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Paref : recul des commissions de souscription

Paref vient de publier son chiffre d’affaires consolidé du 3e trimestre 2020. Une fois n’est pas coutume, la part des revenus locatifs de la foncière progresse plus que les commissions générées par les SCPI de Paref Gestion. L’activité globale accuse un léger retrait par rapport au 3e trimestre 2019.  

Ce sont toujours les commissions issues de l’activité de gestion pour compte de tiers qui constituent l’essentiel du chiffre d’affaires de la foncière Paref. Leur part relative ne cessait de progresser ces dernières années. Mais les chiffres des neufs premiers mois de l’année 2020 viennent modifier cette tendance.

Recul des commissions de souscription

Paref, la SIIC passée sous le contrôle de Fosun en 2017, vient en effet de publier ses résultats trimestriels. Son chiffre d’affaires consolidé atteint 25,5 M€ au 30 septembre 2020. C’est 9% de moins que sur la même période en 2019. Un recul qui s’explique, pour l’essentiel, par celui des commissions de souscription générées par l’activité de Paref Gestion, la filiale de la foncière dédiée à la gestion pour compte de tiers. Ces dernières s’élevaient à 16,3 M€ sur les neuf premiers mois de 2019. Elles s’établissent cette fois à 11,2 M€. Soit un repli de près de 32%. Qui s’explique évidemment par celui de la collecte brute cumulée enregistrée par les SCPI de Paref Gestion, passée de 189 M€ en septembre 2019 à 118 M€ en septembre 2020.

Montée en puissance progressive de Novapierre Allemagne 2

Les chiffres du 3e trimestre confirment la tendance déjà observée au 2e. Selon les données publiées par l’IEIF en septembre dernier, les SCPI de Paref Gestion n’avaient collecté, en net, que 65,9 M€ au 1er semestre 2020. Contre 116,4 M€ sur la même période en 2019. Un changement de tendance qui s’explique par deux phénomènes. D’abord, depuis le second semestre 2019, la fermeture aux nouvelles souscriptions du blockbuster du groupe, Novapierre Allemagne. La montée en puissance d’un nouvel opus, Novapierre Allemagne 2, n’a pour l’heure pas encore permis de compenser cette perte de collecte potentielle. Au 1er trimestre 2020, Novapierre Allemagne 2 avait recueilli environ 40 M€ de nouvelles souscriptions. Un bon score. Mais inférieur à celui réalisé, un an plus tôt, par son prédécesseur. Qui collectait encore un peu plus de 68 M€ sur le 1er trimestre 2019.

Rééquilibrage du mix revenus de Paref Gestion

Paref Gestion a également subi, à l’instar de l’ensemble du marché des SCPI, une baisse sensible de sa collecte depuis le début de la crise sanitaire. Un contexte qui aura notamment nui à la commercialisation des deux nouvelles SCPI que la société a lancées fin 2019 (Novapierre Italie) et mi-2020 (Interpierre Europe Centrale). Cette baisse – conjoncturelle ? – des commissions de souscription n’est toutefois pas qu’une mauvaise nouvelle. Elle conduit à un rééquilibrage du mix revenus de Paref Gestion, au profit des commissions de gestion. Ces dernières avaient déjà tendance à progresser plus vite que les commissions de souscriptions (46% vs 12% sur l’exercice 2019). Le recul des souscriptions renforce donc leur part relative, consolidant ainsi la partie récurrente du chiffre d’affaires de Paref Gestion. A 7,4 M€ fin septembre, elles en représentent près de 40%.


Hausse de 50% de l’activité pour compte propre

Et progressent de 7% par rapport aux neufs premiers mois de 2019. « Du fait de l’augmentation de l’actif sous gestion et de l’acquisition de la plateforme italienne », précise le communiqué de Paref. La foncière souligne par ailleurs la hausse « significative » des revenus locatifs issus de l’activité pour compte propre. Leur progression (+50%, à 7 M€) s’explique par « l’acquisition de la Tour Franklin, en septembre 2019 ». Et par le travail d’asset management accompli. Qui s’est traduit par « des loyers en hausse de 3,5%, à périmètre constant ». Une progression qui, là encore, joue positivement sur le mix revenu du groupe entre activités pour compte propre et pour compte de tiers.

Changement de gouvernance et dissolution des Cifocoma

Le communiqué de Paref annonce également le départ de son directeur général délégué, Antoine Onfray. Cet ancien d’Eurosic avait rejoint le groupe peu après sa prise de contrôle par Fosun. Paref a déjà procédé à des recrutements pour « renforcer le périmètre » actuellement couvert par Antoine Onfray. Dont une nouvelle directrice financière (Magali Volet), et un nouveau directeur des investissements. A noter par ailleurs la fin de l’aventure « Cifocoma ». Les deux SCPI Cifocoma et Cifocoma 2, dont Paref avait repris la gestion en octobre 2017, ont en effet été dissoutes de manière anticipée. Et mises en liquidation à la suite d’une décision entérinée par les Assemblées Générales Extraordinaires du 12 octobre 2020…

Frédéric Tixier


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Lire le communiqué de Paref

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A propos du groupe Paref(i)

Paref se développe sur deux secteurs d’activités complémentaires : (i) investissement au travers de la société immobilière SIIC Paref principalement dans l’immobilier d’entreprises en région parisienne (0,2 Md€ de patrimoine au 30 juin 2020) et (ii) gestion pour compte de tiers au travers de Paref Gestion (1,8 Md€ de fonds gérés au 30 juin 2020), société de gestion agréée par l’AMF et Paref Investment Management (0,4Md€ au 30 juin 2020). Paref est une société foncière SIIC, cotée sur le compartiment C de Euronext Paris.

 (i)  Information extraite d’un document officiel de la société

Paref Gestion lance la première SCPI dédiée aux marchés immobiliers d’Europe centrale

Interpierre Europe Centrale, la nouvelle SCPI de Paref Gestion, s’ouvrira aux souscriptions le 3 septembre prochain. Son crédo : cibler, dans les grandes métropoles telles que Varsovie, Prague, ou Budapest, des actifs offrant un rendement supérieur à 6%.

Paref Gestion poursuit l’enrichissement de sa gamme de SCPI internationales. Le gestionnaire d’actifs, filiale de la foncière Paref, vient de lancer un onzième véhicule dédié, cette fois, aux marchés immobiliers d’Europe centrale.

Focus sur les grandes métropoles d’Europe centrale

Interpierre Europe Centrale, comme son nom l’indique, investira « de manière sélective et ciblée dans l’immobilier tertiaire en Europe centrale (Pologne, République tchèque, Hongrie) », explique Paref Gestion. Plus précisément, ses acquisitions seront concentrées sur les « grandes métropoles les plus dynamiques sur le plan économique ». Telles que Varsovie, Cracovie, Wroclaw, Prague ou encore Budapest. Les actifs cibles devront en outre afficher un rendement supérieur à 6 %. Paref Gestion rappelle que les économies d’Europe Centrale affichent des taux de croissance bien supérieurs à la moyenne des pays européens. Et qu’elles bénéficient d’une main-d’œuvre qualifiée « moins onéreuse que dans les pays voisins ». Ce qui attire investisseurs et entreprises internationales.

Bureaux et plateformes logistiques en ligne de mire

D’après le site CFNews Immo & Infra, Interpierre Europe Centrale vise un volume d’investissement d’environ 200 M€. Ce patrimoine à constituer comporterait « une vingtaine d’immeubles de bureaux et de plateformes logistiques ». Plusieurs acquisitions seraient déjà à l’étude. Cette nouvelle SCPI sera gérée par Rémi Juzanx, actuellement aux manettes de Novapierre Résidentiel. Il pourra s’appuyer sur les compétences de Paref Investment Management, la société en charge des services de gestion immobilière et des fonctions support du groupe Paref. Paref Gestion compte également s’assurer des services d’un professionnel du secteur de l’immobilier en Pologne, République  tchèque et Hongrie. BNP Paribas Real Estate Poland serait sur les rangs.


Poursuite du développement international

Paref Gestion, avec cette nouvelle SCPI, déroule un plan de développement mis en place bien avant la crise sanitaire. Précurseur sur le créneau de l’international, avec le lancement dès 2014 de Novapierre Allemagne, la société de gestion avait réaffirmé en mars 2019 ses ambitions européennes. Un autre véhicule spécialisé sur une classe d’actifs spécifique voyait d’ailleurs le jour en fin d’année dernière. Avec Novapierre Italie, déclinaison du concept « un pays, un sous-jacent immobilier » -installé par Novapierre Allemagne (spécialisée sur le secteur du commerce outre-Rhin) et Novapierre Résidentiel (spécialisée sur le secteur résidentiel en France)-, Paref Gestion misait sur le potentiel du tourisme outre-alpin. Le développement de cette nouvelle SCPI a évidemment été freiné par la crise sanitaire…

Ouverture aux souscriptions à compter du 3 septembre

Interpierre Europe Centrale, on l’aura compris, sera quant à elle diversifiée sur plusieurs segments de l’immobilier d’entreprise. Mais également sur plusieurs pays. A la différence, par exemple, de la SCPI « Interpierre » historique, Interpierre France[1]. Interpierre Europe Centrale ne s’ouvrira toutefois aux souscriptions qu’à compter du 3 septembre prochain. Le prix de souscription est actuellement de 250 €. Le minimum de souscription est de 10 parts. Et le délai de jouissance est fixé à 6 mois.

Frédéric Tixier


[1] Spécialisée dans l’investissement en bureaux et locaux d’activités situés dans les régions françaises les plus dynamiques.


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A propos du groupe Paref(i)

Paref se développe sur deux secteurs d’activités complémentaires : l’investissement au travers de la société immobilière SIIC Paref, principalement dans l’immobilier d’entreprises en région parisienne (0,2 Md€ de patrimoine au 31 décembre 2019). Et la gestion pour compte de tiers au travers de Paref Gestion (1,6 Md€ de fonds gérés au 31 décembre 2019), société de gestion agréée par l’AMF et de Paref Investment Management (0,4 Md€ au 31 décembre 2019).

 (i) Information extraite d’un document officiel de la société

 

Paref : des commissions en progression de 7%

La foncière Paref vient de publier ses résultats annuels. Ce sont toujours les commissions générées par les SCPI de Paref Gestion qui tirent l’activité. Le résultat net consolidé est en croissance (+14%) et le dividende progresse à 4 euros par action.  

Paref, la SIIC passée sous le contrôle de Fosun en 2017, poursuit sa marche en avant. Ses indicateurs financiers 2019 restent « solides », comme le précise le communiqué de la société. Et toujours « en forte croissance », même si leur progression est moindre qu’en 2018.

Paref : internationalisation et innovation en 2019

L’exercice 2019 marque de fait une nouvelle étape dans la restructuration du groupe. Il se place sous le signe de « l’internationalisation et de l’innovation », selon Antoine Onfray, son directeur général délégué. Paref s’est en effet implantée notamment en Italie, en reprenant une structure locale auparavant logée au sein du groupe Fosun. Une opération qui lui a permis de lancer une nouvelle SCPI, Novapierre Italie, dédiée au secteur du tourisme transalpin. Paref Gestion, la filiale de Paref dédiée à la gestion pour compte de tiers, a également mis sur le marché un nouvel opus de sa SCPI à succès, Novapierre Allemagne. Ce sont d’ailleurs toujours les commissions générées par Paref Gestion qui tirent le chiffre d’affaires du groupe. Elles progressent, en net, de 7%. Quand les revenus locatifs de la foncière Paref reculent, eux, de 2%.

Paref Gestion : une collecte brute en SCPI de 267 M€ en 2019

Ces commissions représentent, en 2019, près de 83% des revenus bruts. Et environ 68% de ses revenus nets. Les 10 SCPI gérées par Paref Gestion affichent en effet une collecte brute 2019 de 267 M€. C’est 13% de mieux qu’en 2018. Leur collecte nette, selon l’IEIF, ressort à 207 M€. Contre 204 M€ en 2018. Cette progression, moindre qu’en 2018, est portée par les deux SCPI Novapierre Allemagne. Elles recueillent à elles seules plus de 70% de la collecte nette. Mais également par Novapierre 1 (16%) et Interpierre France (20%). Cette dernière vient d’ailleurs d’annoncer une importante acquisition : un portefeuille d’actifs mixte, pour un total de 41,7 M€. Le tassement de la progression globale de la collecte confirme la tendance observée début 2019 : le rééquilibrage entre commissions de souscriptions et commissions de gestion.


Amélioration de l’activité pour compte propre

Ces dernières progressent plus vite (+46% vs 12% pour les commissions de souscriptions). Elles constituent donc une part croissante du mix revenus de Paref Gestion. Elles n’en représentaient qu’un peu plus de 30% en 2018. Mais finalement 50% en 2019. Ce qui consolide la partie récurrente du chiffre d’affaires de Paref Gestion. Plutôt une bonne nouvelle pour les actionnaires de sa maison-mère… L’activité pour compte propre de la foncière s’améliore par ailleurs sensiblement. Le recul des loyers (-2%) doit en effet être relativisé. Il est la conséquence des cessions d’actifs que Paref a effectuées en 2018 et 2019. Un effet qui s’estompe d’ailleurs peu à peu. Puisque ces revenus locatifs nets reculaient de 19% sur les 9 premiers mois de l’année. A périmètre constant, ils progressent en revanche de 4,8% sur l’ensemble de l’année. Contre seulement +2,6% sur les 9 premiers mois.


Paref annonce un dividende de 4 € sur 2019

Les autres indicateurs financiers sont aussi au vert. Une activité locative soutenue permet à la foncière d’améliorer son taux d’occupation financier. Il passe de 82,8% à 86,2% entre fin 2018 et fin 2019. La vacance résiduelle se limite désormais principalement à l’immeuble le Gaïa – un problème quasi historique chez Paref – et à un demi-étage de la Tour Franklin. Le résultat net consolidé est en progression, à 13,5 M€ (+14% vs 2018). L’AN EPRA poursuit également sa hausse (108 €, +9%). Quant au dividende, il devrait se situer à 4 € par action, contre 3,85 € en 2018. Le bureau d’analyse Invest Securities renouvelle son conseil à l’achat. Quant au cours de Bourse, il réagissait négativement au lendemain de la publication des résultats. A mi-séance, le 20 février, il perdait près de 1,8%, à 82,50 €.

Frédéric Tixier

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A propos du groupe Paref(i)

Paref se développe sur deux secteurs d’activités complémentaires : l’investissement au travers de la société immobilière SIIC Paref, principalement dans l’immobilier d’entreprises en région parisienne (128 M€ de patrimoine au 30 juin 2019). Et la gestion pour compte de tiers au travers de Paref Gestion (1 656 M€ de fonds gérés au 30 juin 2019), société de gestion agréée par l’AMF et de Paref Investment Management.

 (i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

+189 M€ pour les SCPI de Paref

Sur les 9 premiers mois de l’année, les SCPI gérées par la filiale du groupe Paref ont collecté 8% de plus que sur la même période en 2018. Le chiffre d’affaires consolidé de la foncière affiche quant à lui une hausse de 7%, en dépit des cessions d’actifs réalisées.

Ce sont toujours les commissions générées par l’activité de gestion pour compte de tiers qui tirent l’activité de la foncière Paref. La SIIC, passée sous le contrôle de Fosun en 2017 (voir « Paref bientôt sous pavillon chinois »), annonce un chiffre d’affaires pour les 9 premiers mois de l’année en hausse globalement de 7%. Mais les revenus locatifs de l’activité pour compte propre (4,6 M€) sont en retrait de 19%, tandis que ceux produits par l’activité de sa filiale de gestion (23,5 M€), Paref Gestion, progressent de 15%.

Paref Gestion : une collecte en progression de 8%

Les SCPI gérées par Paref Gestion ont de fait collecté 189 M€ depuis le début de l’année, soit 8% de mieux que sur les neufs premiers mois de l’année précédente. Une progression certes satisfaisante, mais bien moins puissante que celle observée sur le 1er trimestre 2019 (voir « Paref Gestion : forte collecte en SCPI au 1er trimestre 2019 », où la hausse par rapport au 1er trimestre de l’année précédente s’était établie à 93%. La cause de ce ralentissement : la fermeture à de nouvelles souscriptions de Novapierre Allemagne depuis avril dernier (voir « Novapierre Allemagne : acte II »). La SCPI vedette de Paref Gestion, qui contribuait à hauteur de 84% de la collecte au 1er trimestre (68 M€) n’en représente plus, sur les 9 premiers mois, qu’environ 43% (81 M€). L’arrêt de la contribution de ce blockbuster sera sans doute à terme compensée par la montée en puissance de Novapierre Allemagne 2 qui, ouverte aux souscriptions depuis septembre (voir « Novapierre Allemagne : « acte II », suite »), a déjà recueilli 24 M€ en quelques semaines.

Paref Gestion : rééquilibrage entre commissions de gestion et de souscription

Ce ralentissement du rythme de la collecte aura eu, à court terme, le mérite de rééquilibrer la part entre commissions de gestion et commissions de souscription. Ces dernières représentaient près de 75% de l’ensemble des souscriptions sur les 9 premiers mois de 2018 (15,3 sur 20,5 M€) ; et moins de 70% sur les trois premiers trimestres 2019 (16,3 sur 23,5 M€). Les commissions de gestion progressent de fait plus vite (+39% de date à date) que celles issues des souscriptions (+6%), ce qui consolide la partie récurrente du chiffre d’affaires de Paref Gestion et constitue donc plutôt une bonne nouvelle pour les actionnaires de sa maison-mère.

Foncière Paref : progression des loyers à périmètre constant

Côté foncière, la baisse des loyers (-19%) doit être relativisée, puisqu’elle s’explique essentiellement par les cessions d’actifs que Paref a effectuées en 2018 et 2019. A périmètre constant, les revenus locatifs sont en réalité en progression de 2,6%, une hausse « supérieure à l’indexation », souligne le bureau d’analyse Invest Securities, ce qui constitue, ajoute-t-il, « une bonne nouvelle pour un patrimoine qui se caractérise plus par son rendement élevé et son taux d’occupation stable que par la croissance de ses loyers ». Paref poursuit d’ailleurs activement le remplacement de son patrimoine par de nouveaux actifs. Il vient de finaliser l’acquisition de 6 étages (12 250 m²) de la Tour Franklin, à La Défense, après avoir acheté, en août dernier, une plateforme de gestion immobilière en Italie. Grâce à ces acquisitions, le groupe Paref dépasse désormais les 2 milliards d’euros d’actifs sous gestion.

Frédéric Tixier


A propos de Paref et de Paref Gestion(i)

Paref se développe sur deux secteurs d’activités complémentaires : investissement au travers de la société immobilière SIIC Paref principalement dans l’immobilier d’entreprises en région parisienne (128 M€ de patrimoine au 30 juin 2019), et gestion pour compte de tiers au travers de Paref Gestion (1 656 M€ de fonds gérés au 30 juin 2019), société de gestion agréée par l’AMF et de Paref Investment Management. Paref est une société foncière SIIC, cotée sur le compartiment C de Euronext Paris.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Novapierre Allemagne 2 se donne plus de temps

La « V2 » de la SCPI à succès gérée par Paref Gestion, lancée le 18 septembre dernier, a décidé d’allonger le délai de jouissance de ses parts. Pour s’assurer de la qualité et des conditions d’achat de ses futures acquisitions ?

A peine lancée, déjà repoussée… Le délai de jouissance de Novapierre Allemagne 2, la nouvelle SCPI gérée par Paref Gestion lancée en septembre dernier (voir « Novapierre Allemagne : « acte II », suite »), va passer, à compter du 1er novembre prochain, au 1er jour du 5e mois suivant celui de la souscription, contre le 1er jour du 3e mois actuellement.

SCPI : pourquoi allonger le délai de jouissance ?

Allonger le délai de jouissance des parts d’une SCPI, une pratique très en vogue depuis quelques années, peut répondre à plusieurs objectifs. Le plus souvent, c’est lorsque le véhicule est à la fois confronté à une hausse importante du niveau des souscriptions et que les marchés immobiliers sur lesquels il investit sont relativement tendus, que cette décision est prise. Elle donne au gestionnaire de la SCPI plus de temps pour rechercher, sélectionner et négocier les actifs qu’il va acquérir pour le compte du véhicule. Ce délai supplémentaire permet aussi de préserver les intérêts financiers des actionnaires existants. Tant que les nouvelles souscriptions n’ont pas été investies, leur rendement est en effet proche de zéro : rémunérer immédiatement les nouveaux souscripteurs reviendrait à diluer le rendement des anciens… Dans le cas de Novapierre Allemagne 2, toute jeune SCPI, c’est sans doute davantage pour assurer et la qualité et les conditions d’achat de ses acquisitions que Paref Gestion a décidé d’en allonger le délai de jouissance. Le marché sur lequel elle intervient – l’immobilier commercial en Allemagne – est en effet très concurrentiel, même si les statistiques du 3e trimestre montrent un très léger fléchissement de la demande des investisseurs.

Délai de jouissance des SCPI : y a-t-il une norme sur le marché ?

Cette « sage » décision, qui ne fait bien sûr pas l’affaire des futurs souscripteurs, ne place pas non plus Novapierre Allemagne 2 dans une situation atypique. Le délai de jouissance de Novapierre Allemagne – dorénavant fermée aux souscriptions -, était déjà fixé au 1er du 5e mois suivant celui des souscriptions. La plupart des SCPI qui investissent l’essentiel de leur collecte hors de France ont en outre souvent des délais de jouissance supérieurs à la moyenne des SCPI plus nationales. La palme du délai le plus élevé revient à Actipierre Europe, chez AEW-Ciloger, avec un délai fixé au 1er du 7e mois suivant celui de la souscription. D’autres SCPI internationales, comme Corum Origin et Corum XL, chez Corum AM, ou européennes, comme LF Europimmo, à la Française REM – une SCPI qui a récemment absorbé un autre véhicule dédié à la zone européenne (voir « La Française : fusion programmée des SCPI « Europimmo »), attendent le 1er jour du 6e mois pour rémunérer les nouveaux souscripteurs. Un délai qui tombe au 4emois pour Eurovalys, chez Advenis REIM, Opus Real chez BNP Paribas ou Fructirégions Europe chez AEW-Ciloger. Eurofoncière 2, à la Française REM, se distingue, avec un délai de jouissance actuellement fixé au 1er jour du 1ermois, après avoir atteint 5 mois (voir « Nouvelle modification du délai de jouissance de deux SCPI de la Française REM »). Fixer un délai de jouissance très bref vise alors un autre objectif : attirer plus massivement de nouveaux souscripteurs…

Frédéric Tixier


A propos de Paref et de Paref Gestion(i)

Paref se développe sur deux secteurs d’activités complémentaires : (i) investissement au travers de la société immobilière SIIC Paref principalement dans l’immobilier d’entreprises en région parisienne (138 M€ de patrimoine au 31 décembre 2018) et (ii) gestion pour compte de tiers au travers de Paref Gestion (1 426 M€ de fonds gérés au 31 décembre 2018), société de gestion agréée par l’AMF. Paref est une société foncière SIIC, cotée sur le compartiment C de Euronext Paris.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

La société de gestion, filiale de la foncière Paref, affiche une collecte brute en hausse de 93% par rapport au 1er  trimestre 2018. Le chiffre d’affaires consolidé du groupe, qui vient de publier ses résultats, progresse quant à lui de 54% sur la même période.

Alors que l’on s’interroge sur le niveau prévisible de la collecte des SCPI en 2019 (« SCPI, quel niveau de collecte en 2019 »), plusieurs sociétés de gestion affichent des progressions spectaculaires sur le 1er trimestre de l’année. C’est le cas de Paref Gestion, qui annonce une collecte brute de 81 M€, en hausse de 93% par rapport au 1er trimestre 2018.

81 M€ sur le 1er trimestre pour les SCPI Paref Gestion

L’an dernier, à la même époque, les SCPI de Paref Gestion réalisaient déjà une belle performance, mais dans des proportions bien moins importantes (+15% entre le 1er trimestre 2018 et le 1er trimestre 2017). Ce sont en revanche une nouvelle fois les deux SCPI vedettes de la société qui trustent l’essentiel des nouveaux flux. Novapierre Allemagne, désormais fermée aux nouvelles souscriptions (« Novapierre Allemagne : acte « II »), en recueille 84% (68 M€), et Interpierre France – qui s’est récemment renforcée en bureaux marseillais – le solde (13 M€). Les autres SCPI, d’entreprise (comme Novapierre 1, qui vient par ailleurs d’annoncer une méga-acquisition à 94 M€ de 27 actifs de commerce portant sa capitalisation à plus de 250 M€) ou résidentielles, font, comme en 2018, carton vide. Cette collecte massive – qui devrait normalement s’essouffler au 2trimestre, suite à la fermeture de Novapierre Allemagne -, impacte également de nouveau très positivement le chiffre d’affaires de la société et du groupe Paref dont elle est la filiale.

Près de 84% des revenus du groupe

L’activité de gestion pour compte de tiers, logée chez Paref Gestion, progresse en effet de 74%, à 9 M€, et représente près de 84% des revenus du groupe (contre 72% au 1er trimestre 2018). Ce sont, logiquement, les commissions de souscription qui dominent l’ensemble, à 7,1 M€, soit 78% des commissions de l’activité pour compte de tiers, le solde étant constitué des commissions de gestion (1,9 M€). Le bureau d’analyse Invest Securities rappelle, dans une note qu’il vient de consacrer à Paref, que ces commissions de souscription, « plus volatiles », doivent être retirées des rétro-commissions consenties aux réseaux de distribution pour en relativiser l’importance. « En 2018, les commissions de souscription brutes représentaient 77% de l’ensemble des commissions, mais seulement 49,7% des commissions nettes, après retraitement », précise-t-il.

Cessions d’actifs chez la foncière

Côté activité pour compte propre, les revenus s’établissent à 1,9 M€, en légère baisse par rapport au 1er trimestre 2018 (-2%), en raison notamment des cessions réalisées par la foncière. Toujours selon Invest Securities, « à périmètre comparable, les loyers auraient été stables », ce qui, pour le bureau d’analyse, « confirme le caractère résilient du patrimoine détenu, malgré son positionnement sur des actifs secondaires ». Paref annonce d’ailleurs la poursuite du recentrage de son patrimoine, avec la cession de 4 actifs pour un montant total de 16 M€ – soit 11,5% de son patrimoine -, ces opérations se soldant par l’encaissement d’une prime moyenne de 15% sur les dernières valeurs d’expertise. Elles n’auraient, selon Invest Securities, qu’un faible impact sur le résultat. Le bureau rappelle néanmoins qu’il serait bon que la foncière « procède à de nouvelles acquisitions », afin notamment de « trouver une destination plus rentable à sa trésorerie conséquente »…

Frédéric Tixier


A propos du groupe Paref(i)

Paref se développe sur deux secteurs d’activités complémentaires : investissement au travers de la société immobilière SIIC Paref, principalement dans l’immobilier d’entrepriseen région parisienne (138 M€ de patrimoine au 31 décembre 2018) etgestion pour compte de tiers au travers de Paref Gestion (1 426 M€ de fonds gérés au 31 décembre 2018), société de gestion agréée par l’AMF. Paref est une société foncière SIIC, cotée sur le compartiment C d’Euronext Paris.

A propos de Paref Gestion(i)

Créée en 1991, Paref Gestion est spécialisée dans la création de fonds et la gestion de portefeuilles immobiliers (SCPI, OPPCI, fonds dédiés) pour compte de tiers, particuliers et institutionnels. Agréée par l’AMF, la société est une filiale de la SIIC Paref, cotée sur Euronext Paris. Au 31 décembre 2018, les actifs gérés par Paref Gestion s’élèvent à près de 1,5 milliard d’euros.

(i) Cette information est extraite d’un document officiel de la société

Gilles Chamignon

Gilles CHAMIGNON
Paref Gestion

Les unes après les autres, les sociétés de gestion annoncent les taux de distribution 2018 (DVM) de leurs SCPI. Depuis mercredi 6 février, Pierre papier recense pour vous ces premières publications.


Frédéric Tixier

Les unes après les autres, les sociétés de gestion annoncent les taux de distribution 2018 (DVM) de leurs SCPI. Plus d’une trentaine est déjà disponible. Il s’agit pour l’heure de données en partie provisoires. Pierre papier a recensé pour vous ces premières publications.

Les données officielles, collectées par l’ASPIM et l’IEIF, ne seront disponibles que dans quelques jours. Seront alors notamment dévoilés le niveau de la collecte des SCPI et leur taux de distribution moyen en 2018. Ce dernier devrait tourner autour de 4,40%, en léger retrait donc par rapport à 2017 (4,44%).

Les premières publications sont encourageantes

Les premiers chiffres publiés par les sociétés de gestion, soit via des communiqués, soit via leur derniers bulletins trimestriels, ne reflètent qu’en partie cette tendance. Sur les 32 SCPI d’entreprises recensées à ce jour (à la date de la rédaction de l’article, le tableau de suivi a été actualisé depuis lors), 8 affichent en effet des taux de distribution en hausse par rapport à 2017. C’est le cas notamment des deux SCPI de Corum (aux premières marches du podium, comme en 2017), de deux des SCPI de Perial (PF Grand Paris et PFO2), et des SCPI Foncière Remusat chez Voisin, Efimmo chez Sofidy, et Pierre Capitale chez Swiss Life REIM France.


Des reculs assez limités

Plusieurs SCPI publient des résultats identiques à ceux de 2017. C’est le cas d’Epargne Pierre chez Voisin (5,97), d’Interpierre France chez Paref Gestion (5,26%) et de Pierval Santé chez Euryale Asset Management (5,05%). On sait également que les SCPI de Primonial REIM devraient afficher des rendements identiques à ceux de l’an passé, a priori supérieurs à 4,50%. Deux SCPI nouvellement créées – donc sans référence 2017 – délivrent pour leur part des rendements annualisés de très bonne facture (Kyaneos Pierre et Cœur de Régions). Le reste de l’échantillon accuse des replis, mais somme toute assez modérés, de -0,01% par exemple pour Novapierre Allemagne chez Paref Gestion (4,70%, nets d’impôt, taux provisoire) jusqu’à -0,30% pour Multimmobilier 2 à La Française

Revalorisation du prix des parts

Il convient également de noter qu’une bonne partie du recul du taux de distribution peut s’expliquer par la revalorisation du prix des parts. Rappelons en effet que le taux DVM – distribution sur valeur de marché -, qui mesure officiellement le rendement d’une SCPI, résulte du rapport entre dividendes distribués et prix de la part, dont l’évolution est mesurée par la variation du prix moyen (VPM). Si, à dividendes constants, ce prix moyen augmente, en raison d’une revalorisation du prix de la part (elle-même conséquence de l’appréciation de la valeur des actifs composant le patrimoine d’une SCPI), le taux de rendement diminue mécaniquement. C’est ce qui s’était notamment produit en 2017, le prix moyen des parts des SCPI s’étant revalorisé de 1,79%. Compte tenu de la probable augmentation de la valeur d’expertise des immeubles, on s’attend à ce que ce prix moyen soit une nouvelle fois en progression en 2018. Ce qui constitue une mauvaise nouvelle pour le rendement affiché, certes, mais pas nécessairement pour les porteurs de parts de SCPI dont la valeur du patrimoine se retrouverait ainsi révisée à la hausse…

Frédéric Tixier