premier rang des sommes levées auprès des institutionnels, PERIAL a reçu son premier mandat auprès d’une compagnie d’assurance (Neuflize Vie, la compagnie d’assurance-vie de la Banque Neuflize OBC) qui a confié à PERIAL Asset Management une partie de la constitution de son allocation immobilière en France au travers d’un programme d’investissement, d’une durée maximum de 2 ans qui débute avec une enveloppe de 80 millions d’euros. Parallèlement, l’OPCI RESIDIAL investi en EHPAD et crèches, a attiré 43 millions d’euros. « C’est le fruit des efforts engagés dans cette direction depuis 5 ans, depuis le lancement de notre premier OPCI à règles de fonctionnement allégées (RFA) lancé en 2009 » se félicite Eric Cosserat, président de PERIAL Asset Management qui est aujourd’hui un groupe structuré alliant la gestion de fonds à la gestion locative et le syndic de copropriété avec PERIAL Property Management, ainsi que la promotion immobilière avec PERIAL Développement. Ces efforts à destination de la gestion institutionnelle ne se relâcheront pas en 2015 puisque PERIAL investira en 2015 près de 190 millions d’euros pour le compte des institutionnels (88 millions d’euros pour l’OPCI, 80 millions pour des mandats de gestion et 20 millions pour une foncière dédiée) sur près de 500 millions d’acquisitions à venir sous la houlette de la société de gestion.

Pour autant, les SCPI demeurent le cœur du réacteur de PERIAL. La SCPI PFO2 reste l’une des toutes premières SCPI collectrices de la place avec 232 millions d’euros contre 230 en 2013, alors que son marché secondaire se développe (près de 8 millions d’euros). Elle a maintenant franchi le cap du milliard d’euros de capitalisation, ce qui renforce l’intérêt des assureurs-vie pour ce produit. Globalement, la distribution des SCPI de PERIAL s’est effectuée à 45 % par des souscriptions de grands comptes qui mêlent l’assurance-vie et les plateformes regroupant des conseillers en gestion de patrimoine (CGP). Parallèlement, les CGP comptent pour leur part 48 % du total alors que 7 % de la collecte a été obtenue directement auprès de la société de gestion. Cependant, pour encadrer le risque de sortie d’un assureur, PERIAL limite à 10 % maximum, la part de tous ces clients et demande aux compagnies de signer une clause de liquidité prévoyant une vente ordonnée des parts de la SCPI. Le patrimoine locatif de PFO2 reste adapté à la demande du marché locatif, avec un taux de labellisation aux meilleurs standards environnementaux pour 31 % des immeubles mis en portefeuille, même si le taux d’occupation (TOF), redescendu à 93 % porte momentanément la marque des franchises consenties lors des nouveaux baux. La stratégie environnementale de PFO2 continue de porter ses fruits : la performance énergétique moyenne des immeubles de PFO2 est ainsi passée de 406 kWhep/m²/an, à 389 soit une nouvelle réduction de 4,2 % après la baisse de 12% en 2013.

Les investissements de PERIAL en 2014 font ressortir un rendement immobilier de 7,27 %, accompagnant l’évolution du marché. Cependant il ne faudrait pas conclure que ce rendement a perdu près de 1 % (77 point de base exactement) en gardant en tête le rendement 2013 des investissements qui ressortait à 8,04%. Car l’an dernier un gros investissement a été réalisé à Paris au profit d’une école/cluster rue Nationale dans le treizième arrondissement sur la base d’un taux de 5,5 %, alors que le rendement immobilier des acquisitions en province (Bordeaux, Nantes, Rouen, Coignères, portefeuille Speedy ….) campe fièrement à 8,7 %. Il n’empêche. Eric Cosserat explique « il va falloir accompagner la baisse des rendements immobiliers». Une des solutions mises en œuvre tiendra au recours d’une petite partie de financement à crédit des acquisitions pour bénéficier du différentiel entre les taux d’intérêt en fort repli et le rendement immobilier des immeubles achetés. De quoi conforter les revenus distribués par la SCPI PFO2 dont la distribution de 9,50 euros par part offre en 2014 un rendement de 5,22 % alors que le prix des parts de cette SCPI à capital variable progresse de 2 euros à 184 euros.

A côté de PFO2 la SCPI à capital fixe, Participation Foncière Opportunité (PFO) fait l’objet, comme pour PF1, de gros efforts sur la modernisation de son patrimoine pour redynamiser ces fonds. Le rendement des parts de la SCPI PFO s’élève à 5,52 % après que le prix des parts se soit ajusté (- 1,33 %, à 832,53 euros) à la distribution des revenus, 46 euros contre 49 en 2013. Pour 2015, la société de gestion prévoit une stabilisation, avec un léger relèvement à 47 euros. Son taux d’occupation est remonté 84 % après avoir faiblit à 8,6 % au deuxième trimestre. L’autre SCPI à capital fixe, Participation Foncière 1 (PF1) a aussi connu une dégradation de son taux d’occupation revenu à 77 %. La baisse du taux d’occupation s’explique d’une part par la libération par les Editions Larivière de 1 750 m² de bureaux à Clichy et 3 800 m² par L’Oréal à L’Hay les Roses, mais également par le volume important des franchises de loyer consenties dans le cadre des relocations intervenues. Le TOF remontera donc au fur et à mesure que ces franchises laisseront place au versement des loyers contractuels. Mais le plus fort rétablissement de l’occupation du patrimoine interviendra lors de la relocation de l’immeuble Helis (près de 7 000 mètres carrés) à Velizy dans les Yvelines, qui sera livré le mois prochain  : « bien situé, il devrait trouver rapidement des occupants ».

Par ailleurs, le groupe PERIAL devrait refondre prochainement son site internet. Cet effort est au centre d’un dispositif de digitalisation alors que la société de gestion peut déjà communiquer par mail avec la moitié de ses 30 000 porteurs de parts. Une étude TNS montre déjà que 92 % d’entre eux sont satisfaits. Et la moitié des clients seraient prêts à recevoir les documents PERIAL sous format électronique, à condition qu’ils soient envoyés par mail personnel. Ce développement des liens par internet devrait permettre de mieux répondre aux besoins des clients de PERIAL et de leur proposer de les équiper davantage avec l’ensemble de la gamme de PERIAL qui y voit un axe de développement important.

Christophe Tricaud
pierrepapier.fr

be-positif-les-batiments-a-energie-positive-d-ici-2020_2125049-LLa société de gestion de SCPI a reçu un Trophée de France GBC 2014 pour le reporting environnemental pour les secteurs construction et immobilier.

PERIAL Asset Management gérant de la SCPI PFO2, la première SCPI verte du marché, vient d’être distinguée d’un « Coup de chapeau » dans la catégorie « Démarche volontaire » lors de la remise des Trophées France GBC du Reporting Environnemental pour les secteurs construction & immobilier.

Cette distinction du jury récompense la qualité de la communication extra-financière (consommations énergétiques, développement durable…) de PFO2.

PFO2, qui n’est pas soumise à l’obligation de reporting extra-financier (comme l’ensemble des SCPI), communique volontairement depuis sa création en 2009 sur la consommation énergétique de ses immeubles, et plus largement sur le résultat de toutes les actions entreprises pour réduire l’impact environnemental de son patrimoine. Cette communication permet aux associés de disposer d’une information exhaustive et régulière sur l’avancement de la stratégie mise en œuvre.

« Cette nouvelle distinction nous conforte dans notre stratégie et dans notre démarche de responsabilité et d’anticipation » explique Eric Cosserat, Président du groupe PERIAL, qui inaugurera le 2 octobre prochain à Sophia-Antipolis le premier Bâtiment à Energie Positive de la plus grande technopole française.

pierrepapier.fr

Green-Office« Pour parvenir à nos objectifs environnementaux , il faut les faire partager aux « property » et au locataire »

Dans le premier bilan dressé par le directeur de l’immobilier de Perial, un des plus importants gérants indépendants de SCPI, Jean-Christophe Antoine, son directeur immobilier, constate que le verdissement des immeubles  suppose une adhésion de toutes les parties prenantes. Après avoir travaillé sur les immeubles, il faut selon lui modifier les pratiques des occupants et adapter le fonctionnement des immeubles aux objectifs poursuivis. Pour cela, il est nécessaire de lier les bonnes pratiques environnementales à l’intéressement versé aux salariés.

Pourquoi avoir placé l’environnement au centre de la stratégie des fonds de Perial AM ?

Lorsque nous avons réfléchi au lancement d’un nouveau fonds dès 2008, nous avions l’intuition que la prise en compte des données environnementales allaient changer le modèle économique et la gestion de l’immobilier. Notre SCPI PFO2 est née un an plus tard, lors de la mobilisation générale du Grenelle de l’environnement. Au même moment les premières études sur l’impact des immeubles sur leur taux d’occupation ont été publiées en Grande-Bretagne et au Canada qui venait valider notre intuition dont nous n’avions pas encore pris toute la mesure des contraintes et des potentialités.

Comment Perial a-t-il intégré cette dynamique ?

Perial a souhaité profiter de cette nouvelle donne en privilégiant une solution simple qui respecte la contrainte d’une distribution régulière de revenus aux associés et une valorisation à long  terme des actifs du fonds. L’enjeu pour nous était de bâtir un équilibre entre la performance environnementale et la performance financière.

Quelle a été votre démarche ?

La première réflexion simple a été alimentée avec 50 audits environnementaux réalisés avec Veritas, financés pour moitié par l’ADEME sur nos SCPI historiques, PF1, PFO et sur PFO2 en établissant une analyse environnementale complète. Nous avons alors mieux cerné la technicité de la problématique. Ce qui nous a amené à créer un service développement durable avec à sa tête un ingénieur, Benjamin Mercuriali assisté d’un « energy manager ». Avec eux nous avons définis des objectifs clairs et pragmatiques. A ce stade il nous est apparu comme une évidence que nos réflexions et nos efforts ne devaient pas seulement porter sur des immeubles neufs et certifiés, mais intégrer notre démarche sur l’ensemble des immeubles de bureaux anciens. Ceux-ci présentent des handicaps qu’il nous faut prendre en compte s’ils sont loués ou, lorsqu’on les achète, intègrer le prix des travaux de mise à niveau pour que le prix d’achat en incluant les travaux à faire offre un rendement immobilier compatible avec nos attentes. Les immeubles neufs présentent également un handicap si on intègre “l’énergie grise” de leur construction qui n’est pas vertueux pour l’environnement. Bien sûr tout cela ce sont des calculs théoriques, il y a des dérives dans la réalité.

Conformément au Grenelle de l’environnement, mais avec le dessein de faire mieux, nous avons fixé un objectifs de consommation d’énergie primaire de 150 à 200 KWH par mètres carré et par an et de 45 litres d’eau par personnes et par jour. Sur la question des déchets nous avançons sur la qualification de nos objectifs.

Les premières actions engagées ont visé 50 locataires. Avec eux nous avons tenté de définir de quelles consommation on parlait et on a retenu la consommation réelle (parties communes et parties privatives incluses). Il est vite apparu que les diagnostics DPE n’étaient pas fiables pour servir de base à nos efforts. Il y a eu un gros travail de recensement, avec notamment l’examen de toutes les factures sur deux années. Les locataires ont joué le jeu et nous avons eu 80 % de retour. Nous disposions enfin d’une cartographie de la consommation de nos locataires. La première est apparue en constatant des abonnements trop élevés, sans qu’ils soient justifiés par les besoins effectifs des occupants, qui en outre utilisaient mal leurs compteurs heures creuses/heures pleines.

Votre démarche a-t-elle été différente lors de la constitution du patrimoine de votre SCPI PFO2 ?

Avec le lancement de PFO2 nous avons pu mettre en œuvre une stratégie intégrant entièrement les enseignements de ces études. Très vite nous avons compris qu’il ne suffisait pas de se donner des objectifs quantitatifs mais que si voulions parvenir à des résultats tangibles et pérennes il fallait associer étroitement les « property manager » en charge de la gestion des immeubles et les occupants. C’est la clé du succès.

Pour nos investissements nous avons élaboré avec Veritas une grille de pré-acquisition comprenant 120 critères. Ils vont de la performance environnementale instantanée de l’immeuble au potentiel d’amélioration et aux côuts induits. C’est ainsi que PFO2 a acquis aussi bien des immeubles neufs que des immeubles anciens. Nous bénéficions de l’unicité de pensée des investisseurs qui veulent des immeubles neufs, loués avec des baux fermes et certifiés. Grâce à cela nous avons pu réaliser de bonnes affaires en prenant en charge un travail d’ « asset management » en réglant des problèmes juridiques et techniques pas toujours aisés. Par exemple changer la climatisation sur un site occupé. Ce type d’action suppose un travail d’explication avec le locataire. A Vélizy PFO2 a acquis à près de 1300 euros du m² un immeuble le long de l’A86 loué à 95 euros du m².  Des travaux lourds (nouvelle façade notamment) pour 600 à 800 euros par m² sont à l’étude pour un objectif de loyer à 150 /160 euros du m². Il ne faut pas avoir peur des difficultés, elles écartent beaucoup de concurrents. L’acquisition de la compétence de l’environnement par Perial nous a permis des achats plus compliqués et nous fait avancer quotidiennement et nous permet d’être au contact des novations de cette nouvelle économie .

Comment les locataires ont-ils répondus à votre volonté de partager les objectifs de maîtrise environnementale ?

Comme je vous le disais, pour parvenir à nos objectifs, il faut les faire partager aux « property » et au locataire. Un guide de bonnes conduites environnementales a été édité pour les « property ». On a ensuite laissé un an aux « property » pour se les approprier. Et nous avons rompu avec ceux qui n’en étaient pas capables. Un an plus tard nous avons publié un guide de bonnes pratiques, cette fois destiné aux locataires. Parallèlement comme PFO2 a acheté des immeubles de plus en plus gros, nous avons remis aux occupants de ces immeubles un livret d’accueil comprenant un descriptif de l’immeuble et de ses équipements ainsi que de son fonctionnement pour qu’eux-mêmes s’approprient les gestes environnementaux. Pour tous ces arrivants un interlocuteur unique a été désigné chez Perial. Cependant nous mesurons les difficultés pour certains locataires à communiquer sur leur utilisation des immeubles qu’ils occupent, notamment sur le nombre de personnes travaillant dans l’immeuble et nous avons constaté que sur les annexes vertes accompagnant les baux, une pression de la part de locataires pour y voir figurer peu de contraintes les engageant.

Face à cette réserve de certains locataires comment avez-vous géré vos objectifs ?

Nous avons compris qu’il fallait respecter leur choix et ne pas empiéter sur la liberté du chef d’entreprise. Tous ne sont pas prêts à voir un écran de contrôle des consommations énergétiques dans le hall de leur immeuble. Mais nous pensons que les annexes des baux verts qui prévoient une clause de rencontre annuelle entre le locataire et le propriétaire seront de nature à faire évoluer les choses. Le verdissement des immeubles passe par l’enrichissement du dialogue avec les locataires et la maîtrise des immeubles par le propriétaire. Parler avec le locataire c’est aussi anticiper ses besoins et comprendre les efforts qu’il faudra faire si on désire le conserver au renouvellement de son bail. Après plus de 15 ans de financiarisation de l’immobilier, l’environnement offre une occasion aux propriétaires de se réapproprier leurs immeubles de mieux gérer les équipements techniques et d’offrir aux occupants un cadre de travail plus efficient et de travailler ensemble sur des améliorations constantes. En résumé, cela sert une politique client.

Notre démarche se veut pragmatique. D’abord l’intuition, ensuite si elle se confirme cela devient une conviction et on avance… Chaque point acquis peut permettre de rebondir sur autre chose. Parfois il arrive de constater qu’on fait fausse route. Ainsi au siège de Perial nous avons essayé la température des bureaux à 19 degrés. Cela n’a pas fonctionné. Par contre, nous sommes maintenant convaincus qu’il est nécessaire de lier les bonnes pratiques environnementales à l’intéressement versé aux salariés.

Propos recueillis par Christophe Tricaud
Rédacteur en chef pierrepapier.fr

lewilsonPERIAL Asset Management, des résultats en ligne avec les ambitions.

La SCPI PFO2 a enregistré une collecte nette de 224 millions d’euros en 2013. Elle reste ainsi, pour la 3ème année consécutive, dans le « top 3 » des plus fortes collectes, et entre dans le « top 10 » des plus fortes capitalisations de SCPI avec près de 800 M€ de capitalisation.

La collecte brute des 3 SCPI de PERIAL Asset Management est de 243 millions d’euros pour 2013.

En 2013, les dividendes servis par les 3 SCPI sont conformes aux prévisions annoncées en début d’année et leur Taux de distribution sur Valeur de Marché (DVM) moyen s’établit à 5,29% (contre 5,11% en moyenne sur 2013 pour l’ensemble des SCPI de bureaux).

Cette bonne résistance concerne également le patrimoine des fonds, avec des valeurs d’expertises stables pour les fonds fermés et en hausse de 2,53% pour PFO2.

Les recettes locatives sont en hausse de 19,66% en 2013 avec 103 millions d’euros (pour 86 millions d’euros en 2012). L’Actif Net Réévalué (ANR) global de tous les fonds gérés par PERIAL Asset Management est de 1,633 milliard d’euros pour 2013.

En 2013, PERIAL Asset Management a investi et engagé près de 250 millions d’euros pour le compte de ses fonds, dont près de 17% pour l’OPCI Majestal. Les acquisitions de PFO2 sur l’année 2013 présentent une rentabilité nette moyenne de 8,04%.

La stratégie environnementale de PFO2 continue de porter ses fruits. La performance énergétique moyenne des immeubles de PFO2 est ainsi passée de 456 à 406 kWhep/m²/an, soit une réduction de 12% en un an.

« L’investissement en immobilier, notamment d’entreprise, garde son attractivité pour les investisseurs, malgré une année difficile sur le plan économique. Il reste un actif tangible, offre toujours un rendement ajusté du risque supérieur aux autres produits d’épargne mais c’est aussi un placement moins volatil que l’investissement en bourse par exemple », rappelle Jean-Christophe Antoine, Directeur Général Délégué de PERIAL Asset Management. « Pour 2013, les performances de nos SCPI sont en ligne avec nos prévisions ».

Des projets pour 2014 :

En 2014, la société de gestion a prévu d’investir 400 millions d’euros pour ses fonds et ses mandats sous gestion et de maintenir le niveau de collecte de PFO2. PERIAL Asset Management, qui vient de lancer son FPCI viager, poursuivra en 2014 sa stratégie de diversification sectorielle dans ses acquisitions vers le secteur du commerce et les résidences services.

« 2014 sera plus que jamais l’année de l’innovation chez PERIAL avec de nombreux projets en cours d’élaboration » déclare Eric Cosserat, Président du Groupe PERIAL. « Cette année connaîtra aussi une étape primordiale dans le domaine de la réglementation avec la mise en application de la directive AIFM et la modernisation des SCPI. PERIAL est prêt à répondre à cet enjeu important avec plus de souplesse au gérant pour créer de la valeur dans un cadre réglementaire plus sécurisé pour les associés».

à propos de PERIAL Asset Management :

Filiale du Groupe PERIAL, PERIAL Asset Management, créée il y a plus de 45 ans, a été la 1ère Société de Gestion de SCPI à recevoir la certification qualité ISO 9001 et l’une des premières Sociétés de Gestion de Portefeuille habilitées à gérer des OPCI. PERIAL Asset Management est présidée par Eric Cosserat et Jean-Christophe Antoine en est le Directeur Général.

Ce pôle gère notamment les SCPI La Participation Foncière 1, La Participation Foncière Opportunité et PFO2, l’OPCI professionnel Majestal 1 et le FPCI viager Silver Estate 1. Assurant une gestion dynamique des SCPI, PERIAL Asset Management veille à ce que les immeubles tertiaires répondent à des critères stricts en termes de localisation, de qualité de construction, de solvabilité des locataires, de rendement locatif et potentiel de revalorisation.

A ce jour, PERIAL Asset Management, à travers ses SCPI, a 30 000 associés et locataires comme clients, et le patrimoine des fonds atteint près de 825 000 m².

à propos de PERIAL :

Le Groupe PERIAL, présidé par Eric Cosserat, est un groupe indépendant, « pure player » de l’immobilier depuis plus de 45 ans. Le Groupe, qui s’organise autour de 3 métiers : la gestion d’actifs immobiliers avec PERIAL Asset Management, la gestion locative et le syndic de copropriété avec PERIAL Property Management, la promotion immobilière avec PERIAL Développement, assure également la distribution de ses produits auprès des CGPI, banques privées, compagnies d’assurance, réseaux nationaux et investisseurs institutionnels.

A travers ses filiales spécialisées et complémentaires, PERIAL met à profit toute son expertise et son expérience en gestion immobilière pour compte de tiers et en produits d’épargne immobiliers pour satisfaire une clientèle d’investisseurs institutionnels et privés.

Le Groupe PERIAL emploie à ce jour plus de 110 collaborateurs. Au 31 décembre 2013, la capitalisation des fonds gérés par PERIAL (SCPI, OPCI) était de 1,63 milliard d’euros.

pierrepapier.fr