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Les SCPI toujours actives sur le front des acquisitions

Au 3e trimestre 2020, les SCPI d’immobilier d’entreprise ont été très acheteuses. Elles ont investi plus de 2,5 Md€ sur les marchés français et européens. Contre 2 Md€ pour le 3e trimestre 2019. Le 4e trimestre 2020 semble toujours aussi actif… Détail des principales dernières opérations.

Advenis REIM

Comme l’annonçait Jean-François Chaury, le directeur général d’Advenis REIM, en octobre dernier, Eurovalys a bouclé son programme d’acquisition annuel. La SCPI spécialisée sur l’immobilier de bureau allemand vient d’annoncer 3 opérations sur des bureaux situés respectivement à Wolfsburg, Bremerhaven et Stuttgart. Montant total de ces acquisitions : 112,75 M€. Ce qui porte à un peu plus de 300 M€ le total des montants investis par Eurovalys en 2020.

Alderan

La SCPI dédiée à la logistique gérée par Alderan boucle sa 8e acquisition. Pas mal pour un véhicule lancé il y a un peu plus d’un an… Activimmo vient d’annoncer l’achat en état futur d’achèvement d’un parc d’activité à Bailly-Romainvilliers (77). L’ensemble immobilier développera une surface locative de 5 470 m2 divisée en huit cellules. La livraison de ce parc est prévue au plus tard en janvier 2022. Et vise une certification environnementale E+C. Activimmo devrait servir un rendement de 6% en 2020.

Amundi Immobilier

Après avoir récemment acquis le premier actif irlandais (le Fitzwilliam 28 à Dublin) de l’OPCI Opcimmo, Amundi Immobilier a confirmé l’achat de l’immeuble Curve à Saint-Denis. Développant plus de 24 000 m², il est loué à 95% à deux locataire, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Île-de-France et le courtier en assurances Verspieren. Cette acquisition -dont le montant dépasserait les 110 M€- a été réalisée par la société de gestion pour le compte de plusieurs de ses fonds sous gestion.

Atland Voisin

Si la SCPI Epargne Pierre est devenue plus prudente en matière d’investissements, elle n’en pas moins réalisé un important programme d’acquisitions en 2020. Dernières en date : une importante opération de sale & lease-back avec le groupe Pierre Fabre, réalisée en co-investissement avec la SCPI MyShareSCPI. Rendement de cet investissement : 6,50%. Atland Voisin a également dernièrement mené une autre opération de co-investissement entre les deux SCPI. Il s’agit d’un ensemble de bureaux situé au 7 avenue Charles Tillon, à Rennes.

Atream

Grosse acquisition pour la SCPI Carac Perspectives Immo. La société de gestion Atream a annoncé l’achat d’un immeuble de bureau, le « Botany 2 », situé à Suresnes. L’actif, de près de 5 500 m², comprend 5 étages à usage de bureaux et de commerces, et est certifié HQE Exploitation niveau « Très Bon ». Il est occupé par 8 locataires, dont une crèche et une surface de commerce louée par MaCaille, restaurant lounge du Top Chef Norbert Tarayre. Selon le site CFNewsImmo&Infra, l’opération aurait été valorisée 34 M€, et générerait un taux de rendement de 4,85%.

BNP Paribas REIM

BNP Paribas REIM a réalisé, pour le compte de la SCPI Accimmo Pierre, l’une des plus grosses opérations des dernières années sur le marché nantais. Elle vient en effet d’acquérir un ensemble de bureaux « Ilot 4B » dans le quartier d’affaires Euronantes. Cet actif s’inscrit dans un programme immobilier plus global de plus de 25 000 m², « Amazing Amazones », mêlant immobilier tertiaire, logements et équipements sportifs. Développé par Altarea, les 16 200 m² acquis par Accimmo Pierre seraient valorisés 62 M€, selon le site CFNewsImmo&Infra. La SCPI a distribué des acomptes aux 2e (1,8 €) et 3e (1,71 €) trimestres, en diminution par rapport à l’an dernier. Mais la société de gestion annonce la distribution possible d’une plus-value de cession pour le 4e trimestre. Pour un rendement prévisionnel de 3,80% en 2020.

Iroko

Déjà un premier actif pour Iroko Zen, la nouvelle SCPI lancée il y a quelques jours par la fintech Iroko. Il s’agit d’un immeuble de bureaux de 1 000 m² situé dans le quartier administratif de Reims. Sa valorisation est inférieure à 2,5 M€, et affiche des caractéristiques énergétiques dans le haut de la fourchette. Loué depuis 2014 à Pôle Emploi, avec un bail ferme d’une durée résiduelle de 9 ans, l’actif génère un taux de rendement immédiat de 7%. Rappelons qu’Iroko Zen se présente comme une SCPI digitale et engagée. Elle ambitionne de lever 100 M€ dans les trois ans.

Perial AM

Pour sa 1ère opération, PF Hospitalité Europe choisit l’Espagne. La nouvelle SCPI dédiée à l’immobilier d’accueil lancée par Perial AM il y a quelques mois vient d’annoncer l’acquisition d’un établissement hôtelier situé à Mataro, une commune proche de Barcelone. Montant de la transaction : 6 M€. L’actif sera exploité par l’enseigne B&B Hotels lors de sa réouverture, prévue pour le 1er trimestre 2021. La SCPI a été, selon Perial AM, « très bien accueillie par le marché ». PF Hospitalité Europe, qui ambitionne un taux de distribution de 5%, a collecté près de 20 M€ dès son premier mois de lancement.

Primonial REIM

Première acquisition dans l’immobilier de santé belge pour Primovie. La SCPI gérée par Primonial REIM vient d’annoncer la signature d’une résidence senior à Court-Saint-Etienne, à 40 km de Bruxelles. Elle sera livrée dans le courant du 3e trimestre 2022. D’une surface de 8 200 m², elle abritera 119 logements du T2 au T3 et bénéficiera d’un large socle de services. Elle sera exploitée par Domitys, une filiale de Nexity. Rappelons que Primovie ambitionne de distribuer en 2020 un dividende identique à celui de 2019, année où elle avait affiché un rendement de 4,51%.

Sofidy

Chez Sofidy, l’OPCI Sofidy Pierre Europe réalise une opération à Lyon. Il vient d’acquérir les mûrs de l’immeuble Triptyk (3 830 m²) pour un montant de 8,9 M€. L’immeuble est occupé par deux locataires, Merck et Burgundi School of Business, via des baux sécurisés de 6 et 9 ans. Le rendement sur loyer immédiat, à l’acquisition, est de 5,7%, un taux « particulièrement compétitif sur le marché lyonnais », rappelle Sofidy.

Swiss life AM

Après son opération barcelonaise, l’OPCI SwissLife Dynapierre poursuit son recentrage. Il s’est porté acquéreur d’un ensemble immobilier parisien d’environ 3 000 m² situé rue de Fleurus (6e arrondissement). Entièrement rénové par GDG Investissements, il est loué à Ionis qui va y installer l’école d’ingénieurs ESME Sudria pour neuf ans. Une opération qui, fin octobre, avait permis à l’OPCI d’investir l’intégralité de sa collecte. Et de réduire sa poche immobilier physique dédiée à l’hôtellerie à 11,5% (contre près de 20% en mars dernier).

Frédéric Tixier


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Amundi Immobilier précise le niveau de réduction des acomptes trimestriels de ses SCPI

Amundi Immobilier avait prévenu qu’elle pourrait être amenée à réduire l’acompte trimestriel distribué par ses SCPI. Le niveau de cette diminution vient d’être précisé, et communiqué à l’ensemble des porteurs de parts. Pour les SCPI d’entreprise, l’acompte prévisionnel est réduit de 30%.

 « Nous devons anticiper une diminution des encaissements des loyers et des charges pour le 2e trimestre et probablement pour le début du 2e semestre »… Dans une lettre adressée à l’ensemble des porteurs de parts de ses SCPI, Amundi Immobilier motive les raisons qui l’ont poussé à prendre « un certain nombre de mesures de précaution en matière de distribution de dividendes ».

Acomptes prévisionnels réduits de 20% à 30%

La première d’entre elles est la réduction des prochains acomptes trimestriels. Jean-Marc Coly, directeur général d’Amundi Immobilier, expliquait dès le 3 avril dernier que cette solution était à l’étude. Ayant privilégié une approche « maximaliste » pour estimer l’impact de la crise sanitaire sur les revenus des SCPI du groupe, Amundi Immobilier s’interrogeait néanmoins encore pour savoir si « ce pire anticipé » ne devait pas, d’ores et déjà, être « matérialisé dans les acomptes prévisionnels des SCPI ». La décision est donc prise. Dans son communiqué, la société de gestion précise que « dès le 1er trimestre 2020 », les acomptes prévisionnels seront diminués « de 30% pour les SCPI d’entreprise », et de « 20% pour les SCPI résidentielles »

L’utilisation des réserves envisagée, mais pas décidée

Ce niveau de réduction, qui vaut donc pour le 1er acompte de l’année, ne sera pas nécessairement reconduit à l’identique. Amundi Immobilier rappelle que ses SCPI disposent de « réserves importantes ». Pour ses trois SCPI d’immobilier d’entreprises, le niveau des « reports à nouveau » (RAN) est effectivement impressionnant. Près de 180 jours de distribution pour la « moins disante », Rivoli Avenir Patrimoine. Et jusqu’à 537 jours pour L’Oustal des Aveyronnais… Ces réserves pourront donc être utilisées « pour conforter les distributions ». Et les rapprocher de celles initialement « envisagées ». Sur ce point, Amundi Immobilier ne s’engage pas vraiment. Il faudra attendre au moins le 3e trimestre pour savoir à quel point les RAN seront mis à contribution.

Réponse au 3e trimestre

« Avec une meilleure visibilité sur le 1er semestre écoulé, et les anticipations de revenus du 2e semestre, nous pourrons ajuster plus sereinement la distribution annuelle et l’utilisation de ces réserves », précise Amundi Immobilier dans son communiqué. A suivre, donc.

Frédéric Tixier


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Amundi Immobilier, filiale dédiée dans la gestion d’actifs immobiliers d’Amundi (N°1 de l’asset management en Europe et dans le top 10 mondial), est spécialisée dans le développement, la structuration et la gestion de fonds immobiliers axés sur le marché européen. Avec 37,6 Mds d’euros sous gestion fin 2019, elle est n°1 en France en collecte et en capitalisation pour les SCPI et OPCI grand public.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

 

Jean-Marc Coly, Amundi Immobilier : « Nous avons décidé de retenir une approche "maximaliste" »...

Jean-Marc Coly, directeur général d’Amundi Immobilier, répond aux questions de pierrepapier.fr. Comment le leader de la gestion d’actifs immobiliers vit-il la crise ? A combien estime-t-il les pertes locatives potentielles de ses véhicules sous gestion ? Et, surtout, à quoi doivent s’attendre, en termes de rendement, les associés de ses SCPI ? Interview.

Que peut-on dire, aujourd’hui, de l’état des marchés immobiliers, côté gestionnaires d’actifs ?

Jean-Marc Coly – Ils sont, globalement, à l’arrêt. Mais toute activité n’a pas cessé. Les investissements que nous avions initiés, avant la crise, sont toujours en cours de traitement. Ils sont d’ailleurs, pour la plupart, en voie de finalisation. Nous devrions avoir bouclé, d’ici la fin du confinement, au moins 3 ou 4 opérations d’envergure. En France, mais également en Europe. C’est important, car nous restons ainsi en mesure de déployer les capitaux collectés. Côté arbitrages, c’est-à-dire cessions de certains de nos actifs, là encore, et plus étonnement, nous n’enregistrons pas de rétractations. Ni, d’ailleurs, de renégociations sur les prix convenus avant la crise. L’attentisme, que nous avons pu observer au cours de la première semaine de confinement, résulte plus d’interrogations sur les modalités de financement que de remise en cause du bien fondé de l’opération, côté acheteurs. Ce qui est plutôt positif…

Quid de la gestion locative ?

Jean-Marc Coly – La partie commercialisation des actifs existants auprès de nouveaux locataires est beaucoup plus « calme ». La situation actuelle ne pousse pas les entreprises à rechercher de nouveaux locaux. Et les visites sont impossibles. En revanche, les relations avec les locataires existants sont intenses. Beaucoup nous interrogent sur de possibles aménagements. Les demandes de report -ou d’annulation – proviennent majoritairement des locataires d’actifs de commerces ou d’hôtels. Mais aussi de certains locataires de bureaux, dont l’activité est fortement impactée par la crise. Nous étudions toutes les demandes, au cas par cas, en vertu d’une approche à la fois solidaire envers les entreprises, et respectueuse de l’intérêt des actionnaires de nos fonds.

Envisagez-vous l’annulation pure et simple de certains loyers ?

Jean-Marc Coly – Nous nous sommes engagés à suspendre le recouvrement des loyers et des charges des TPE/PME les plus fragiles. Et serons sans doute amenés à consentir des reports de loyers, voire même des franchises supplémentaires, à certains autres locataires. Mais moins enclins à envisager des annulations pures et simples… C’est en fait en sortie de crise, lorsque chacun aura une vision plus précise de l’impact sur son activité, que s’engageront des discussions posées et réalistes. Il faudra faire le tri entre ceux qui ont réellement souffert. Et ceux qui ont cherché à profiter de la situation… Bien que, là encore, se posera la question des indicateurs à prendre en compte…

Etes-vous déjà capable d’estimer le niveau des pertes locatives potentielles ?

Jean-Marc Coly – La réalité, c’est que personne, aujourd’hui, n’est réellement en mesure d’établir un chiffre. Son niveau dépend de facteurs -et notamment la durée des confinements- qui vont nécessairement varier au cours des prochaines semaines. Nous avons donc décidé de retenir une approche « maximaliste ». En prenant les hypothèses les plus extrêmes. Ce scénario du risque maximal conduirait à la perte totale des revenus locatifs versés par nos locataires des secteurs commerces et hôtellerie[1]. Et à la perte d’environ 20% des loyers du secteur bureaux[2]. Pertes auxquelles il faudrait ajouter les charges des immeubles que nous serions obligés de régler en lieu et place des locataires…Dans l’hypothèse où ces pertes se matérialiseraient sur l’ensemble des 2e et 3e trimestres, seuls 40% des loyers théoriques seraient donc recouvrés durant cette période de 6 mois. Soit, sur l’ensemble de l’année 2020, un taux de recouvrement d’environ 70%.

Donc, environ 30% de pertes locatives sur l’ensemble de l’année 2020 ?

Jean-Marc Coly – Ce ne sont pas des loyers « perdus ». Ils seront, à terme, récupérés. Sans doute, il est vrai, pas entièrement. Mais, encore une fois, il s’agit d’un scénario extrême. Nous ne pensons pas qu’il se réalisera dans de telles proportions. En outre, si l’on raisonne en trésorerie sur 2020, nous estimons également que nous serons en mesure, dès le 4e trimestre, d’encaisser une partie des loyers qui n’auraient pas été perçus aux 2e et 3e trimestres précédents.

Quel impact sur la distribution de vos SCPI ?

Jean-Marc Coly – Pour être totalement transparent, la décision n’est pas encore arrêtée. Nous nous demandons si ce « pire anticipé » ne doit pas, d’ores et déjà, être matérialisé dans les acomptes prévisionnels. Et dès le prochain versement, qui doit intervenir avant la fin du mois d’avril. Si cette décision est prise, elle conduirait à réduire d’environ 30% l’acompte versé. Ce qui, en termes de rendement moyen, reviendrait à passer d’un rendement prévisionnel de l’ordre d’un peu plus de 4% à un peu plus de 3%. Nos conseils de surveillance, que nous avons interrogés, ne trouvent pas cette hypothèse aberrante. D’autant plus qu’il s’agirait d’une minoration temporaire. Si la situation s’améliore aux 2e et au 3e trimestre, les acomptes prévisionnels pourraient être revus à la hausse. Et plus encore au 4e trimestre, où la visibilité se sera, nous l’espérons, grandement améliorée.

Pourquoi ne pas utiliser les reports à nouveau qui, pour vos SCPI, sont pourtant à des niveaux extrêmement élevés ?

Jean-Marc Coly – Cette hypothèse est bien entendu envisagée. Ces réserves ont été constituées dans cet objectif : pallier des pertes de revenus temporaires. Le degré d’utilisation de ces reports à nouveau, destinés à conforter le niveau de distribution annuelle, dépendra, là encore, de la situation qui aura prévalu durant la crise. Il sera décidé en fin d’année. Encore une fois, notre logique est une logique de prudence. Nous envisageons la situation du pire. Pour mieux reconstruire la situation du meilleur.


En sortie de crise se posera toujours la question de la résilience des locataires. Mais aussi celle de la valorisation -dévalorisation- des actifs immobiliers ? Que peut-on dire aujourd’hui ?

Jean-Marc Coly – Personne n’a de boule de cristal… Ce que je constate, c’est qu’ayant déjà vécu plusieurs crises, celle-ci intervient à un moment où les marchés immobiliers étaient finalement assez « raisonnables ». Certes, les prix ont augmenté ces dernières années. Certes, les taux de rendement ont baissé. Mais nous étions, avant le début de la crise, à des niveaux de primes de risque encore historiquement très élevés. De l’ordre de 250 à 350 points de base, pour les actifs prime, au-dessus des taux de long terme. Ce qui laisse une marge de manœuvre importante. En supposant que les taux de rendement baissent de 10 à 30 points de base, l’impact sur nos portefeuilles d’actifs existants sera marginal. Par ailleurs, côté loyers, des facteurs de soutien sont toujours présents. Les actifs d’immobilier d’entreprise ne sont pas en situation de sur-vacance ou de surproduction.

Qu’en pensent les experts immobiliers ?

Jean-Marc Coly – Ils cherchent, eux aussi, des références… A court terme, comme nous, ils considèrent que ce n’est pas quelques mois de loyers reportés qui vont changer la valeur d’un actif. En revanche, à plus long terme, les valorisateurs vont intégrer l’impact de la crise économique sur le niveau des loyers, et donc sur les niveaux de valorisation. Car il est clair que la tendance haussière qui prévalait en début d’année n’est plus d’actualité. La hausse des loyers peut se poursuivre, mais beaucoup plus modérément. Ou s’arrêter purement et simplement. C’est sans doute ce facteur loyer, plus que le facteur taux, qui fera « bouger » les valeurs d’expertises au cours des prochains mois…

Nous avons évoqué le risque loyers, le risque valorisation. Quid du risque sur la liquidité des SCPI ?

Jean-Marc Coly – C’est effectivement une crainte qui est régulièrement évoquée. A tort, pour l’instant. Car les données que nous avons compilées, chez Amundi Immobilier, et croisées avec d’autres gestionnaires, montrent que pour l’heure les souscriptions sont toujours très largement supérieures aux rachats. Les demandes de rachats n’ont pas augmenté. Il y en a, comme toujours. Mais elles n’augmentent pas. Ce qui tendrait à prouver que les épargnants ont bien compris que l’immobilier pouvait jouer ce rôle d’amortisseur qu’on lui attribue.

Qu’en est-il de la collecte ?

Jean-Marc Coly – Nous avons fait le point à fin mars. Ce qui inclut les 15 premiers jours du confinement. Et bien la collecte demeure, chez Amundi Immobilier en tout cas, très significative. Le chiffre n’est pas encore définitivement arrêté, mais il est clairement supérieur à celui constaté en mars 2019. Et le niveau de collecte est relativement homogène dans tous nos réseaux. Il faut bien sûr attendre les chiffres d’avril. Mais nous n’anticipons pas de fléchissement significatif sur la collecte en SCPI. Ni d’ailleurs sur celle dirigée vers notre OPCI phare, Opcimmo, qui a connu une collecte nette positive sur la dernière quinzaine du mois de mars.

Votre scénario de sortie de crise ?

Jean-Marc Coly – Amundi a déjà livré sa vision. Nous espérons voir les premiers effets de la reprise à partir du 4e trimestre. La reprise sera progressive, et peut être ponctuée de rechutes. La reprise sera plus ou moins forte selon les secteurs. Dans l’immobilier, elle produira les mêmes effets que les crises précédentes. Ce sont les actifs de qualité, ceux qui sont d’ailleurs les moins impactés, qui se rétabliront le plus rapidement…

Propos recueillis par Frédéric Tixier


[1] Deux secteurs qui représentent environ 20% du patrimoine géré par les principaux véhicules d’investissement collectif d’Amundi Immobilier

[2] Secteur qui représente environ 80% du patrimoine géré par les principaux véhicules d’investissement collectif d’Amundi Immobilier


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Amundi Immobilier, filiale dédiée dans la gestion d’actifs immobiliers d’Amundi (N°1 de l’asset management en Europe et dans le top 10 mondial), est spécialisée dans le développement, la structuration et la gestion de fonds immobiliers axés sur le marché européen. Avec 37,6 Mds d’euros sous gestion fin 2019, elle est n°1 en France en collecte et en capitalisation pour les SCPI et OPCI grand public.

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

 

L’impact prévisionnel de la crise coronavirus sur les SCPI… d’Amundi Immobilier

Amundi Immobilier, poids lourd du marché des SCPI et des OPCI, a, comme la plupart des sociétés de gestion, commencé par rassurer ses clients sur sa capacité à maintenir son activité durant la crise. Elle s’est également employée à leur fournir une vision plus précise du degré d’exposition de son patrimoine sous gestion. Focus sur les principaux véhicules gérés par Amundi Immobilier.

« Les actifs immobiliers les plus exposés à la crise sanitaire sont le commerce, l’hôtellerie, et les parcs d’activités hébergeant des TPE ou PME », commence par rappeler Amundi Immobilier dans un flash info rédigé le 20 mars dernier. La société de gestion s’est donc livrée à l’analyse sectorielle des 750 actifs qu’elle gère pour le compte de ses principaux véhicules immobiliers grand public[1]. Le résultat est encourageant : ces derniers sont en effet très majoritairement (80%) investis en actifs de bureaux. L’un des secteurs qui sera, tout du moins à court terme, le moins impacté par la crise du coronavirus.

SCPI Amundi : exposée à 83% au secteur des bureaux

Dans le détail, ces fonds grand public sont exposés à hauteur de 10,52% au secteur du commerce. A 4,82% à celui de l’hôtellerie. Et à 2,60% à celui des parcs d’activités. Soit, au total, à 17,95% sur l’ensemble de ces trois secteurs « exposés ». Les 3 principales SCPI d’entreprise d’Amundi Immobilier affichent un moindre degré d’exposition. Edissimmo, Génépierre et Rivoli Avenir Patrimoine sont en effet pour leur part encore plus majoritairement investies dans le secteur des bureaux : 83,4%. Contre 80,1% pour Opcimmo, l’OPCI le plus important du marché (8,4 Md€ d’encours sous gestion). Outre cette répartition sectorielle favorable[2], les véhicules immobiliers d’Amundi bénéficient également d’une forte diversification géographique. Le portefeuille de ces quatre principaux véhicules est en effet investi dans 10 pays. Ils sont également en partie protégés par leur taille.

Diminution des produits locatifs sur le deuxième trimestre

Car les SCPI d’Amundi figurent elles aussi parmi les poids lourds du marché. Edissimmo et Rivoli Avenir Patrimoine dépassent chacune les 3 Md€ de capitalisation. Et Génépierre frôle le milliard… Amundi Immobilier ne sous-estime pas pour autant l’impact de la crise sur son activité. Le gestionnaire s’attend notamment à un recul des transactions immobilières. Tout en précisant que les projets d’investissements engagés continuent « à progresser favorablement ». Et que tous les capitaux collectés fin 2019 et début 2020 sont, « à ce jour », tous investis. Côté loyers, le premier trimestre a déjà été encaissé. Et les quittances du deuxième ont été envoyées. Mais, reconnaît la société de gestion, « nous nous attendons à ce que leurs encaissements soient plus problématiques. Notamment dans les secteurs les plus touchés ».

Effet « atténué » sur le niveau des distributions

Amundi Immobilier anticipe ainsi « une diminution des produits locatifs pour le deuxième trimestre ». Et, n’exclut pas que cette situation perdure « possiblement, le temps de la reprise, au début du second semestre ». Son impact sur le niveau de distribution des SCPI serait toutefois limité. Tout du moins sur l’ensemble de l’année. En raison de « la composition du patrimoine de nos fonds », rappelle la société de gestion, en faisant référence à leur faible degré d’exposition aux secteurs les plus touchés par la crise. Ainsi, bien sûr, qu’en raison de leur diversification géographique et sectorielle. Et de la « qualité financière des locataires ». Un autre facteur explique pourquoi Amundi Immobilier estime que les effets de la crise en cours sur le niveau des distributions seront a priori « atténués » : le niveau des réserves constituées.


Jusqu’à plus d’un an de distribution en réserve…

Les trois principales SCPI d’Amundi Immobilier affichent en effet des niveaux de report à nouveau assez exceptionnels. Fin 2018, sur la base donc des dividendes versés au titre de cet exercice, ils se situaient entre 187 jours de distribution[3] pour Rivoli Avenir Patrimoine. Et jusqu’à 373 jours – plus d’un an donc de dividendes en réserve – pour Génépierre… Les chiffres 2019, qui n’ont pas encore été communiqués, sont toutefois du même ordre. Ils confirment que ces trois SCPI disposent de réserves importantes pour maintenir le niveau de leurs dividendes en 2020. A condition que la société de gestion décide d’utiliser ces réserves… Jean-Marc Coly, son directeur général, reconnaît que la décision n’est pas encore totalement arrêtée. Mais que le recours aux réserves sera sans doute partiel (voir l’interview de Jean-Marc Coly).

Revalorisation des parts d’Edissimmo, Génépierre et Rivoli Avenir Patrimoine

A cet aspect « revenus » s’ajoute enfin un autre élément stabilisateur : la valeur des patrimoines détenus. Ceux-ci, dans le cadre de la préparation du rapport annuel 2019, ont été expertisés au 1er trimestre 2020. Et « les experts nous ont indiqué que les valeurs ne seront pas affectées par les évènements actuels », précise Amundi dans sa note datée du 20 mars. Ces patrimoines se sont d’ailleurs revalorisés en 2019. Ce qui a conduit – bien avant le début du confinement – à une augmentation de la valeur des parts des SCPI Edissimmo, Génépierre et Rivoli Avenir Patrimoine. Au 1er mars dernier, celles-ci ont été réévaluées de respectivement + 0,85%, + 0,56% et + 2,01%. Cette performance passée ne préjuge pas, bien sûr, des valorisations à venir. Amundi reconnaît d’ailleurs qu’il est « prématuré d’affirmer que les prochaines valorisations de nos immeubles ne seront pas impactées ».


Pas de tension sur le marché des parts

Ajoutant qu’il est « probable » que « les immeubles de commerces et hôtellerie puissent accuser une variation ». Pour l’heure, enfin, le gestionnaire qui, on le sait, attache une grande importance à la liquidité, n’observe pas de tension sur le marché des parts. Le marché des souscriptions/rachats a « fonctionné normalement jusqu’à présent, sans mouvement particulier à signaler », écrit-il. Non seulement les demandes de rachats n’ont pas augmenté, mais les souscriptions demeurent à un niveau élevé. Y compris sur le mois de mars. Le montant collecté durant les premières semaines de confinement est en effet « identique, voir supérieur » à celui observé en mars 2019, reconnaît Jean-Marc Coly. La preuve que, pour l’instant, les actionnaires de SCPI ont su garder la tête froide. Et compris que, sur le moyen terme, leur placement ne serait pas nécessairement le plus impacté par la crise en cours…

Frédéric Tixier

[1] L’OPCI Opcimmo et les SCPI Edissimmo, Rivoli Avenir Patrimoine et Génépierre.
[2] On estime que l’ensemble des SCPI sont exposées, en moyenne, à hauteur d’environ 67% à la classe d’actifs bureaux, et à hauteur d’environ 20% à la classe d’actifs commerces.
[3] Le nombre de jours de distribution est calculé en divisant le dividende brut 2018 par part par le RAN par part fin 2018, après affectation du résultat, et en multipliant le montant obtenu par 365.


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(i) Information extraite d’un document officiel de la société

 

La société de gestion d’actifs immobiliers du groupe Amundi a réalisé 1,9 Md€ d’acquisitions en 2018 et 1,1 Md€ de cessions. Sa collecte nette s’établit à 3,18 Md€, dont 1,8 Md€ au profit de ses SCPI et OPCI grand public. Ce qui la positionne une nouvelle fois au premier rang des sociétés de gestion les plus collectrices en net, tous véhicules (SCPI et OPCI) confondus.

Peu de transactions, mais des montants unitaires élevés, essentiellement des actifs de première qualité – 96% des acquisitions de l’année ont porté sur des actifs « core » -, sélectionnés selon des critères ESG et majoritairement situés en France et en Allemagne – 66% des acquisitions en 2018 -, c’est, en résumé, la stratégie d’investissement menée l’an dernier par Amundi Immobilier.

17 acquisitions pour un total de 1,9 Md€

La société de gestion dédiée aux actifs immobiliers du groupe Amundi a réalisé en 2018 un volume global de plus de 3 Md€ de transactions pour le compte de ses fonds et mandats immobiliers, dont 1,9 Md€ d’acquisitions réparties entre 17 opérations. D’un montant unitaire donc élevé (plus de 110 M€ en moyenne), les cibles choisies par Amundi Immobilier sont souvent des immeubles emblématiques. C’est le cas notamment de l’opération « Enjoy », un immeuble à énergie positive situé dans l’écoquartier d’affaires des Batignolles, à Paris, dont Amundi Immobilier s’est portée acquéreur à hauteur de 50% en décembre dernier. Un investissement de quelque 130 M€, réparti entre ses trois SCPI d’entreprise, Rivoli Avenir Patrimoine (pour environ 62 M€), Edissimo (49 M€) et Génépierre (18 M€).

66% en France et en Allemagne

Le gestionnaire, qui a concentré 66% de ses investissements entre la France et l’Allemagne l’an dernier, a aussi investi pour la 1ère fois en Espagne, là encore en y choisissant un actif symbolique, l’immeuble « El Portico », à Madrid. Construit en 2005, d’une surface locative totale de 21 000 m², « El Portico » avait été lauréat du « Best Business Centre Award » décerné par le MIPIM en 2007. Ce sont une nouvelle fois les trois SCPI Rivoli Avenir Patrimoine (pour environ 56 M€), Edissimo (46 M€), et Génépierre (16 M€) qui s’en sont portées acquéreurs – pour un total d’environ 120 M€ -. Outre les bureaux – 13 opérations sur 17 -, Amundi Immobilier s’est également renforcée sur le segment de l’hôtellerie, en prenant une participation minoritaire dans Accor Invest¹ en mai dernier. Elle vient par ailleurs d’annoncer, ce 22 février 2019, une nouvelle opération sur le secteur des parcs d’activités (les « Mosaic Parcs », 215 000 m² de surfaces locatives acquis auprès d’AEW) venant s’ajouter au portefeuille existant de 100 000 m² détenu depuis fin 2016.

Une démarche d’investisseur responsable

Le gestionnaire d’actifs, dont la maison mère Amundi figure parmi les pionniers de l’investissement responsable, apporte aussi un soin particulier à la sélection de ses actifs, choisis désormais en fonction de critères environnementaux et sociaux. « Pour 2019, la diversification de notre allocation sera la ligne directrice, tout en ciblant des actifs exemplaires au regard de nos critères environnementaux et sociaux », confirme d’ailleurs Jean-Marc Coly, le directeur général d’Amundi Immobilier. Une politique qui s’applique également au patrimoine existant, la société de gestion ayant déjà passé à l’aune du filtre environnemental 414 des 750 immeubles détenus.

Collecte nette de 1,8 Md€ en SCPI et OPCI

Amundi Immobilier, qui a également procédé à 1,14 Md€ de cessions l’an dernier – principalement au Royaume-Uni -, aura au total collecté, en net, 3,18 Md€ de nouveaux capitaux en 2018. Les souscriptions réalisées au profit des véhicules collectifs à destination des investisseurs privés, SCPI et OPCI grand public, en représentent plus de 56% (1,8 Md€ au total), répartis entre les 3 principales SCPI d’entreprise (727 M€) et les OPCI (1 016 M€, dont l’essentiel pour le seul Opcimmo). Un niveau qui place une nouvelle fois Amundi Immobilier au premier rang des sociétés de gestion les plus collectrices en net, tous véhicules (SCPI et OPCI) confondus, et à la deuxième place sur la collecte nette des seules SCPI. Fin décembre, la société de gestion affichait un encours sous gestion de 31 Md€.

Frédéric Tixier


A propos d’Amundi Immobilier(i)

Amundi Immobilier est la société de gestion du groupe Amundi spécialisée dans le développement, la structuration et la gestion de fonds immobiliers destinés aux investisseurs particuliers, aux banques privées et leurs distributeurs, aux institutionnels, aux grandes entreprises et professionnels de l’immobilier. Numéro 1 en France en collecte et en capitalisation sur les SCPI et OPCI grand public (IEIF – décembre 2018), elle gère un encours de 31 milliards d’euros au 31 décembre 2018.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1] Investisseur, propriétaire et exploitant hôtelier du groupe Accor.

Le premier OPCI du marché par la taille (près de 7,3 Md€ de capitalisation fin août) a encore collecté près de 800 M€ sur les 8 premiers mois de l’année. Largement investi en immobilier non coté (58% de l’actif), l’OPCI phare d’Amundi Immobilier a réalisé quatre investissements d’importance au 1er semestre.

Avec une capitalisation de près de 7,3 Md€ fin août 2018, Opcimmo, l’OPCI phare d’Amundi Immobilier, reste de loin le 1er OPCI à destination du grand public du marché.

Plus de 100 M€ par mois de souscriptions nettes

Son rythme de collecte, depuis le début de l’année, le situe toujours également en pole position devant ses concurrents les plus directs. Sur le 1er semestre 2018, selon les données IEIF, Opcimmo a encore collecté près de 620 M€, soit plus de 55% de l’ensemble du marché des OPCI, et 3,8 fois plus que le second du podium, AXA Selectiv’ Immo. Les OPCI, comme les SCPI, accusent, on le sait, un très net tassement de leur collecte depuis le début de l’année, avec un recul de plus de 56% par rapport au 1er semestre 2017. Mais ce repli touche pratiquement à l’identique tous les produits aujourd’hui commercialisés (Opcimmo accuse donc lui aussi une décroissance du même ordre : 53%), bien que de nouveaux venus sur le marché, comme Preimium chez Primonial REIM, grignotent des parts de marché. Celle d’Opcimmo reste en tout cas, pour l’heure, intouchable…

4 acquisitions en immobilier physique au 1er semestre

Opcimmo, déjà propriétaire d’un patrimoine immobilier physique de plus de 190 immeubles, détenus directement ou indirectement¹ fin 2017, notamment via 1,5 Md€ d’acquisitions réalisées l’an dernier, a encore procédé à de nouveaux investissements au cours du 1er semestre 2018. L’OPCI s’est notamment porté acquéreur d’immeubles de commerce et de bureaux en Italie (le rez-de-chaussée à usage de commerce et le premier étage d’un immeuble de la Via del Corso, à Rome, et l’immeuble à usage mixte de commerces et bureaux Matteoti, conçu dans les années 1940 par l’architecte Gio Ponti, situé au cœur de Milan), de bureaux à Francfort (Allemagne) et à Prague (République Tchèque). Opcimmo a également pris une participation dans le portefeuille d’hôtels d’AccorInvest, filiale du groupe AccorHôtels.

Investi à plus de 70% en actifs liés à l’immobilier

A noter que l’OPCI, qui compte prochainement réduire son exposition au marché britannique, a déjà procédé à d’autres cessions d’actifs au cours des derniers mois, en signant notamment, fin mars, la cession d’un portefeuille de 7 immeubles (4 en Allemagne, 1 en Autriche, 1 en Finlande et 1 aux Pays-Bas) pour un montant total de 329 M€. Toutes ces opérations sont venues impacter la poche immobilier non coté d’Opcimmo, qui s’établissait à 58,33% des actifs fin août dernier. Cette dernière est très largement diversifiée en termes géographiques (près de 45% sont répartis sur une dizaine de pays européens, hors France), mais un peu moins sectoriellement, les bureaux restant largement dominants au sein du portefeuille de l’OPCI (près de 80%), en dépit des diversifications en cours sur le secteur de l’hôtellerie et du médical. Si l’on ajoute à cette poche physique les titres immobiliers cotés (foncières cotées, 5,02%, et obligations immobilières, 5,12%), Opcimmo est au total exposé à près de 70% au secteur immobilier.

Distribution désormais annuelle

En termes de rendement, l’OPCI affiche une performance annualisée de 2,30% sur un an glissant (à fin août) et de 1,09% depuis le début de l’année. A comparer avec les résultats affichés par Opcimmo en 2017 (3,34%) et 2016 (2,96%). Comme l’an dernier, c’est la poche immobilière qui contribue le plus largement à la performance globale du fonds depuis le début de l’année, les poches obligations et liquidités étant en revanche pour leurs parts en contribution négative sur la période. Sur les prochains mois, l’OPCI, dont l’un des points forts est la faible volatilité (1,15% en annualisé sur un an), envisage d’encore accentuer la diversification du fonds, « en ouvrant davantage l’univers d’investissement aux valeurs mobilières faiblement corrélées aux marchés immobiliers ». Par ailleurs, Opcimmo qui distribuait auparavant un dividende sur un rythme trimestriel (dernier dividende de 0,40€ par action fin avril) le fera désormais annuellement.

Frédéric Tixier


A propos d’Amundi Immobilier
Amundi Immobilier est la société de gestion du groupe Amundi spécialisée dans le développement, la structuration et la gestion de fonds immobiliers destinés aux investisseurs particuliers, aux banques privées et leurs distributeurs, aux institutionnels, aux grandes entreprises et professionnels de l’immobilier. SCPI, OPCI, FCPR immobiliers, produits fiscaux, fonds institutionnels collectifs ou sur mesure… Amundi Immobilier offre une palette étendue de fonds et de solutions répondant aux besoins spécifiques de chaque catégorie de clientèles, tant françaises qu’internationales.

[1] 70 immeubles en direct + 3 participations (69 immeubles) + 4 fonds ou équivalent (51 immeubles) – Source : rapport annuel Opcimmo 2017.

 

La société de gestion spécialisée dans l’immobilier du groupe Amundi annonce un volume de transactions en progression d’un tiers par rapport à 2016, à 6,4 Md€. Elle a collecté 4,3 Md€ l’an dernier, dont 2 Md€ sur Opcimmo, toujours 1er OPCI par la taille sur le marché français.

Encore une année record pour Amundi Immobilier. La société de gestion spécialisée du groupe Crédit Agricole a présenté le 13 mars dernier son bilan de l’année 2017. Tous les indicateurs -volume de transactions, collecte, capitalisation- sont en progression.

Plus de 6,4 Md€ de transactions l’an dernier– Amundi Immobilier réalise notamment un volume de transactions une nouvelle fois en forte hausse par rapport à l’année précédente, de plus de 33%. Ces 6,4 Md€ d’acquisitions ou de cessions (contre 4,8 Md€ en 2016), réparties sur 38 opérations (55 en 2016), ont été menées principalement sur le marché français (4,3 Md€), la part de l’international (28% du volume) étant en légère baisse par rapport à l’an dernier (31%). La société de gestion a privilégié cette fois massivement les actifs de bureaux (94%, contre 67,5% en 2016), les commerces, centres commerciaux et hôtels ne représentant respectivement que 5%, 5% et 1% des opérations. Les investissements en immobilier résidentiel, réalisés pour les SCPI fiscales du groupe (Reximmo Patrimoine 4, Amundi Defi Foncier 1 & 2, Amundi Sélection Logement), s’élèvent quant à eux à près de 38 M€ (contre 55 M€ en 2016).

Collecte de 4,3 Md€ en 2017 – Sur l’ensemble de l’année écoulée, Amundi Immobilier a collecté 4,3 Md€ de nouveaux flux, portant ses encours sous gestion à 26,3 Md€. Une partie de ces fonds a été drainée au profit des SCPI du groupe (903 M€ pour les seules SCPI d’entreprise, selon l’IEIF), positionnant Amundi au 2ème rang des sociétés de gestion les plus collectrices sur ce segment de marché. Ils proviennent également des clientèles institutionnelles, via les nouveaux club deals, mandats, ou partenariats établis en 2017. Mais c’est une nouvelle fois l’OPCI vedette du groupe, Opcimmo, qui concentre l’essentiel des souscriptions. Avec 2 Md€ de collecte en 2017, il a franchi l’an dernier la barre des 6 Md€ d’encours (6,6 Md€ à fin janvier 2018), consolidant sa place de 1er OPCI du marché par la taille. Côté SCPI d’entreprise, la collecte s’est concentrée sur les deux produits paquebots du groupe (plus de 2 Md€ de capitalisation), Edissimmo (+393 M€) et Rivoli Avenir Patrimoine (+304 M€), à des niveaux toutefois légèrement inférieurs à ceux de 2016.

Baisse des rendements – A l’instar de la majorité des SCPI du marché, celles d’Amundi affichent également une baisse de leurs rendements en 2017, à l’exception notable de Gemmeo Commerce, dont le taux de distribution progresse de 8 points par rapport à 2016 (3,89% vs 3,68%). Toutefois seule Genepierre affiche un rendement (4,47%) supérieur à la moyenne du marché des SCPI (4,43%). Quant à l’OPCI Opcimmo, il réussit à dégager une performance globale (coupon réinvesti) supérieure à celle de l’an dernier (3,34% vs 2,96%).

Frédéric Tixier


A propos d’Amundi Immobilier(i)
Amundi Immobilier est la société de gestion du groupe Amundi spécialisée dans le développement, la structuration et la gestion de fonds immobiliers destinés aux investisseurs particuliers, aux banques privées et leurs distributeurs, aux institutionnels, aux grandes entreprises et professionnels de l’immobilier. N°1 en collecte de SCPI et OPCI grand public (IEIF – Juin 2017) et N°1 de la gestion de SCPI et OPCI en France, en termes de capitalisation (IEIF – Février 2018), elle gère un encours de 26,3 milliards d’euros au 31/12/2017. Amundi Immobilier est une expertise du Groupe Amundi.
(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

La société de gestion spécialisée dans l’immobilier du groupe Amundi annonce un volume de transactions en progression d’un tiers par rapport à 2015. 31% des acquisitions ont été réalisées hors de France. A fin 2016, Amundi Immobilier gérait un encours de 20,8 Md€, et le 1er OPCI par la taille du marché français.

Nouvelle année exceptionnelle pour Amundi Immobilier. La société de gestion spécialisée du groupe Amundi, qui a fusionné l’an dernier avec Crédit Agricole Immobilier, annonce un nouveau record en termes d’acquisitions ou de cessions réalisées en 2016 pour le compte des fonds immobiliers et mandats qu’elle gère, avec un volume total de 4,8 Md€.

Près d’un tiers des opérations hors de France – C’est environ un tiers de plus qu’en 2015. Les investissements représentent 55 opérations (près d’un million de mètres carrés) et ont été pour l’essentiel opérés en France (3 Md€ investis au total). Mais l’international en représente 31% en volume, « notamment aux Pays-Bas (11,9%), en Allemagne (8,3%), au Luxembourg, en Autriche, au Royaume-Uni, en Finlande et en Italie », précise Amundi. Ce sont pour l’essentiel des investissements en immobilier d’entreprise (98%), répartis en « 67,5% d’actifs de bureaux, 13,1 % de commerces et centres commerciaux, 8,4% d’hôtellerie, 7,3% dans la santé et 2,4% dans les parcs d’activité ». Les investissements en immobilier d’habitation se montent à 55 M€. Ils sont exclusivement hexagonaux, et ont été réalisés pour le compte des SCPI fiscales du groupe (de type Malraux comme Reximmo Patrimoine 3 & 4, ou déficit foncier comme Amundi Défi Foncier 1 et 2). La stratégie d’optimisation et de rationalisation du patrimoine a également conduit Amundi Immobilier à céder 65 actifs pour un total de 523 millions d’euros.

20,8 Md€ sous gestion – A fin 2016, le groupe gérait 20,8 Md€. Parmi les succès les plus notables de l’année, la très forte collecte (plus de 2 Md€) enregistrée par l’OPCI grand public phare du groupe, Opcimmo, qui affichait à la même date un encours de 4,4 Md€, consacrant sa place de 1er OPCI du marché en taille. Côté SCPI d’entreprise, la collecte s’est concentrée sur les deux produits paquebots du groupe, Edissimmo (+317,1 M€) et Rivoli Avenir Patrimoine (+381 M€), deux SCPI de bureaux dont l’encours dépassent désormais les 2 Md€. Les rendements affichés par ces deux fonds, comme ceux des deux autres SCPI d’entreprise, sont, compte tenu de la baisse des revenus locatifs, en retrait par rapport à 2015. A l’exception toutefois de Genepierre, dont les résultats devraient cependant baisser en 2017.  A noter par ailleurs que la valeur des parts de Rivoli Avenir Patrimoine et d’Edissimmo ont progressé de respectivement de +4,74% et +2,48% l’an dernier. 

A propos d’Amundi Immobilier(i)
Amundi Immobilier est la société de gestion du groupe Amundi spécialisée dans le développement, la structuration et la gestion de fonds immobiliers destinés aux investisseurs particuliers, aux banques privées et leurs distributeurs, aux institutionnels, aux grandes entreprises et professionnels de l’immobilier. N°1 en collecte de SCPI et OPCI grand public (IEIF – Juin 2016) et N°2 de la gestion de SCPI en France, en termes de capitalisation (IEIF – Juin 2016). N°1 en collecte et en capitalisation de SCPI et OPCI grand public (IEIF – Juin 2016), elle gère un encours de 20,8 milliards d’euros (données Amundi Immobilier au 30/12/2016). Amundi Immobilier est une expertise du Groupe Amundi.
(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

L’OPCI vedette d’Amundi Immobilier confirme son statut de 1er OPCI du marché en termes d’encours. Il affichait au 31 décembre une capitalisation de près de 4,4 Md€, pour une collecte de plus de 2 Md€ en 2016, soit quasiment 100% de son encours à fin 2015. Sa performance s’établit à 2,96% sur l’année écoulée.

C’est confirmé : l’encours d’Opcimmo dépasse désormais très largement le seuil des 4 Md€. David Seksig, le gérant de l’OPCI phare d’Amundi Immobilier, annonce une collecte nette de « plus de 2 Md€ » en 2016, et une capitalisation d’Opcimmo de 4,378 Md€ à fin 2016.

Une taille multipliée par 2 – Déjà 1er OPCI en termes d’encours à la fin du 1er semestre 2016, avec une part de marché de 51,3%[1], Opcimmo creuse un peu plus l’écart avec ses concurrents. En un an, il aura quasiment doublé de taille (2,16 Md€ à fin 2015), en raison d’une collecte toujours aussi soutenue, et qui devrait continuer à progresser. L’OPCI est en effet désormais distribué dans la plupart des réseaux partenaires historiques d’Amundi (Crédit Agricole, LCL, Société Générale…), essentiellement via des contrats d’assurance-vie, mais également chez d’autres distributeurs français (HSBC, notamment). Surtout, Amundi a réussi le tour de force de faire « passeporter » son OPCI sur le marché autrichien – une première en Europe pour ce type de produit -, une version locale d’Opcimmo étant désormais commercialisée par Amundi Austria.

100% investi – Compte tenu d’un tel afflux de capitaux, on aurait pu craindre un retard dans l’ajustement des investissements. David Seksig affirme au contraire que « 100% de la collecte a été investie ». L’OPCI a acquis l’an dernier 25 nouveaux immeubles, et en compte dorénavant plus de 50 dans sa poche dédiée à l’immobilier physique. Montant auquel il faut ajouter les établissements de santé détenus dans le portefeuille Immocare, que le fonds a également acquis en 2016. Opcimmo a en outre élargi la base européenne de ses investissements. Outre la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la République Tchèque, le fonds est désormais présent en Italie, en Finlande, en Autriche et au Luxembourg. Il s’est également diversifié sur de nouvelles typologies d’actifs, comme les locaux d’activité et donc la santé.

Exposé à 71% sur immobilier – Au 31 novembre dernier, l’OPCI était exposé à hauteur de 71% en immobilier, dont 63% d’immobilier direct et indirect, 6,5% de foncières cotées et 1,83% d’obligations immobilières. Sa performance annuelle, au 31 décembre, s’établit à 2,96%, contre 4,62% en 2015, 5,74% en 2014, et 4,25% en 2013. Depuis sa création, en juillet 2011, sa performance annualisée nette est de 4,41%. Le rendement 2016 s’explique surtout par la poche immobilière « physique », les actions de foncières cotés ayant contribué négativement à la performance (-2,17%). Pour 2017, Opcimmo devrait continuer à « affirmer son ADN international », souligne David Seksig. Le fonds « pourrait ainsi poursuivre ses investissements en Europe du Sud ». Pour ce qui est du Royaume-Uni, « même si Opcimmo a réduit la voilure en 2016, il garde un œil ouvert sur la 5e puissance économique mondiale ». A fin 2016, l’OPCI était exposé à hauteur de 12% en immobilier physique britannique.

A propos d’Amundi Immobilier(i)
Amundi Immobilier est la société de gestion du groupe Amundi spécialisée dans le développement, la structuration et la gestion de fonds immobiliers destinés aux investisseurs particuliers, aux banques privées et leurs distributeurs, aux institutionnels, aux grandes entreprises et professionnels de l’immobilier. N°1 en collecte de SCPI et OPCI grand public (IEIF – Juin 2016) et N°2 de la gestion de SCPI en France, en termes de capitalisation (IEIF – Juin 2016). N°1 en collecte et en capitalisation de SCPI et OPCI grand public (IEIF – Juin 2016), elle gère un encours de 12,9 milliards d’euros (données Amundi au 30/12/2015).
(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1] Source : IEIF

L’OPCI vedette d’Amundi Immobilier, et 1er OPCI du marché en termes d’encours, annonce une collecte en forte hausse en fin d’année. A fin octobre, son actif net atteignait 3 946 M€. Le cap des 4 Md€ est donc en bonne voie.

Le 1er OPCI en termes d’encours poursuit sa croissance. Déjà crédité à la fin du 1er semestre d’une part de marché de 51,3%[1] et d’une collecte explosive, Opcimmo, l’OPCI phare d’Amundi Immobilier, semble encore creuser l’écart avec ses concurrents.

4 Md€ d’actifs nets – Opcimmo affichait un encours de près de 3,4 Md€ fin juin 2016, après avoir collecté plus de 1,1 Md€ sur le seul premier semestre, captant à lui seul plus de 55% des souscriptions nettes adressées aux OPCI grand public. Selon la dernière lettre trimestrielle de l’OPCI, il aurait encore engrangé près de 550 M€ de capitaux entre juillet et octobre, pour atteindre 3,946 Md€ fin octobre. Sachant que son actif net progresse au rythme de 4,47% par mois depuis le mois de septembre, il est fort probable que celui-ci ait désormais franchi le cap des 4 Md€… Un score remarquable quand on sait que l’encours d’Opcimmo était inférieur à 500 M€ en décembre 2014.

Exposé à 65% en immobilier direct et indirect – Pour investir ces nouvelles souscriptions, Opcimmo multiplie les acquisitions. Courant septembre, il s’est notamment porté acquéreur d’un portefeuille de quatre immeubles pour un total de 498 M€. Il s’agit respectivement d’un immeuble situé quai d’Orsay, à Paris, de la Tour Egée, à Courbevoie, d’un autre immeuble avenue du Président Wilson à Saint-Denis, et d’une première acquisition au Luxembourg (dans l’espace Petrusse). Au 31 octobre dernier, l’OPCI détenait un patrimoine composé à 65% d’immobilier direct et indirect non coté (dont plus de 52% hors de France), à 13% d’obligations, à 6% d’actions de foncières, le solde étant composé de placements de trésorerie. La performance d’Opcimmo sur les 10 premiers mois de l’année ressort à 1,47%.

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Cette information est extraite d’un document officiel de la société

[1] Source : IEIF