Articles

Perial Euro Carbone, premier fonds immobilier à mettre en œuvre une stratégie low carbon

Perial AM vient de lancer une unité de compte immobilière d’un genre nouveau. Pour la première fois, un fonds immobilier non coté va mettre en œuvre une stratégie visant à optimiser et à compenser le niveau des émissions de gaz à effet de serre des actifs composant son portefeuille. Perial Euro Carbone bénéficie, dès sa création, du nouvel label ISR.

On connaissait les stratégies ou les indices low carbon, dont le succès sur les places boursières mondiales a d’ailleurs pris une ampleur sans précédent l’an dernier. Attirant de plus en plus d’investisseurs, les références regroupant les titres des entreprises les mieux disant en termes d’empreinte carbone figurent en effet parmi celles qui ont le mieux résisté au choc sanitaire et économique. Au point de clôturer l’année 2020, pour la plupart d’entre elles, en territoire positif…

Le premier fonds immobilier bas-carbone labelisé ISR

Le fonds immobilier lancé en fin d’année dernière par Perial AM n’a rien à voir, dans sa construction, avec ces indices boursièrement porteurs. Mais il en rejoint l’esprit et l’objectif : contribuer à diminuer l’impact climatique de son activité. Perial Euro Carbone développera en effet une stratégie bas-carbone via un plan « d’optimisation, de réduction et de compensation des émissions de gaz à effet de serre de chaque immeuble du portefeuille ». Pour permettre de juger de l’efficacité de cette politique, un bilan carbone sera réalisé lors de chaque acquisition. Assorti d’une évaluation des travaux à réaliser pour l’améliorer. Le tout devant conduire à des résultats quantifiables et rendus publics. Mieux encore, Perial Euro Carbone intègre une dimension participative. Les investisseurs pourront ainsi choisir les projets de compensation carbone destinés à ramener à zéro le bilan carbone du fonds.

Perial, pionnier en matière d’investissement immobilier responsable

Autant dire qu’avec un tel programme, Perial Euro Carbone a reçu, dès sa création, le nouveau label ISR. La société de gestion, qui revendique le statut de pionnier de l’investissement immobilier responsable, ajoute ainsi une nouvelle brique à son dispositif de solutions orientées ESG. Perial AM, qui a effectivement lancé la 1ère SCPI environnementale du marché, PFO2, a d’ailleurs encore révisé à la hausse ses ambitions en matière d’engagements RSE. En actualisant, en octobre dernier, son programme Perial Positive 2030 lancé en 2019. « Nous sommes conscients que le bâtiment est l’un des principaux secteurs émetteurs de gaz à effet de serre en France et en Europe », reconnaît d’ailleurs Yann Videcoq, directeur du fund management chez Perial AM. Perial Euro Carbone est de fait une réponse concrète à cette problématique. Elle permet en effet de proposer aux investisseurs « une solution claire et dédiée à ce défi de taille ».

Perial Euro Carbone, SCI dédiée aux investisseurs professionnels

Lancée sous la forme d’une société civile immobilière (SCI), Perial Euro Carbone est un fonds réservé aux investisseurs professionnels. Il vise une performance annuelle -non garantie- de l’ordre de 4%. Pour y parvenir, la SCI va se constituer un patrimoine composé principalement d’immeubles de bureaux situés dans les grandes métropoles européennes. Elle a d’ailleurs déjà acquis son premier actif, grâce à une levée de fonds auprès de plusieurs investisseurs institutionnels. Il s’agit d’un immeuble de bureaux de 4 200 m², situé à Bruxelles. C’est l’industriel 3M qui loue l’immeuble, pour dix ans fermes. Livré en novembre dernier, cet actif vise une certification Breeam – Very Good. Prix de la transaction : 20 M€.

Frédéric Tixier


Lire aussi

Six premiers fonds immobiliers labellisés ISR en 2020

Diversipierre, Fair Invest et Néo, premiers fonds immobiliers labellisés ISR


A propos de Perial AM(i)

Perial Asset Management gère 4,5 milliards d’euros au 31/12/2020, distribue des produits SCPI, OPCI par l’intermédiaire des CGP, banques privées, compagnies d’assurance, réseaux nationaux et investisseurs institutionnels. Perial Asset Management compte plus de 520 immeubles en portefeuille pour les fonds gérés, plus de 1500 entreprises locataires et 47 000 associés, porteurs de parts de SCPI et d’OPCI

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Six premiers fonds immobiliers labellisés ISR en 2020

Aux SCPI Néo, chez Novaxia, et Fair Invest, chez Norma Capital, et à l’OPCI BNP Paribas Diversipierre, sont venus s’ajouter en fin d’année trois autres véhicules immobiliers labellisés ISR. Une SCPI et une SCI chez Perial AM. Et la SCPI LF Grand Paris Patrimoine, à la Française REM. Etat des lieux.

Quelques jours après la certification ISR des trois premiers fonds immobiliers à avoir obtenu ce nouveau label, deux autres sociétés de gestion ont à leur tour annoncé avoir finalisé le processus pour un ou plusieurs de leurs véhicules. Le 15 décembre dernier, Perial AM et La Française REIM rendaient publique la labellisation de la SCPI PFO2 et de la SCI Euro Carbone pour l’un, de la SCPI LF Grand Paris Patrimoine pour l’autre.

Un label ISR exigeant en matière immobilière

Rappelons que label ISR décliné à l’immobilier distingue les fonds qui mettent en œuvre des pratiques de gestion vertueuses en matière environnementale, sociale et de bonne gouvernance (ESG). Et sont en mesure de le prouver. Il ne s’agit donc pas de juger de la qualité d’un parc existant, mais d’une trajectoire « permettant d’améliorer la performance ESG des actifs dans le temps », comme le rappelle l’ASPIM dans sa brochure dédiée à ce label. Ce qui implique la mise en place d’une véritable démarche pro-active. Incluant méthodologie, fixation d’objectifs, et outils et moyens d’analyse permettant d’y parvenir. Ainsi, bien sûr, que la production de reporting présentant l’état d’avancement des engagements pris. Une méthodologie qui avantage donc a priori les fonds de création récente. Ou qui ont intégré, dès leur création, cet objectif ESG.

PFO2, une SCPI historiquement dédiée à qualité environnementale

C’est le cas, par exemple, de la SCPI PFO2 qui, lors de son lancement en 2009, s’était déjà positionnée sur cette thématique désormais en passe de devenir « mainstream ». PFO2 est « la première SCPI à s’être fixés dès sa création d’ambitieux objectifs de réduction de consommation d’énergies », rappelle d’ailleurs Perial AM dans son communiqué. Dix ans plus tard, le succès est au rendez-vous. La SCPI affiche une capitalisation de plus de 2 milliards d’euros. Et publie des rapports financiers répondant « aux plus hautes exigences ESG du secteur », estime le gestionnaire. En précisant que sa démarche s’appuie sur une grille d’évaluation de 60 critères ESG. Cette antériorité dans la prise en compte des critères environnementaux, et l’expérience qui en résulte, ont d’ailleurs permis à Perial AM de mettre sur le marché, en décembre dernier, la première SCI développant une stratégie « low carbon ».

Euro Carbone, la première SCI « low carbon »

Perial Euro Carbone a en effet pour objectif, par des actions d’optimisation, de réduire et de compenser les émissions de gaz à effet de serre des immeubles qui constitueront son patrimoine. La SCI a également vocation à intégrer une dimension participative. Elle proposera en effet aux investisseurs « de choisir les projets dits de compensation carbone financés », explique Perial AM. Forte de ce positionnement, Perial Euro Carbone a elle aussi obtenu le label ISR le 15 décembre dernier. Coup double donc pour Perial AM qui rappelle que « la labellisation ISR des fonds PFO2 et PEC s’inscrit dans une démarche plus globale du groupe ». Ce dernier a en effet dévoilé fin octobre son programme Perial Positive 2030 qui renforce ses engagements RSE. Et fixe des objectifs ambitieux à horizon 2030…

LF Grand Paris Patrimoine accompagne la transition des actifs

La labellisation obtenue par LF Grand Paris Patrimoine, l’une des SCPI historiques de La Française REM, vient aussi reconnaître « le sérieux et l’ambition des engagements » en matière d’ISR de cet autre gestionnaire. Rebaptisée en 2018, LF Grand Paris Patrimoine comptait près d’une cinquantaine d’actifs sous gestion l’an dernier. Dont les politiques de sélection et de gestion sont désormais détaillées dans une matrice ISR qui analyse une centaine de critères ESG. La société de gestion s’engage notamment sur 17 leviers d’amélioration. Comme le recours systématisé aux énergies renouvelables. Ou la gestion optimisée de l’énergie, de l’eau et des déchets. Compte tenu de l’ancienneté des actifs existant, la démarche vise donc à améliorer le positionnement responsable des immeubles déjà détenus.


Réduire véritablement les externalités négatives du secteur immobilier

Comme le souligne d’ailleurs Philippe Depoux, président de La Française REM. « L’enjeu principal est bien celui de l’amélioration du parc existant pour atteindre les objectifs climatiques et écologiques. Et pour réduire véritablement les externalités négatives du secteur immobilier. A ce titre, nous travaillons déjà à une nouvelle labellisation pour un autre véhicule immobilier », explique-t-il dans un communiqué. D’autres sociétés de gestion devraient lui emboîter le pas au cours de l’année 2021. Qui sera, sans aucun doute, fertile en annonces de labellisation ISR… 

Frédéric Tixier


Consulter les communiqués des sociétés de gestion ayant obtenu le label pour l’un de leur fonds

Le Label ISR immobilier, décerné à la SCPI LF Grand Paris Patrimoine

2 fonds labélisés ISR Immobilier pour Perial Asset Management : la SCPI PFO₂ et la SCI PERIAL Euro Carbone

Novaxia Investissement, pionnier dans l’ISR, annonce la labélisation de sa SCPI NEO

Norma Capital obtient le label ISR immobilier

BNP Paribas REIM annonce l’obtention du “label ISR” pour l’OPCI BNP Paribas Diversipierre


Lire aussi

Diversipierre, Fair Invest et Néo, premiers fonds immobiliers labellisés ISR


A propos de Perial AM(i)

Perial Asset Management gère 4,5 milliards d’euros au 30/09/2020, distribue des produits SCPI, OPCI par l’intermédiaire des CGP, banques privées, compagnies d’assurance, réseaux nationaux et investisseurs institutionnels. Perial Asset Management compte plus de 520 immeubles en portefeuille pour les fonds gérés, plus de 1500 entreprises locataires et 47 000 associés, porteurs de parts de SCPI et d’OPCI

A propos de La Française(i)

Les changements majeurs liés aux défis environnementaux et sociétaux sont autant d’opportunités de reconsidérer l’avenir. Les nouveaux leviers identifiés constitueront la croissance et la performance financière de demain. C’est dans cet esprit que Le Groupe La Française, société de gestion, forge ses convictions d’investissement et conçoit sa mission. Organisé autour de 2 piliers que sont les « actifs financiers » et les « actifs immobiliers », La Française déploie un modèle multi-boutiques auprès d’une clientèle institutionnelle et patrimoniale en France et à l’international. Convaincu des profondes transformations inhérentes à un monde plus digitalisé et connecté, le Groupe a créé une plateforme d’innovation qui vient fédérer les nouvelles activités identifiées comme des business clés pour demain. La Française gère 51 milliards d’euros d’actifs à travers ses implantations à Paris, Francfort, Hambourg, Londres, Luxembourg, Madrid, Milan, Genève, Hong Kong et Séoul.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Eric Cosserat, Perial : « Promouvoir un immobilier qui donne un sens à l’investissement »

Eric Cosserat, Perial : « Promouvoir un immobilier qui donne un sens à l’investissement »

PF Grand Paris révise à la hausse son estimation de dividende 2020

La SCPI de Perial focusée sur les actifs franciliens a augmenté de 9,5% son 3e acompte trimestriel. Elle vise désormais une fourchette de distribution 2020 comprise entre 21 € et 23 €. Les deux autres SCPI de la société de gestion, PFO et PFO2, annoncent également des acomptes révisés à la hausse.

« Nous avons gagné ce trimestre plus de nouveaux locataires que nous n’en avons vu partir », explique le gérant de la SCPI PF Grand Paris dans son dernier bulletin d’information. Le véhicule de Perial AM dédié à l’investissement dans la région francilienne enregistre un troisième trimestre encourageant sur le plan locatif.

Retour à la normale pour les taux de recouvrement des loyers

« Le taux d’encaissement à la fin de ce trimestre est équivalent à celui que nous connaissions l’année dernière à la même époque », constate la société de gestion. Le taux de recouvrement des loyers est en effet passé à 90% au 3e trimestre. Contre 85,4% à la fin du deuxième trimestre. Une amélioration qui renforce la confiance de Perial AM dans sa capacité à délivrer un dividende 2020 « en ligne avec les objectifs ». Et l’a donc conduit à augmenter très sensiblement l’acompte sur dividende du 3e trimestre. PF Grand Paris a distribué 5,75 € par part au titre du 3T. Soit 9,5% de plus qu’au 1er et 2e trimestres (5,25 €). Elle envisage désormais un dividende annuel compris dans une fourchette de 21 € à 23 €. Une estimation d’ailleurs supérieure à celle envisagée en avril dernier (20 € à 22 €), au début du premier confinement.

De nouvelles acquisitions dans Paris QCA

Compte tenu de l’augmentation du prix de la part, intervenue en mars dernier, un dividende 2020 de 21 € conduirait à un taux de rendement d’environ 3,97%. A 23 €, le taux de distribution grimperait à environ 4,35%. Soit un taux proche de celui de l’an dernier : 4,38%. Pas mal, compte tenu du contexte. PF Grand Paris continue d’ailleurs à préparer l’avenir. La SCPI vient encore de procéder à une nouvelle acquisition au plein centre du triangle d’or parisien. Elle s’est portée acquéreur du 1er étage de l’immeuble (470 m²) du 89-91 rue du Faubourg-Saint-Honoré. Une opération qui fait suite à deux autres menées en mai et juillet derniers. Au cours desquelles la SCPI avait déjà mis la main sur le 6e étage ( 1 300 m²) et le 3e étage (1 608 m²) du même immeuble.

Révision à la hausse des acomptes pour toutes les SCPI Perial

Elle détiendrait désormais environ 25% de la surface totale. Avec un objectif en tête. « Notre renforcement dans cet immeuble nous permettra de participer à son optimisation et sa valorisation», explique Stéphane Collange, directeur des investissements de Perial Asset Management. PF Grand Paris n’est pas la seule des SCPI de Perial à envisager l’exercice 2020 avec plus de sérénité. Dans un communiqué publié aujourd’hui, la société de gestion rappelle que « les acomptes sur dividendes sur 3e trimestre sont en hausse sur l’ensemble des SCPI ». Celui de PFO est repassé à 10 € par part (8 € au 2T). Celui de PFO2, à 2,20 € (2,10 € au 1 et 2T).

Pas de recours aux réserves ?

Mais, contrairement à PF Grand Paris, la fourchette d’estimation de leurs dividendes annuels 2020 n’est pas révisée. La performance de PFO devrait être comprise entre 38,4 € et 44 € par part. Celle de PFO2, entre 8 € et 9 €. A noter que, contrairement à ce qu’elle envisageait lors du 1er confinement, Perial AM ne parle plus d’utiliser les réserves, pourtant abondantes, de ses SCPI…

Frédéric Tixier


Lire aussi

Perial lance une SCPI dédiée au secteur de « l’hospitalité »

Perial AM précise le niveau d’exposition de ses SCPI à un risque de défaut de paiement des loyers… et son impact sur leurs rendements

 


A propos de Perial Asset Management(i)

Perial Asset Management gère 4,5 milliards d’euros au 30/09/2020. Elle distribue des produits SCPI, OPCI par l’intermédiaire des CGP, banques privées, compagnies d’assurance, réseaux nationaux et investisseurs institutionnels. Perial Asset Management compte plus de 520 immeubles en portefeuille pour les fonds gérés, plus de 1500 entreprises locataires et 47 000 associés, porteurs de parts de SCPI et d’OPCI.

(i) Information extraite d’un document officiel de la société

Perial sur le point de lancer une SCPI dédiée au secteur de « l’hospitalité »

Son nom : PF Hospitalité Europe. Son crédo : l’immobilier d’accueil et d’hébergement en zone euro. Et son objectif de rendement : 5%. Cette nouvelle SCPI, déjà constituée, devrait très prochainement être ouverte à la commercialisation.

Perial AM renoue avec l’innovation. Le gestionnaire, notamment, de l’emblématique PFO2 -l’une des premières SCPI 100% développement durable, lancée dès 2009-, devrait prochainement annoncer la mise sur le marché d’un nouveau véhicule : PF Hospitalité Europe.

Une SCPI dédiée au secteur de l’hospitalité

Cette nouvelle SCPI a pour objectif d’investir dans des secteurs porteurs « d’enjeux sociaux et sociétaux » en Europe. Autrement dit, selon Perial AM, le secteur de « l’hospitalité » au sens large. Qui couvre à la fois les solutions d’hébergement génériques (hôtels, résidences d’affaires, espaces de coliving…). Les infrastructures de santé (cliniques, centres médicaux) et d’accueil des seniors (résidences seniors, EHPAD). Ainsi que celles rattachées au secteur de l’éducation (crèches, résidences étudiantes, auberges de jeunesse…). La répartition cible entre ces différents types d’actifs n’est pas encore définitivement arrêtée. Mais l’hôtellerie devrait représenter, à terme, entre 30% et 50% du portefeuille. Le secteur santé, quant à lui, se situerait entre 10% et 30% des actifs, tout comme celui de l’éducation. Les autres formes d’hébergement évolueraient entre 10% et 20% de l’encours.

SCPI 100% zone euro

Le point commun entre ces différents types d’actifs est lui clairement identifié. Il s’agit de privilégier des biens assortis de baux longs -15 ans ferme, au minimum-, signés avec des opérateurs de qualité, et « bien implantés dans leur zone ». Un moyen de sécuriser des revenus sur le long terme, et de maximiser les taux d’occupation financiers. En termes de zones géographiques, PF Hospitalité Europe joue résolument, comme son nom l’indique, la carte européenne. Ou, plus précisément, celle de la zone euro. Aux côtés de la France (environ 20%) figurent quelques pays prioritaires. Comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne. Mais aussi potentiellement quelques outsiders, comme le Portugal, l’Autriche ou la Finlande. Point important : Perial AM compte appliquer strictement, dans sa politique d’acquisition et de gestion, les critères ESG qu’il met déjà en œuvre sur ses trois autres SCPI.

Un objectif de rendement de 5%

Il est toujours délicat d’annoncer une performance prévisionnelle. L’exercice est encore plus compliqué du fait de la crise sanitaire en cours qui, on le sait, a particulièrement affecté certains des secteurs immobiliers visés par PF Hospitalité Europe. Au premier rang desquels celui de l’hôtellerie. Le gestionnaire pourra en revanche, sans doute, profiter d’opportunités en termes d’acquisitions. Perial AM espère une rentabilité annuelle de l’ordre de 5%, à partir de 2021. Encore faudrait-il que ce nouveau véhicule entame sa phase de commercialisation. Elle serait prévue très prochainement, plusieurs plateformes de distribution ayant déjà commencé à sensibiliser les futurs associés…

Frédéric Tixier


Lire aussi

Collecte et dividendes en hausse pour les SCPI Perial en 2019

Perial AM précise le niveau d’exposition de ses SCPI à un risque de défaut de paiement des loyers… et son impact sur leurs rendements


A propos de Perial Asset Management(i)

Perial Asset Management gère 4,3 milliards d’euros au 31/12/2019. Il distribue des produits SCPI, OPCI par l’intermédiaire des CGP, banques privées, compagnies d’assurance, réseaux nationaux et investisseurs institutionnels. Perial Asset Management compte 550 immeubles en portefeuille pour les fonds gérés, plus de 1500 entreprises locataires et 44 000 associés, porteurs de parts de SCPI et d’OPCI.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

Pour Loïc Hervé, directeur général délégué de Perial Asset Management, la crise sanitaire a mis en lumière les révolutions structurelles déjà en œuvre sur le marché des bureaux. Le tout-travail au bureau est sans doute en voie de disparition progressive. Pour autant, ce phénomène va-t-il engendrer une demande bien plus faible en m² ? Rien n’est moins sûr. Analyse.

La crise liée au Covid 19 met en lumière les révolutions structurelles qui sont à l’œuvre depuis plusieurs années sur le marché des bureaux. Révolution dans la géographie des implantations, révolution dans les temporalités d’usage des bureaux ou encore révolution dans la qualité intrinsèque des immeubles de bureaux et dans l’intégration des critères Environnementaux, Sociétaux et de Gouvernance (ESG) pour l’ensemble des actifs, … cette crise est indéniablement l’accélérateur d’une mutation inéluctable du secteur tertiaire. La création de valeur dans nos métiers ne passera plus seulement par le nombre de m2, mais par les services qui y sont associés.

Consolidation de l’attractivité des métropoles

Le phénomène de métropolisation ne va pas s’arrêter. Au contraire, les besoins croissants de sociabilisation, de mixité d’usage, d’accès à l’éducation, à la culture, et aux services de santé, poussent à se tourner vers les métropoles qui concentrent en leur sein les moyens financiers nécessaires pour un haut niveau d’équipements que ce soit en termes de connectivité, de transports en commun propres ou de mutualisation des espaces techniques haut de gamme. Ce mouvement ne semble pas pouvoir être inversé par la présente crise : toute personne se trouvant en situation de télétravail contraint dans des zones parfois mal desservies, ou peu connectée, a bien conscience de l’importance de la métropole, ne serait-ce, simplement, pour faire société.

S’interconnecter à un réseau de transports pluriels

Chaque métropole se renforce d’année en année, et développe de nouveaux transports en commun propres venant redessiner la carte d’attractivité des zones d’implantation des bureaux. Il devient difficilement envisageable d’investir dans des bureaux situés à plus de 10 minutes à pied d’une station de transport « lourd » de type tram, bus en site propre, métro, etc, alors que dans le même temps, de nombreuses alternatives au mass transit se développent au travers des mobilités douces. Le bureau en tant que hub a un rôle à jouer en s’interconnectant à ce réseau de transports pluriels. Seule la métropole peut permettre cette densité d’offre.

La demande locative se concentre par ailleurs massivement sur les centres urbains déjà établis et offrant une véritable mixité d’usage. Les zones à usage exclusif de bureaux sont de moins en moins désirables malgré la qualité des services offerts aux occupants pouvant compenser ce manque d’attractivité. Une géographie du bureau à deux vitesses s’installe durablement. Les écarts importants dans les taux de vacance par zones avant la crise illustraient déjà ce phénomène.

Les plus jeunes renforcent ce mouvement

Les plus jeunes renforcent ce mouvement, plus de la moitié d’entre eux estiment que l’emplacement de leur bureau est critique dans leur choix d’entreprise, et veulent travailler et vivre en centre urbain.

Avant la crise liée au Covid 19, la guerre des talents faisait rage en particulier dans le secteur du IT, poussant les entreprises à investir de plus en plus les Central Business District (CBD) ou les premières couronnes mixtes, très bien connectées. La crise va entraîner de nombreuses suppressions d’emplois, mais tous les secteurs ne seront pas touchés de la même façon, avec des résistances notamment dans le secteur du digital au sens large, devenu crucial à la lecture de cette crise sanitaire inédite.

Le bureau comme hub social

La crise met en exergue un deuxième phénomène qui se dessinait déjà dans de nombreuses entreprises et qui s’étend à l’ensemble du secteur tertiaire, à savoir un temps de travail réparti en trois temps :

  • Le home office pour réaliser notamment toutes les tâches processées et s’intégrant dans un management par objectifs ;
  • Le bureau comme lieu destiné à assurer la cohésion de l’entreprise, la créativité de ses membres et leur sociabilisation ;
  • Le nomadisme pour un certain nombre de fonctions, entre les déplacements chez les clients, sur des chantiers, etc, et le travail dans des tiers lieux relais, centres de coworking, ou tout simplement dans les transports, afin d’optimiser les déplacements et le temps de travail, et répondre à une demande de temps d’occupation plus court et plus incertain.

Environ la moitié des entreprises du secteur tertiaire expérimentait ou avait déjà adopté le télétravail avant la crise

Environ la moitié des entreprises du secteur tertiaire dont l’activité le permettait expérimentait ou avait déjà adopté le télétravail avant la crise, et la quasi-totalité l’a appliqué totalement pendant le confinement quand la poursuite de l’activité à distance était possible. C’est indéniablement une révolution du travail qui s’opère avec l’émergence du home office, qui au demeurant va questionner la structuration des logements.

Pour autant, de très nombreux salariés et chefs d’entreprise aspirent à revenir au bureau même partiellement, à partager, à échanger, à se sociabiliser. Il serait illusoire d’imaginer le bureau disparaître, il apparaît au contraire plus que jamais le socle indispensable à la structuration du projet d’entreprise et au sentiment d’appartenance des collaborateurs.

Le bureau devient un hub, un espace de créativité, de structuration de la stratégie de l’entreprise

Le bureau devient un hub, un espace de créativité, de structuration de la stratégie de l’entreprise, d’expérimentation, de célébration des succès. Plus que jamais il fait sens, et les entreprises doivent le valoriser en partenariat avec leurs bailleurs, investisseurs et gestionnaires.

Le tout-travail au bureau est sans doute en voie de disparition progressive. Pour autant, ce phénomène va-t-il engendrer une demande bien plus faible en m² ? Rien n’est moins sûr…


Du smart building au safe building

L’avenir du bureau passe par une politique de RSE sans équivoque pour l’ensemble des entreprises et en lien profond à leur raison d’être telle que définie par la loi PACTE. L’action immobilière doit être tournée vers l’utilisateur final, vers la communauté, vers les territoires.

Action immobilière tournée vers l’utilisateur final

L’emplacement des bureaux est essentiel pour le bilan carbone et pour l’attractivité des entreprises.

La sobriété des bâtiments et leur raccordement à des sources d’énergie verte deviennent des prérequis. La fin de la civilisation carbonée est proche, les actuels prix bas de l’énergie fossile ne doivent pas nous détourner de l’objectif d’une société décarbonée à horizon 2050.

Nous évoluons du smart building au safe building. La capacité des bâtiments à offrir un environnement sain, de nature à agir positivement sur la santé des occupants devient obligatoire, l’approche par le bien-être va devenir la norme.

La qualité des services fournis au sein du bâtiment ainsi que la porosité avec l’univers de services autour de l’immeuble sont une des clés de l’attractivité pour les utilisateurs.

Caractère inclusif de l’immobilier

Enfin, le caractère inclusif de l’immobilier devient peut-être un des enjeux les plus importants dans le monde instable dans lequel nous évoluons. La société est effectivement de plus en plus clivée et la crise risque d’accentuer encore les inégalités.

L’immobilier, en ce qu’il crée notamment du bien-être pour les utilisateurs, de la sociabilisation, de la réassurance et de la protection vis-à-vis des agressions extérieures, a un rôle très important à jouer sur l’équilibre de ses occupants et sur le vivre-ensemble.

Loin du repli sur soi mortifère, le bureau est un lieu qui permet de brasser des origines diverses, des conditions diverses au sein d’une entité qui permet de faire société, qui crée des solidarités et qui mobilise les énergies autour d’un projet commun.

Lutter contre une société traversée par des courants discriminants

Le bureau inclusif doit d’ailleurs être accompagné par un logement inclusif, et par la création d’une offre locative abordable qui accompagne les entreprises sur les territoires qu’elles ont choisis. L’immobilier est un formidable outil pour lutter contre une société traversée par des courants discriminants.

Loïc Hervé


Lire aussi

Halte au « office bashing »

Perial AM précise le niveau d’exposition de ses SCPI à un risque de défaut de paiement des loyers… et son impact sur leurs rendements


A propos de Perial Asset Management(i)

Perial Asset Management, (agréée en qualité de société de gestion de portefeuille par l’Autorité des Marchés Financiers sous le n° GP 07000034 en date du 16 juillet 2007 et le 22 juillet 2014 au titre de la directive 2011/61/UE délivrée par l’Autorité des Marchés Financiers) qui gère 4,3 Milliards d’euros au 31/03/2020, distribue des produits SCPI, OPCI par l’intermédiaire des CGP, banques privées, compagnies d’assurance, réseaux nationaux et investisseurs institutionnels. Perial Asset Management compte plus de 520 immeubles en portefeuille pour les fonds gérés, plus de 1500 entreprises locataires et 47 000 associés, porteurs de parts de SCPI et d’OPCI.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

52% des SCPI ont versé un acompte sur dividende inférieur à celui du 1er trimestre de l’an dernier

C’est le chiffre estimé par l’IEIF dans l’une de ses dernières publications. A fin mars, la baisse moyenne constatée est de 15% (pondérée par la capitalisation). Un tiers des SCPI a maintenu un niveau d’acompte identique. Les SCPI de commerces et spécialisées dans l’hôtellerie sont, logiquement, les plus touchées.

C’est la prudence qui domine… Une majorité de SCPI a décidé de baisser, dans des proportions plus ou moins importantes, le niveau de leur 1er acompte sur dividende de l’année. L’IEIF, qui a compilé les données disponibles fournies par les sociétés de gestion à fin mars[1], estime qu’elles sont 52% à avoir versé un acompte 2020 inférieur à celui du 1er trimestre 2019.

Une baisse moyenne de 15%

Toujours selon l’IEIF, la baisse moyenne constatée est de 15% (moyenne pondérée par les capitalisations). On le sait, certaines sociétés de gestion ont acté des diminutions encore plus élevées. C’est le cas notamment d’Amundi Immobilier qui annonçait, dès le 15 avril dernier, des reculs compris entre 20% et 30%. La société de gestion a en effet décidé de retenir une approche « maximaliste ». Et de répercuter, dès le 1er acompte, le risque maximal de perte estimé par ses « crash test ». D’autres ont préféré ne matérialiser qu’une partie de ce risque extrême. C’est le cas notamment de sociétés comme Perial AM, Sofidy, Immovalor Gestion, ou de Fiducial Gérance. Les reculs annoncés sont alors dans cette fourchette moyenne de 6% à 18% estimée par l’IEIF.


14% des SCPI ont augmenté leur 1er acompte 2020

D’autres gestionnaires ont choisi une autre approche, qualifiée de pragmatique : distribuer les loyers effectivement perçus, sans pour autant sous-estimer les risques à venir. Sur le 1er trimestre, le taux de défaut ayant été extrêmement faible, le premier acompte est donc souvent en phase avec celui de l’année précédente. C’est le cas, par exemple, pour Primonial REIM. Il en sera sans doute autrement pour l’acompte du 2e trimestre. Période au cours de laquelle les reports -ou annulation- de loyers auront été plus conséquents. Mais toutes les SCPI n’affichent pas, pour l’heure, de recul de leurs résultats. Selon les données de l’IEIF, sur l’ensemble des SCPI d’immobilier d’entreprise ou résidentiel non fiscale, 33% ont maintenu un 1er acompte 2020 identique à celui de 2019.


Les SCPI commerces et hôtellerie plus touchées

Elles sont même 14% à l’avoir augmenté, de 5% en moyenne[2]. C’est le cas, par exemple, de la SCPI Cœur de Régions, chez Sogenial Immobilier. Ou de Vendôme Régions, chez Norma Capital. Cette « résistance » des revenus diffère bien sûr selon la spécialisation de la SCPI. Ce sont logiquement, écrit l’IEIF, « les SCPI spécialisées en commerces et dans l’hôtellerie qui ont le plus, en proportion, ajusté leur acompte ». Il s’agit en effet des secteurs dont l’activité a été la plus durement touchée par le confinement. 91% des SCPI commerces ont ainsi réduit leur 1er acompte, de 17% en moyenne. Aucune ne l’a augmenté. Les SCPI diversifiées sur plusieurs classes d’actifs -dont, souvent, le commerce- sont 83% à avoir baissé leur acompte. Mais de seulement 13% en moyenne.

Les SCPI de bureaux plus résilientes ?

Les SCPI de bureaux semblent avoir été les plus résilientes. 42% d’entre elles affichent des niveaux de distribution inchangés. Et elles ne sont que 37% à accuser un recul. Mais celui-ci est, en moyenne, plus élevé que pour les autres catégories de SCPI : 18%. S’agissant d’une moyenne pondérée par les capitalisations, les décisions prises par les plus grosses SCPI de bureaux du marché -comme celles d’Amundi- expliquent sans doute en partie ce taux plus important. Mais il pourrait aussi refléter les craintes d’un impact plus sévère que prévu des conséquences de la crise économique sur les actifs de bureaux…

Frédéric Tixier


[1] Le marché des SCPI Immobilier d’entreprise et Immobilier résidentiel (non fiscales) du 1er trimestre 2020 – Mai 2020 – IEIF

[2] Moyenne pondérée par les capitalisations


Lire aussi

Comment les SCPI vont-elles traverser la crise ?

Faut-il investir en SCPI aujourd’hui ? Et comment ?


A propos de l’IEIF(i)

Créé en 1986, l’IEIF est un centre d’études, de recherche et de prospective indépendant spécialisé en immobilier. Son objectif est de soutenir les acteurs de l’immobilier et de l’investissement dans leur activité et leur réflexion stratégique, en leur proposant des études, notes d’analyses, synthèses et clubs de réflexion. L’approche de l’IEIF intègre l’immobilier à la fois dans l’économie et dans l’allocation d’actifs. Elle est transversale, l’IEIF suivant à la fois les marchés (immobilier d’entreprise, logement) et les fonds immobiliers (cotés : SIIC, REIT ; non cotés : SCPI, OPCI, autres FIA).

(i) Information extraite d’un document officiel de la société

Perial AM précise le niveau d’exposition de ses SCPI à un risque de défaut de paiement des loyers… et son impact sur leurs rendements

Perial AM a renforcé le degré de suivi et d’analyse des locataires de ses SCPI PF Grand Paris, PFO et PFO2. Fin mars, le risque de solvabilité -de non-paiement des loyers- ne serait considéré comme significatif que pour 17% à 27% des locataires des trois SCPI. Qui voient donc leurs perspectives de distribution de dividendes revues à la baisse…

Perial Asset Management, face « au contexte de crise sanitaire », a mis en place « un suivi financier régulier de l’ensemble des locataires de ses 3 SCPI ». Dans un communiqué publié aujourd’hui, la société de gestion annonce avoir eu recours aux services d’Altarès, un expert de l’information sur les entreprises, membre du réseau Dun & Bradstreet.

Classification des locataires en fonction du risque de non-paiement des loyers

Ce spécialiste de la Big Data, qui revendique plus de 10 milliards de données sur les entreprises, lui a permis d’établir un suivi plus fin des locataires de son parc immobilier. Et notamment de « proposer un plan de paiement des loyers adapté à la situation particulière de chacun qui en fait la demande ». Surtout, ce suivi mensuel débouche sur un scoring de solvabilité de chacune des entreprises locataires. Perial AM est donc désormais en mesure de les classifier en fonction du risque de non-paiement des loyers.

Un risque faible de défaut pour 73% à 83% des locataires des SCPI Perial

Les premiers résultats, établis au 1er avril, tendent à établir que 73% à 83% des locataires des trois SCPI gérées par Perial AM présentent « un risque faible de défaut de paiement des loyers ». Ce score est de 83% pour PFO2. De 82% pour PF Grand Paris. Et de seulement 73% pour PFO. Le score plus faible -et donc le niveau de risque plus élevé- obtenu par PFO s’explique en partie par la composition sectorielle du patrimoine de cette SCPI. C’est en effet la plus exposée des trois aux deux catégories d’activités les plus touchées par la crise : le commerce et le tourisme. 27% de ses actifs sont des commerces. Et 20% des hôtels. Les bureaux, la catégorie pour l’heure jugée la plus résiliente, ne représentent que 59% de son patrimoine. Contre 91% pour PFO2. Et 94% pour PF Grand Paris.

Des différences en termes de répartition sectorielle et géographique

PFO est également moins bien lotie en termes d’exposition aux grandes entreprises. Cette catégorie d’acteurs, « pour la plupart solides financièrement », et « non concernés par la possibilité de suspendre leurs loyers automatiquement », ne représente que 73% de ses locataires. Contre 83% pour PF Grand Paris. Et 87% pour PFO2. A cela s’ajoute une plus forte présence en régions. La encore, les entreprises situées en province sont pour l’heure réputées plus risquées, globalement, que les groupes implantés dans les capitales. PFO compte 44% de son patrimoine en régions. Contre 37% pour PFO2. Et seulement 14%, fort logiquement, pour PF Grand Paris dont le champ d’investissement est clairement concentré sur la région francilienne.

Des qualités qui deviennent des défauts…

Rappelons toutefois que ce qui peut apparaître aujourd’hui comme les « défauts » de PFO sont précisément ceux qui, avant la crise, lui ont permis d’afficher des rendements supérieurs (4,92% en 2019) à ceux de PFO2 (4,61%) et de PF Grand Paris (4,30%). Et qu’en outre PFO est actuellement la plus présente sur les marchés européens. A hauteur de 25% de ses actifs. Contre 18% pour PFO2. Et … 0% pour PF Grand Paris. Or, dans certains pays, l’impact de la crise peut être moins important qu’en France. PFO est d’ailleurs très majoritairement investie en Allemagne et aux Pays-Bas (20% au total), que l’on sait actuellement moins touchés, sur le plan économique, que la France.

Quel impact sur la rentabilité des SCPI Perial ?

En revanche, il convient de noter que PFO qui était, jusqu’à présent, la moins endettée des trois, est repassée en tête au cours du 1er trimestre 2020. Son taux d’endettement est aujourd’hui de 18,6% (14,9% fin 2019). Contre respectivement 16,6% et 17,6% pour PFO2 et PF Grand Paris. Cet effort de transparence de Perial AM sur le risque associé à chacune de ses SCPI est louable. Mais il demandait à être complété par une estimation plus précise de l’impact de ces risques identifiés sur la rentabilité à venir de ses véhicules sous gestion. C’est chose faite via la mise à jour des trois bulletins d’information des SCPI, publiés également aujourd’hui.


Des perspectives de rendement révisées à la baisse

Comme il fallait s’y attendre, ce sont les perspectives de résultat de PFO qui sont les plus dégradées. « Afin de prendre en compte ce nouvel environnement économique, et compte-tenu des scénarios que nous anticipons, nous avons fixé une nouvelle fourchette de dividende prévisionnelle 2020. Elle se situe entre 38,4€ et 44€ par part. Soit un rendement potentiel compris entre 4% et 4,6%. Ce qui reste compétitif dans l’environnement actuel de l’épargne », explique Perial dans son dernier bulletin trimestriel. Une anticipation qui conduit, selon nos calculs, à un recul du dividende compris entre -18,3% (fourchette basse) et -6,38% (fourchette haute) par rapport au dividende 2019 (47€).

Des dividendes prévisionnels amputés de plus de 18%, au pire

Pour PFO2, la correction est moins forte. La fourchette de dividende prévisionnelle se situe entre 8€ et 9€ par part. Soit un rendement potentiel compris entre 4,1% et 4,6%. Ce qui correspond à un recul de -11% dans l’hypothèse basse, et à un maintien à l’identique dans l’hypothèse haute, par rapport au dividende 2019 (9€). Pour PF Grand Paris, enfin, la fourchette est placée entre 20€ et 22€ par part. Soit un rendement potentiel compris entre 3,75% et 4,15%. Le recul n’est donc que de -9,09%  en fourchette basse par rapport au dividende 2019 (22 €). Globalement, l’anticipation dévoilée par Perial conduit à des révisions assez conséquentes. Mais pas forcément plus que d’autres sociétés de gestion. Certaines ont en effet décidé de réduire encore plus fortement leur premier acompte prévisionnel.

Des 1er acomptes moins fortement touchés

Car la distribution effectuée au titre du 1er trimestre 2020 ne répercute pas l’intégralité de la perte potentielle attendue. L’acompte de PF Grand Paris est même identique à celui versé au 1er trimestre 2019 (5,25€). Celui de PFO2 recule légèrement. A 2,10€, vs 2,20€ en 2019. Soit un repli de 4,76%. Quant à PFO, l’acompte est plus fortement amputé. Il passe de 11,5€ à 10€. Soit un recul de 15%. Mais pourquoi ne pas avoir pris en compte l’ensemble des pertes potentielles dès ce 1er trimestre ? Perial AM, comme d’autres sociétés de gestion, espère que les effets de la crise seront moins forts qu’escompté. Et envisage d’ailleurs, comme d’autres là encore, de compenser une partie des pertes, une fois que celles-ci se seront matérialisées, par l’utilisation des réserves des SCPI.


Utilisation des RAN envisagée

Ces reports à nouveaux (RAN) sont relativement conséquents. 39 jours de distribution pour PFO. 45 jours pour PFO2. Et jusqu’à 108 jours pour PF Grand Paris. C’est la bonne nouvelle. « En fonction des résultats de fin d’année, nous pourrons envisager d’en distribuer tout ou partie pour compenser d’éventuelles pertes locatives », explique de fait Perial AM dans les derniers bulletins trimestriels. Tout en restant rassurante. La société de gestion rappelle que sa stratégie d’arbitrage a permis « d’améliorer la qualité des patrimoines ». Et que les immeubles qui les composent sont « modernes, bien entretenus, et localisés sur des marchés porteurs ». Perial AM reste donc confiant dans sa capacité « à traverser la crise sanitaire ». Et à « bénéficier de la dynamique de rebond économique post-Covid 19 » …

Frédéric Tixier


Lire aussi

Collecte et dividendes en hausse pour les SCPI Perial en 2019

Les SCPI toujours actives pendant la crise


A propos de Perial Asset Management(i)

Perial Asset Management gère 4,3 milliards d’euros au 31/12/2019. Il distribue des produits SCPI, OPCI par l’intermédiaire des CGP, banques privées, compagnies d’assurance, réseaux nationaux et investisseurs institutionnels. Perial Asset Management compte 550 immeubles en portefeuille pour les fonds gérés, plus de 1500 entreprises locataires et 44 000 associés, porteurs de parts de SCPI et d’OPCI.

A propos d’Altarès(i)

Expert de l’information sur les entreprises, Altares collecte, structure, analyse et enrichit les données BtoB afin de les rendre « intelligentes » et faciliter la prise de décision pour les directions générales et opérationnelles des entreprises. Le groupe propose son expertise sur toute la chaine de valeur de la data. Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations BtoB, Altares se positionne comme le partenaire de référence des grands comptes, ETI, PME et organisations publiques, en leur offrant un accès privilégié à ses bases de données sur plus de 350 millions d’entreprises dans 220 pays..

(i) Information extraite d’un document officiel de la société

Revalorisation du prix des parts de SCPI à La Française et chez Perial AM

Les prix de souscription de cinq des neuf SCPI d’entreprise de La Française sont révisés à la hausse. Une augmentation qui varie de 1,46% à 3,33% selon les véhicules. Chez Perial, le prix de SCPI PF Grand Paris est majoré de 4%. Des hausses effectives depuis le 1er mars dernier.

L’année 2019 s’était déjà soldée par une revalorisation importante de la valeur moyenne des parts de SCPI. Pondérée prorata temporis, leur hausse ressortait à 1,20%. Contre un VPM[1] moyen de seulement 0,8% en 2018. Le signe que la valeur des patrimoines détenus par les SCPI s’est globalement appréciée l’an dernier. Mais également que celles qui ont procédé à des revalorisations de parts ont su judicieusement choisir leurs actifs. Et les gérer correctement.

Le reflet de la qualité d’une gestion

C’est d’ailleurs l’argument mis en avant par La Française REM pour expliquer la révision, à la hausse, du prix de souscription de 5 de ses SCPI. « La revalorisation des patrimoines de nos SCPI reflète avant tout la qualité de notre gestion », considère ainsi Marc-Olivier Penin, directeur général de La Française Real Estate Managers. Une gestion qui passe, d’abord, par la sélection des investissements. Mais aussi par l’optimisation et la rénovation du parc immobilier existant. Afin de « répondre aux nouveaux enjeux de transition énergétique et d’usages des locataires utilisateurs », ajoute Marc-Olivier Penin. Cette gestion a profité à l’ensemble des SCPI du groupe. Toutes, en effet, affichent une hausse de leur valeur de réalisation. C’est-à-dire de la valeur de leur patrimoine, calculée à dire d’experts.

Revalorisation des parts de 5 SCPI à La Française

Ce ne sont toutefois que 5 véhicules, parmi les 9 SCPI d’entreprise existantes, qui voient leurs prix rehaussés. Les revalorisations s’étalent de 1,46% à 3,33%. La plus forte hausse revient à LF Grand Paris Patrimoine (+3,3%). A noter que cette SCPI repositionnée sur l’investissement francilien avait déjà relevé le prix de sa part en septembre 2018. Vient ensuite Epargne Foncière, la SCPI « paquebot » du groupe (plus de 2,6 Md€ d’encours sous gestion fin 2019). Déjà revalorisé en début d’année 2019, son prix passe cette fois de 810 € à 827 €. Soit une hausse de 2,10%. Celui d’Eurofoncière 2 progresse de 1,98% (257 € vs 252 €). Et celui de Pierre Privilège de 1,55% (853 € vs 840 €). Quant à LF Europimmo, la SCPI qui a récemment fusionné avec Europimmo Market, sa valeur progresse de 1,46%. Contre 1,48% en 2019.


Hausse de 4% du prix de souscription de PF Grand Paris

Côté Perial AM, c’est le prix de la SCPI PF Grand Paris qui bénéficie d’une forte revalorisation : +4%. C’est la 3eannée consécutive que ce véhicule (ex-PF1) révise la valeur de ses parts. Investie depuis sa création – il y a plus de 50 ans… – dans l’immobilier francilien (85% du patrimoine fin 2019), la SCPI bénéficie à plein de la hausse de ce marché. En mai 2019, son prix de souscription avait déjà progressé de 3,6%. Et de 4,9% en mai 2018. Pour mémoire, PF Grand Paris a distribué un rendement de 4,38% à ses actionnaires l’an dernier.

Frédéric Tixier


[1] La VPM correspond à la variation du prix moyen du prix de souscription d’une part de SCPI. Elle est égale à la division de l’écart entre le prix acquéreur moyen de l’année n et le prix acquéreur moyen de l’année n-1, par le prix de part acquéreur moyen de l’année n-1.


Lire aussi

L’interview de Marc Bertrand, président de La Française REM

Collecte et dividendes en hausse pour les SCPI Perial en 2019


A propos de La Française REM(i)

La Française REM est la première société de gestion de société civile de placement immobilier en France en termes de capitalisation (au 30/06/2019, IEIF). Spécialiste de l’investissement et de la gestion pour compte de tiers, elle est présente sur l’ensemble des marchés immobiliers français. Elle développe également une offre de gestion de mandats immobiliers dédiés aux institutionnels sur des stratégies d’investissement Core/Core + mais aussi Value Added et Opportunistes au sein de La Française Real Estate Partners.

A propos de Perial Asset Management(i)

Perial Asset Management gère plus de 4,3 milliards d’euros au 31/12/2019, distribue des produits SCPI, OPCI par l’intermédiaire des CGP, banques privées, compagnies d’assurance, réseaux nationaux et investisseurs institutionnels. Perial Asset Management compte 550 immeubles en portefeuille pour les fonds gérés, plus de 1500 entreprises locataires et 44 000 associés, porteurs de parts de SCPI et d’OPCI.

(i) Information extraite d’un document officiel de la société

 

Collecte et dividendes en hausse pour les SCPI Perial en 2019

La société de gestion annonce une collecte en hausse de 34%, à 535 M€. Ses trois SCPI affichent des dividendes en progression. Pour deux d’entre elles, le taux de distribution 2019 est même supérieur à celui de 2018.

Nouvelle année de croissance et de performance pour Perial Asset Management. La société de gestion annonce une collecte brute « record », à 535 M€. C’est 34% de plus qu’en 2018. Perial boucle également un exercice dynamique en termes d’investissements et de transactions.

Perial AM : 725 M€ d’investissements en 2019

La filiale du groupe présidé par Eric Cosserat a réalisé un volume global d’investissement de 725 M€ l’an dernier. Contre 660 M€ en 2018. Le programme 2019 est déjà bouclé à hauteur de 433 M€. Et « 292 M€ sont engagés pour être investis dans les premiers mois de 2020 », précise Perial AM. La société de gestion a également procédé à 200 M€ d’arbitrages, dont 94 M€ actés. Ces cessions d’immeubles « qui ne participaient plus de manière optimale à la performance des fonds » sont en léger retrait par rapport à 2018 (240 M€). Pour financer une partie des acquisitions, Perial AM a continué à utiliser l’effet de levier du crédit. Mais en maintenant un taux d’endettement moyen de ses fonds « en deçà de 20% ». Cette stratégie de croissance sera maintenue en 2020. Le groupe en effet prévoit d’investir cette année plus de 800 M€.

Une collecte en hausse de 34%

L’origine des fonds investis demeure, bien entendu, la collecte engrangée par les SCPI de Perial. En 2019, elles ont reçu 535 M€ de nouveaux capitaux. C’est 34% de plus qu’en 2018. Comme lors des exercices précédents, c’est la SCPI PFO2 qui en recueille l’essentiel. Sa collecte brute 2019 s’établit à près de 300 M€. Contre 120 M€ environ pour PFO et PF Grand Paris. En termes de capitalisation, PFO2 – que Perial espère voir bientôt labelisée ISR -, reste donc également en tête. Fin 2019, cette dernière pesait 2,28 Md€. Soit environ 3 fois plus que les deux autres SCPI du groupe. PF Grand Paris, la « SCPI de référence pour investir dans le Grand Paris », s’affiche à 791 M€. PFO, la SCPI historique, qui « diversifie son patrimoine dans les capitales européennes », à 745 M€.


Dividendes en progression pour les 3 SCPI

Les 3 SCPI voient une nouvelle fois leurs dividendes progresser. La hausse la plus significative est à porter au crédit de PF Grand Paris. Son dividende 2019 s’établit à 22 € par part. 4,8% de plus qu’en 2018. Vient ensuite PFO2, avec une progression de 2,9% (9 € par part). Et PFO, avec +2,1% (à 47 € par part). Côté taux de distribution, la mieux-disante en termes de hausse de dividende est en revanche la seule à ne pas afficher d’amélioration. En raison d’une progression importante du prix de sa part l’an dernier[1], le taux de distribution de PF Grand Paris recule à 4,38%. Il était de 4,40% en 2018. Le taux DVM de PF0, le plus élevé des trois, passe quant à lui de 4,87% à 4,92%. Celui de PFO2 s’établit à 4,61%, à 10 points de mieux qu’en 2018 (4,51%).


Valeurs patrimoniales accrues

La valeur du patrimoine des trois SCPI s’inscrit également à la hausse. Leur valeur d’expertise, à périmètre constant, augmente de respectivement 4,1% pour PF Grand Paris, 1,2% pour PFO, et 2,1% pour PFO2. Des revalorisations qui devraient se traduire, à un moment ou à un autre, par une progression de la valeur des parts. Ces dernières ont déjà été réajustées en 2019. Outre celui PF Grand Paris (+3,5%), le prix de souscription de PFO a été réhaussé de 2,1%, et celui de PFO2 de 1%. En 2020, Perial espère prolonger cette tendance. Et « proposer des dividendes annuels orientés à la hausse, si les conditions de marché le permettent ». La société de gestion s’affirme toujours aussi engagée dans sa démarche ESG. Elle prévoit d’ailleurs de lancer de nouveaux produits. Dont l’un serait basé sur des stratégies bas-carbone…

Frédéric Tixier

[1] Passé de 492 € à 510 € en mai 2019.


Lire aussi

Perial : +2,11% pour la SCPI PFO

Perial revalorise PF Grand Paris


A propos de Perial Asset Management(i)

Perial Asset Management gère plus de 4,3 milliards d’euros au 31/12/2019. Elle distribue des produits SCPI, OPCI par l’intermédiaire des CGP, banques privées, compagnies d’assurance, réseaux nationaux et investisseurs institutionnels. Perial Asset Management compte 550 immeubles en portefeuille pour les fonds gérés, plus de 1500 entreprises locataires et 45 000 associés, porteurs de parts de SCPI et d’OPCI.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société